Zibeline n°48 janvier 2012
Zibeline n°48 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : 2012 en créations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 50 - 51  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
50 51
50 MP2013 LES ATELIERS DE L’EUROMÉDITERRANÉE Repères Jean-Michel Bruyère est membre très actif du groupe d’artistes LFKs, dont le siège est à Marseille et les ateliers principaux à la Friche la Belle de Mai. Les domaines d’activité de LFKs vont du cinéma aux arts électroniques, en passant par la vidéo, la musique et la littérature. Le groupe LFKs est international : ses membres sont de 14 nationalités différentes, et ils ont participé à des résidences de création dans 34 pays depuis sa fondation. gBTd'[r` 8Jp815 Uëd"SY 6.-Ll 8=7IVihO9a-1-1i361019. ET4L 8n z e8T814 s18 lgyMeFi'Y F ! Atelier Résidence de juin 2011 à juin 2012 École Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne Fondée en 1816 par Louis XVIII, l’École des Mines a accompagné la révolution industrielle en formant les ingénieurs de l’époque. Aujourd’hui, elle est l’une des institutions les plus prestigieuses de France, et propose une formation complète, entre recherche, technique et monde de l’entreprise. En 2002, elle a ouvert un second site à Gardanne, dont la spécialité est la microélectronique. JM Bruyère ! rL61-3961 ; f47Yt z.9}7.4 fip}lt n9s.a.cysiq { aun { ILafE aci..ii 4 uH Ta9n-FoE ocUe JEAN-MICHEL BRUYÈRE It’s now baby ! Marseille Provence 2013 accompagne Jean-Michel Bruyère depuis 2011 sur ses projets en région, avec une installation (bouleversante !) lors du dernier Festival d’Avignon, un opéra dans le cadre du prochain Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence, et à Arles en 2013 « un grand polyptyque vidéo, conçu spécialement pour la halle des Ateliers SNCF et exploitant les dernières capacités de l‘image en très haute définition. » Conçues comme « un cycle de créations, intitulé vitaNONnova et dont l’histoire du Black Panther Party est le fil », ces œuvres ont donné lieu à une collaboration entre l’artiste et les élèves de l’École des Mines. Encadrés par un enseignant, Laurent Freund, trois groupes d’étudiants se sont penchés sur un projet « d’édition pour tablette numérique : la conception artistique et technique d’un « livre enrichi » c’est-à-dire exploitant les possibilités offertes par ce support électronique en matière de navigation dans un contenu articulant textes, photos, illustrations, films, musiques… » Le public aura par exemple la possibilité d’accéder à certaines archives qui ne sont physiquement consultables qu’à San Francisco. Jean-Michel Bruyère commente sobrement son travail : « Beaucoup d’expériences sont menées en ce moment à travers le monde dans ce domaine, nous ne faisons que nous inscrire dans ce mouvement général. » Mais l’expertise de la prestigieuse École des Mines est certainement un atout en matière d’innovation technologique… r s Repères Née en France dans une famille algérienne, Zineb Sedira vit à Londres après avoir étudié au Royal College of Art. Elle a été nommée en 2009 Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Plasticienne, photographe et vidéaste, elle travaille notamment sur la mémoire et les flux migratoires. Atelier Résidence d’octobre 2011 à l’automne 2012 Ici/Ailleurs, en janvier 2013 Espace Panorama de la Friche - Belle de Mai Grand Port Maritime de Marseille Le Port de Marseille Fos est le premier port français, et l’un des plus grands pétroliers au monde. Il assure le transport des marchandises, minerais, matières premières et passagers entre l’Europe et la Méditerranée, et dessert 400 destinations sur la planète. Ses deux bassins couvrent une superficie de près de 10 500 hectares au total.
