Zibeline n°48 janvier 2012
Zibeline n°48 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : 2012 en créations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
04 POLITIQUE CULTURELLE PALAIS LONGCHAMP LA CITÉ MAISON DU THÉÂTRE L’eau, l’art et l’or « Nous serons prêts, sur les lieux que nous demande Marseille Provence 2013 : le J1 sur le Port, la Friche, le musée d’histoire, le Palais Longchamp, le musée Borely, le MuCEM aussi qui relève de la responsabilité de l’État, tout ceci sera prêt, à l’heure, nous pouvons l’affirmer à présent. » C’est ainsi que s’exprimait Daniel Hermannlors de la visite du futur Pôle muséal Longchamp en compagnie de Renaud Muselier, qui réaffirma quant à lui la séparation nette entre « le contenant et le contexte », dont il s’occupe (entendez les bâtiments, les transports et les structures d’accueil) et « le contenu », c’est-àdire la programmation artistique, qui n’est pas de son ressort, et que MP2013 va dévoiler le 19 janvier ! Que se passera-t-il à Longchamp, monument historique, palais de l’eau qui a vécu un état de décrépitude indigne (voir p 78) ? La rénovation des façades est achevée, celle des fontaines et des espaces intérieurs du musée des Beaux-Arts sont en bonne voie, ainsi les « fabriques orientalistes » de l’ancien zoo, cages qui accueilleront des animaux virtuels, un zoo artistique, à partir de 2013… Quant au Musée des Beaux-Arts, qui possède un fonds splendide que plus personne n’a vu depuis des années, il accueillera la grande exposition De Van Gogh à Bonnard qui devrait attirer de très nombreux visiteurs : 800 pourront simultanément visiter l’exposition, c’est-à-dire les 1350 m² dévolus aux expositions d’un musée de 2200 m² en tout, doté d’une magnifique verrière zénithale -occultée jusqu’alors par un faux plafond ! « Par-delà le musée, c’est la totalité des espaces qui retrouveront leur beauté, les fontaines, les fresques, le péristyle, les escaliers… Le jardin est idéalement situé dans un quartier aujourd’hui parfaitement desservi par le tramway, et tout cela est mis au service du citoyen marseillais, au-delà de 2013. » Des travaux qui, pour l’ensemble du Pôle Longchamp (hors le Museum et l’Observatoire, qui ne seront hélas restaurés qu’après 2013, la culture scientifique restant comme ailleurs le parent pauvre de la politique culturelle marseillaise) s’élèveraient à 18 Md’ €, essentiellement pris en charge par la Ville, aidée par l’État, mais aussi par un fonds privé pour le Ville de Marseille patrimoine (voir Zib’47) : ainsi EDF, qui est aussi un des nouveaux partenaires de MP2013, et Suez environnement, pour les fontaines, et les cages virtuelles. Un moyen pour Suez de rappeler sa présence à Marseille, au moment où va s’ouvrir un Forum de l’eau (voir p 78) plutôt piloté par Véolia ? AGNÈS FRESCHEL www.marseille.fr Écrire le réel Depuis 10 ans, Michel André et Florence Lloret, à La Cité-Maison de Théâtre et ailleurs, proposent des créations qui entretiennent un rapport de proximité immédiate avec le quotidien contemporain, fondé sur des témoignages, des récits autobiographiques, des expériences sociales et éducatives. Un travail partagé, à La Cité, avec plusieurs groupes d’amateurs, scolaires, adolescents et adultes, dans une pratique du théâtre qui ne sépare pas l’écrit du jeu. Aujourd’hui Michel André lance une Biennale des Écritures du réel Zibeline : Qu’entendez-vous par « écriture du réel » ? Michel André : Ce sont les écritures qui travaillent avec des matières brutes de vécu, des sujets de vie, qui partent d’une sorte d’Alphabet des oubliés comme l’écrit Patrick Laupin dans le spectacle que Florence Lloret met en scène avec des enfants. Une écriture sociale, alors ? Oui, mais pas uniquement : une écriture de la relation. Bien sûr il est question dans cette programmation des classes populaires, des Roms, de la crise, du travail, des analphabètes… Mais cela ne suffit pas à définir une écriture du réel : nous voulons sortir de la maitrise totale de l’œuvre par l’artiste, de l’auteur qui écrit tout seul sa pièce, pour aller vers une écriture collective, ou une écriture inspirée très directement du territoire dont elle parle, par des enquêtes, des ateliers d’écriture. Une écriture qui garde visible ces traces, et l’expérience de la rencontre. N’est-ce pas ce qu’on appelle du théâtre documentaire ? Pas exactement. Le théâtre documentaire s’attache essentiellement aux archives. Personnellement, je préfère travailler sur des écritures en création, mêler le travail professionnel avec celui des amateurs pour des créations partagées qui établissent d’irremplaçables relations avec les habitants. Et puis entrer en dialogue avec la fiction. Dans écrire le réel il y a aussi écrire, qui n’est pas simplement rapporter. Cette biennale sera donc essentiellement composée d’écritures dramatiques ? De textes oui, mais aussi de films, de travaux plastiques, de photos, et de slam. Il y aura aussi des philosophes et des penseurs, comme Bernard Stiegler. Il s’agit de fédérer ceux qui veulent travailler dans ce