Zibeline n°48 janvier 2012
Zibeline n°48 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : 2012 en créations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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62 CINÉMA COURT LA BUZINE Jour de fête Il avait ses festivals, ses magazines, ses sites, ses fans. Le court métrage a désormais son jour ! Le plus court évidemment, subséquemment suivi de la plus longue des nuits qui, en ce 21 décembre à Marseille, a débuté au cinéma Les Variétés dans une salle comble et s’est prolongée avec un vin chaud partagé jusqu’au petit matin au Polygone étoilé. Pour cet événement national initié par le CNC et l’Agence du court métrage, Film Femmes Méditerranée, TILT, Peuple Culture et Film Flamme avaient concocté à Marseille des programmes représentatifs de la diversité du genre. Des premiers films, comme À l’endroit du o réalisateur-comédien phocéen Solal Bouloudnine flirtant avec le fantastique. Ou encore le délicieux Gratte papier de Guillaume Martinez, romance sans paroles entre deux Babel d'Hendrick Dussollier jeunes lecteurs à coups de mots soulignés au crayon sur leurs livres respectifs, dans la promiscuité contrainte d’une rame de métro. Lieu d’expérimentation, moins formaté que le long métrage, le court adopte une expression et un ton très libres. Dans un style vaguement vertovien, Freedub 1 de Stéphane Elmadjian détourne au rythme d’un marteaupilon des images de guerre. Edouard Deluc sur fond de chagrin d’amour et de solidarité fraternelle reconstruit une errance en noir et blanc dans la cinégénique Buenos Aires. La pâte à modeler offre à Grégoire Sivan la liberté des gags visuels de Premier voyage où un papa de bonne volonté auquel J.P. Rouve prête sa Premier voyage de Grégoire Sivan voix, se trouve dépassé par son bébé de dix mois. La 3D associée à des images réelles permet à Hendrick Dusollier d’exprimer la beauté et la violence de Shanghai, liant mythe et réalité, fiction et histoire dans sa plastique Babel. Sur des images documentaires, le temps de la lecture d’une lettre, J.B. Huber avec Viejo pascuero prouve que le père Noël, à ne donner qu’aux riches, est vraiment une ordure. Stéphanie Duvivier sans discours théorique, par petites touches concrètes nous rend tous amoureux de Moui, la grand-mère marocaine du Mariage en papier. Dans un des témoignages captés au fil des projections estivales de Ciné Plein Air, proposés ici en intermèdes, un des spectateurs dit que « le ciné, ça doit donner la banane, le sourire... ». Oui, mais toutes les autres émotions aussi, et une forme d’énergie renouvelée par sa constellation créative. ÉLISE PADOVANI Quand 3 = 1… Enki Bilal accompagné de son compositeur et ami, Goran Vejvoda, était à La Buzine, le 18 décembre, aux manettes de sa palette graphique, discrètement éclairé de rouge, pour faire vibrer les images, dessiner en direct, à l’intérieur même du film-collage de ses trois œuvres, Bunker Palace Hotel, Tykho Moon et Immortel ad vitam. Un peu plus d’une heure d’images et de sons en live ! Créé en 2006 à la Géode, Cinemonstre peut, au départ, dérouter le spectateur qui ne serait pas un aficionado du dessinateur, et réalisateur. Il suffit d’accepter de ne pas tout comprendre et se laisser emporter par ce « fatras, ce magma de la tragédie des hommes, compression d’humanité » : son univers totalitaire à la fois futuriste, poétique et parfois trash, peuplé d’humanoïdes, où l’on croise bons et méchants qui se parlent en différentes langues, le dictateur Holm (Jean-Louis Trintignant), une belle espionne, Clara (Carole o Enki Bilal A.G Bouquet), une dissidente Elma (Charlotte Rampling), le dieu Horus, athlète à tête de faucon, le défenseur des opprimés, Alcide Nikopol (Thomas Kretschmann), une belle femme qui pleure des larmes bleues (Linda Hardy)… Le casting, vous l’aurez compris, est prestigieux puisque se retrouvent aussi dans ce montage, Julie Delpy, Richard Bohringer, Marie Laforêt, Michel Piccoli et bien d’autres… Les deux complices auraient aimé faire plusieurs versions de ce film et tirer au sort l’une d’entre elles pour la recréer à chaque représentation. « La partition est celle qui est sur l’écran, précisent-ils, et cette expérience atypique demande au public une certaine participation. » À la Buzine, le public s’est laissé emporter par la magie de ces images et de ces sons, dont la matière même est renforcée par la performance. ANNIE GAVA
