Zibeline n°48 janvier 2012
Zibeline n°48 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : 2012 en créations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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, i i 20 DANSE GRASSE PARENTHÈSE AIX MERLAN CAVAILLON DRAGUIGNAN OLLIOULES Une parenthèse enchantée Pour son dixième anniversaire, la compagnie dirigée par Christophe Garcia s’est offert un plateau prestigieux Déjà dix ans que La Parenthèse poursuit son aventure, naviguant, d’un entrechat, de Marseille à Montréal. Un événement que Christophe Garcia, son directeur artistique, a voulu marquer en le plaçant, avec la modestie qui le caractérise, sous le signe de la grande famille de la danse. Et quelle famille ! Glaçant () Cela ressemble à une fin du monde annoncée. Pensé sous forme d’allégorie et de fable, Léviathan d’Éric Oberdorff marche sur les pas du cinématographique Dernier combat de Pierre Jolivet : humains à la dérive, paysage indéfini, relations exacerbées… Un no man’s land terrifiant dont on ignore l’issue. Le chorégraphe y convoque le théâtre sous les traits du comédien Frédéric de Goldfiem, la Le Béjart Ballet Lausanne, les Ballets Trockadéro de Monte-Carlo, le Ballet d’Europe, le Scapino Ballet Rotterdam et le Malandain Ballet Biarritz ont accepté l’invitation pour un plateau d’anniversaire partagé, sur la scène d’un des théâtres les plus populaires de Marseille, le Gymnase. littérature en piochant dans Moby Dick de Melville le fil rouge de son récit, la danse avec quelques figures d’ensemble puissantes. Et, plus déroutant, se réfère aux « récents et tristes événements de Fukushima » évoqués à travers l’utilisation des couvertures de survie comme élément scénographique et sculpture murale, et à la spiritualité japonaise -shintô- qui anime les gardiens de l’eau de Kyoto. L’eau, Agnès Mellon Eric Oberdorff D’Alice, première création de Christophe Garcia pour des danseurs de Béjart en 2000, à l’incontournable Boléro, dans sa version d’origine créée en 2004 à Marseille, la soirée a balayé un parcours assez remarquable de créations chorégraphiques au style bien affirmé. La dernière d’entre elles, Je suis sage mais tu me manques !, conçue pour son interprète le danseur Arnaud Baldaquin, restera le moment le plus intense. À la fois légère comme une comptine et pesante par l’atmosphère incertaine qui s’en dégage, cette œuvre interroge les préoccupations et responsabilités d’un père devant une lettre de son fils absent. La pièce résume assez bien l’esprit de La Parenthèse, à mi-chemin entre insouciance et gravité, fluidité et rugosité. Mais qui sait s’accorder des moments d’humour, avec le numéro d’une étoile russe au nom imprononçable, alias Roberto Forléo, sur une Mort du cygne interlope. Par sa démarche et son talent, cette Parenthèse a tout d’une grande. THOMAS DALICANTE La soirée anniversaire de La parenthèse a eu lieu le 6 janvier au Gymnase () justement, qui goutte du pain de glace sur le plateau et recouvre l’espace fantasmé selon Oberdorff ; l’eau purificatrice dans la tradition japonaise qui nourrit la gestuelle des danseurs ; l’eau raréfiée qui divise, source de conflits dans le monde réel. Léviathan dessine en gris glacé une société imaginaire et intemporelle (mais pour combien de temps encore ?) et dénonce une relation de l’homme à l’univers à rendre pessimiste le plus optimiste des spectateurs. Car, malgré la sincérité du propos et le talent de ses interprètes, le spectacle s’enlise dans une succession de scènes narratives et d’instants rituels, de monologues et d’incantations, brandissant le spectre de l’apocalypse. Face à la cohorte d’hommes et de femmes à bout de nerfs on ne sait plus s’il faut combattre, résister ou désespérer. Ou les trois à la fois. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Jean-Pierre Maurin Nos destructions Le dernier opus de Maguy Marin poursuit sa route, soulevant, après Lyon et Avignon, la stupeur admirative à Gap (La Passerelle) et Aix (Le Pavillon Noir). Salves sera dans les prochains jours à cavaillon, Draguignan et Marseille (Le Merlan). Préparez-vous. Le spectacle a la pertinence politique de AhAh, et la perfection formelle de Turba. Il met en scène, sans les nommer, par des flashes insupportables, des morcellements, des déflagrations, des disparitions qui sans évoquer précisément rien de factuel renvoient pourtant à nos images quotidiennes, notre état mental. La violence de notre condition, celle d’êtres bombardés. D’images d’infos de douleurs de bombes. On n’en sort pas indemne, mais c’est bien. A.F. Salves Les 20 et 21 jan Le Merlan, Marseille 04 91 11 19 20 www.merlan.org Le 24 janv Scène nationale de Cavaillon 04 90 78 64 64 www.theatredecavaillon.com Le 31 janv Théâtres en Dracénie, Draguignan 04 94 50 59 59 www.theatresendracenie.com Les 3 et 4 fév Châteauvallon, Ollioules 04 94 22 02 02 www.chateauvallon.com Léviathan a été créé les 9 et 10 décembre au Théâtre de Grasse
