Zibeline n°48 janvier 2012
Zibeline n°48 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : 2012 en créations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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I 22CABARET/ARTS DE LA RUE ARLES GYMNASE MERLAN SCÈNES ET CINÉS Noël et cætera ID Installation lumineuse interactive Phosphene de la cie Eido a l'Espace Van Gogh DE.M pour Zibeline Depuis huit ans, à Arles, la période de Noël est le temps des retrouvailles familiales autour d’un festival de réjouissances gratuites digne d’un conte de fées. Huit jours de déambulations de rues en rues, de spectacles en acrobaties, de musique en poésie, avec en point d’orgue deux spectacles d’ouverture et de fermeture en plein air : les Envolées Chromatiques de la cie Aérosculpture et la Distillerie d’images par le Kolektif Alambic et le Philharmonique de la Roquette. Parmi les nombreux rendez-vous, la compagnie du Petit Monsieur aura plié de rire son auditoire avec une démonstration pas si farfelue de l’art de dompter une tente injustement dénommée 2 secondes. Avant d’aller découvrir à l’Espace Van Gogh l’univers lumineux de Phosphène, où la matière lumière était en libre service grâce à une installation interactive, ou de s’essayer aux jeux en bois géants proposés par la Martingale à la Chapelle Sainte-Anne, petits et grands auront appris la fabrication d’un Chapeau Magique avec des ateliers spectaculaires de pliage, à même le sol. À la fin de la journée, chacun finissait de déambuler dans la ville, des marrons chauds plein les mains et son drôle de bonnet géant sur la tête. Un signe de ralliement à chaque coin de rue autour de ces Drôles de Noëls qui réchauffent les petites mains et rassemblent à leurs côtés les plus grands. DE.M. Les Drôles de Noëls se sont déroulés à Arles du 17 au 24 décembre Soviet ! o Au détour de Drôles de Noëls mais aussi à Marseille, Martigues, Nice et Brignoles on a croisé deux fous échappés d’une singulière machine à remonter le temps… soviétique ! Le duo PasVuPas- Pris a eu la très très bonne idée de reprendre Les Moldaves, créés en 2007. Spoutnik, Vodka, armée russe et hymne soviétique renaissent avec une ironie mordante, évoqués par ces deux acrobates de haut vol qui, mine de rien, de main à main et entre deux caricatures d’accent de l’Est, exécutent quelques figures virtuoses. À l’aide de jeunes femmes du public qui doivent avoir le cœur bien accroché ! Vraiment hilarant… A.F. À venir Les Moldaves se produiront le 19 février à Istres et Grans dans le cadre des Elancées Agnès Mellon Vive le cul (et les seins) Après le succès et le Prix (mise en scène, Cannes) du film joyeux de Mathieu Amalric qui les a fait découvrir en Europe, les actrices et l’acteur de Tournée ne pouvaient se résoudre à retrouver leurs cabarets américains et sont venus faire leur show dans nos théâtres ! Forcément décalés dans les dorures sublimes du Gymnase, leur show tapageur, s’il n’est pas novateur dans son alternance de numéros de striptease individuels, fait découvrir des individualités fascinantes, et surtout un esprit caustique qu’on n’attendrait pas là : lorsque Dirty Martini, sublime obèse blonde, se débarrasse de ses vêtements, sous-vêtements et accessoires tous aux couleurs du drapeau américain, et laisse éclater sa chair blanche sur Proud to be an american, ou lorsque la meneuse de revue entonne, une ceinture de al bananes à la taille « j’ai deux amours, ma main droite et mon godemichet », on est évidemment pas dans les attendus du striptease. Personne n’est là pour se rincer l’œil triste, mais pour tapager, ensemble. Salace, mais sympa ! A.F. À noter Cabaret new burlesque se joue jusqu’au 21 jan Théâtre du Gymnase, Marseille 0820 000 422 www.lestheatres.net Voir l’humain Il est rare que les spectateurs aient ainsi l’occasion de sentir l’humanité de ceux qui sont sur scène. Du spectacle qu’on leur offre. Dans Gardenia Alain Platel réussit une fois de plus ce tour de force, en touchant à ce naturel désarmant que son œil seul semble savoir capter et faire reproduire à ceux qu’il met en scène. Vanessa Van Durme, une fois encore, mène le jeu, ayant regroupé autour d’elle d’anciens compagnons, travestis ou transsexuels, entre 58 et 69 ans. Ensemble ils s’offrent au regard sans tapage, les yeux dans les yeux, dans leurs costumes gris masculins qui ne vont pas à leurs allures, puis dans des tenues colorées et féminines qui ne leur vont plus… Que sont-ils, ces anciennes fleurs sublimes, gardénias d’un jour disparus ? Un sublime solo sur la chanson d’Aznavour, décalée avec ses affirmations grossières, mais juste dans sa douleur, vient compléter des embryons de numéros et des changements constants d’habits, des regards échangés. La forme de Gardénia reste un peu molle, on se demande pourquoi une femme est là. Mais peu importe. On y a vu, au détour, un geste de séduction qui survit, un sourire nostalgique, une démarche qui fut sublime, et des regards complices échangés entre ceux qui ont toujours vécus à côté. De leur corps, des attentes, de la société, des vêtements, des musiques qui ne peuvent pas les faire simplement pleurer. Car ces vieux Gardénias gardent une odeur sublime, et le commun n’est pas pour eux. AGNÈS FRESCHEL Gardénia a été joué au Merlan du 13 au 17 janvier Luk Monsaert
