Zibeline n°50 avril 2012
Zibeline n°50 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : la culture... tout le monde s'en fout !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 THÉÂTRE GYPTIS GYMNASE LENCHE Olivier Thomas Virtuoses Le point commun entre le foot et le théâtre ? Il est, évidemment, dans le plaisir du jeu et, pour celui qui regarde, dans le spectacle de la virtuosité. Italie-Brésil 3 à 2, un texte délicieux de Davide Enia, ajoute encore une analogie à ces deux mondes : il est question, dans sa pièce comme dans le match qu’il y décrit, du rapport entre le collectif et un des individus qui le compose. Sur scène Solal Bouloudnine offre au spectateur tout le plaisir que l’on peut ressentir lorsqu’un acteur maitrise les rythmes, les nuances, les registres d’un jeu parfois intensément émouvant -lorsqu’il raconte le massacre par les nazis de l’équipe de Kiev- mais fait la plupart du temps d’accumulations comiques, de portraits par petites touches, de tensions fébriles, d’explosions de joie. Jean-Marc Montera accompagne de sa guitare ces différents moments, les couvrant parfois même lorsque les mots n’ont plus de sens et que la joie seule du BUT est là ! Ensemble, avec trois accessoires dont ils se servent à peine, ils brossent le portrait d’une famille palermitaine augmentée des amis venus voir le match : leur caractère populaire sonne juste, sans misérabilisme ni condescendance, parce que leurs comportements extrêmes devant la télé, fondés sur la foi pas vraiment sérieuse qu’un maillot sale, une tasse de café et des Nazionali sans filtre peuvent faire gagner leur équipe, relèvent d’une superstition conviviale, d’une foi volontaire en une magie qui sert de lien social. Au milieu d’eux Davide Enia enfant regarde et raconte, un peu distant, décryptant les comportements mais participant avec un intense plaisir au rituel, qui atteindra ici son moment de gloire. Parce que sur la pelouse aussi le groupe italien est transcendé par un héros virtuose, paria qui deviendra le symbole même du groupe en l’intégrant : Paolo Rossi, dieu inattendu. La mise en scène d’Alexandra Tobelaim, qui joue simplement sur les recettes ancestrales du « standup », retrouve ainsi très simplement les joies du spectacle populaire… AGNÈS FRESCHEL Italie Brésil 3 à 2 a été créé au Gyptis du 21 au 25 février Habitat Grands panneaux de pin clair et canapé contemporain, baies vitrées qui ouvrent sur la lisière d’une forêt aux drôles de sapins blancs, en planches, sémaphores ou crucifix déglingués qui barrent le fond de scène : la scénographie est au plus près d’Une Maison de Poupée dont on aurait déjoué les sortilèges. Monter un classique, au fond, ça peut se faire en toute décontraction ! Place au naturel donc, jusqu’à l’avènement du sujet dans le dernier quart d’heure : Nora va quitter son mari Thorvald (il neigera ; ce sera un bien beau moment pour les spectateurs du Gymnase manifestement en empathie avec la jeune femme qui se met au monde enfin). Marina Foïs, parce qu’elle attrape la lumière et que son visage, mobile, aux aguets, concentre le regard sur ses lèvres barrées par l’index droit ou fébrilement mordillées, est une Nora attachante, avec ses chaussures rouges de poupée, de Marylin embourgeoisée ; Thorvald –Philippe Fromagerest presque sympa avec ses ambitions professionnelles et sa fine moustache ; il l’aime bien son alouette, jusqu’à la révélation de la dette contractée en cachette ; cela ne se fait pas ! Mots durs et mépris de la femme hors contrôle, Ibsen écrit à la fin du XIX e siècle un drame social sombre et dérangeant ; Martinelli met en scène un couple actuel que le désir ne protège pas de la catastrophe. Les acteurs qui déjouent avec fluidité un certain « réalisme » et font partager l’émotion : la danse déglinguée de Nora touche au cœur et le « miracle » espéré par la jeune femme advient au moins pour le spectateur. MARIE-JO DHO Pascal Victor Une Maison de Poupée a été donné au Gymnase du 15 au 18 février Elisabeth Carecchio Théâtre et histoire Gérard Noiriel est un historien précieux, courageux, dont les travaux sur l’histoire de l’immigration, loin de toute simplification, démontent avec clarté les mécanismes du rejet et des intégrations, et mettent au jour des pages peu glorieuses de l’histoire de la « Nation ». Il a entrepris depuis quelques années de porter le fruit de ses recherches sur la scène, pensant ainsi en démocratiser