Zibeline n°48 janvier 2012
Zibeline n°48 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : 2012 en créations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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08 POLITIQUE CULTURELLE LE MASSALIA MUSÉE DÉPARTEMENTAL ARLES ANTIQUE La dynamique du triangle « Seule figure géométrique à pouvoir être étendue sans modifier sa structure initiale, le triangle a été choisi par l’architecte Henri Ciriani pour construire le musée archéologique d’Arles. Dès 1995, suivant l’idée que tout bâtiment doit avoir dans ses gènes les principes de son développement, il avait prévu des voiles de béton pour des extensions futures… dans 2 ou 300 ans ! » Claude Sintès, le directeur du Musée départemental Arles antique sourit : jamais il n’aurait pensé voir une extension du musée ! Mais le musée s’étend comme Ciriani l’avait imaginé : le CG a confié à Jean-François Herrelle cet agrandissement dans le respect de la construction existante, avec les mêmes panneaux bleus, la même géométrie, les cimaises intérieures du projet initial et 1/3 de surface supplémentaire (800 m²) ! « Cet espace sera dédié à la barge dont on a suivi avec passion les fouilles, l’extraction du fleuve, les découpes, et qui, comble de la modernité, attend, plongée dans les bassins d’un centre atomique, sa polymérisation, puis bombardée de rayons gammas, sa reconstitution. Il est fascinant de penser que, représentant le meilleur de la technologie de son époque elle bénéficie aujourd’hui des sommets de la nôtre ! Si l’on avait trouvé ce bateau il y a 50 ans, il aurait été perdu. Après 2000 ans sous l’eau, la cellulose est totalement détruite et le bois en séchant s’effondre sur lui-même. » Cet exceptionnel témoignage sera intégré au parcours muséographique par des maquettes, des films, des diaporamas commentés, comprenant l’évocation des fouilles et des traitements apportés aux vestiges. Les métiers portuaires, armateurs, dockers, calfateurs seront évoqués avec l’exposition d’objets d’une étonnante actualité, comme les maillets en bois, les plombs de douane (l’administration impériale était aussi tatillonne que la nôtre !) ; les métiers du commerce également, avec les cargaisons d’objets transformés ou bruts (lingots de fer, pierres…), qui font comprendre la mondialisation avant la lettre du commerce antique, avec des produits à bas prix importés de la Galice ou du Liban pour la Belgique ou l’Allemagne* « Arles était alors une plaque tournante, un hub du commerce international ! celui de la navigation dans l’Antiquité, avec les instruments de navigation, les pièces de bateau comme les poulies, les cordages dont nous possédons des rouleaux complets ! » Pour cet évènement unique au monde, environ 9 Md’ € ont été dégagés (1,5 pour la fouille et le relevage, 1,5 pour la restauration et la création du socle, 6 pour la création de l’extension, la scénographie, la restauration des objets). Le CG13 finance à hauteur de 6M, la Compagnie Nationale du Rhône 2,5M (mécénat qui s’inscrit comme un hommage à leurs ancêtres professionnels), le ministère de la culture 400 000 € (les objets appartiennent à l’État, propriétaire de tout ce que l’on trouve dans la mer ou les fleuves), la Région réfléchit encore... Le bateau est classé trésor national. Les retombées économiques sont considérables, d’autant que le musée devient de plus en plus populaire. L’ouverture de l’extension prévue le 1er oct 2013 fait partie des projets structurels de Marseille Provence 2013 et en attendant, d’avril à juillet 2013, une exposition rare verra le jour : Rodin et Extension MDAA CG13 DAE Atelier departemental de maitrise d'oeuvre l’antique, qui montrera comment le sculpteur s’est inspiré du terreau antique, pour inventer un art révolutionnaire. MARYVONNE COLOMBANI * noms contemporains, pour une meilleure compréhension géographique ! Musée Départemental Arles Antique 04 13 31 51 03 www.arles-antique.cg13.fr Massalia nouvelle Après le départ de Philippe Foulquié de La Friche, puis de Massalia, comment le théâtre jeune public, privé momentanément de tête, va-t-il s’inscrire dans un Pôle Friche en mutation ? Des inquiétudes ont plané en décembre sur son devenir, mais l’idée d’une fusion dans Système Friche Théâtre semble aujourd’hui abandonnée. Massalia, assuré de son indépendance, va s’autogérer pendant six mois, Agnès Mellon jusqu’à la fin de la saison, et ouvrir un appel d’offre pour un poste de directeur artistique et administratif. Car s’il était question que le nouveau directeur de la Friche, Alain Arnaudet, reprenne le double flambeau de son prédécesseur en dirigeant les deux structures, ou que le directeur du Pôle jeune public du Revest, et adjoint de Massalia, Patrice Laisney, propose un projet territorial fédérateur, ces deux options semblent aujourd’hui écartées : Massalia, une des rares structures de la Friche à posséder quelques moyens de production, conserve son indépendance. Car elle seule lui permet une programmation à l’esthétique affirmée, qui défend des formes refusant le spectaculaire, et pariant souvent sur l’intime. Massalia s’est toujours démarqué des propositions jeune public des théâtres généralistes, faisant office de laboratoire. Un rôle qu’il va donc conserver… jusqu’à nouvel ordre ! A.F.
