Zibeline n°49 fév/mar 2012
Zibeline n°49 fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de fév/mar 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : la culture pour tous et partout.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 DANSE LE MERLAN PAVILLON NOIR BERRE Quête équestre Après un Surgissement des chevaux blanc et noir de Manolo et Camille, Seydou Boro, chorégraphe Burkinabé, proposait un Tango du Cheval, présenté comme un appel à l’intégrité dans un monde corrompu où « le mariage du mensonge et de l’intérêt personnel tord le cou aux chevaux dignes ». Sur scène sept danseurs accompagnés de trois musiciens évoquent des chevaux. Piaffent, secouent des crinières imaginaires, adoptent les saccades caractéristiques de ces animaux lorsqu’ils sont sous le harnais, mors aux dents. Les corps sont très franchement beaux par moments, quand les mouvements individuels anarchiques trouvent des unissons, dans certains soli aussi, insoumis. Et la musique, qui mêle avec une grande réussite instruments traditionnels et guitares électriques, défait et refait des univers inouïs. Pourtant le plaisir contemplatif s’épuise un peu, puis franchement, tant le Parcours de vie Azdine Bouncer porte son projet depuis longtemps. Un projet ambitieux qui l’a fait se replonger dans divers stades de sa vie, pour raconter le parcours chaotique d’un jeune homme que la musique et la danse ont révélé, porté haut, loin du tumulte de sa vie. Aidé par le Forum des jeunes et de la culture de Berre, il y a donné la première de Meleyket le 2 février, malgré quelques problèmes techniques handicapants. Antoine Tempé vocabulaire gestuel est volontairement restreint, mais aussi à cause de l’absence de forme globale d’un spectacle fondé sur la répétition et la superposition de trajectoires individuelles sans véritable écriture de groupe, sans rencontres des corps, sans lisibilité d’un propos. Beau, comme un cheval. Mais est-ce suffisant ? Car comme dirait Lucky Luke remettant à sa place de canasson sa monture (« un cheval c’est fait pour galoper tacatac tacatac un point c’est tout », in La Guérison des Dalton), les surgissements de Centaures, Transhumances et autres passions équestres ont à la longue de quoi étonner… A.F. Le Tango du Cheval a été dansé les 2 et 3 février au Merlan après un Surgissement de Centaures Peu d’éléments sur scène, un salon reconstitué par un fauteuil et une table basse, un miroir en pied, des vêtements sur un portemanteau. Et un écran, au centre, qui égrènera des images rappelant à chacun le temps passé par des événements précis : débats politiques, extraits de JT, révolutions arabes, témoignages… Sur ces images-là Azdine danse, un hip hop technique, mais gracieux, qui déplace le propos et le rend personnel, implacable. Et puis il y a les mots aussi, qu’il délivre en parlant ou chantant, et qui font mouche… Pour être plus percutante, la mise en scène gagnerait à être resserrée, plus dynamique, pour renforcer le propos et rendre la danse unique et lumineuse, sans le recours systématique aux images qui souvent brouillent le message. DO.M. Laurent Ferrigno Meyleket a été dansé le 2 février au Forum de Berre Marc Domage Révolte et imageries L’éducation spartiate, éducation d’état, repliée sur les valeurs viriles et militaires a pris des allures totalitaires qui ont enchanté les dictatures du siècle dernier. Mais établir aujourd’hui un parallèle entre éducation et discipline militaire ressemble à un ressassement obsolète. Porte-jarretelles et lambeaux de collants roses peuvent être un signe de contestation, mais que le mime phallique du fusil soit considéré comme un sommet de bravoure est assez éculé (sans jeu de mot). Dans Tout va bien Alain Buffard s’inspire de Full Metal Jacket de Kubrick, sans sa verve ni sa pertinence. Il s’y réfère explicitement par les chants interprétés aux côtés d’extraits de l’Opéra de quat’sous (l’accordéon apporte une belle touche de poésie) et d’un passage de Dardanus de Rameau (la référence au baroque aurait mérité un développement). Le dépouillement progressif des sons, des rythmes, souligne les procédés de dépersonnalisation, certes. Mais réduire la transgression ou la résistance à une sorte d’érotisme sadomaso étrique (toujours sans jeu de mot) le propos. Est-ce que l’humiliation peut être considérée comme un enjeu esthétique ? M.C. Tout va bien a été présenté les 3 et 4 février au Pavillon Noir, Aix
