Zibeline n°6 avril 2008
Zibeline n°6 avril 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de avril 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 10,0 Mo

  • Dans ce numéro : ouverture de la Biennale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 DANSE PAVILLON NOIR (AIX) CAVAILLON Sans bleu Carnovali Dans Rien ne laisse présager de l’état de l’eau, rien ne laisse a priori deviner le liquide. Pas d’accessoires coulants, pas de nappes sonores aquatiques, et surtout pas de bleu. Aucun, même en partage. Les costumes et le plateau incurvé sur lequel s’élancent les danseurs réunissent toutes les teintes de la palette en excluant totalement la couleur de l’eau : ils vont du jaune au rouge en passant par chaque nuance du rose et de l’orange, mais sans s’aventurer sur les pentes dangereuses du vert ou du violet, qui pourraient évoquer directement les profondeurs marines… Ainsi Françoise Michel et Odile Duboc riDl1% MMtiL.ITEs A $tltrrmET VOIR CHAQ.MEl7LEMLëLt PIERCïlEi71 DU MC71s A PRr]1 NET QUAND 9[hYfti[tT LES 5IRCVTS 1 MERCREDI 2 AVRIL SiRÈINE-S ET IDI ET DEs sIRtNES PDUR gpUTDRUE LlNE Ex3R4E D N,QUE ARCHÉ4 iG3a Lbphantver t3 Pa+Vis de,'Opera 13441 µar,eiüe wwwAie. J se jouent de nos attentes, car c’est par la chute et l’effondrement, la course et ses courbes, la détente et le déluge, l’abondance et l’abandon à l’informe, que l’eau est évoquée : non dans sa matière, sa sonorité ou sa couleur, mais dans son mouvement, toujours induit par une mécanique extérieure. Les corps, comme l’eau, semblent ici abandonner leur force et se soumettre aux pentes, à des déclenchements qui les dépassent et qu’ils ne font que suivre, fluides enfin, nimbés de lumière. C’est plastiquement fascinant, d’une belle cohérence gestuelle, spatiale, musicale. Quant au déroulement dans le temps il est, comme souvent dans les pièces autour d’un thème, fait d’une succession de séquences dont on ne comprend pas trop l’enchaînement, ni la motivation des durées respectives. Aussi reste-t-il en mémoire comme une succession de photos, ou de gestes alanguis. Et superbes. AGNÈS FRESCHEL Rien ne laisse présager de l’état de l’eau a été dansé au Pavillon Noir du 28 fév au 1er mars M’as-tu bien regardé ? Robyn Orlin Un Swanka, en Afrique du Sud, c’est un m’as-tu-vu. Pas un vantard mais un m’as-tu-vu particulier, qui ne dissimule pas son exhibitionnisme mais assume, se fringue, et porte haut son costume (sa montre ?) … Il faut dire que les Swankas sont Zoulous, généralement des ouvriers ou des travailleurs de la rue, et que c’est dans les caves de Johannesburg qu’ils exhibent leurs costumes avec une fierté qui sonne comme une revanche. Robyn Orlin, chorégraphe politique, ne pouvait qu’être fascinée par ce rituel clinquant, lent, masculin, vengeur, attentif au détail comme si chacun était vital. Parce que c’est sans doute lorsqu’on n’est pas assez regardé que l’on devient un m’as-tu-vu… A.F. Swankas, killed to dress, dressed to kill Robyn Orlin le 1er avril Scène Nationale de Cavaillon (84) 04 90 78 64 64 www.theatredecavaillon.com Créations au Pavillon Le tout nouveau spectacle de Georges Appaix arrive au Pavillon Noir juste après sa création, le 20 mars, à Toulouse. Rien que cette ampoule dans l’obscurité du théâtre est une pièce pour 7 danseurs fondée sur le même texte et le même principe, multiplié par 7, que le délicieux solo Question de Goût. Le titre fait allusion à la servante, cette ampoule qui reste éclairée sur scène une fois le public et les acteurs partis, veilleuse des fantômes rendormis, des personnages abandonnés. Car la pièce, comme le solo, se situera à l’endroit où le spectacle prend forme : le texte, comme un monologue intérieur, dévide ce qui passe à l’esprit, analogique et poétique, du chorégraphe quand il danse, des interprètes quand ils imaginent le spectateur, habitent l’espace, entament des gestes. Ça pourrait être didactique et ennuyeux, c’est simplement intime et léger. À 7 sans doute autant qu’en solo ! L’autre création sera celle du Système Castafiore, dans le cadre des Rencontres du 9 e art (voir page 55). Son Manuel du Merveilleux vient lui aussi d’être créé, en février, à Nice. La pièce reprend les « fonctions » dégagées par Vladimir Proppdans Morphologie du conte (1929) : cette analyse de l’ethnologue russe mit au jour des constantes, des « structures », dans les récits transmis les traditions populaires : les contes. Proppinventa ainsi les figures du structuralisme, qui bouleversa la pensée du XX e siècle. C’est en reprenant ces 32 structures que Marcia Barcellos et KarlBiscuit construisent leur spectacle, en inventant comme toujours des scénographies et des costumes délirants, baroques, futuristes, contrepoints de cette parole critique, et des récits qu’elle évoque… A.F. Rien que cette ampoule dans l’obscurité du Théâtre Georges Appaix les 27 et 28 mars Manuel du merveilleux Système Castafiore les 3 et 4 avril à14h30 et 19h30 0811 020 111 www.preljocaj.org Onceupon a time...création2004/Georges Appaix Eve Zheim
