Zibeline n°50 avril 2012
Zibeline n°50 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : la culture... tout le monde s'en fout !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 MUSIQUE CONCERTS Chambre et Bouffes marseillais u Contrairement aux idées reçues Marseille n’est pas en reste dans de nombreux domaines de production musicale. En sus de structures tournées vers la création, le monde baroque ou le répertoire lyricosymphonique, la cité phocéenne possède en ses murs deux structures (si différentes soient-elles par le style musical qu’elles proposent) qui n’ont pas d’équivalent dans l’hexagone. La vénérable Société de Musique de Chambre de Marseille (SMCM), depuis près d’un siècle, propose à ses adhérents une grande saison de concerts et des ensembles prestigieux qui se produisent sur les plus belles scènes du monde. Le couple Isabelle van Keulen (violon) et Ronald Brautigam (piano), rompu à l’exercice du récital depuis 20 ans de collaboration, a montré, le 14 février, une maîtrise impeccable de l’équilibre sonore, du souffle romantique, des nuances et des couleurs, dans la fougue ou la mezza voce des Sonates « Le printemps » de Beethoven ou des n°1 & 3 de Brahms. Là, le mélomane touche au plus près l’intime processus créatif des grands maîtres du passé. On entend bientôt le violoncelliste Michal Kanka ou la pianiste Claire- Marie Le Guay (les 3 et 17 avril. Auditorium Faculté de médecine). Seul Théâtre en France à proposer une vraie saison d’opérettes, l’Odéon remplit actuellement la salle du Palais des Congrès avec des classiques du genre. Le 26 février, Les mousquetaires au couvent, chefd’œuvre de Louis Varney, a ravi l’auditoire par sa frivolité légère, toute française, une mise en scène enlevée signée Jack Gervais, un plateau de chanteurs, fantaisistes, choristes-danseurs de haut niveau, un orchestre résolument dirigé par Jean- Pierre Burtin, toute une troupe qui donne des fourmis aux jambes d’un public, certes d’âge mûr, mais assez rock n’roll d’esprit ! À venir, La Belle de Cadix et La vie parisienne (les 14 & 28 avril). Pour que vivent ces belles entreprises, il faut inciter tout-un-chacun à partager ces instants rares, et inviter des jeunes à les découvrir (les quarantenaires y font parfois figures de marmots). Car dans la salle on s’initie patiemment à ce qui constitue le cœur d’une culture qu’on n’aimerait pas voir disparaître… JACQUES FRESCHEL Licencieux Grand-Siècle Fabuleux moraliste et fabuliste immoral, Jean de La Fontaine a écrit, au Grand-Siècle, des vers que l’on épargne naturellement aux bambins : ses textes licencieux sont riches en allusions gentiment grivoises ! Pour son premier spectacle du festival Mars en Baroque, dédié justement aux Passions et débordements propres à l’art de ce temps, Jean- Marc Aymes a eu l’idée d’inviter l’ensemble La Fenice dirigé par le « souffleur de tuyaux » (flûtes, cornets…) Jean Tubéry. Le 14 mars, dans l’auditorium des ABD Gaston Deferre, un programme bien pensé intitulé La Fontaine de Vénus a mêlé des Airs de cour de Michel Lambert, des musiques de o Isabelle Van Keulen Marco BorggreveJean Tubery Philippe Matsas Marin Marais et consorts, à des textes de La Fontaine entrant en résonance avec le sujet, agrémentés de quelques projections de tableaux libertins. Là, la bergère côtoie le satyre, la religieuse et la fillette connaissent d’étranges émois, les cœurs s’enflamment… aux sons de la viole et du violon, du clavecin et du cornet à bouquin, et des vers goguenards déclamés par Christophe Gravouille ou chantés, malgré une gêne respiratoire, par Caroline Pelon. J.F. La 10 e édition de Mars en Baroque se poursuit jusqu’au 29 mars Faust pictural C’est le 19 mars 1859 qu’est créé, sans grand succès, Faust de Charles Gounod au Théâtre-lyrique : trop wagnérien Cédric Delestrade - ACM-Studio pour certains, « désordre pénible » pour Berlioz, l’œuvre n’atteindra la gloire que dix années plus tard, dans une version révisée. Du drame de Goethe, le compositeur ne conserve que peu de faits et centre son drame sur l’histoire d’amour entre Faust et Marguerite. L’ouvrage est, selon le chef Dominique Trottein, « l’opéra romantique par excellence ». Le chef-d’œuvre a été servi par une mise en scène sobre et délicate (Paul-Emile Fourny) : peu de changements de décors, des lumières douces, et, dans l’acte III, un agréable tableau de fond de scène en hommage à Caspar Friedrich (mélange de l’Arbre aux corbeaux et du Cimetière de monastères dans la neige). C’est dans un décor pictural que l’arrivée sur scène d’une montgolfière transportant Faust et