sens. Pensez-vous que cette volonté d’écrire le réel représente un nouveau courant esthétique ? C’est une démarche dans laquelle beaucoup d’artistes semblent s’engager aujourd’hui. En tous les cas les lieux intéressés par l’aventure sont nombreux à Marseille : des théâtres (la Minoterie, le Merlan, les Bernardines, le Massalia, les Bancs Publics, la Gare Franche, le Gyptisndlr), mais aussi Le Polygone étoilé, la Marelle, Le Point de Bascule, les Archives Départementales et le Mucem, de nombreux établissements scolaires et centres sociaux, l’École de la 2 e Chance. Et puis on s’étend à Avignon et à Cavaillon (scène nationale, les Doms, Les Hallesndlr), et même à Paris. Quelles sont vos relations avec l’année capitale ? La Biennale aura lieu en 2012 puis en 2014 ! La Cité a un projet labellisé 2013, mais nous inscrivons cette biennale dans un temps que nous espérons pérenne, et qui n’est pas lié à la Capitale européenne. Avec quels financements ? La programmation de la première édition, soit une vingtaine de spectacles, des tables rondes, des expositions, lectures, ateliers, rencontres… n’est évidemment pas produite par le théâtre de la Cité ! Nous fédérons les propositions de chacun, et produisons nos propres propositions. La Minoterie d’ailleurs coproduit notre Alphabet des oubliés. Nous avons pour l’ensemble de la Biennale obtenu des financements spécifiques de la Région Paca (30 000 €) de la Ville de Marseille (6000 €) et le mécénat de la Fondation de France (30 000 €). Pour le CG 13, le montant n’est pas encore arrêté ! PROPOS RECUEILLIS PAR AGNÈS FRESCHEL La première édition de la Biennale des Écritures du réel aura lieu du 14 mars au 7 avril www.maisondetheatre.com
I BALLET D’EUROPE LA TVA SUR LE PRIX DU LIVRE POLITIQUE CULTURELLE 05 L’alarme résonne toujours Confirmé en séance plénière par l’Assemblée nationale le 21 décembre, le relèvement de la TVA à 7% entrera en vigueur, pour la filière livre (et aussi sur les spectacles, les places de cinéma ou encore les entrées de musée), le 1er avril. La très forte mobilisation des libraires a en effet permis d’obtenir le délai de trois mois de l’entrée an vigueur de cette mesure (voir Zib 47), un délai qui « doit être mis à profit pour s’assurer qu’un maximum d’éditeurs tiennent compte de cette hausse de la TVA dans leur politique de prix, conformément au principe de neutralité de la TVA pour les acteurs économiques, mais aussi pour mettre à jour les bases de données en librairie, déterminer le statut fiscal des retours et mettre en place une information à destination des clients des librairies sur les écarts entre les prix imprimés et ceux en vigueur » rappelle le Syndicat de la Librairie Française (SLF). Si cela ne remet pas en cause la loi Lang -qui a instauré le prix unique du livre en France, fixé par les éditeurs et pratiqué dans toutes les librairies, qu’elles soient indépendantes ou appartenant à une chaîne-, elle est néanmoins « en contradiction avec la reconnaissance et le statut particulier dont le livre a bénéficié jusqu’à présent » selon le SLF. À savoir le soutien à la chaîne du livre, et plus particulièrement au tissu des librairies en France, qui ne sont pas des commerçants comme les autres, ont une mission de conseil et de passeurs de culture qui ressemble à un service public. Mais chacun semble se préoccuper davantage des restaurateurs, à croire que la disparition progressive des disquaires n’a pas marqué les esprits… À suivre… « Alors que les difficultés structurelles rencontrées ces dernières années par la librairie tendent à s’accentuer, Frédéric Mitterrand a décidé d’engager une nouvelle étape dans la stratégie de soutien développée dans les pouvoirs publics. » Voilà donc lancée, par le ministère de la Culture, une mission sur l’avenir de la librairie, confiée à Bruno Parent, inspecteur général des finances, Marc Sanson, Conseiller d’État, Matthieu de Montchalin et Colette Kerber, libraires (respectivement à la librairie l’Armitière à Rouen et à la librairie Les Cahiers de Colette à Paris), Teresa Cremisi, éditeur (Flammarion) et Alexandre Jardin, écrivain. Elle « examinera notamment les questions de l’accès au financement de ces commerces, de l’amélioration de leurs marges et de l’allocation la plus efficace des aides publiques […] Elle étudiera les conditions d’un maintien d’une offre de libraires dense et diversifiée sur le territoire et les facteurs de réussite des libraires face au développement des nouveaux modes de distribution des livres » Un chantier à suivre tout au long du trimestre, et dont nous rendrons compte. DO.M. À Barjols, la Zone d’Intérêt Poétique (ZIP) des éditions Plaine Page entre en résistance le 28 janvier par le biais de la revue Art-matin, gazette poétique et sociale, qui consacre son n°3 au sujet. Et pour l’accompagner, la ZIP organise, le jour même, des lectures des pages par leurs auteurs, la lecture bilingue d’Alberto Valdivia-Baselli, poète et auteur péruvien, et une exposition des œuvres originales spéciales TVA du 28 jan au 10 fév. 04 94 72 54 81 