Zibeline n°46 novembre 2011
Zibeline n°46 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'art... chantier permanent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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46 MUSIQUE SYMPHONIQUE Yin et Yang Deux compositeurs contemporains, deux regards sur le monde : la Dante symphonie de Liszt et Harold en Italie de Berlioz puise à la même source d’inspiration, l’Italie. Celle de Dante, où les vers de la Divine Comédie prirent vie musicalement à travers la frénésie orchestrale incarnée par les cuivres et les tutti instrumentaux symboles de l’Inferno puis, par le truchement de mélodies diatoniques diaphanes portées par les cordes dans le Purgatoire trouvant leur salut dans un divin Magnificat empreint de spiritualité, sublimé par les voix angéliques de la Maîtrise des Bouches-du-Rhône. Et l’Italie du compositeur français, douce rêverie mélancolique fruit de pérégrinations dans les Abruzzes, Tanz contre danses Le couple franco-allemand mène la danse… de Cour Reinhard Goebel, à la tête de l’Orchestre français des jeunes baroques, opta les 5 nov pour une découpe bipartite des Caractères de la danse, isolant d’un côté la paire Rebel-Campra et de l’autre Haendel-Bach. Binarité primaire, à l’image de nombreuses danses du baroque tardif, qui Mémoire vive Alors que s’élève le violon suraigu d’Hélène Deleuze, par delà l’écho rebondi du piano de Pierre Morabia, on se dit qu’assurément le Quatuor pour la fin du temps de Messiaen est un chef-d’œuvre ! Des minutes passées avec les X-D.R. s’inscrit certainement de la part du chef dans une démarche didactique visant à montrer combien la danse, symbole de pouvoir à la cour de Louis XIV, fut un formidable vecteur d’inspiration chez les compositeurs allemands. Mais l’ancrage de la musique dans un utilitarisme scénique, miroir de la fatuité du monarque qui se voulait soleil, éclata dans les quatre Pièces de Ballet du compositeur versaillais -Rebel le mal nomméou dans les Fêtes vénitiennes de Campra l’Aixois : alternances rythmiques basiques, légèreté emphatique, style archaïsant… autant de marqueurs peu reluisants, de surcroît desservis par une interprétation pompeuse bien mal inspirée. Une difficulté à interpréter la musique française de la part du chef allemand ? Haendel le saxon et le vieux Bach ne furent excellents musiciens de l’Opéra de Marseille, on retient ces instants de grâce où le public, suspendu aux vocalises de l’Ange de l’Apocalypse, fige sa respiration aux vibrations du violoncelle de François Torresani, à la plainte de l’oiseau-clarinette d’Alain Geng... On se souvient du contexte de la création de l’opus, en 1940, au Stalag où le musicien prisonnier voyait dans la parole de Jean l’allégorie d’un monde en proie au chaos, mais où l’espoir subsistait, tenace comme la mémoire obstinée. C’est dans cette mémoire que s’immisce l’esprit du Festival des Musiques Interdites, qui exhume des artistes martyrisés, déportés, exilés, jugés « dégénérés » par des régimes totalitaires, tel le compositeur Franz Schreker mis à l’index par les nazis. Inlassable pêcheur de perles, Michel Pastore ravive un inédit en France : De la vie éternelle, la quintessence du Lied chez Schreker. Au timbre galbé de la soprano Emilie Pictet, vestale conception parée d’un blanc immaculé, les poèmes chantés retrouvent leur parfum années vingt. Valdik Polionov la seconde au piano et préfigure l’alchimie orchestrale qu’on découvrira en juillet 2012 au château Pastré, en hommage aux Justes et à la comtesse Lily Pastré, femme protectrice des artistes persécutés, juifs, à Marseille durant l’occupation. J.F. Concert hommage à Lily Pastré donné le 18 octobre à St Cannat-les-Prêcheurs Francois-Xavier Roth Agnes Mellon occasion pour Berlioz de montrer toute sa science de l’orchestration. Une palette de timbres inouïs, alchimie d’associations sonores inhabituelles, jaillit de l’Ensemble les Siècles et vint se mêler au grain de l’alto, splendide Stradivarius transcendé par le jeu d’Antoine Tamestit. L’intelligence et la finesse d’interprétation de François-Xavier Roth dévoila au public aixois du GTP la modernité du grand Hector et vint confirmer