Zibeline n°48 janvier 2012
Zibeline n°48 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : 2012 en créations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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58 MUSIQUE Ce livre d’Eric-Emmanuel Schmitt est une correspondance intime, un dialogue sans concession avec le compositeur salzbourgeois. Amoureux de musique, le dramaturge joue son propre rôle sur la scène du Grand Théâtre de Provence avec son double, Julien Alluguette, comédien expressif qui incarne le jeune Eric-Emmanuel. SYMPHONIQUE RÉCITAL Ma vie avec Mozart « Un jour, Mozart m’a envoyé sa musique. Elle a changé ma vie. Depuis, je lui écris souvent. Quand ça lui chante, il me répond, toujours surprenant, toujours fulgurant. » Ils sont accompagnés par l’Orchestre symphonique Confluences, dirigé par Philippe Fournier : ensemble de qualité, aux lignes et accents mozartiens. Perrine Madoeuf, soprano, aigus sûrs et graves veloutés (La Comtesse, Chérubin, Papagena…), et Patrice Berger, baryton élégant et puissant (Don Giovanni, Leporello, Papageno…) accompagnent les rencontres d’E.-E. Schmitt avec la musique du divin Mozart. L’écrivain, dans une posture assez raide, porte son texte avec un X-D.R. appétit qui émeut : « Chérubin, impulsif, impatient comme le murmure de nos frissons. » Mozart semble répondre aux troubles sur la vie, l’enfance (Ah, vous dirai-je maman), l’amour (La Comtesse délaissée), la mort (Requiem) : « Il n’y a pas de descendance Mozart ; ta gloire, Wolfgang, n’est pas de chair, mais d’Art » ! La musique sublime les mots, (Concerto pour clarinette), les accompagne, écho permanent aux réflexions humaines (Concerto pour piano n°21). L’Incarnatus est de la Messe en Ut mineur est un moment de grâce. « Mozart, je voudrais l’offrir à chacun. Un coup de foudre, c’est aussi mystérieux en amour qu’en Art ! » clame l’écrivain. On a eu aussi le coup de foudre ! YVES BERGÉ Le concert-lecture Ma vie avec Mozart d’Eric-Emmanuel Schmitt a eu lieu le 19 décembre au Grand Théâtre de Provence, Aix Sacrée musique ? La Petite messe solennelle de Rossini est une étrangeté de l’histoire de la musique. Le mystère reste entier sur les motivations du septuagénaire à écrire le « dernier péché mortel de sa vieillesse ». Rien de « petit », du reste, dans cette messe qui dure plus d’une heure, sauf son effectif chambriste initial, en 1864, constitué de quelques choristes, de solistes tirés du chœur, de deux pianos et d’un harmonium, qui sonne comme un accordéon de bastringue préfigurant une espèce de « distanciation » que n’auraient pas désavoué Brecht et Kurt Weill dans l’Opéra de Quat’sous. De fait, on entend bien, sous un style buffa, des références au contrepoint classique, on frise parfois le pastiche et il semble que le vieil homme doute, malgré des craintes légitimes, de la sincérité de son propos… Le Choeur Asmara X-D.R.'4,11e," L’interprétation qu’en a donné Samuel Coquard à la tête de l’ensemble Asmarã, au gong de la nouvelle année, a été remarquable sur les plans de l’équilibre choral, du souffle romantique, du rendu intimiste des couleurs et des jeux fugués. Il en a été de même du côté des pianos, de l’élan dynamique du Kyrie (Nina Uhari) aux accents funèbres de l’Offertoire (Fabienne di Landro). On aurait aimé cependant que l’harmonium (Cécile Maurel) soit plus présent dans la confrontation des claviers. Si les voix n’ont pas toujours été à la mesure des solos, quant au style, la technique, l’égalité ou l’adéquation du timbre, on loue Marie-Hélène Beignet pour son vibrant mezzo révélé dans le final. JACQUES FRESCHEL ILA. ! rt.. -1_'. ?'S.71 r WM+ F Petite messe solennelle de Rossini, à Marseille au Gymnase, le 2 janvier Samuel Coquard dirigera à nouveau cet opus aux Chorégies d’Orange les 20 et 21 juillet 2012. Asmarã assurera la partie chorale quand les solistes annoncés sont Amel Brahim-Djelloul (soprano), Isabelle Druet (alto), Leonardo Cortellazzi (ténor) et Nicolas Courjal (basse) Aux sources contemporaines du son Les élèves du Conservatoire de Turin, Andrea Steffenel, piano, Stanislas Pili, percussions, Salvatore Livecchi, électronique, ont présenté, dans le cadre de Suona Italiano, trois œuvres contemporaines où la voix essentielle et les peaux originelles se mêlent au piano percussif, dans un parcours doublé par l’électronique. Maurizio Pisati a livré une œuvre très esthétique : Tomtomeyes, pour percussion amplifiée, électronique et vidéo. Sur un défilement d’images, comme un journal quotidien, le percussionniste déroule un flot incessant de sons vocaux et joue sur des toms des motifs rythmiques issus des tambours de Bâle : belle performance. Sofferte onde serene de Luigi Nono, créée en 1976 par Maurizio Pollini, est une pièce pour piano et bande magnétique, qui