www.plainepage.com Le paquebot blanc Installé depuis quatre ans dans une ancienne centrale électrique à Allauch, le Ballet d’Europe ouvre aujourd’hui les portes de son studio au public. Tout un symbole ! C’est sous le signe de l’énergie, du mouvement et de la vie que Jean-Charles Gil lance son Paquebot blanc à la mer, actant ainsi la première phase de travaux : « Il y a le Pavillon Noir, et aujourd’hui le Paquebot blanc. C’est un nom cohérent par rapport à ce que je ressens : tout peut évoquer le voyage… » Et tout peut s’ouvrir aux autres : « Je crée une danse accessible à tous, mais pas facile, qui s’appuie sur la technique classique pour mieux la dépasser, la transcender (…) Si on a une équipe vivante pour une danse vivante, il est important d’avoir un lieu de travail vivant. » Ce qui, dans un premier temps, signifie que le public peut découvrir les nouveaux aménagements à l’occasion d’actions de sensibilisations, de journées portes ouvertes, de week-ends danse et de rencontres intimes. Les travaux de mise en conformité se sont concentrés sur le premier étage qui dispose désormais d’un hall d’accueil, d’un espace bar et d’un studio de répétition pouvant accueillir 250 personnes grâce à des gradins modulables. À plus long terme il est question d’optimiser les 1000 m² de surface totale de l’ancienne usine : une seconde phase de réhabilitation est prévue avec, notamment, des espaces de travail pour accueillir des artistes en résidence. Pour l’heure l’immense studio lumineux bruisse d’une intense activité car la troupe est mobilisée H2O Agnès Mellon par le projet H2O/Mémoires de l’eau qui fera l’ouverture, le 12 mars, du 6 e Forum mondial de l’eau à Marseille. Près de 1200 participants le découvriront en avant-première avant la création en 2013 labellisée Marseille Provence - Capitale européenne de la culture. Un travail artistique mené depuis deux ans avec l’Institut français de Tanger/Tétouan qui associe des danseurs du Ballet et des breakers de Tanger, notamment SisQo qui partageait l’affiche du duo Udor Polimatès/Eau savante avec Jean-Philippe Bayle. Jean-Charles Gil poursuit donc l’aventure en créant une « nouvelle unité symbolisée par l’eau » née de ses réflexions sur la mémoire et le mystère de l’eau, sa puissance mystique, sa fluidité et sa mobilité. Le travail chorégraphique est épuré, entre danse au sol et verticalité, pour donner à voir la combinaison des matières (hydrogène, oxygène) et des cultures dans une vision jaillissante. Tout est lié, comme l’eau qui nous entraine dans une histoire, un voyage. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Ballet d’Europe 04 96 13 01 12 www.balletdeurope.org



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 1Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 2-3Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 4-5Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 6-7Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 8-9Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 10-11Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 12-13Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 14-15Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 16-17Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 18-19Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 20-21Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 22-23Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 24-25Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 26-27Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 28-29Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 30-31Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 32-33Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 34-35Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 36-37Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 38-39Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 40-41Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 42-43Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 44-45Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 46-47Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 48-49Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 50-51Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 52-53Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 54-55Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 56-57Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 58-59Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 60-61Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 62-63Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 64-65Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 66-67Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 68-69Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 70-71Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 72-73Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 74-75Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 76-77Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 78-79Zibeline numéro 48 janvier 2012 Page 80