AUBAGNE GTP (AIX) DANSE 23 Rattrapage ! Si vous n’avez pas vu les dernières pièces de Sorin, Baïz, Fricker, Nosibor, Lestel, Kelemenis… séances de rattrapage à Aubagne ! Tatoo Agnès Mellon Chaque année le temps de danse en avril du théâtre d’Aubagne réunit la plupart des compagnies de la région et permet de voir leurs plus récentes créations, en quelques jours. En plus de cette ambition affichée, qui consiste à montrer la richesse chorégraphique de notre région, à accueillir et à coproduire les artistes qui vivent et travaillent ici, dans les conditions les plus diverses, Danse en avril permet aussi de confirmer l’attachement de la ville d’Aubagne au spectacle de rue (voir page 27) en proposant une thématique originale, Dedans/dehors. En effet les spectacles se succèdent, commençant souvent hors du théâtre, et amenant le public jusqu’au cœur du Comœdia, comme dans un trajet naturel qui irait chercher les spectateurs hors du cercle habituel de ceux qui franchissent sans retenue les portes des théâtres. Cette année les Aubagnais auront donc l’occasion de découvrir un programme du Ballet National de L’ombre de lui-même Que Sombrero recèle de belles images et un esprit d’enfance est évident : la scénographie permet des jeux sur les ombres, les projections, les distorsions, les multiplications de reflets et d’images qui soulèvent l’enthousiasme du public, même si on a la désagréable impression d’avoir déjà vu tout ça quelque part : au cirque –Plume-, chez Montalvo Hervieu ou chez Flamand et surtout… chez Decouflé lui-même. Mais on ne reproche pas à Mozart de ressembler à Mozart, ni à Shakespeare d’avoir un style. Ce n’est donc pas le déjà-vu qui dérange vraiment, ni même l’impression d’avoir été un peu grugé par les extraits vidéo, les passages télé, les images léchées que l’on avait pu voir de ce spectacle. L’univers de Decouflé, ces explosions malicieuses de joie et de couleurs, cet univers surréaliste où les mots s’entrechoquaient joliment à des animaux fantastiques et des machines monstrueuses, n’est présent que comme une trace, une ombre sans relief, sans dynamique propre, sans humour tant les « bons mots » tombent à plat, sans rythme tant les idées s’essoufflent. Et surtout sans danse : la gestuelle, la chorégraphie proprement dite est affligeante de pauvreté… Restent cependant quelques très beaux moments : lorsqu’une projection de main à taille humaine suit les mouvements de la danseuse et semble la protéger, la caresser comme une sœur ; lorsque les images projetées à l’envers morcellent les corps Laurent Philippe Marseille (le 30 mars, voir page 20), mais aussi de retrouver le hip hop précieux de Miguel Nosibor, natif d’Aubagne : dans Ensemble (le 2 avril) il tisse les fils qui relient les êtres et leur permet d’aller, ensemble, au-delà des figures et des thèmes du hip hop. Si la dernière pièce de Geneviève Sorin, Cinq (le 4 avril), ne nous avait pas convaincus (voir Zibeline 4), les deux spectacles proposés « dehors » promettent d’être intéressants : Christine Fricker propose son trio masculin Time is on my side (le 5 avril), qui joue du décalage rythmique de ses personnages, et Thierry Thieû Niang fait œuvre avec un atelier, ouvert aux Aubagnais, petits, grands, amateurs, professionnels, avec lesquels il interviendra dans l’espace public. Et puis il y aura aussi la Cie Grenade de Josette Baïz avec Les Araignées de mars (le 29 mars), une pièce belle et dynamique, mais peut-être un peu vaine (voir Zibeline 5). Et, en Guest Stars, pour conclure, les performers de et les transforment en crabes asymétriques. Mais c’est peu eu égard au talent de Decouflé, qui nous a tant fait rire, et rêver… AGNÈS FRESCHEL Sombrero a été dansé du 12 au 15 mars au Grand Théâtre de Provence la Martin’s Tap Dance Company (le 5 avril), pros des claquettes, dans leur Box Son qui fait suite à leur assourdissant Clak-Son, mais se situe cette fois au Far West… Pour satisfaire tous les goûts, y compris celui du divertissement ? AGNÈS FRESCHEL Danse en avril du 29 mars au 5 avril 04 42 18 19 88 www.aubagne.com Également au Comœdia : Le Malade imaginaire de Molière mis en scène par Andonis Vouyoucas le 28 mars (voir Zibeline 4) Le Fou d’Elsa, spectacle musical d’après Aragon le 22 avril EUTERPES Centre Régional d'Art Baroque tQl Festival mars en baroque du 26 mars au 1"azrr ! 2008 Vlole de gam be ou violon... 6 concerts, 3 conférences a Marseille



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