Zibeline n°49 fév/mar 2012
Zibeline n°49 fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de fév/mar 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : la culture pour tous et partout.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 ÉVÉNEMENTS GYPTIS LA CITÉ CINÉPACA Alexandra Tobelaim se met au foot ? Qu’est donc allée faire notre metteure en scène subtile, qui excelle dans Marivaux et les écritures contemporaines souvent féminines, dans cet univers masculin de l’affrontement bravache ? Ne vous y trompez pas, son regard sur le foot, entrevu lors d’actOral 2010, est à la fois réjouissant, populaire, raffiné et musical… Le réel en question « Faire naître avec l’autre, face à l’autre, un espace de récit commun », tel est le projet de la Biennale des écritures du réel. Du théâtre, de la littérature, du cinéma et de la philosophie figurent au programme de cette première édition. À Marseille La Minoterie accueille le 1er spectacle, L’Alphabet des oubliés de la cie de la Cité, une création depuis l’œuvre du poète Patrick Laupin qui fait suite à une résidence du poète à l’école primaire Major-Cathédrale (14 au 16 mars), puis la cie L’Abeille et l’orchidée pour Anna Politkovskaia d’après un texte de Stefano Massini avec Mireille Perrier dans le rôle titre (20 et 21 mars) ; le Merlan accueille quant à lui le GdRA dans sa Olivier Thomas Regarder le spectacle Zibeline : Pourquoi ce choix de ce texte de Italie- Brésil 3 à 2 ? Êtes-vous une passionnée de foot ? Alexandra Tobelaim : Pas au départ ! Ce texte de Davide Enia a été choisi par actOral et Face à Face, qui s’occupe d’échanges franco-italiens. Avant cela je n’avais jamais mis les pieds dans un stade, ni même regardé un match en entier. Mais en lisant ce texte, j’ai compris que cette forme de spectacle avait à voir avec le théâtre, entraînait les mêmes émotions intenses. Les pleurs, les cris, la tension des tirs au but, l’inattendu aussi, l’admiration extrême, l’engouement. Ce rapprochement m’a permis de rentrer dans le texte. Qui ne raconte pas le match… Non, pas exactement : il raconte comment une famille palermitaine regarde cette finale de la Coupe du monde de 1982, et les matchs précédents. C’est un texte qui prend toute sa dimension sur le plateau, dans l’oralité, écrit par un acteur auteur comme il y en a beaucoup en Italie depuis les années 90. Une langue, faite pour être dite, qui m’a décidée à me jeter dans une mise en scène archaïque, réduite à son essence : un poursuite d’un théâtre anthropologique et pluridisciplinaire avec Nour (15 au 17 mars) ; à La Cité c’est le Théâtre de l’Ancre qui proposera Un homme debout, témoignage d’un ex-prisonnier acteur qui parle à un public. Le travail de comédien y est bien sûr essentiel, et Solal Bouloudnine est formidable… Il raconte et incarne toute la famille… La mise en scène a-t-elle changé depuis actOral ? Le dispositif est le même, je voulais qu’il soit simple, comme cette famille, comme ce théâtre qui partage l’histoire de tous. Car ce théâtre joyeux ne repose sur rien qu’on doive élucider mais sur une histoire commune, contemporaine, proche. Donc… il y a toujours un acteur et un musicien (Jean-Marc Monterandlr) un écran et deux fauteuils, et puis Solal. Qui raconte. Est-ce que vous assistez aux matchs de foot désormais ? Un peu plus, mais surtout pour regarder les gens… ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL Un homme debout X-D.R. Italie-Brésil 3 à 2 Du 21 au 25 fév Le Gyptis, Marseille se 04 91 11 00 91 +.sk www.theatregyptis.com sur ses 19 années d’emprisonnement (16 et 17 mars)… Côté rencontres et tables rondes, l’écrivain Robert Mac Liam Wilson racontera James Agee, écrivain américain hors normes (18 mars à l’Equitable Café),C. Rulhes, du GdRA, J.-M. Van den Eeyden, de la cie L’Ancre, M. Perrier, pour la cie L’Abeille et l’orchidée, et M. André et F. Lloret, cie de la Cité, échangeront sur Les écritures du réel (18 mars à l’Equitable Café). Sans oublier une exposition de peintures de l’atelier de la Pommeraie, Trouble pictural, qui sera visible à La Minoterie du 14 au 21 mars. DO.M. 1 re Biennale des écritures du réel Du 14 mars au 7 avril La Cité, Marseille 04 91 53 95 61 www.maisondetheatre.com Smartphone et Cinétourisme Le Comité Régional de Tourisme (CRT) a lancé -et c’est une première en France ! - une application iPhone et Androïd qui fait découvrir 54 lieux de la région, accessibles au public, où ont été tournés des films populaires. Cet outil qui a coûté 50 000 euros, et 25 000 euros pour la promotion, permet de faire des recherches par extrait de film ou par territoire (Provence, Côte d’Azur, Alpes) ; d’activer une alerte qui signale qu’on passe près d’une zone de tournage ; de voir ou revoir des extraits de films, des commentaires de M. Cinéma et des archives fournies par l’INA, partenaire du développement de l’application. De La Ciotat avec l’Entrée en gare des Frères Lumière à Forcalquier avec Crésus, l’unique film de Giono, en passant par St Tropez et Dieu créa la femme de Vadim, c’est un itinéraire en cinéma qui est proposé aux touristes et aux amateurs de films. Des mises à jour annuelles permettront de compléter la liste des extraits proposés, au fil des tournages. « Le cinéma, explique Pierre Meffre, président du CRT, est une très grande motivation pour les touristes qui passent en moyenne 2h27 par jour sur un outil technologique, plus de temps qu’à la plage ou à table. » Et Patrick Mennucci de rappeler que la région est la 2 e en France en nombre de tournages et que cela a des retombées sur l’économie locale. D’autres applications sont en préparation pour la peinture et pour Provence, Terre de festivals. L’application CinéPaca est gratuite et, à ce jour, 6500 personnes l’ont déjà téléchargée… Et vous le pouvez aussi avec les codes que Zibeline vous fournit. ANNIE GAVA pour Androïd pour iPhone