les conclusions. On l’a vu avec le Massacre des Italiens, mis en lecture par le collectif marseillais Manifeste Rien, dans Sale Août aussi de Valletti directement inspiré par son histoire du massacre d’Aigues Mortes. Mais si son travail d’historien est (très !) précieux, l’écriture de Chocolat clown nègre manque de savoir-faire dramatique. Marcel Bozonnet met en scène l’histoire de ce Cubain qui put en 1890 « bénéficier » du sentiment d’étrangeté qu’il suscitait : danseur et clown, artiste, certes cantonné au rôle du ridicule, de l’idiot, il a subi le racisme mais a aussi fondé une famille avec une Blanche, ce à quoi les Noirs issus de l’esclavage ou de la colonisation françaises plus violemment ostracisés ne purent, ensuite, prétendre. Son destin exemplaire n’apparaît pas, hélas, dans sa complexité, malgré le grand talent du comédien-danseur : les numéros de clowns, repris avec exactitude, ne sont pas drôles, les monologues narratifs sont lourds, l’écriture des dialogues laborieuse. La mise en scène tente de donner un peu de vie à tout cela, qui n’est pourtant pas didactique, mais simplement maladroit. Mais peut-être le théâtre n’est-il pas fait pour donner à comprendre des ressorts historiques complexes ? AGNÈS FRESCHEL Chocolat clown nègre a été joué au Gymnase du 22 au 24 février a
Kaléïdoscope amoureuxrra La Criée en avril du 3 au 5 La Jeune Fille aux mains d'argent Olirier Py/Raoul Lay/Catherine Mamas X-D.R Quand Carole Errante et Magali Contreras, deux jeunes comédiennes, parlent d’amour, ce n’est pas de la guimauve ! Elles proposent une mise à nu du corps désirant, avec ses bouleversements physiologiques, ses errements, ses contraintes. Bang ! C’est le coup de foudre ; on devrait se méfier, mais on plonge ! L’engrenage s’enclenche. On sollicite les réactions du public, on l’interroge en le regardant dans les yeux : qu’est-ce qui fait la réussite d’une histoire d’amour ? Quels sont les rituels de son déroulement ? Pour en montrer les parcours sinueux sont convoqués la danse, les travestissements, la chanson populaire, de Dalida à Gainsbourg, des images, de « Lola Montes » aux films amateurs. Sur l’air de Bambino ou de Viva Espa a, les aventures s’enchaînent dans un registre de cabaret revendiqué par les deux créatrices. Bang-bang s’est élaboré autour de souvenirs d’héroïnes célèbres, d’images d’Épinal, de petites annonces de rencontres pleines de saveurs, mais on y regrette un montage trop décousu, et une certaine trivialité pas toujours bienvenue. CHRIS BOURGUE Bang-bang, Cie La Criatura, s’est joué du 15 au 18 février au Mini-théâtre du Panier De La Dandinière La Compagnie l’Egrégore est une « vieille bande d’acteurs, n’existant que par la confraternité » selon Ivan Romeuf son metteur en scène. Pour jouer George Dandin, cette comédie qui finit mal, mettre en bouche la délicieuse langue de Molière, interpréter ses personnages antipathiques parce que piégés dans leurs registres sociaux, il fallait en effet une troupe expérimentée et soudée. « J’ai abordé la pièce par le ridicule, par le constat de fausseté. Aujourd’hui, c’est Nicolas Sarkozy qui se dédit : « Je n’aurais pas dû aller au Fouquet’s. » A l’époque, c’est une jeune femme vendue par ses parents, un homme qui achète un titre de noblesse, et l’hypocrisie qui va avec. » Intérieur jour, extérieur nuit... un décor ingénieux construit à étages, avec portes dérobées et escaliers permet à ce jeu de faux-semblants de Egrégore se déployer intelligemment. Mais ce qui frappe le plus, c’est vraiment l’insolence d’un texte (présenté pour la 1 re fois en 1668 à un roi absolu !) qui démontre à la fois la vanité des apparences, l’impuissance tragique des faibles... et les ficelles dérisoires des puissants. GAËLLE CLOAREC À noter George Dandin Jusqu’au 7 avril Théâtre de Lenche 04 91 91 52 22 www.theatredelenche.info les 5et fi Ex vivo in vitro Jean.François Peyret ! Alain Prochienl dullau14 Mort d'un commis voyageur Arthur miller/Dominique Pitoiset du 17 au 20 La Place Royale Pierre Cornei I le ! eric Viner Surprise n°3 ! le 10 Récita ! de Sonya Yoncheva en partenariat avec le Festival d'A1x-en-Provence -Iir.:Lr e national de Marseille arccrcan mans Hahn-al 1.4.6ww, theakre-IaWee.eem 04 91 54 70 94 CENDRILLON Joel POMMERAT LECAROSTE-MAXIME 1 4/04 20h30 STE-MAXIME www.carreleengaurriont.com http://faceboak.corn/lecarrestemaxime



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