Zibeline n°50 avril 2012
Zibeline n°50 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : la culture... tout le monde s'en fout !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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62 ARTS VISUELS ENTRETIEN AVEC JEAN-CLAUDE SURIAN AGNÈS MELLON Tout format ! Deux expositions personnelles sous notre soleil et ailleurs, une copieuse monographie aux éditions Autres Temps… Rencontre entre deux projets avec Jean-Jacques Surian Zibeline : Vous m’annonciez une actualité plutôt chargée après une période assez calme… Jean-Jacques Surian : C’est relatif ! J’expose prochainement à Arteum et chez Bercker ; j’ai depuis peu une salle permanente au musée de Céret, une rétrospective au Garage à Béthune, ma galerie à Paris qui me représente depuis deux ans et le livre avec Autres Temps. Que verra-t-on à Arteum ? J’ai fait une sélection de soixante pièces, trente toiles, quelques nouvelles et vingt grands dessins des années 90 à 2000. Pierre Vallauri m’a laissé carte blanche. Il y aura des Autoportraits récents et quelques toiles de la série La Vie en société de 2011. Chez Vincent Bercker des travaux plus petits sur papier. Au même moment sort un ouvrage de presque quatre cent pages avec Autres Temps avec tiré à part en souscription. Comment est venu ce projet ? Cela fait trois ans déjà ! J’avais rencontré Christiane Courbon suite à un de ses articles. Elle est venue à mon atelier et nous fait les démarches habituelles avec plus ou moins de résultats, les recherches de financement. Au final le CG 13 nous a octroyé 1 200 euros et pour le reste on se débrouille. Est-ce suffisant ? Il fallait le triple ! Mais le projet a été bien accueilli, on a bien avancé pour la réalisation graphique, l’impression avec Horizons. Pour la maquette c’est Martin Carrese, un ancien de mes élèves qui s’en occupe. C’est son premier gros projet du genre. Il a été enthousiaste dès le départ. Et puis j’y ai mis beaucoup de moi, la souscription devrait y aider (voir Zib’49). Et quelques signatures… Là aussi chacun a été formidable. On se connaissait déjà, même si je n’avais pas revu Yves Michaud depuis un bon moment mais il a été partant tout de suite. Et Jean Arrouye bien sûr. Ce livre comporte près de mille illustrations. C’est un catalogue raisonné ? Non, je n’en suis pas à la fin de ma vie ! On pensait faire deux volumes. De cinq cent reproductions on est passé à mille. Ça commence bien sûr à mes débuts, des œuvres de jeunesse jamais montrées mais j’ai peu de photos correctes de cette époque, pour en arriver à maintenant et mes dernières séries. Où en est la souscription ? Nous en sommes à quarante sur les soixante quinze exemplaires. Donc avis aux amateurs et collectionneurs ? J’ai toujours espoir ! À ce propos, vous êtes aussi dans Marseille 2013 Off. Jean-Jacques Surian dans son atelier, 2012C.Lorin/Zibeline Oui, la situation de Marseille capitale paraît assez confuse. Je ne comprends plus grand chose dans tout cela ! Alors j’essaie d’apporter ma petite contribution d’artiste. PROPOS RECUEILLIS PAR CLAUDE LORIN Jean-Claude Surian De l’anecdote à l’universel, 1960-2011 du 4 avril au 2 mai Arteum, ChâteauNeuf-Le-Rouge 04 42 58 61 53 www.mac-arteum.net Œuvres sur papier du 3 mai au 2 juin Galerie Vincent Bercker, Aix 04 42 21 46 84/Bertrand Chamayou Agnès Mellon Agnès Mellon Dans Coulisses intimes la photographe captait des portraits backstage. Toujours au théâtre des Salins, elle donne cette fois la priorité au geste. Cette nouvelle série, toujours en coulisses, tirée sur support bâche, tente de saisir les postures, les préparatifs, les instants de concentration. « Pourquoi peu de photos de spectacles ? Parce que les photos en backstage correspondent plus l’authenticité que je veux exprimer. Le masque de l’artiste apparaît doucement mais les traits, l’intimité humaine restent présents. » Forte de son succès, son expo au Klap, Désaxés, est quant à elle prolongée jusqu’à fin avril.C.L. Métamorphose à partir du 6 avril Salins, Martigues 04 42 49 02 00 www.theatre-des-salins.fr
Nid d’artistes Créé par l’urbaniste Éric Marro, la comédienne Francine Di Mercurio, le Dojo théâtre se transforme en galerie-atelier sous l’impulsion de Raoul Hebreard et Sophie Menuet, tous deux plasticiens. La cohabitation est habile : « Ce n’est pas une galerie car nous avons une autre façon de montrer les œuvres. Les artistes rentrent dans ce jeu-là, plus souple. » Régulièrement ils font la part belle au dessin contemporain, œuvres sur papier, carnets de croquis, travaux préparatoires… Dernière invitée Yifat Gat qui réalise sur le miroir de la salle de spectacles une œuvre magistrale, trace éphémère de sa performance « chorégraphique » au blanc de Meudon poudré et laiteux. Dessin aux traits infinis, écriture