l’adage : nul n’est prophète en son pays ! CHRISTOPHE FLOQUET Concert donné le 13 octobre au GTP guère mieux lotis ! La Sonate en trio et la Suite en DoM furent réduites à une virtuosité gratuite par un pupitre de violons en surnombre -Goebel est aussi violoniste- laissant peu de place aux quelques bois perdus sur la grande scène du Grand Théâtre de Provence. Décevant ! C.F. Maturités Dans la série des concerts programmés à l’Opéra de Toulon, l’orchestre de la maison inaugurait cette année la saison en accueillant dans ses murs le violoniste Laurent Korcia, invité à jouer le fameux concerto pour violon op.177 de Brahms : réputée techniquement difficile, la pièce impose à son interprète une grande virtuosité. D’un jeu plein d’assurance, alternant décontraction et tranchant extrême, le soliste a fait chanter son stradivarius offrant une version de référence de l’œuvre grâce à l’écoute et au soutien précieux de ses accompagnateurs. Encadrant cet incontournable du répertoire, la symphonie n°2 op.36 où Beethoven révélait déjà une maîtrise parfaite des codes du classicisme qu’il avait appris de Haydn, dont l’orchestre fit entendre l’ouverture de L’Isola Disabitata. À l’image de leurs précédentes prestations, l’ensemble et son chef Giuliano Carella n’ont eu aucun mal à mettre en lumière ces savantes architectures : une réussite, assise sur l’expérience et la maîtrise. ÉMILIEN MOREAU 4
Désenflures baroques Perché sur un minuscule tricycle rouge, plume de paon plantée sur le casque et goupillon à l’arrière du vélocipède… Voilà un don Quichotte fringant qui manie les rimes les plus cocasses (« ardeur grégeoise » / « âme pantoise »), en se plaignant des froideurs de sa dulcinée, tandis que Sancho Pança l’engage à d’autres amours. Le ton est donné : avec ces cantates narratives, alliant style formel et distanciation, un nouveau miroir est posé dans l’univers du baroque, qui lui permet un retour ironique. Les trilles, les phrases alanguies s’exagèrent, la voix de haute-contre de Dominique Visse se glisse avec un humour jubilatoire dans les différents personnages. La matrone d’Éphèse de Granval est un petit bijou de drôlerie et de virtuosité. La mort et l’inconstance de la vie s’y transforment en pieds de nez. Le public s’amuse lorsque le chanteur joue un compositeur présentant sa Cantate (Pierre De La Garde). Parodie des histoires de bergers et de bergères, du sentiment de la nature, avec une baguette de chef d’orchestre qui grossit jusqu’à prendre la taille d’un gourdin… (sic). « À bon chat bon rat » reprend le rappel. Une parodie bienvenue, qui fronde le baroque avec bonheur, rappelant qu’il fut un art de cour ridicule… MARYVONNE COLOMBANI Cantates comiques par l’ensemble Café Zimmermanndonné au Jeu de Paume le 7 novembreei OPÉRA BASTIEN & BASTIE\'ICE MOZART VENDREDI NOVEMBRE A 20H30 DIMANCHE 27 NOVEMBRE A 15H Agnes Mellon Reprise classique Pour sa rentrée, la Société de Musique de Chambre de Marseille, dans un auditorium aux assises rénovées, a proposé à ses membres fidèles un programme classique. C’est en quatuor, formation phare du genre, qu’on a entendu trois opus majeurs du répertoire : Le Cavalier de Haydn, l’unique Quatuor en fa majeur de Ravel et La jeune fille et la mort de Schubert. Si les Français du Quatuor Rosamonde jouent partout depuis une trentaine d’années, c’était la première fois, le 8 nov, qu’on les entendait à la Faculté de médecine. Leur performance soignée, dominée par un premier violon assumé (Agnès Sulem-Bialobroda), tirée Quatuor Rosamonde X-D.R. par un violoncelle-moteur (Xavier Gagnepain), a cheminé sans faux-pas de l’essence traditionnelle du quatuor vers des échos néo-classiques colorés, tendres et jubilatoires, et un ballet sonore implacable et tragique… J.F. BASTIEN & BASTIENNE/LE DIRECTEUR DE THEATRE Deux singspiels de'Wolfgang Amadeus Mozart DYrrtLibYirrlUiiCl Pascal Verrot Nlis.12.2 ri scrne & adaptation Fr$dérjc fsr iier-Carcia ORCHESTRE DE LOPE RA DE TOULON Crée#ion - [ ; orroruc#ion Grind Théjtre de Provence et Opera Toulon Provence Méditerranée THEATRE Doe PROVENCE WW.LEG RAN DTHEATRE.NET 08 2013 2013 - AIX-EN-PROVENCE E



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