Zibeline n°50 avril 2012
Zibeline n°50 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : la culture... tout le monde s'en fout !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 MUSIQUE ACTUELLE DU MONDE Pour se souvenir des bons moments et donner envie des prochains, les Suds organisent à Arles un « revivre » hivernal. Transmission, émotion et résistance. Les temps forts du Revivre ont offert un concentré de ce singulier festival de musique du monde. Avec la projection du film El Gusto, on redécouvre la ferveur étouffée des Algériens pour le chaâbi, cette musique populaire des villes qui secoua les codes de l’arabo-andalou. À la manière de Buena Vista Social Club, la réalisatrice Saifnez Bousbia reconstitue un orchestre de vieux artistes arabes, juifs et français qui, il y a plus d’un demi-siècle, faisaient le bonheur de cabarets de la casbah d’Alger. Une œuvre qui rappelle les difficultés de vivre, encore aujourd’hui, de la musique, dans cet État qui gâche sa diversité culturelle. L’aventure d’El Gusto pourrait faire escale, en juillet, dans le théâtre antique arlésien… Le Trio Joubran, lui, est un invité récurrent du festival mais c’est en 2008 que les frères palestiniens ont accompagné aux oud la dernière apparition publique du grand poète Mahmoud Darwich. C’est un extrait de cette prestation qui figure dans l’Anthologie des moments précieux des Suds à Arles, coffret CD et DVD habillé par Christian Lacroix dont Kora débridée L’un comme l’autre ouvre les fenêtres sur le monde. Chez Naïas, du nom du dernier bateau qui a quitté les chantiers navals de Port-de-Bouc, chaque morceau est un voyage musical, une main tendue aux cultures méditerranéennes, Vers le nouveau Còr Un Revivre oriental Ba Cissoko Youri Lenquette X-D.R. La formation marseillaise Lo Còr de la Plana a présenté une partie de son prochain album, Marcha ! avant une tournée nord-américaine qui passe par le prestigieux Carneghie Hall de New York. Aussi étonnant que cela puisse paraître, jouer à domicile est plutôt rare pour la bande à Manu Théron. Et c’est dans le cadre intimiste de la Machine à coudre que le chœur a présenté son dernier spectacle et dévoilé quelques titres de son troisième album (sortie prévue le 30 avril). Un disque très attendu qui met en lumière des chants contestataires. L’un d’entre eux, une farandole d’une dizaine de minutes, a déclenché une de ces rondes qui font communier les générations. Depuis plus de dix ans qu’il exalte le patrimoine occitan en dépoussiérant le genre polyphonique, Lo Còr de la Plana est devenu une référence. Une fois de plus, Manu, Benjamin, Rodin, Denis et Sébastien, en mêlant leur voix, leurs mains et leurs pieds, ont fait résonner la modernité de chants populaires oubliés, souvent irrévérencieux et revendicatifs. Mais pour prolonger la surprise quant à leurs nouveaux morceaux, les cinq chanteurs ont largement revisité leur répertoire plus ancien avec des reprises euphorisantes de La noviòta et Tant deman. THOMAS DALICANTE Lo Cor de la Plana était en concert le 29 février la parution chez Harmonia Mundi est prévue en mai. Cette fois, c’est entre les statues gréco-romaines du musée départemental d’Arles antique que Samir, Wissam et Adnan, avec l’excellent Youssef Hbeisch aux percussions, ont présenté leur bien nommé dernier album As Fâr/Les voyages (voir p 68). T.D. un poing levé avec tous ceux qui luttent pour leur dignité. Formé en 2010, l’équipage du Naïas, avec à sa tête Daniel Gaglione, progresse au fil des concerts. Ba Cissoko, lui, présentait au public de sa ville d’adoption son quatrième album, Nimissa (Les regrets). Si l’artiste a acquis sa réputation grâce à sa pratique de la kora, il met aujourd’hui son instrument au service d’un registre qui va au-delà de la tradition mandingue. Et le groupe qui entoure le griot est bien plus large que le trio fondé en 1999 avec ses cousins Kourou et Sékou Kouyaté, le premier à la basse, le second à la kora électrique. Un percussionniste et batteur, un guitariste et, dernière nouveauté, l’Ava Saty Marching Band, petite section de cuivres, étoffent la formation. Au final, les mélodies africaines se marient de manière assez naturelle aux rythmes funky, reggae, afro-cubains, empruntant au jazz comme à la rumba. Un cocktail qui donne chaud à en juger les irruptions sur la scène de danseuses improvisées, conquises par le cocktail énergisant du maître Cissoko ! T.D. Ce concert a été donné le 1er mars à l’Espace Julien, Marseille Trio Joubran, Revivre Les Suds Nicolas Leblanc o Profusion ! Rachid Taha, Manu Théron, Richard Martin étaient parmi les invités de Hakim Hamadouche, ce qui suffit à faire le plein ! À l’occasion de cette carte blanche à la Meson, entouré de ses comparses d’Oriental Fusion, le batteur Ahmad Compaoré et le saxophoniste Edmond Hodsikian, le plus punk des joueurs de mandoluth, ce dérivé du oud, ont débordé de générosité. Du chaâbi rugueux, des détours par le jazz improvisé et des interventions d’invités toutes déjantées. Après s’être garé en double file, Richard Martin, bouillonnant directeur du théâtre Axel Toursky, déboule et déclame Le Chien de Léo Ferré, sublimé par le jeu planant des trois complices. Lui succède Manu Théron, barde occitan, qui a choisi d’interpréter Prison de Verlaine. À l’origine mis en musique par Gabriel Fauré, les vers du poète maudit ont inspiré une improvisation écorchée du trio aux racines orientales. La soirée n’était pas au bout de ses surprises. Venu spécialement pour son ami marseillais avec lequel il partage la scène depuis des années, le bouillant Rachid Taha a même eu du mal à rendre le micro, après avoir rugi avec sa voix pulmonaire trois morceaux. Une carte blanche incandescente, renouvelée le lendemain avec les prestations de Raymond et Bastien Boni et Philippe Forcioli, acteurs des musiques expérimentales et improvisées. T.D. Ces soirées ont eu lieu les 17 et 18 février à la Meson, Marseille
