Zibeline n°50 avril 2012
Zibeline n°50 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : la culture... tout le monde s'en fout !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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18 DANSE AVIGNON AIX CHÂTEAU-ARNOUX FORUM DE L’EAU de l’Asie L’Asie n’existe pas, c’est un concept européen… et les 24 compagnies invitées ont montré leur diversité avec de petits brins d’haïkus, inégaux parfois, souvent inédits, toujours emprunts d’élégance. Même s’ils n’ont pas toujours convaincu, à l’image du butô de Sumako Koseki enfermée dans un solo décousu, ou du peu de caractère des Coréens dans Pause Philo et The Smell of rice cook, tentant pourtant l’humour et repérés pour leur inventivité à Séoul. Tout comme l’écriture trop codifiée des pièces de Kuik Swee Boon, soufflant un état d’urgence et d’émotion indéchiffrables, malgré la sportivité de ses sensuels interprètes. Carlotta Ikeda a par contre offert un solo, Waiting, millimétré à la perfection (voir Zib’24). Une photographe de l’âme qui, à 70 ans, ose une mosaïque de postures fantomatiques à partir des mots de Duras autour du deuil et de l’inceste, épousant la matière, dévoilant la souffrance et le plaisir. Un choc esthétique. Catherine Diverrès a proposé trois moments d’apesanteur pour une imprégnation durable. Deux solos, juxtaposés, se répondaient admirablement. La reprise de Stance II par la sublime Carole Gomez, sur un fil d’émotion autour de la féminité puis le troublant Ô Sensei par la chorégraphe, remontée sur scène pour le CDC, à la mémoire de son maître butô Kazuo Ohno. Une maitrise de l’interprétation impressionnante de délicatesse et de transformations infimes. Plus radical, Encor nous a entrainé dans un vertige de la danse, son éternelle répétition, son absolue o Dans la poésie besogne, avec 5 danseurs magistraux laissant apparaître, dans un tourbillon de gestes, de costumes et de paysages, l’inéluctable mécanique du temps et de sa renaissance. L’histoire aurait pu se poursuivre avec Volubilis de Lionel Hoche, moins « gadget » que les ninjas déshumanisés de Corrélations. Mais ce salon de danse Encor Nicolas Joubard mobile et conceptuel, à géométrie variable depuis 1997, recevait ici des interprètes si mal accordés que le ballet a fini par devenir… volubile. William Petit se sera perdu dans Beware, un solo infinissable inspiré du chamanisme, expérimental, confus, énervé par des forces très invisibles. Sur le bouddhisme, Gábor Halász a, dans Burn in flames, révélé une gestuelle épatante de précision et un accord parfait avec sa pensée. On le retrouvait virevoltant pour le BNM, dans La vérité 25X par seconde de Frédéric Flamand. Une démonstration de jeunesse inscrite dans la forêt de métal de l’architecte Ai Weiwei, où les danseurs jouent à chat perché sur une improbable machinerie d’échelles. Aussi virtuoses, les 5 danseurs unis comme les doigts de la main dans la partition très écrite d’Harakiri de Didier Théron, comme une vague de résistance face au danger, totalement hypnotique dans sa répétition. Charmante révélation avec Notebook de Malgven Gerbes & David Brandstätter, un carnet de voyage zen et fantaisiste sur « la linéa » de la pensée asiatique… Autre dépaysement dans les bruits du monde avec la Cie Ex Nihilo qui bâtit des palissades sur les corps et brouille les repères… Performance avec le solo de Jonah Bokaer, On Vanishing : à la Maison Jean Vilar, le new yorkais à la rigueur très Cunningham se fond dans la matière de l’artiste coréen et la musique de John Cage. Quant à Pascal Rambert, il laissait Kate Moran s’emparer de la Collection Lambert pour un passage improvisé d’Eve à Adam, censé faire le lien entre le 11 septembre aux USA et le 11 mars à Fukushima. Tiré par les cheveux mais joliment culotté ! On le retrouvera en 2013 pour les 35 ans des Hivernales consacrées à la Méditerranée. DELPHINE MICHELANGELI Le festival des Hivernales a eu lieu du 25 février au 3 mars dans divers lieux d’Avignon Encore ailleurs ti Depuis qu’il est apparu sur les scènes françaises en 2004, Emanuel Gat fascine. Sa danse est simplement d’une grande beauté. Dans Brilliant Corners il invente une façon de se mouvoir dans l’espace en groupe tout à fait captivante : les chorégraphes organisent généralement l’espace en lignes, en trajets, en distances, en parallèles