MP2013 51 ÉTIENNE REY Tropique L’atelier d’Étienne Rey est tendu de draps noirs, une bouche d’aération crache des flots de vapeur qui envahissent lentement l’espace, et trois vidéoprojecteurs sculptent cette matière impalpable à l’aide de la lumière. Pour le visiteur, c’est une sensation physique unique en son genre, les murs et le sol disparaissant pour laisser la place à un non-lieu défini par des rais lumineux et les volutes du brouillard. Dans la version finale, un dispositif de capteurs Kinect et caméras 3D infrarouges permettra au public d’interagir avec ces flux, les plus infimes mouvements entraînant une réaction en écho à sa présence. Derrière cette installation subtile, une collaboration fructueuse entre le plasticien et Laurent Perrinet, chercheur en neuroscience, spécialiste de la perception et de la cognition. « Le cerveau humain évalue constamment son environnement : ça c’est lumineux, ça non. Ça c’est en mouvement, ça non, ça ça n’existe pas, ça oui... D’où parfois la reconstitution faussée, les illusions d’optiques ! » Mais l’artiste n’a pas cherché à mettre en scène Tropique 2011 Etienne Rey un mirage, il évoque plutôt les hologrammes ou la transformation de la lumière par la matière, son dessein étant de révéler... une structure à l’état de vapeur. Le visiteur ne percevra peut-être pas que l’univers dans lequel il plonge est le fruit de savants algorithmes issus de la mécanique des fluides, et c’est tant mieux : il pourra ainsi absorber avec l’esprit libre des enfants une atmosphère onirique, contemplative et ludique à la fois. Repères Après une maîtrise en Arts Plastiques à l’Université d’Aix-en-Provence, Étienne Rey a poursuivi ses études en architecture ; il a également tâté du dessin industriel et des sciences dures avant de débuter sa carrière d’artiste plasticien en 2001. Son travail explore le mouvement et l’espace, en filiation directe avec l’art cinétique. Le projet Tropique a été lauréat du Réseau Arts Numériques en 2011. Atelier Résidence de mars 2011 à janvier 2012 IMéRA L’Institut Méditerranéen de Recherches Avancées, fondé par les Universités d’Aix Marseille et le CNRS, accueille en résidence des chercheurs, scientifiques et artistes, afin de mettre l’accent sur « la condition humaine des sciences ». Son objectif est de favoriser leur rencontre, en leur évitant toute contrainte administrative ou d’enseignement le temps nécessaire à leurs travaux. ZINEB SEDIRA Sans titre (provisoire) Le projet de Zineb Sedira pour les ateliers de l’EuroMéditerranée est de conclure son triptyque vidéo consacré aux ports d’Alger et de Marseille. Dans le deuxième volet, intitulé MiddleSea, l’artiste filmait le ferry circulant entre les deux villes, ses gerbes d’écume et coursives désertes, dans une puissante évocation de l’expérience du transit... Attente comprise, corne de brume et regard perdu dans les vagues, le mazout laissant une tache sale dans le sillage du bateau. « La plupart de mes recherches portent sur le mouvement, les flux, les déplacements, les exodes. » Jean-Claude Terrier, Directeur Général du Grand Port Maritime de Marseille, se dit ravi d’accueillir Zineb Sedira : « Pour nous qui le connaissons comme un outil, ce sera enrichissant de découvrir le regard d’une artiste sur le Port. » L’artiste quant à elle espère aussi accéder aux archives, ce qui n’est pas évident dans un cadre industriel, et rencontrer les salariés, marins, dockers, pour les faire parler de leur lieu de travail, de leur rapport à la mer. « Je m’intéresse à l’histoire orale. Le son est important dans mon processus de création. » Les repérages auront lieu cet été, le tournage en septembre, en fonction des arrivées de bateaux, puis l’œuvre sera intégrée à l’exposition inaugurale du nouvel espace de la Friche en janvier 2013. Afin de prolonger son immersion dans l’univers salé du Port, le public pourra accéder exceptionnellement et durant toute l’année à la totalité du hangar J1, et même à une partie de la Digue du Large. Série Alger-Marseille, 2008 Courtesy Zineb Sedira et galerie Kamel Mennour, Paris



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 1Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 2-3Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 4-5Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 6-7Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 8-9Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 10-11Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 12-13Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 14-15Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 16-17Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 18-19Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 20-21Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 22-23Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 24-25Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 26-27Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 28-29Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 30-31Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 32-33Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 34-35Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 36-37Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 38-39Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 40-41Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 42-43Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 44-45Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 46-47Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 48-49Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 50-51Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 52-53Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 54-55Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 56-57Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 58-59Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 60-61Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 62-63Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 64-65Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 66-67Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 68-69Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 70-71Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 72-73Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 74-75Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 76-77Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 78-79Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 80