EL GUSTO CINÉMA/ARTS VISUELS 63 Le goût de la musique El En 2003, en vacances, Safinez Bousbia, se promenant dans les dédales de la Casbah d’Alger, entre dans une boutique pour acheter un petit miroir. Celui qui la tient, Monsieur Ferkoui, a été un musicien célèbre dans les années 50, un pionnier d’une musique née de la rue que découvre Safinez Bousbia, le chaâbi (chaâb signifie « peuple »). M. Ferkoui l’a apprise, au conservatoire, sous la direction de son fondateur El Anka, en compagnie de musiciens juifs et musulmans qui sont devenus des amis. En voyant ces photos du passé, Safinez Bousbia entreprend de partir à la recherche des « élèves » de cette classe de musique, séparés par la guerre d’indépendance, de refaire jouer ensemble quelque quarante musiciens et d’en faire un film -son premier ! - à la manière du célèbre Buena Vista Social Club. Elle a envie que cette génération de musiciens de chaâbi soit reconnue internationalement. Ils vivent en Algérie ou en France, certains ne jouent plus depuis longtemps mais tous évoquent avec passion cette musique dont on écoute l’histoire, qui nous plonge dans l’Histoire. Une époque où « Tout le monde chantait en arabe, il y avait des musiciens musulmans qui jouaient dans les bar-mitsvas et les mariages juifs » comme se souvient Robert Castel, le fils de Lili Labassi, un des maîtres du chaâbi. Jusqu’aux heures plus sombres, aux déchirures de la guerre. C’est à une superbe promenade dans la Casbah d’Alger que nous convie le film, dans ses ruelles tortueuses, ses cafés… en suivant le récit d’une belle aventure qui se goûte dans la bonne humeur et le plaisir, El Gusto. C’est bien ce qui s’est passé le 4 janvier au cinéma Le Prado, où le film était présenté en avant-première ! ANNIE GAVA Gusto Mode au Noir La Maison de la Création met en place depuis deux ans un accompagnement aux créateurs de mode de Méditerranée : pendant six mois à raison d’une semaine par mois, les sept lauréats se sont réunis à la MMMM (Maison Méditerranéenne des Marion Vidal - France Sigrun Sauerzapfe métiers de la Mode, ex Institut de la Mode) pour être guidés en tant qu’entrepreneurs et artistes, et plus particulièrement pour concevoir dans ce cadre une œuvre individuelle sur un thème commun. Cette année le Noir, couleur absolue Ayda Pekin - Turquie Sigrun Sauerzapfe dans son absence ou son absorption des autres… Pour la mode couleur de l’élégance, mate ou brillante, du costume, de la petite robe Chanel, mais aussi de la cérémonie ou du deuil. Les sept lauréats ont produit des œuvres très diverses, bijou qui devient l’âme d’une tenue comme pour la Française Marion Vidal, ou la Turque Ayda Pekin, sublime costume de laine et d’or du danseur marocain Artsi Ifrarach, qui donne une liberté de mouvement sensible aux matières et formes traditionnelles du vêtement marocain, tissu subtil laissant la couleur et la matière sourdre par endroits (Mariem Besbes, Tunisie), costume grillagé de saudade de la portugaise Evgenia Tabakova… Espérons que ces œuvres créées ici, soutenues à la fois par le ministère de la Culture, Chanel SAS, la MMMM et MP2013, mais exposées confidentiellement dans une scénographie pourtant soignée à la CCIMP du 12 au 14 janv pour la clôture de la résidence, reviennent s’exhiber à la MMMM, après leur passage au salon Who’s next à Paris (du 21 au 24 janv) ! A.F. Maison de la création 04 91 14 92 02 Maison méditerranéenne des métiers de la Mode, Marseille www.m-mmm.fr



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