Création transgenre Pour sa première création à La Criée, Macha Makeieff a choisi d’écrire, avec sa troupe, un spectacle sur Les Apaches, ces jeunes gens révoltés des années 20, rebelles et voyous, qui ont fasciné les artistes. L’action se passe dans un music-hall délabré… et la troupe est en train de construire le spectacle au Conservatoire de Marseille Les Apaches Simon Wallon LA CRIÉE LA FRICHE ÉVÉNEMENTS13 Zibeline : Comment se passent les répétitions ? Macha Makeieff : Assez joyeusement ! Quelque chose se passe, véritablement, dans ce plaisir d’être à Marseille. J’ai rassemblé une troupe hétéroclite de comédiens, musiciens, danseurs et acrobates, à l’image d’une humanité disparate qui s’étonne d’être ensemble et produit de l’harmonie et du contraste. Ce qui se passe entre eux, à ce stade des répétitions, nourrit et construit une structure qui va s’autonomiser, et prend sa propre grammaire. On est 8 sur le plateau, chacun avec sa discipline, sa virtuosité, mais les acrobates deviennent des acteurs, il y a une contamination… Vous dites « on » est sur le plateau, mais vous n’y êtes pas ! Exact ! Mais sans doute qu’il y a une rêverie par procuration, quelque chose qui est vécu de l’intérieur et me préoccupe autant que ce qu’on voit. Quelque chose que dessine leur histoire. Ces Apaches dont il est question, qui sont-ils ? Ils sont pour moi une obsession, qui prend sa source dans la littérature, le cinéma, les objets, et ce qui s’est passé entre les deux guerres, et que racontent les artistes de music-hall, de théâtre fragile. Il y a eu une sorte de rapprochement entre le voyou dandy, ses postures, et l’artiste, qui partait parfois sur les routes, vivait un déplacement social, un déclassement… Colette par exemple l’a payé très cher. Ceci dit Les Apaches dépasse cette époque là, s’attache aux jeunes gens révoltés de toutes les époques, et s’intéresse au genre, aux femmes, à leur déclassement qui va avec leur liberté. De quels textes vous inspirez-vous ? De Colette, des Mémoires de Kiki de Montparnasse, et puis de Casque d’Or, des Mamelles de Tiresias que j’ai mis en scène (Opéra bouffe de Poulenc d’après le drame surréaliste d’Apollinairendlr), de la littérature Dada. De Claude Cahun aussi. Il y a eu dans les années 20 un véritable basculement du personnage féminin, un transfert des genres très élégant et très surprenant, dû au changement du statut de l’homme, à leur pénurie après la guerre. Combien y a-t-il de femmes parmi vos comédiens ? Une seule ! mais justement… Vous verrez ! ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL Les Apaches Du 13 au 30 mars La Criée, Marseille 04 91 54 70 54 www.theatre-lacriee.com La distance qui nous unit Un nouveau spectacle de François Cervantes et son Entreprise au Massalia, c’est devenu pour certains comme un rendez-vous familial annuel, un rituel agréable… L’auteur metteur en scène nous dessine le profil de sa prochaine création Xavier Brousse Zibeline : De quoi sera-t-il question cette fois ? François Cervantes : C’est une création très autobiographique(s), mais au pluriel. On est parti des arbres généalogiques des acteurs, de l’identité réelle de leurs parents, de leur travail, de leurs origines géographiques et sociales. Pour faire surgir ce qui est présent dans la mémoire, et donc dans le corps, des acteurs, et comment cela apparaît sur scène. Vous abolissez donc La distance qui nous sépare… Oui et non. Il y a des rencontres anachroniques entre une jeune femme des années 40 et un homme d’aujourd’hui, mais c’est la distance entre eux, la distance entre personnage et acteur aussi, que l’on interroge. Les moments de carrefour montrent justement que les chemins divergent. Comment écrivez-vous le spectacle ? À partir de leur matériau autobiographique, de leurs improvisations, j’écris des textes qui gardent trace de l’oralité telle qu’elle surgit, mais retravaillée dans la forme et le contenu. Ce qui m’intéresse ici, c’est d’interroger les rapports entre réalité et fiction : il ne faut pas faire taire le présent, et ces histoires vraies d’un passé révolu seront interrompues par des discours politiques purement fictifs, mais qui ont un rapport au réel immédiat. Le passé aide le présent, nous avons besoin de redécouvrir l’Histoire et de la définir comme une histoire justement, variable et multiple. Sur scène il y aura… …les cinq acteurs avec lesquels je travaille régulièrement. D’ailleurs ce travail fondé sur leurs vies raconte aussi l’histoire de la compagnie… Qui se porte comment ? Plutôt bien. Nous tournons beaucoup, nous avons beaucoup de projets, et nous aimons être ancrés ici, à Marseille, dans une ville où l’on invente des relations moins hiérarchiques. La création d’un pôle théâtre à La Friche est entérinée, la question de la permanence qui nous habite depuis longtemps pourra y trouver un écho, même s’il faut encore définir ce qu’est un « pôle théâtre ». Les perspectives sont, pour nous, plutôt bonnes ! ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL La distance qui nous sépare Du 6 au 24 mars La Friche, Marseille 04 95 04 95 70 www.theatremassalia.com



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