Zibeline n°48 janvier 2012
Zibeline n°48 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : 2012 en créations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 THÉÂTRE THÉÂTRE DU PETIT MATIN LA FRICHE Luminations Avec La Clarté, jour 2, le Théâtre du Petit Matin le bien-nommé donne à entendre le second volet du diptyque consacré à la traversée de l’Obscurité (performance-installation nourrie de l’œuvre de Philippe Jaccottet) vers la lumière. Thématique hivernale, sinon sacrée, et au moins universelle. Commande d’écritures (Rémi Checchetto essentiellement, Suzanne Joubert pour une dernière touche pas encore finale), mise en voix et en espace constituent une étape de ce chantier lumineux. Le dispositif est des plus simples : 4 lecteurs et 2 écrans se partagent l’espace et le temps, jeune fille et jeune homme face à homme et femme mûre (« morte » s’il est permis d’arrêter un sens dans ce qui file si vite). Couverts, troués, tatoués de l’abstraction des images mouvantes de Benjamin Buj, les comédiens de manière un peu inégale font naître par petites touches ce qui pourrait être l’histoire d’une vie, d’une relation amoureuse avec apparitions, disparitions, intermittences, de la dépression à une forme de plénitude. Le texte de Rémi Checchetto est exactement dans cet entre-deux : lyrisme contenu, images très présentes, monde de « l’enfance » ; Géraldine Martineau, la « petite reine à la couronne déboulonnée » entre pertinemment par sa lecture « double » (une parole qui n’est pas la sienne mais venue du fond d’elle-même) dans ce monde à la Supervielle. Agnès Sourdillon trace aussi brillamment sa propre route dans le texte qui, au moment du La clarte, avec Agnes Sourdillon Nicole Yanni passage de relais, semble changer d’auteur... Les messieurs en retrait n’ont peut-être pas trouvé leur place... Beau travail encore fragile qui ne court pas le risque de la pesanteur... MARIE-JO DHÔ La Cie Cela ne finira jamais a présenté ce spectacle le 5 et 6 janvier sous la direction de Nicole Yanni La clarte, avec Géraldine Martineau Nicole Yanni La quadrature du cercle Guillaume et Auguste racontent leur histoire, entre arrachement à la douleur d’enfance et agonie enlisée, puis Franck et Hélène, entre chronique d’un couple et fait divers, depuis la rencontre au camping jusqu’à la prison où Franck est désormais enfermé. La lecture de Guillaume Clausse, lyrique et précise, celle de Charles Éric Petit, moins déchirée mais tout aussi déchirante, celles de Franck Gazal et Charlotte Daquet enfin, simples et presque rudes, touchent juste. Elles font sonner la mort et la violence des exclus, puis la puissance d’un amour solaire, coincé entre France soir et France profonde. Elles font entendre aussi la manière dont les comédiens ont voyagé vers leurs propres histoires mises en fiction, et dont l’écriture romanesque de Jérôme Lambert voyage vers le texte théâtral. Car le travail autour de ces quatre personnages cherche la quadrature d’un cercle très intime, qui explore un nouveau rapport de la scène à l’écriture : Contre utopie Sous Chambre est une des dernières pièces de Bond, écrites à partir des ateliers d’écriture qu’il pratiquait avec des adolescents pauvres. L’univers qu’elle projette, pour 2077, est terrifiant : une société policière où l’immigré est traqué comme un animal, condamné à voler pour survivre. À se déshumaniser, pour être ensuite mieux traité comme un chien. Car il est toujours question de cela chez Bond, comment parvenir à rester humain dans un univers de ruine. Eva Doumbia monte ce texte avec une pertinence particulière. Parce qu’elle place le spectateur tout près des acteurs, dans un sous-sol glacé sans air ; parce que ses comédiens Noirs portent visiblement dans leur chair l’histoire de l’oppression, de l’exil, de l’immigration et du rejet que le texte évoque ; parce que le choix de ce comédien les nouvelles, inspirées de la vie et de la personnalité des acteurs, sont à la fois la source de la pièce à venir, et son prolongement, sa ramification dans le temps du récit. Les comédiens sont incarnés par leurs personnages et non l’inverse, cherchant l’équilibre entre la vérité du personnage et la mise en fiction de leur propre vie. Le spectateur, invité à chaque étape de ce spectacle en devenir, qui s’invente en marchant, participe à l’aventure comme à une partie de « ping pong » à l’issue incertaine, entre deux auteurs, entre acteurs et personnages, entre nouvelle et théâtre. On en ressort touché et enthousiaste, dans l’attente, comme au premier jour, de ce qui va advenir : le Quadrille amoché, à voir bientôt au Gyptis. A.F. ET A.FA a Guillaume, Auguste, Franck et Hélène ont été lus par la cie l’Individu au Théâtre du petit matin, Marseille, les 16 et 17 décembre YannLoric blanc et hâbleur à l’accent marseillais pour jouer le passeur est parfait : Fabien Aissa Busetta est un voyou plus vrai que nature, d’une cruauté sans nom, qui pourrait cependant basculer vite dans le camp des pauvres, dont il vient ; tout le banditisme marseillais est là. Car Eva Doumbia choisit toujours des comédiens et des lieux proches des fictions qu’elle évoque, immédiate incarnation qui est sa marque de fabrique esthétique. Mais ici la construction de la tragédie (et langue de Bond, très bien traduite dans ses « fautes ») donne une véritable cohérence, qui lui manque parfois, à son propos. AGNÈS FRESCHEL Sous Chambre a été créé à la Friche du 16 au 22 décembre
THÉÂTRE MUSICAL DÉS 10 ANS JEKYLL, opéra philesophlique et terrifiant SAISON 2411 24 Musique RAOUL LAY. mise en scène CATHERINE MARNAS STOP OU "TOUT EST BRUIT POUR QUI A PSUR'Invisibilmente & In festa Men oven ti théâtre [italien surtitrél Deux pièces courtes â l'humour féroce. Samedi 11 février - 21 h HUBERT COLAS (DiphtançCie] VENDREDI 10, SAMEDI 11, MARDI 14, MERCREDI 15 &JEUDI 16 FËVRIER 2012 Â 20H30 Peur du noir, peur de mourir, peur de l'autre. pew d'échouer, peur de l'avenir... La peur entre dans nos oies et n'a plus de nom, elle est Iâ, sourde. en nous. Plie alimente nos réactions aux quotidiens, elle habite nos vies comme un virus. L'adage de Sophocle : 41 Tout est bruit pour qui a peur i resenne plus que jamais dans cette nouvelle création. a Mais le principat souci d'Hubert Colas serait encore ailleurs, à savoir comment la peur se répercute dans la Langue elleméme, comment la peur dewient une phrase qui fait trembler F tice L d'un corps et d'une voix »'Tanguy k7.e. Avec ces maux [auteur et metteur en scène marseilLais décLine le jeu de nos peurs. conscientes ou non. dans une pièce pour penser et pour panser nos peurs... Bouhhh ! P.AR"3 2C11[IE.1 f RTE U'[MBARUU[M[NT : 13 7 C METTE ALLER GRATTE SUR RËSfRYATIUN Renseigrrementslr6servations 04 92 64 27 34 Château-Arnoux (04) - www.theatredurance fr'LE MERLAN SCÈNE NATIONALE A MARSEILLE INFORMATIONS I RËSERVATIDNS 04 91 11 19 20. 1NWVU.MERLAN.HR6



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