quiei À fleur de peau Trois tondi aux arabesques matissiennes rompent la stricte géométrie de l’Espace d’art Le Moulin, derniers travaux de Solange Triger réalisés in situ « pour recréer un nouvel espace ». L’effet est saisissant et ne décline pas au fil de l’exposition qui allie séries anciennes (dont des copies de toiles aux couleurs incandescentes et aux lignes jaillissantes) et nouvelles recherches issues de sa résidence en Indonésie. Cinq semaines à Surabaya et à Bali pleines de photos, de dessins, d’odeurs, des couleurs de l’architecture, de visites d’ateliers d’artistes, de découverte d’une culture « très puissante, prolixe » et de la pratique du batik. De retour dans son atelier de Toulon -ancienne boutique L’Horloge des fleurs cela ne s’invente pas ! -, Solange Triger réinterprète cette technique sur des panneaux de bois de 3 mètres de circonférence avec, en mémoire, le contact avec la nature et la végétation si particulières : « Le foisonnement était tel qu’il fallait que j’atteigne un trait simple qui court, part et revient. » se joue de la transparence et de la matière, du temps et de l’effacement, dont les résidus elliptiques sont visibles aussi en vidéo. D’autres dessins, bien sûr, donnent corps à son puissant travail. Autour d’elle, quatre artistes qu’elle a souhaité réunir : Bryan Cypher qui fait éclater l’espace en morceaux de papier d’emballage, déplie à plat les volumes et construit une architecture en trompe l’œil ; Vincent Hawkins dont on pénètre de manière intuitive le cheminement mental ; comme une récurrence visuelle, les dessins de Ky Anderson sont traversés d’un bleu travaillé en ligne ou en aplat, en rupture, en surface mate ou brillante, en coulure et en hachure. Et René Korten dont l’œuvre « classique » s’inscrit Alain Le Cozannet o Galerie 1.52, réalisation in situ de Yifat Gat Raoul Hebreard dans l’art abstrait américain : densité des couleurs, cadrage admirable, chaos ordonné des formes et des lignes, équilibre du cacher-révéler. Bref, une bande de Five formidable. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI 35 000 habitants, 4 lieux permanents, 60 expositions annuelles sur l’ensemble des sites, 12 personnes : la Ville de Six-Fours a pris les arts visuels au sérieux en créant un Pôle arts plastiques dirigé par Dominique Baviera, également responsable du Fonds d’acquisition. « Je suis attaché à la politique du 1% pour embellir les espaces publics », explique celui qui défend une programmation éclectique, ouverte à tous les médiums, tous les styles, toutes les générations, volontairement sans ligne artistique. « On passe du coq à l’âne histoire d’être toujours dans l’effet de découverte. On ne veut pas rentrer dans les habitudes », préférant ainsi se détacher des autres scènes varoises : « La Villa Noailles ou l’Hôtel des arts ont une identité. Je trouve que notre spécificité est justement de ne pas en avoir. On n’est pas là pour imposer quelque chose aux gens ni se faire plaisir. » Du coup le Pôle arts plastiques ose le grand écart entre les genres en naviguant entre la Maison du patrimoine, la Batterie du Cap Nègre VAR Sous le cygne de l’art Fleur Solange Triger to (salle muséologique où vient de s’achever une exposition de livres d’artistes), l’Espace Jules de Greling (tremplin pour la pratique amateur), la Maison du Cygne dédiée à l’art moderne et contemporain avec des artistes de renom (Henri Le Chênier cet été) et des découvertes (Agnès Segura et Alain Le Cozannet en avril). Le tout accompagné d’une myriade d’activités et de partenariats complices en valeur ajoutée. Seul bémol cette année, l’absence de la Ville dans le parcours de Photomedqui aurait permis au public d’appréhender la photographie contemporaine internationale… M.G.-G. Alain Le Cozannet (peinture) et Agnès Segura (sculpture) du 20 avril au 20 mai Maison du Cygne, Six-Fours 04 94 10 49 90 www.poleartsplastiques.sitew.fr ARTS VISUELS 63 Five, Carte blanche à Yifat Gat jusqu’au 7 avril Galerie 1.52, La Seyne-sur-Mer 06 63 82 22 12 Ce qu’elle parvient à créer magnifiquement, inscrivant dans la profusion une simplicité de la forme, du délié, une transparence jusque dans les coulures. Ses toiles touchent alors à l’abstraction, avec une palette chromatique plus douce et une fluidité plus grande encore du mouvement. Après l’Indonésie, l’artiste s’apprête à retourner dans sa ville natale de Safi pour, cette fois, travailler le batik sur de petits formats inspirés par les motifs traditionnels de la poterie marocaine. Retour au carré, au geste ancestral, aux souvenirs mêlés à l’odeur voluptueuse d’une autre nature. M.G.-G. Surabaya Solange Triger jusqu’au 28 avril Espace d’art Le Moulin, La Valette-du-Var 04 94 23 36 49 www.lavalette83.fr I



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