Zibeline n°48 janvier 2012
Zibeline n°48 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : 2012 en créations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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64 ARTS VISUELS ISTRES MIRAMAS AVIGNON Ouest contemporain Pour sa deuxième année d’existence la POPARTs se tourne vers l’Ouest et la question de l’espace dans l’art contemporain ; en Ouest Provence, l’année 2011 a marqué un rapprochement décisif des différentes structures dédiées aux arts visuels et à l’art contemporain. Désormais sous le label POPARTs (Plateforme Ouest Pascale Robert, Tu as de beaux cheveux, dessin crayons de couleur, 2009, nouvelles acquisitions Artothèque de Miramas/POPARTs Provence des Arts Visuels) le Centre d’art contemporain et l’Adappà Istres, l’Artothèque de la médiathèque de Miramas font programmation commune autour d’une thématique annuelle. La question de la fiction avait invité en 2011 entre autres Bruno Peinado, Nicolas Pincemin et Lilian Bourgeat. o En 2012 (puis 2013) les projets se centrent sur la représentation de l’espace dans l’art contemporain et particulièrement l’installation. Ce sont les volumes architecturés de Vincent Mauger qui inaugurent la saison au Centre d’art contemporain. À Miramas, l’Artothèque après l’inventaire scientifique de près de deux mille œuvres sous la direction de sa responsable, Béatrice Béha, intensifie sa politique d’enrichissement de sa collection et de prêt au public : le 17 janvier elle présentera les nouvelles acquisitions mises au prêt et le 1er février organise une journée particulière. Dans la lancée du succès des évènements conçus avec Lilian Bourgeat (Vertigineuses virées), plusieurs rendez-vous sont à suivre hors-lesmurs. « Nous voulions depuis le début sortir l’art contemporain du musée pour aller aussi vers le public » rappelle la directrice Sandrine Joviado. « En multipliant les possibilités de rencontre on ouvre à d’autres formes d’étonnement : l’installation est particulière à l’art d’aujourd’hui. Elle n’exclut pas les autres formes d’art. Elle permet à la peinture, au dessin par exemple d’en faire l’expérience sensible différemment des présentations frontales habituelles » précise Catherine Soria, directrice artistique et pédagogique. Images transversales (cinéma et art contemporain) fera interférer l’Ouest (Provence !) et les espaces mythiques du genre western (Ouestern Road, expo collective), suivront Anthony Duchêne et Nicolas Darrot pour un Museum imaginaire, Katia Bourdarel une exposition et un spectacle au théâtre de l’Olivier, une exposition/fiction par Virginie Barré d’après le film The ghost and Mrs Muir de Mankiewicz.C.L. L’absence de règles est-elle une règle en soi ? Vincent Mauger du 30 janv au 27 mars Centre d’art contemporain intercommunal, Istres 04 42 55 17 10 Œuvres à emporter du 19 janv au 1 fév Médiathèque intercommunale, Miramas 04 90 58 53 53 www.ouestprovence.fr L’Ancien et le Jeune Dans l’église des Célestins où Miquel Barceló et Josef Nadj créaient dans l’argile Paso doble en 2006, s’étale une évocation en plantes séchées de Provence du Semeur peint par Van Gogh, lui-même emprunté à Millet. C’est que le travail de Vik Muniz s’ancre dans le principe d’emprunt et de référence, dans l’histoire de l’art (on pense aussi à Arcimboldo comme à Georges Rousse pour l’anamorphose) comme dans l’imagerie populaire (images de magazines en écho à Warhol), voire le mythe comme ici. L’image photographiée de cette installation unique (une commande spécifique pour Avignon alors que Muniz ne montre jamais cette étape du travail, seule la photo comptant au final) est à retrouver à la Collection Lambert parmi la centaine d’œuvres exposées. On ne prête pas trop attention aux sibyllines inscriptions bilingues sur le fronton du bâtiment sacré, mais il n’est pas possible d’échapper à celles qui ouvrent l’exposition de l’hôtel de Caumont. Lawrence Weiner s’affiche presque monumental (référence à la communication urbaine, l’enseigne) en bleu et rouge sur blanc. L’espace muséal s’invite, lisse et clean, dans la rue. Investir la ville aurait été plus signifiant encore ? Yvon Lambert offre à Vik Muniz une de ses plus importantes expositions en France et le premier catalogue en français (traduction en anglais) fort utile pour approfondir la visite et situer l’ensemble de son travail (texte de l’artiste, entretien avec Éric Mézil commissaire de l’exposition). À voir la vidéo Waste land qui l’a rendu célèbre pour son intervention avec les catadores brésiliens. Quant o à Lawrence Weiner, le maître de l’art conceptuel est-il de l’histoire de l’art (Lambert fut un des premiers à le présenter en France), ou conserve-t-il sa valeur d’antidote à la surprolifération des images et la dilution du sens dénoncée en son temps ? Le contraste est saisissant entre les photographies surdimensionnées, séduisantes à la confiture, caviar, pigments colorés ou fils tendus de Muniz et le moins disant -austère- de Weiner : une invitation au grand écart mental entre de la réalité augmentée et du moins donné à voir. À Avignon il faut oser traverser le fleuve, même sans pont. CLAUDE LORIN After crossing the river/Après la traversée du fleuve Laurence Weiner Le musée imaginaire Vik Muniz jusqu’au 13 mai Collection Lambert, Avignon Église des Célestins 04 90 16 56 20 www.collectionlambert.com Vik Muniz, The Sower, after Van Gogh, végétaux, 12x9m, Église des Célestins, Avignon, 2011 D.M./Zibeline