Toutes les fées étaient là ! Référencée dans le Nouveau Dictionnaire du Jazz, Anne Paceo, pas encore trentenaire, joue de la batterie. Formée déjà très tôt dans les master-class des Enfants du Jazz de Barcelonnette, elle se nourrit de tout et respire le bonheur de faire de la musique, passionnée par son art et douée d’un toucher rythmique inhabituel et très caractéristique. Aujourd’hui Anne Paceo Dan Warzy elle crée un quintet, composé de Stéphane Kerecki, jeune et talentueux contrebassiste, Leonardo Montana au piano, complice de la batteuse depuis l’aventure précédente du trio Triphase, Pierre Perchaud, guitariste inventif jamais à cours d’arguments. Au saxophone, Antonin Tri Hoang, jeune musicien au son timide au début, se révèle dans les séquences d’improvisations. La musique d’Anne Paceo est singulière et envoûtante, à l’image des découvertes et rencontres qu’elle fait durant ses voyages de par le monde. Un CD du quintet est à venir prochainement. DAN WARZY Ce concert a eu lieu le 20 février à la Cité de la Musique à Marseille JAZZ ACTUELLE MUSIQUE 29 Chaud l’hiver ! Organisé pour la cinquième année consécutive par l’Ecole Centrale de Marseille, le festival des Massiliades a su réchauffer une soirée très hivernale en programmant quatre groupes sur la scène de l’Espace Julien, le 18 février. Dans une moiteur quasi tropicale, éclectisme, ouverture et folie festive se sont côtoyés au fil des propositions musicales. Aux rythmes reggae des nouvellement révélés Tupaga Vibration, succédaient les enchaînements cuivrés retentissants des Whisky Baba, maîtres à danser d’une salle conquise par leurs sonorités rock teintées de ska. À peine remis de cette frénésie dansante, on basculait dans l’univers jazz-électro du groupe aixois Deluxe, au groove rétro irrésistible. Et en guise d’apothéose les lillois de Skip The Use ont achevé de faire monter la température dans la salle bondée. Rock scénique irréprochable, riffs entêtants et guitares puissantes ont fait basculer le public dans un dernier état de grâce, repoussant définitivement l’hiver par la ferveur du rock. PASCALE FRANCHI Les notes de l’eau Rythmes latino, rock, tzigane, électro et hip hop pour la soirée finale du Fame, au Dock des Suds, à Marseille, le 17 mars. Comme il n’y a pas de révolution sans chanson, il n’y a pas de forum alternatif sans musique. Après quatre jours de rencontres, de débats et une manifestation réussie dans les rues de Marseille, le Forum alternatif mondial de l’eau s’est offert un concert de clôture éclectique. Originaire de Patagonie, Falsa Cubana a profité de sa première tournée européenne pour partager son cocktail de ska et cumbia militant. Des cuivres à gogo, des musiciens qui alternent au chant, ces Argentins ont l’énergie communicative. Falsa Cubana est un de ces héritiers de la vague rock latino qui ne cesse de faire des émules depuis la séparation de la Mano Negra. a Macadam Bazar partage beaucoup d’ingrédients avec les Sud-américains. Un esprit « jeunes indignés qui s’éclatent », des rythmes festifs et la tendance à exploiter le même filon que beaucoup d’autres groupes de leur génération. Ces Provençaux qui usent de la guitare électrique comme de l’accordéon, mêlent le rock alternatif à la chanson française avec des incursions dans les sonorités tziganes et bretonnantes. D’un univers radicalement différent, le dubstep, Loan sillonne entre les scènes hip hop sénégalaise et électronique française. Une séquence de musique urbaine complémentaire des sets de culture reggae du sound system Massilia Hi-Fi. Une dernière nuit conviviale pour les militants pour l’accès à l’eau, qui n’en sont pas buveurs pour autant. Pas étonnant, au prix de la petite bouteille… THOMAS DALICANTE Falsa Cubana X-D.R. Skip The Use X-D.R Dernier souffle On ne peut qu’éprouver un sentiment de grande tristesse après la nouvelle de la disparition bien trop précoce, le 3 mars, de la musicienne et compositrice Dominique Bouzon. Le monde du jazz perd une flûtiste de grand talent, charmante et passionnée, qui avait une réelle empathie avec les autres. Elle a laissé de nombreuses traces sonores, qui permettront d’avoir en mémoire le son de ses flûtes et son souffle, vivants à jamais. LA RÉDACTION DE ZIBELINE www.citizenjazz.com/Dominique-Bouzon-Jouret-puis-Nuit.html www.soundcloud.com/bouzon-abecassis/sets



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