Zibeline n°50 avril 2012
Zibeline n°50 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : la culture... tout le monde s'en fout !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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60 ARTS VISUELS ARLES ESTRINE Gérard Drouillet, Sans titre, 2009, tempera sur toile, 300x200cm, coll. particulière Fabrice Lepeltier Mickey mousse selon Gilles Olry avec le Collectif E3 Art confédéré L’art contemporain sort de l’ombre patrimoniale arlésienne. Une vingtaine de lieux se fédèrent en réseau sous le label Arles contemporain et s’inaugurent fin mars… En Arles, hors de l’antique et de l’évènement photographique estival point de salut ? Que les aficionados de l’art contemporain se réjouissent, ce dernier a désormais son réseau, un site Internet et un dépliant trimestriel à l’instar de Marseille Expos à Marseille ou du Gudgi à Aix. Ces dernières années la ville d’Arles s’est enrichie de plusieurs initiatives, éphémères ou pérennes, venant ren-forcer les quelques lieux déjà existants dans le domaine de l’art contemporain. Les dix huit En attendant la Fondation Van Gogh et La Vitrine, si le musée Réattu reste l’institution historique et majeure de la ville, il faut compter aussi avec Arena (la galerie de l’École nationale supérieure de la photographie), l’association du Méjan (Actes Sud), Voies Off, les plus modestes mais non moins actifs Atelier Archipel ou Atelier du Midi, Atelier Cinq, galerie Huit, Circa, Analogues en complément de son travail d’éditeur, galerie 2 600, collectif E3, Atelier Gaston de Luppé, chez Arthur et Janine, plus récemment Le Magasin de jouets, Espace pour l’art, L’Hoste art contemporain et les tout nouveaux Comptoirs Arlésiens de la jeune photographie ! Pour Anne-Sophie Doucet, responsable de la communication au musée Réattu et Laetitia Talbot directrice de l’Espace pour l’art, Arles contemporain est autant un outil de visibilité qu’un premier pas vers la mutualisation entre les structures sans hiérarchie malgré les différences de notoriété ou de statut, public, privé, associatif ou d’entreprise, chacun avec ses compétences et ses savoirfaire, ses artistes, son public. « Arles contemporain n’est pas une institution de plus. Nous ne sommes pas rassemblés en association, ce qui imposerait un échelon à gérer de plus. Arles est une petite ville, on se connaît et on peut se voir facilement, on fait tout à pied ici ! Chacun mène ses projets tout en se retrouvant de manière plutôt informelle. Arles contemporain pourra s’agrandir encore » souligne A-S Doucet. Pour fêter l’avènement de l’événement : toutes les structures organisent un weekend festif du 30 mars au 1er avril.C.L. www.arles-contemporain.com Nid Drouillet Trop à l’étroit derrière son élégante façade du XVIII provençal, le musée Estrine devait fermer ses portes plus tôt pour travaux. Mais la disparition récente de Gérard Drouillet, un des artistes avec lesquels le musée entretient des relations privilégiées, en a imposé autrement. L’exposition, relativement modeste mais aux choix pertinents, pointe l’œuvre depuis ses débuts jusqu’aux dernières toiles peu montrées, des dessins brossés à l’encre de chine sur papier d’Ahmedabad, quelques céramiques et terres cuites. Au premier étage on s’arrêtera particulièrement devant les grandes boites que l’artiste gardait presque dans le secret. En dressant à la verticale, dans des vitrines anciennes au format imposant laissées de bois brut, des peintures aux tons ocres emblématiques ou, plus rares, des assemblages/collages sur cartes géographiques rehaussées de couleur, le geste de Gérard Drouillet invite à une familiarité toute particulière avec la peinture, espace scénique entre regard rapproché et intimité distanciée. Pourtant, Elisa Farran, responsable scientifique du musée, avoue quelques regrets de n’avoir pu offrir davantage au visiteur. « En raison de la configuration des lieux nous n’avons pu présenter qu’une seule sculpture en céramique. Les travaux prévus pour 2013 vont nous offrir un outil plus adapté à nos projets et à la nouvelle programmation. » En effet, l’établissement doit restructurer ses espaces, doubler en surface d’exposition notamment, s’adjoindre des ateliers publics, améliorer les conditions de conservation des collections et de présentation modernisées pour répondre aux exigences de son statut de Musée de France. En attendant, les collections seront visibles dans plusieurs lieux de la région. CLAUDE LORIN Gérard Drouillet Une joie de vivre jusqu’au 29 avril Musée Estrine, Saint-Rémy 04 90 92 34 72 www.mairie-saintremydeprovence.fr