CITÉ DES ARTS DE LA RUE SIRÈNE CABARET/ARTS DE LA RUE 23 Voisins et complices La nuit la plus longue de l’année, le 21 décembre, a été célébrée dans l’enthousiasme à la toute nouvelle Cité des Arts de la rue. Une partie de ses habitants -c’est ainsi que se nomment les structures qui l’occupent- ont invité leurs amis, voisins et complices. Inauguration de l’installation de Karwan, pôle de développement des arts de la rue, dans ses nouveaux locaux avec une exposition de photos qui retraçaient le parcours de la structure durant 10 ans ; fête pour le retour de Salé (Maroc) de la 4 e promotion des Apprentis de la FAI AR, qui auparavant avaient suivi un travail sur les écritures du réel et le goût des autres à La Cité - Maison de Théâtre (voir p 4) ; occasion d’accrocher une toile que l’artiste Antoine de Bary offre à la Cité, rendant hommage à un célèbre funambule, Michel Brachet, surnommé « Le Diable blanc » ; présentation d’un travail en cours de Bernard Llopis à la verve toujours convaincante... et d’autres mini-événements qu’on ne peut tous citer ! Entre un verre et un bol de soupe, on découvrait un immense bonhomme construit avec des containeurs par l’Atelier Sud Side pour la prochaine création de Générick Vapeur, Waterlitz. La soirée a été aussi l’occasion de signer une convention entre la Cité et les entreprises du secteur en zone franche (EZF) regroupées sous la bannière À venir Dans le cadre de l’Art est public, et pour faire suite à cette manifestation issue d’un appel lancé par la fédération nationale des arts de la rue aux artistes, sympathisants, plasticiens, techniciens, élus et citoyens curieux, l’Université buissonnière s’annonce les 9 et 10 février à la Cité des Arts de la Rue de Marseille. Étape d’échange et de réflexion autour de L’Art est public, elle permettra Inauguration Karwan Cite des arts de la rue - algo 2011- Karwan de Cap Au Nord Entreprendre. Il s’agit d’un partenariat qui permet la valorisation du site, la participation des publics du secteur. En signe de dérision cet accord, surnommé G 21, a été signé sur une table conçue par Sud Side. Tout cela souligne le nouveau dynamisme de ces quartiers, présageant des actions multiples, des partenariats prometteurs avec les artistes. Signalons aussi les ballades notamment d’interroger les conditions d’une véritable reconnaissance de l’importance de l’art vivant dans la culture et de la culture comme ferment de démocratie, et d’interpeller les politiques autour de ces problématiques. 01 42 03 91 12 www.federationartsdelarue.org Sous le signe des César... L’ANPU (Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) a voulu souhaiter ses bons voeux de rétablissement à Marseille en ce début d’année 2012. Tout y était : sapins couverts de faux givre et guirlandes, apéritif offert aux spectateurs… Notez que l’apéro servait à faire passer la petite pillule blanche offerte en traîtement de la névrose marseillaise ! Sur fond musical d’un Petit papa Noël à la sauce orientale, deux hommes, un marseillais et un algérois, s’adressent à la foule dans les deux langues, appelant à la reconstruction d’un avenir commun et à la guérison. Rendez-vous est pris pour le 4 janvier 2062, car il faudra bien 50 ans pour atteindre ce but ! Au sol sont découverts des messages retraçant l’histoire de Marseille depuis Phocée, puis l’empereur César pour arriver au règne des automobiles et de cet autre César qui les a compressées... Une manière sarcastique de réfléchir à la place de l’automobile dans cette ville ! CHRIS BOURGUE Vincent Lucas La sirène de l’ANPU a eu lieu le 3 janvier sur le parvis de l’Opéra urbaines organisées par la coopérative Hôtel du Nord qui oeuvre pour valoriser le patrimoine local et méconnu. CHRIS BOURGUE www.lacitedesartsdelarue.net www.hoteldunord.coop 0-111QUE PREM UER MERCREDI DU inis A ND ! HET, SONNENy LES SiR_LNESIMERCREDI 1 FEfRIE (DEscooszei p,ovlsoviu L onoickb SMENES IDI NET PARVIS. DE CORERA MARS EIL.LE.www.lieuxru bLics.eco-i



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