Zibeline n°49 fév/mar 2012
Zibeline n°49 fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de fév/mar 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : la culture pour tous et partout.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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64 LIVRES ART Tendance Sète D’abord c’est flou. Couverture rouge et vert zébrée d’une bande jaune. Couleurs surexposées. Au dos l’elliptique « Le temps s’écoule goutte que goutte » de Joaquim Caroça puis l’édito de Rémy Fière évoquant « le catalogue raisonné des impossibles ». Mad in Sète, donc, est la vitrine papier inclassable du festival Images Singulières, réalisé par deux « gangs photographiques » : CéTàVoir et Tendance Floue, baptisé « bande de joyeux trublions » venu fêter ses 20 ans à Sète. Rémy Fière interpelle le lecteur d’un piquant « Où est la vérité finalement ? Ici ? Ou là ? Devant l’objectif ? Ou derrière ? » … Et si c’était simplement « dans » ces portraits aux yeux clos de Alain Willaume, ces plans serrés de Mat Jacob sur les peaux ridées d’André, charpentier de marine et de Jean-Pierre le scaphandrier, ces photomontages lunaires de Meyer, ces chantiers déserts de Pierre Tourneboeuf, ces visages quasi surréalistes de Bieke Depoorter… Et encore « dans » ces textes parsemés, à première vue incongrus, finalement indispensables, possible thermomètre d’un festival vraiment singulier : aphorismes ou formules déroutantes (Je jette l’ancre au fond du corps), tracts syndicaux de l’Urdacet 1, texte accusateur de Willy le Devin contre la chasse aux trolls (ceux que le Fichier Oscar écarte de l’aide au retour), citation de Christian Caujolle empruntée à Gary Winnogrand pour dire tout le bien qu’il pense des 14 membres de Tendance Floue qui ont rapporté de leur villégiature sètoise ce catalogue en forme de signature collective. Mad in Sète refermé, on attend avec impatience les gangs de 2012 ! MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Mad in Sète Co-édition Tendance Floue et CéTàVoir, 19 € 1 Union régionale pour la défense des animaux à coquille de l’étang de Thau Lucian Freud en privé C’est la face cachée du peintre, celle que Lucian Freud « connu pour être avare de son temps » a rarement exposée en pleine lumière. Exception faite pour Bruce Bernard et David Dawson qui ont longuement pénétré son intimité. L’un comme directeur artistique du Sunday Times Magazine et photographe durant 20 ans ; l’autre en sa qualité d’assistant jusqu’à sa mort. De cette vraie proximité -que souligne Mark Holborn dans sa préface- sont nées des photographies « plus vraies que vraies », qui, malgré l’exercice convenu du photographe et son modèle, ont été un espace de liberté pour Lucian Freud. À tel point qu’il n’hésita pas « à subvertir le genre, faisant le poirier ou adoptant quelque pose sculpturale » ! Réunis pour la première fois dans l’édition anglaise de 2006, les clichés sont l’exact reflet de son travail, de sa capacité de concentration, de son énergie, de son exigence, de ses relations avec les modèles, de son environnement intime. Images fugaces, parfois, quand David Dawson capte l’élan créatif, le geste ultime dans un flou magnifique. Fait encore plus rare, il « participa avec joie et en toute confiance » au jeu de l’entretien avec l’écrivain australien Sebastian Smee intitulé Conversation nocturne avec Lucian Freud. Soucieux de ne pas apparaître dans les photographies comme « une sorte d’artiste silencieux au travail », il devient même loquace ! Sur son histoire familiale (il est le petit-fils de Sigmund), son admiration pour Cézanne et Constable, son amitié avec Francis Bacon, ses liens avec Picasso ou sa célébrité. Moments intenses que l’on imagine volontiers à la faveur de l’ombre… M.G.-G. Lucian Freud, Scènes d’atelier Bruce Bernard et David Dawson Thames & Hudson, 50 € Lucian l'rfr]d Scéncs d'atelier Le modèle et son maître Avant, pendant ou après la lecture de Lucian Freud, Scènes d’atelier, celle de L’Homme à l’écharpe bleue est lumineuse. Car non seulement elle éclaire sa vie intime, domestique et créative, mais aussi l’art du portrait et de l’autoportrait depuis l’Antiquité égyptienne, la question de la gestation d’un projet comme du processus créatif. L’Homme à l’écharpe bleue, Poser pour Lucian Freud est le journal de bord du critique d’art anglais Martin Gayford, devenu modèle durant 18 mois : érudit sans affectation, il se lit comme un roman grâce à son style direct et son ton vif alternant commentaires, descriptions, réflexions, anecdotes, souvenirs et digressions philosophiques. Lors de ces longues séances de pose, on s’interpose discrètement entre l’artiste et le modèle, tantôt dans l’imaginaire de l’un tantôt dans le cerveau de l’autre. Et cette plongée est jouissive ! Car Lucian Freud peut se montrer affable et prévenant comme cinglant dans ses jugements tandis que Martin Gayford est enjoué ou dubitatif, impatient, parfois nerveux. L’expérience est rare de pouvoir simultanément s’immiscer dans « l’intérieur maculé de peinture », dîner à leur table, croiser l’intelligentsia internationale, entendre l’artiste évoquer ses tableaux favoris et le modèle dévoiler son introspection. Car ce journal est une interrogation permanente sur « l’énigme centrale du portrait » : une affirmation de sa propre existence ? La vanité d’être le point de départ d’un tableau ? La représentation de son alter ego ? Dans tous les cas un mélange de vertige et de sentiments ambigus, de peau, de chair et de muscles. M.G.-G. L’homme à l’écharpe bleue, Poser pour Lucian Freud Martin Gayford Traduit de l’anglais par Gilles Berton Thames & Hudson, 25 € Manln'fmmAr1 UHornirie l'écharpe bleue Harr Hour Lurian] hnid +e.m... Nws,