MONACO VAR DANSE 21 Barbie Bleue On avait laissé William Petit quelque part vers Tijuana, pour une recherche sur la frontière et les passages. On le retrouve naviguant avec le Ballet de l’Opéra de Toulon pour une déambulation métropolitaine autour des figures de Barbe Bleue. Le résultat de leur rencontre inédite est déconcertant, tant par la difficulté des interprètes à intégrer à la fois la danse, le jonglage, la vidéo, les voix et paysages sonores (du jazz au funk arabo-oriental), que par la multiplication des représentations de Barbe Bleue dont on doute d’avoir trouvé les portes du château. BBB est chaotique, et son écriture déconstruite déroute les danseurs qui se tiennent à distance de la narration, cherchant vainement des correspondances entre pour certains dans leur dépla-cement. leurs kimonos chamarrés… entravés mouvements et images, hiératiques dans Difficile de recoller les morceaux entre D X-D.R la danse maniériste (élégante signature de William Petit), la scène des marionnettes à têtes de Barbie, l’apparition intermittente d’une image vidéo sacrificielle, le numéro du chapeau rouge ! Cette impossibilité à nouer un lien, même ténu, vient sans doute de ce que « chaque personne de l’équipe a travaillé du travail, du processus, de cette création », écrit le chorégraphe. Note d’intention ou mode d’emploi ? Il manque un capitaine à bord… M.G.-G. BBB, déambulation métropolitaine s’est joué le 2 décembre au Revest, le 10 à La Valette-du-Var, le 11 à Six-Fours et le 18 au Pradet. Il sera repris à Villeneuve-les-Avignon lors des Hivernales Tel qu’en lui-même l’éternité le change Mythique ballet du répertoire, Le Lac des cygnes ! Avec ses interprétations multiples, romantique, psychanalytique, ce conte suranné est devenu une incontournable légende où la vie et la mort, l’ombre et la lumière s’affrontent. Ecourté en trois actes au titre épuré, élagué des parties qui ne contribuent pas directement au sens, Lac acquiert une nouvelle puissance sous la plume (sic) de Jean Rouaud. Prince, cygne blanc, cygne noir sont des enfants sacrifiés à l’égoïsme de parents terribles. La genèse de l’histoire filmée en noir et blanc (subtile musique de Bertrand Maillot), prélude aux mouvements de l’œuvre, suggère des images fortes qui reviennent hanter la chorégraphie : ainsi, une petite fille enlevée qui s’accroche aux rochers préfigure le personnage du cygne blanc arraché au Prince. Les décors d’Ernest Pignon-Ernest, d’une sobre et sublime élégance, jouent entre d’amples pans de toile sombre ou claire pour les scènes du palais et leur version verticale de rochers bruts pour le lac. L’opposition des univers se retrouve dans les costumes de Philippe Guillotel, or pour la robe de la reine, noir et androgyne pour la reine de la nuit (substituée ici, intrigue oblige, au sorcier Rothbart du conte), couleurs vives des jeunes gens, blancheur des cygnes avec leurs mains emplumées… La chorégraphie de Jean-Christophe Maillot est littéralement portée par l’Orchestre de Monte Carlo. Quels solistes dans la fosse ! Quelle troupe exceptionnelle sur scène ! Un instrument de rêve Angela Sterling pour tout chorégraphe ! La perfection plastique des gestes sert avec finesse le propos : la danse endiablée des jeunes chasseurs, l’exaltation initiatique des corps, le bruissement des cygnes, le théâtre dans le théâtre, tout est à la fois beau, et signifiant. Ainsi c’est sous les ordres de la reine de la nuit, qui corrige ses attitudes, que le cygne noir usurpe la place du cygne blanc. Enfin, superbe hymne à la main, fragile, tendre, lorsqu’elle se dépouille des plumes qui la tiennent prisonnière, le dernier tableau est d’une poésie bouleversante dans son esthétique du « ravissement ». MARYVONNE COLOMBANI Lac a été créé du 27 au 31 déc au Grimaldi Forum de Monaco



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