Méphisto annonce le drame naissant. Dans un paysage désolé, on envisage les destinées de chacun : du rouge et du noir sataniques pour Méphistophélès, et encore du noir rehaussé d’une légère touche blanche dans les cols pour Faust et Marguerite… pour une dernière manifestation de la pureté ? Entre la déclaration d’amour et l’étreinte fatale, c’est le destin du couple Faust/Marguerite qui se joue. Le 11 mars, Nathalie Manfrino (Marguerite) a chanté avec brio et Florian Laconi (Faust) provoqué des rappels enthousiastes : des airs bissés (« Salut demeure chaste et pure » et l’« Air des bijoux »). Gardons aussi en mémoire la formidable prestation de Nicolas Cavallier en Méphisto dont le jeu et la voix ont contribué au succès de cette représentation. CHRISTINE REY
À bout de souffles Une soprano se lie d’amitié avec un quintette de cuivres : l’histoire ne manque pas d’air ! Seuls quelques curieux, épars çà et là, dans un GTP aux travées quasi désertiques, auront eu la joie de goûter à un concert original, audacieux, vivant, d’une superbe qualité. Soucieux de faire découvrir la palette de couleurs chaudes de ses instruments, l’ensemble Magnifica, à travers un programme plus qu’éclectique allant de Haendel à Böhme en passant par Chostakovitch, a illuminé de ses ors le théâtre. Chacune des pièces, précédées d’une petite présentation sympathique, illustra à merveille le potentiel de cette formation. Lovée dans le luxe de cet ensemble pavillonnaire, Shigeko Hata dans des airs de Puccini, Catalani, Gounod… se fondit avec aisance dans les sonorités feutrées du quintette. L’émouvant Ave Maria de Mascagni où les cuivres se mirent en espace, à la lueur d’une bougie, porté 111M11111 : La flûte enchantée Les amateurs de flûte traversière auront sûrement été conquis par l’élégance de jeu de Philippe Bernold. Très bien secondé par les sept musiciens des Festes Vénitiennes, le concertiste de renom, à travers six concertos de Vivaldi, aura fait admirer sa technique, alternant les passages virtuoses et les pages mélodiques avec une aisance déconcertante. On ne répètera pas que le « prêtre roux » était un compositeur génial, doté d’un sens du rythme inouï et d’une inventivité mélodique et harmonique étonnante ! Non, on soulignera juste la palette de couleurs développées dans les largo du concerto La Notte, les jeux tout en clair-obscur autour du ton principal et du ton homonyme, majeur ou mineur, les somptueuses descentes chromatiques… Bref, de la musique pétillante et savoureuse servie par de grands musiciens, Bernold en tête. Que du bonheur ! C.F. Concert donné au GTP le 23 février Mémorable Mutter La salle est pendue à ses cordes ; des yeux humides fixent sa silhouette de sirène. Le chant nostalgique, les cadences cristallines de la célèbre Méditation de Thaïs ponctuent le récital et bouleversent l’auditoire. On l’a entendue mille fois cette mélodie, mais jamais ainsi : vibrante, sensible, chaleureuse… Et Anne-Sophie Mutter et Lambert Orkis Agnès Mellon par une voix vacillante d’émotion, fut l’occasion pour cette jeune soprano japonaise de se mettre en lumière. Un beau spectacle qui contredit l’adage : souffler c’est jouer ! CHRISTOPHE FLOQUET Concert donné au GTP le 16 février quel son : l’un des plus beaux au monde ! Dans le cadre des récitals dédiés aux « Grands interprètes », le 13 mars, le public du Grand Théâtre de Provence a été richement servi. C’est Menuhin, Heifetz ou Szigeti qu’on a entendu : un son du siècle dernier, plein, puissant, vibrant sur tout le registre, du grave profond au suraigu, sans faille ! Rien n’est laissé au hasard chez Anne-Sophie Mutter : de la robe azur galbée au millimètre au mouvement étudié de la coiffure… et surtout pas la technique ! Accompagnée de Lambert Orkis, pianiste particulièrement joueur, l’égérie de Karajan d’il y a 35 ans s’est jouée avec maestria des méandres atonaux et furieux de Lutoslawski (Partita) comme du romantisme virtuose de Saint-Saëns (Sonate op.75)… Un concert qu’on est pas prêt d’oublier ! JACQUES FRESCHEL Shigeko Hata X-D.R. Philippe Bernold Bernard Richebe,'of FESTIVAL'DES GULLT RES TSI GANES S LATCH° GOVAN MARSEILLE - 23 MARS > 8 AVRIL 2012 BOBAN r MARKO MARKOVIC ORKESTAR fonrare tonne ae woe DJANGO REINHARDT, UNE FICTION 7 Lecur enrnusrgne par P kVILb]n SONAKAY EN LA MANO Créarionrramenco conremparaine Cinéma les Arcades W W W,rln[4nhC5-CinpShcnn.gry 111 ROMANO DIVES Juurrrtie snre nariunasc des Rorns RENCONTRES (Ricinématographiques.1. 27 mars > 3 avril 2012 SALON-DE-PROVENCE - Eft Ig,vArtiff Telerama



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