Le prix de l’édition Reconnue en tant que première pratique culturelle des Français, la photographie est représentée par de nombreux éditeurs en province, en particulier pour l’édition d’art. À Marseille, les éditions Images en Manœuvres ont vu leur investissement de longue date récompensé récemment : Camden, livre réalisé avec le photographe Jean-Christian Bourcart a reçu le prestigieux Prix Nadar 2011. Cette distinction vient couronner leur travail d’éditeur entrepris dès les années 90. Distingué parmi une centaine d’ouvrages proposés par des maisons d’édition souvent renommées, Camden a su retenir l’attention du jury « qui a tenu à souligner la force du travail photographique de Jean- Christian Bourcart, soutenue par un texte dont le style renvoie directement à celui des images ». C’est aussi la reconnaissance d’un éditeur non parisien « qui œuvre depuis de longues années auprès des photographes pour faire vivre leur œuvre à travers les livres ». Le projet est né à la suite des Rencontres de la Photographie d’Arles où Jean-Christian Bourcart exposait en 2009 son travail réalisé dans une des villes réputées les plus violentes des r 90 NF -kpr - » zr 137 owl ?'-1-riVIM 1r4-fin xworr wrr -wkr vCr 174,1-, -.4, -a.irs ^` Ix 7rry,- +11Yv-64rv".44,zi al, 0.4) États-Unis : de grands tirages accompagnés de textes de l’auteur épinglés directement aux cimaises. Nous retrouvons dans le livre cette double narration, chronologique, l’écriture manuscrite ayant été commuée en une typographie évoquant les caractères d’une machine à écrire. Paradoxalement, ce sont les commentaires qui portent cette violence quand les images -incluant une sélection d’un film vidéo- captent IMAGES EN MANŒUVRES TOULON Camden Jean-Christian Bourcart les habitants dans leurs espaces privés et publics déshérités. Images en manœuvre n’attend pas de retour financier particulier de cette distinction. « Ce prix est une distinction sans dotation. C’est une reconnaissance qui nous met maintenant au même niveau que d’autres plus connus. » Sauf pour les artistes les plus renommés, la vente de livres photo reste aléatoire, et l’Internet commence à jouer un rôle non négligeable. ARTS VISUELS 65 « Aujourd’hui ça se vend sur le Net ou dans des lieux confidentiels qui s’adressent à des gens qui connaissent la photo, qui s’informent. C’est le Net qui veut ça et la librairie n’a plus tellement sa place. » Éditer des photographes reste un véritable engagement. CLAUDE LORIN Camden Jean-Christian Bourcart français/anglais Images en Manœuvres Éditions, 45 euros Sur le Prix Nadar, Gens d’Images : http://gensdimages.com Sur les éditions Images en Manœuvres : www.iemeditions.com Quatre haltes et le renouveau Nomade par obligation l’Espace Castillon a déménagé quatre fois depuis 1994, quadrillant les rues de Toulon de sa ferveur à défendre l’art pour tous Chaque déménagement a été l’occasion d’un accroissement de ses activités, du nombre de ses artistes ou de sa surface d’exposition. Dernier en date le 24 novembre au 22 rue Paul Lendrin, grâce aux HLM de Toulon, dans le cadre du Plan de rénovation urbaine : là la galerie dispose de 110 m² de surface commerciale et de 50 m² de réserve. Un atout, bien sûr, mais aussi un challenge que sa directrice-fondatrice Arlette Bernard doit relever : « Notre loyer ayant triplé, nous devons développer nos activités. Nous créons des stages thématiques autour de l’œuvre de 10 artistes qui ont accepté de partager leur savoir-faire. Ce sont des stages intensifs de 2 jours sur la mémoire et la matière avec Loknar, le papier mâché avec Jacky Planche… Nous ouvrons aussi des ateliers de modèles vivants, des ateliers-découvertes pour les enfants avec Napo, peintre et illustratrice. » « Garante d’une qualité dans toute sa diversité », Arlette Bernard défend le travail d’une soixantaine d’artistes qu’elle expose aux cimaises de manière collective et dans des bacs nominatifs en libre service, selon des tarifs qui n’excèdent pas 3 000 euros. L’ambiance est cosy avec ses tons chauds Espace Castillon, Toulon Cyrile Besson brique et gris, et la circulation aisée entre les sculptures de Florent Caillol, les céramiques de Martine Royer, les sépias et céramiques de Catherine Ducreux, les travaux en fer de Isabeau Chirat, les linos de Stéphane Macedo ou encore les planches originales du polar postal de Elena Ojog, dont le bouquin est en vente à quelques pas de là chez Contrebandes… Cet éclectisme esthétique, qui fait grincer des dents certains puristes de l’art contemporain, est sa marque de fabrique. Tant pis s’ils l’ignorent depuis 18 ans, elle préfère rester iconoclaste ! Quitte, parfois, à flirter avec un esprit plus décoratif que créatif. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Visages et silhouettes jusqu’au 4 février Explorations urbaines du 7 au 31 mars Espace Castillon, Toulon 04 94 93 47 33 espacecastillon.free.fr



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