oscille entre une réflexion intérieure et un regard puissant vers la lagune vénitienne ; piano et bande magnétique se confondant de manière séduisante et mystérieuse. Très bel engagement du pianiste. Dans Transicion II de Mauricio Kagel, des sections enregistrées par le pianiste sont réinterprétées, dimension théâtrale où le pianiste et le percussionniste utilisent le même instrument. Double concerto pour bande où de grands clusters alternent avec des touches impressionnistes pendant que le percussionniste domine la table d’harmonie et invente, sur les cordes, d’incroyables couleurs avec ses multiples baguettes. Une belle découverte qui enrichit nos liens musicaux. Y.B. Ce concert de la classe électroacoustique du Conservatoire de Turin a été programmé par le GMEM le 14 décembre
Philippe Berrod Marc Rouve Vents debout ! La Société de Musique de Chambre de Marseille propose, sans tapage, chaque saison, des programmes pointus donnés par des formations qui constituent le fleuron du genre. Pour la 1305 e séance, la « bande à Camau » avait signé son pacte coutumier avec la Biennale Internationale de Quintette à Vent (9 e du nom) et l’Institut Français des Instruments à Vent qui, comme son nom l’indique, met à l’honneur flûtes, hautbois, clarinettes, bassons ou cors… Un effort conjugué qui a permis de faire descendre de la capitale huit formidables solistes issus de l’une de nos meilleures formations symphoniques : l’Orchestre de Paris ! Emmenés par le clarinettiste Philippe Berrod, ils MUSIQUE 59 ont proposé des opus rarement joués, car inadaptés aux Trios ou Quatuors couramment établis : le Septuor pour cordes et vents op.20 de Beethoven et l’Octuor pour cordes et vents D.803 de Schubert. Dans ces œuvres cousines aux dimensions hors normes, où coexistent pureté mélodique et modernisme formel, les musiciens se sont livrés à un habile jeu de vaet-vient vents/cordes pour une belle (mais illusoire !) alchimie. JACQUES FRESCHEL Octuor de l’Orchestre de Paris. Auditorium de la faculté de médecine de Marseille, le 13 décembre Un colosse aux pieds d’argile o C’est après avoir avalé, sans difficulté aucune, quelques dix préludes de Rachmaninov, dont le redoutable en solm, avec une aisance et une décontraction à la limite de la nonchalance, puis englouti les diaboliques Variations sur un thème de Paganini de Brahms, que Boris Bérézovsky s’excusa de ne point pouvoir jouer les Études d’exécution transcendante de Liszt car il était en petite forme ! En lieu et place de ce monument de virtuosité, le pianiste russe enchaîna une kyrielle de « petites » pièces de Chopin, Godowsky, Albéniz… avec son style caractéristique, tout en finesse et élégante robustesse, déclinant dans la fluence des phrases mélodiques une musique cristalline marbrée d’une extrême sensibilité. Visiblement très fatigué et ému, le virtuose s’effaça discrètement après une étude de Chopin tout en retenue et délicatesse à l’image de ce pianiste hors norme, encore plus touchant peut-être dans ce moment de fragilité… CHRISTOPHE FLOQUET Concert donné au GTP le 13 janvier Boris Berezovsky Vincent Garnier Mirare Amor amor Si tu ne viens pas au concert, le concert ira à toi ! C’est le mot d’ordre de la CPA depuis déjà 8 ans. L’orchestre philharmonique du Pays d’Aix, composé de 60 musiciens de la région, anime dix villes du territoire, de Saint-Cannat à Pertuis deux fois dans l’année. Pour la tournée d’hiver, le chef d’orchestre Jacques Chalmeau a choisi de se confronter à l’interprétation d’une seule œuvre, plus précisément à un choix d’extraits du ballet de Prokofiev, Roméo et Juliette. Ce « chef-d’œuvre absolu met vraiment en musique le texte originel de Shakespeare explique-t-il, avec ses nuances, ses atmosphères. » L’orchestre, brillant, se glisse dans les méandres de la musique de Prokofiev, ses variations de rythmes, de la grande respiration russe aux ébauches du jazz. Descriptive, elle raconte les colères, les coups de foudre, la o Orchestre philharmonique du Pays d'Aix X-D.R douceur, le désespoir, la mort… échos à l’intérieur même de l’œuvre du compositeur, des accents de Pierre et le loup dans la jeunesse provocante et insouciante des Masques… Le final de la mort des amants est tout simplement bouleversant. Aussi, peu importe si la sonorisation du gymnase de Fuveau saturait un tantinet les graves et asséchait les aigus, l’émotion était transmise. Petite récréation et particularité propre à Fuveau, au rappel, l’orchestre se laissait conduire avec humour par le Vice-président de la CPA, délégué à la culture, Jean Bonfillon, sur la Rhapsodie Hongroise de Brahms. Une reconversion en vue ? MARYVONNE COLOMBANI Ce concert a eu lieu à Fuveau le 14 janvier (voir tournée p 40)



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