et rapports de symétrie entre les corps ou les couples. Ou en amas, informes. Dans ces marges brillantes proposées par Emanuel Gat d’autres rapports s’instaurent, semblables aux Emanuel Gat mouvements aléatoires des groupes, aux attirances et répulsions des aimants, rapports individuels brillamment organisés, au millimètre. Les corps s’approchent, s’imbriquent, se déplacent ensemble, entrant dans le mouvement de l’autre sans l’imiter, en le complétant d’une gestuelle fluide, étonnamment souple, jamais systématique, et pourtant d’une extrême ampleur. Tout s’opère par glissement, détente, courbes et torsions, dans une abstraction généralisée qui, a aucun moment pourtant, ne manque de chair. Comme la musique de Thelonious Monk à qui il emprunte le titre de son plus bel album, sans reprendre sa musique : on entend là encore la pensée de Gat, agrémentée de Schubert, qui étire, rapproche et construit les sons comme il élabore les architectures de corps. La pièce, fascinante de bout en bout, passe insensiblement d’un mouvement à l’autre, d’un solo qui se détache à un mouvement d’ensemble, du sombre au clair, du pesant au léger. Et les dix danseurs, dans cette gestuelle sans repères fixes, sont d’une aisance folle… A.F. Brilliant Corners a été dansé au Pavillon Noir, Aix, du 22 au 25 février
Apologie de l’eau(tre) Hélas ! La nouvelle création de Jean-Charles Gil est pour l’heure réservée aux congressistes du Forum de l’eau ! Jusqu’en 2013 ! Pourtant, ce projet, il le porte avec lui depuis 5 ans, il en dispense des facettes… mais il lui fallait un financement pour le mener à bout. Belle occasion, mais privée : le public devra attendre encore un peu… Et c’est vraiment dommage, car l’œuvre est tout à fait prête. Très belle apologie de la formation de l’eau, H 2 O allie 6 athlétiques breakers de Tanger aux danseurs élancés du Ballet d’Europe pour une fusion entre deux rives et deux styles de danse, métaphore, par la formation de la molécule de vie, d’une intégration qui transcende chacun… La danse en est transformée, pour une réelle rencontre des styles, féconde et profonde. Une pièce très réussie, qui explore ensuite la mémoire du Rhône, et nos trésors antiques enfouis, figures d’un temps où la Méditerranée était une mer de partage… Vivement la création publique ! A.F. Agnès Mellon THEATRE DE CLEN L EGRE HE GDRE 17 au 28 avril 2012 La Manufacture -Cie Jean-Claude Fall Texte : Falk Richter Mise en scène : Jean-Claude Fall 4, IM'. + T4 H 2 O a été créé lors de l’ouverture du Forum de l’eau à Marseille Danse en résidence Veronika Manga 04 91 91 52 22 4, PLACE DE LENCHE 13002 MARSEILLE www.theatredelenche.info lencheawanadaa.fr THEATRE DE CREATIONS LA FARCE DE MAÎTRE PATHELIN En février le Théâtre Durance accueillait en résidence la cie Fêtes Galantes de Béatrice Massin pour lui laisser passer toutes ses Fantaisies. Comme la chorégraphe le soulignait lors de la rencontre avec le public qui suit traditionnellement, à Durance, le spectacle, ces accueils en résidence sont essentiels pour la liberté de création des petites et moyennes compagnies. Ils permettent la libre expression d’une recherche chorégraphique parfois interstitielle dans des conditions optimales, cela dans un contexte économique difficile dans l’expression du spectacle vivant. Fantaisies composées de trois pièces. Une « recréation » de 2003 entre « loup et agneau » et deux créations : Filia puis Atlas. Béatrice Massin se revendique de la « danse baroque » (de barroco : perle dont les irrégularités font la valeur). Le geste dansant n’ayant pas eu, à cette époque, de transcription exacte, sa chorégraphie « néo-baroque » repose donc sur une évocation de ce qu’elle ressent de son amour pour la musique, la sculpture et l’architecture baroques. Transcription gestuelle actuelle d’un présent regard sur l’histoire de l’art florentin. Danse baroque au sens d’une réinscription de formes maniéristes -irrégularités combien régulières- dans le dépouillement du geste contemporain. Une transcription subjective fusionnelle de la musique de Lully à Marin Marais. Pourquoi pas ? YVES BERCHADSKY CRÉATION PIECE ANONYME DU XVES./AGNES REGOLO OU AU AVRIL 2012 TOUT LE GALEN DRIER SUR. 131i5, Corn RENSEIGNEMENTS üd 91 11 0091 138 rue Louhon -131103 MARSEILLE Mkt ? Y.. _..0 11



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