À l’heure des bilans THÉÂTRE DURANCE RÉGION EN SCÈNEN POLITIQUE CULTURELLE 09 Selon Éliane Mathieu, coordinatrice artistique et régionale du Théâtre Durance, le projet CAT (Confrontations Artistiques transfrontalières) peut se targuer d’une exceptionnelle réussite. Tous les objectifs fixés au départ ont connu leur aboutissement, avec un cahier des charges estimé au plus juste des besoins : un budget de 1 525 000 € réparti entre l’Union Européenne (FEDER*, 902 800 €) dans le cadre du programme ALCOTRA**, l’État italien et Région Piémont (197 600 €), l’État français (DRAC), le conseil régional PACA et le conseil général 04 apportant chacun 40 000 €, la Commune de Savigliano de 85 000 €, de la Communauté de Communes Moyenne Durance (CCMD) 115 000 €, enfin l’Associazione Culturale Marcovaldo 105 000 €, pour un calendrier de réalisation étalé sur 3 exercices, de 2009 à 2011. Les partenaires ont consacré leurs budgets aux travaux pour Savigliano (425 000 €), et au spectacle vivant pour la CCMD (575 000 €) et Marcovaldo (525 000 €). Les deux axes principaux sur lesquels s’est articulé le projet, « réhabilitation de lieux de diffusion pour le spectacle vivant et mise en réseau de ces équipements dans une programmation commune », se sont révélés particulièrement fructueux. Le théâtre historique Milanollo avec son architecture conçue comme un intérieur d’instrument de musique a été restauré, rendu aux spectacles et à la population ; le théâtre civique de Busca a été réhabilité ainsi que son équipement technique. Ateliers, débats, représentations, toujours en relation étroite avec la population des territoires, ont tissé des relations fortes, ménagé des rencontres où les pratiques des artistes, des équipes techniques se sont confrontées, mettant au jour des habitudes parfois diamétralement DeBaTailles Christian Ganet opposées de travailler (au niveau artistique et administratif), des problèmes de traduction et d’adaptation des œuvres… La danse parle alors un langage commun, comme pour DéBaTailles par la Cie Propos-Lyon, avec sa performance déjantée qui a scellé la réouverture partielle du Téatro Milanollo, mais les autres formes de spectacle vivant ont su trouver leur place et ont enthousiasmé les divers publics, grâce à un travail de fond avec les écoles et les associations, réflexions communes. Essentiel aussi pour cette « porosité » entre les deux versants des Alpes, le projet a été pris en charge par un seul directeur artistique, Robert Pasquier, qui a cultivé la symétrie avec des résidences croisées. Les rencontres ont établi, durablement, un axe de circulation des artistes entre Marseille et Turin : le volume de spectacles et de production a fortement augmenté sur le territoire, grâce à la dynamique créée par l’aventure. Qui se poursuit aujourd’hui sous d’autres formes, avec des Échappées ou l’accueil de spectacles dans la ligne directe des actions menées, comme le 11 février, au théâtre Durance la représentation de deux courtes pièces à l’humour féroce, Invisibilmente et In Festa (prod Menoventi). MARYVONNE COLOMBANI *FEDER : Fonds Européen de Développement Régional **ALCOTRA : Alpes Latines Coopération Transfrontalière France Italie Pour la diffusion des compagnies régionales ! Label du réseau national Chainon Manquant, le Cercle de Midi organise avec la Ville d’Aubagne l’événement Région en Scène du 13 au 15 février : 14 spectacles de compagnies de PACA seront joués dans la communauté du pays d’Aubagne, offrant ainsi aux artistes non seulement une visibilité cohérente mais aussi la possibilité d’être repérés pour une programmation sur le festival du Chainon Manquant, qui rassemble les meilleures propositions de chaque région. Un vrai tremplin pour les compagnies et groupes en émergence pour qui la diffusion relève souvent de la quadrature du cercle. C’est la Cie Tandaim d’Alexandra Tobelaim qui ouvrira le festival au Comoedia avec une comédie policière sur fond de Côte d’Azur écrite par Catherine Zambon. Villa Olga réunit un oligarque russe traqué, un détective féru d’art plastique, une épouse innocente et empêtrée, un ancien amant fraternel et un témoin de l’intrigue en forme de tête de cochon. Loufoque à souhait, ce vaudeville haut en couleurs s’amuse du paradoxe de la vie moderne et revisite les lois hypocrites du genre. À la Distillerie, humour avec Ali au Pays des Merveilles dans lequel Ali Bougheraba nous fait visiter son quartier d’enfance, le Panier, en nous livrant ses codes et coutumes. Une fable contemporaine pleine de sensibilité inspirée de la réalité. Autres spectacles en solo avec Didier Ferrari dans le Grand Saut, l’histoire et les péripéties d’un jeune corse qui arrive sur le continent, et L’œuf, la poule ou Nicole joué par une ancienne prof de sciences naturelles re-convertie dans la comédie. Côté danse, le collectif avignonnais 2 Temps 3 Mouvements présentera la Stratégie de l’échec, un spectacle engagé sur l’héritage culturel villa olga X-D.R et social, entre cirque et hip hop, rupture et chute. Le jeune public pourra découvrir Jeune Pousse de la Cie Piccola Velocità, du théâtre dansé qui fait réfléchir et grandir. Le Philharmonique de la Roquette présentera Le P’tit ciné concert 2, la rencontre entre neuf courts métrages d’animation et une musique interprétée en direct. Il y aura d’ailleurs de la musique dans ce festival, essentiellement à la MJC d’Aubagne : chanson épicée avec Elvas, le duo de filles Isaya, l’auteur compositeur en langue corse Pierre Gambini, le groove de Will the Blue Griot et les improvisations de l’excellent quintet Ahmad Compaoré, révélé par les jam sessions Musique rebelle à la Friche. La Naïve clôturera ce temps fort avec un Dom Juan surprenant et réussi, interprété par Charles-Eric Petit et mis en scène par Jean-Charles Raymond, transposé dans les seventies. DE.M. Région en Scène Du 13 au 15 fév divers lieux Théâtre Comoedia, Aubagne 04 42 18 19 88 http://cercledemidi.org



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