Corps pour corps Une rue. Pas n’importe laquelle. Rue Beauvau, face à l’Opéra. Un homme (Raphaël Thiers) marche dans la lumière, jeans et torse nu. Une voiture blanche surgit, conduite par un autre homme (Guillaume Suares-Pazos). La voiture fonce, le premier homme court. Tout s’immobilise, puis commence une danse étrange, entre affrontement et séduction. Les corps se rencontrent, glissent sur le capot de la voiture, s’opposent, thorax contre thorax. Le désir circule, ambigu. Qui désire qui ou quoi ? Qu’est-ce qui est le plus désiré, le plus défendu, l’homme ou la voiture ? Le premier homme repart au volant du véhicule avec le second sur le capot... Comme un enlèvement moderne, sur fond de bande sonore de Mathieu Geghre et une voix de soprano. La chorégraphie de Lisie Philip souligne les corps, les met en lumière, en avant-goût de sa création 2012 intitulée Des Corps provisoires. CHRIS BOURGUE La Sirène et midi net de la Cie Antipodes a eu lieu le 1er février rue Beauvau ARLES SIRÈNE ISTRES ; w JEUNE PUBLIC/ARTS DE LA RUE 23 À venir Eschatologie de Wilfred Wending Le 7 mars 04 91 03 81 28 www.lieuxpublics.com Humaine vieillesse Du fond de sa chaise roulante Camélia écoute, observe, hoche la tête, mais ne parle pas. Elle ne parle plus, ce qui laisse la place à toutes les supputations quant à la vie qu’elle a menée, de la part des autres pensionnaires de cette maison de retraite imaginaire. Si Camélia est une marionnette, les « vieux » qui l’entourent sont eux de chair, une dizaine de comédiens d’un soir, non professionnels, invités par les comédiens-circassiensmusiciens-marionnettistes Jean-Francois le Glaunec du Boustrophédon à participer à cette aventure collective dirigée et mise en scène par Christian Coumin, après seulement 10 jours de résidence. Ce qui rend bien sûr le spectacle fragile, mais ô combien touchant tant l’alchimie opère entre les différents acteurs ! Et lorsqu’en parallèle de la vie ralentie mais truculente des vieux dans leur maison Camélia -rêve-t-elle, a-t-elle vécu tout ça ? - se met à jouer du piano, danser comme une jeune ballerine ou chanter avec entrain le boa sur un bout de doigt (incroyable virtuosité des comédiennes manipulatrices), chacun retient son souffle. Et son émotion lorsque se dédouble l’image finale, jeune/âgée, d’une Camélia qui est à la fois éternelle et mortelle. DO.M. Vincent Lucas. : i X-D.R. Minuit au pays des merveilles Dans sa commode magique, grande comme un palais, le prince Minuit se cache. Et rumine. Car la sorcière, folle de rage d’avoir été repoussée par ce prince blafard mais charmant, lui a lancé une malédiction terrible : le jour où le prince tombera amoureux il se transformera en un être monstrueux… Mais choisit-on de tomber amoureux ? Non bien sûr ! Or Minuit, retranché et malheureux, va rencontrer l’amour, affronter la malédiction, et l’effrayante sorcière… Au cœur du dispositif, c’est-à-dire au cœur de la commode magique !, le public, complice, suit au plus près ce conte délicat et poétique concocté par cie italienne Teatropersona. La mise en scène, qui s’inspire visiblement de l’univers de Tim Burton, mais aussi de celui de Lewis Carroll, installe une atmosphère dans laquelle le noir et le rouge prédominent, où les clairs-obscurs accompagnent les personnages (exubérants à souhait !) qui se laissent parfois deviner dans un fascinant ballet qui mêle aussi un théâtre d’ombre gracieux et quelques cris d’effroi vite balayés par des scènes d’une grande poésie. Une traversée du miroir réjouissante… DO.M. Le Prince minuit a été joué le 31 janvier au Théâtre de l’Olivier, Istres, et le 4 février au Théâtre de Fos Camélia a été manipulée le 10 février au Théâtre d’Arles



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