Traits d’union La nouvelle exposition du MAC de Marseille se réclame de la déclaration des Droits de l’Homme : tout humain a le droit à l’épanouissement culturel. C’est la mission qu’Art of the world, ONG affiliée aux Nations Unies s’est fixée : organiser des événements artistiques autour des valeurs de droit et d’égalité. Adelina von Fürstenberg, présidente, et Thierry Ollat, directeur du MAC, ont assuré l’installation de ce panorama de l’art contemporain du pourtour méditerranéen, carrefour politique et économique entre Orient et Occident. Dès l’abord la diversité des modes d’expression et des préoccupations des artistes est frappante. Le libanais Ziad Antar souligne l’abandon de Beyrouth en montrant les bâtiments saccagés de la ville qui occupent l’espace comme des cicatrices béantes. Dans un esprit plein de sérénité le suisse Jacques Berthet utilise le noir et blanc pour de grands formats carrés qui magnifient la majesté des oliviers, comme des promesses d’apaisement. « Endroits intermédiaires » à mi-chemin entre espace public et privé, les cours intérieures du quartier Belsunce de Marseille interpellent Marie Bovo. Ses photos prises du sol vers le ciel proposent un point de vue inhabituel : le ciel apparaît comme un rectangle vide entouré sur les 4 bords par les immeubles ; du linge étendu barre parfois cet espace, seul signe de présence humaine. 0 Proposition tout aussi déstabilisante et inhabituelle, la vidéo d’Ange Leccia, La mer, montre ce que nous ne voyons jamais : des vagues sur une plage du Cap corse vues en plongée MAC ESADMM ARTS VISUELS 61 et plan fixe nous plongent dans un état hypnotique. Autre film en plan fixe, Le mur, du Marocain Faouzi Bensaïdi, enregistre des scènes saugrenues avec des gens qui escaladent Marie Bovo, 11 octobre 2009, tirage ilfochrome maroufle sur aluminium et encadré. Courtesy the Artist et Kamel Mennour, MAC Marseille et révélent leurs difficultés de vie. Le Turc Huseyin Karabey propose un film d’animation en noir et blanc, fabriqué à partir d’images TV et de dessins, qui montre le cortège funèbre d’un journaliste assassiné et le discours de sa femme intégralement restitué. L’Algérienne Zineb Sedira a tourné un documentaire sur le travail d’un photographe sur la révolution algérienne avec l’interwiev de son épouse, gardienne de son oeuvre. L’Albanais Adrian Paciinstalle 4 vidéos d’images glanées et retraitées qui passent à vitesse lente les adieux d’une jeune mariée à sa famille créant une tension émouvante. Dans un esprit totalement différent l’italien David Casini présente des maquettes miniatures d’immeubles qui défigurent la côte italienne, il les pose sur des éléments naturels issus de la mer et met le tout sous cloche comme des objets précieux... Et il y a aussi l’installation de Maria Papadimitriou (Grèce), la vidéo du palestinien Khalil Rabah, le matelas brodé de Ghada Amer (Égypte) et le tapis de Gal Weinstein (Israël)... CHRIS BOURGUE The Mediterranean Approch une exploration de la culture contemporaine en Méditerranée MAC, Marseille jusqu’au 20 mai 04 91 25 01 07 www.mac.marseille.fr L’ESBAM grandit ! Exit l’École des Beaux-arts, vive l’ESADMM, École d’Art et de Design Marseille Méditerranée, désormais établissement public (EPCC) sous la tutelle de l’État et de la Ville. Jean Mangion, le nouveau directeur, se félicite de cette nouvelle autonomie qui permet plus de réactivité dans la gestion : « Désormais nous pourrons effectuer commandes et réparations dès que la nécessité s’en fera sentir. Les ressources proviennent de la Ville à concurrence de 5 millions d’euros, 700 000 euros de l’État et une part d’autofinancement, notamment par les droits d’inscription. Nous allons développer l’autofinancement avec une recherche de partenaires et de taxes d’apprentissage. » Jean-Louis Connan, directeur pédagogique et artistique, ne cache pas sa satisfaction : « Avec une nouvelle politique de communication nous espérons avoir plus d’étudiants. Nous ferons désormais deux concours d’entrée : un en mai comme d’habitude et un en septembre, pour permettre les orientations post-Bac. Nous prévoyons aussi une vraie classe préparatoire au concours d’entrée dans les Écoles d’Art. » Le projet pédagogique insiste sur le renforcement de l’option Design et le développement de la recherche par les échanges avec des partenaires publics et privés, éléments fortement souhaités par l’AERES (Agence d’évaluation). Un pôle numérique réunissant l’ensemble des ressources dans un grand atelier sera sécurisé au milieu du Campus et accueillera des projets de culture numérique. La présidente Anne-Marie d’Estienne d’Orves évoque aussi les projets de mise en conformité des bâtiments qui se feront par tranches pour un montant de 6 millions d’euros. Le 14 mars l’École recevait le public qui a pu se renseigner sur les diplômes d’État, les masters et les programmes Erasmus. Mais aussi visiter les 10 000 m² de locaux, la pinède et les travaux d’élèves. Une nouvelle dynamique est en marche à Luminy ! CHRIS BOURGUE 1er concours d’entrée : 9, 10 et 11 mai 04 91 82 83 10 www.esadmm.fr Photo issue de la plaquette d'invitation aux portes ouvertes du 14 mars X-D-R



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