Fotos latinos L’intérêt pour les livres de photographie est relativement récent. Dans la lignée de The Photobook : A history, de Martin Parr et Jerry Badger, paru chez Phaïdon en 2004, les éditions Images en Manœuvres commettent un ouvrage remarquable et unique tant par son contenu que par sa richesse iconographique. Initié lors du Premier Forum latino-américain sur la photographie à Sao Paulo en 2007, Les livres de photographie d’Amérique latine concrétise le résultat de quatre années d’investigation entre Amérique et Europe pour retenir 155 ouvrages parus entre 1920 et aujourd’hui, couvrant onze pays du continent latino américain : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Équateur, Mexique, Nicaragua, Pérou, Vénézuéla. Travail colossal de recension tant les ressources étaient maigres ou dispersées, quasi absentes des fonds publics, non recensées, la plupart provenant de bibliothèques privées, devait constater l’auteur, Horacio Fernández épaulé par un comité consultatif. La sélection imposait que les « auteurs devaient être nés ou avoir vécu en Amérique latine. Ils devaient aussi avoir pris part de manière décisive à l’édition et à la réalisation de leurs ouvrages. […] Nous avons attaché de la valeur à la richesse du discours photographique, à la qualité du design graphique, aux rapports des ouvrages avec la littérature, l’art, la propagande et la politique. » Chaque ouvrage fait l’objet de sa mise en contexte, d’une analyse critique et comparative des plus éclairantes pour couvrir un vaste champ du documentaire, Artesanos de Venezuela (Petre Maxim) ; au regard plus esthétique, Amazônia (Claudia Andujar, George Leary Love), Sin saber que existias y sin poderte explicar (Eduardo Terrazas) ; d’espérance et de propagande, A la plaza con Fidel (Mayito)… Plus près de nous, plusieurs auteurs contemporains, Graciela Iturbide, Marcos López, Daniela Rossell ont été exposés lors des Rencontres de la photographie d’Arles. CLAUDE LORIN ART LIVRES 65 Les livres de photographie d’Amérique latine Sous la direction d’Horacio Fernández Images en Manœuvres Éditions, 59 € Photographe humaniste Depuis 1992 Reporters sans frontières publie des albums de photographie à raison de trois numéros par an, afin de sensibiliser le grand public au besoin fondamental d’information libre dans le monde. La vente de ces ouvrages est intégralement reversée à l’association pour financer ses actions et constitue 50% de ses ressources. « Chaque fois que la liberté d’informer et d’être informé est menacée, chaque fois qu’un journaliste, qu’un photographe, qu’un professionnel de l’information est emprisonné pour avoir exercé son métier, l’organisation se bat pour rappeler que sans presse libre, aucun combat ne peut être entendu. » Il était donc tout naturel que ce numéro soit consacré à un jeune exilé lithuanien arrivé à Paris en 1930 dans le plus grand dénuement mais avec les plus grands rêves. Né en 1911, Izraël Biderman fuit à dix-neuf ans la pauvreté de son pays pour trouver refuge en France et son « Paris des rêves ». Engagé dans les Forces françaises de l’intérieur pendant la seconde guerre mondiale, il intègre ensuite Paris-Match pendant vingt ans tout en développant en parallèle son travail artistique. Paris sera son port d’attache dont il rend compte dans la tradition humaniste des Doisneau, Ronis, Brassaï ou Cartier- Bresson. Moins connu que ses alter ego, il est pourtant l’auteur d’une dizaine de livres de photographie réputés où il concilie image et écriture. Dix ans après sa disparition, Paris lui offre en 2010 une grande rétrospective et en 2011 la ville d’Ambazac -où il trouva refuge pendant la guerre- inaugure un « Espace Izis ». Aujourd’hui, dans une période de révolutions arabes, les grands bouleversements sociaux et politiques rappellent la nécessité permanente d’une information libre et indépendante, pour nourrir aussi les rêves. En achetant cet album vous y participez.C.L. Izis 100 photos pour la liberté de la presse français/anglais Reporters sans frontières, 9,90 € R1wmnTm mM11in 11C PHL)-US ram taut aavna-,e Souscrire à Surian Une bonne année pour Jean-Jacques Surian : une conjonction bénéfique des projets 2012 mènera à la rétrospective des cinquante ans de son œuvre à Arteum et à la galerie Vincent Bercker en avril/mai, coïncidant avec la parution d’une imposante monographie aux Éd. Autre Temps doublée d’un tiré à part en souscription dès aujourd’hui auprès de l’auteur. Cette édition numérotée est limitée à 75 exemplaires accompagnée d’un retirage d’une estampe de 1967, signée et numérotée, ainsi que d’une œuvre originale sur papier, signée, l’ensemble accessible pour 250 € auprès de : Jean-Jacques Surian, 54 rue Roger Mathurin, Marseille 10e. Le livre, format 22x27cm, à la française, couverture rigide, dos toilé, devrait comporter près de quatre cent pages dont onze triples dépliables, accueillir mille (!) reproductions de ses peintures, dessins, céramiques, sculptures-assemblages, avec les contributions rédactionnelles de Jean Arrouye, Christiane Courbon, Michel Guérin et Yves Michaud. Sortie prévue fin mars.C.L Peindre à Marseille, de l’anecdote à l’universel Jean-Jacques Surian, 1960-2011 Autre Temps, 40 € environ en souscription, 250 €



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