Zibeline n°46 novembre 2011
Zibeline n°46 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'art... chantier permanent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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04 POLITIQUE CULTURELLE LA FRICHE LA BELLE DE MAI De nouvelles directio Depuis juillet La Friche la Belle de Mai s’est donné un nouveau directeur. Alain Arnaudet succède à Philippe Foulquié, au moment où des travaux d’envergure vont enfin transformer l’ancienne manufacture de tabac en pôle artistique habitable… Zibeline : Les Marseillais ne vous connaissent pas, et vous succédez à un personnage qui a marqué leur vie culturelle. Comment présenteriez-vous votre parcours ? Alain Arnaudet : On le qualifie souvent d’atypique ! Ma formation me destinait plutôt à la finance internationale mais je me suis très tôt dirigé vers les sentiers, plus aventureux, de l’art et de la culture. En travaillant dans le réseau des Scènes nationales, des Scènes de Musiques actuelles, au projet des Allumés de Nantes puis comme administrateur général des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, j’ai vécu des expériences dans les divers domaines de l’Art, avant de partir comme attaché culturel et directeur d’établissement au Cambodge, puis au Brésil. Une expérience variée, qui vous a permis de remporter le gros lot… Ou le grelot ! Diriger la Friche, avec les moyens actuels, n’est pas une entreprise facile ! Il y a ici 70 structures résidentes, de taille et d’activités très différentes : radio, compagnies de théâtre, de danse, de musique, d’arts plastiques, numériques, littéraires, de cuisine… Tous ont quelque chose à voir avec l’art, mais il s’agit de fédérer ces acteurs et faire fonctionner le site. L’association Système Friche Théâtre que je dirige aujourd’hui anime, coordonne, arbitre et coproduit. Ou devrait coproduire… Elle ne le fait pas ? Très peu, symboliquement. Avec autour de 2,5 millions de budget annuel, une fois que les salaires, les frais d’entretien, les loyers et les fluides sont payés, il reste à peine 40 000 € de budget de production. C’est-à-dire rien. Le 104 à Paris, lieu dont l’esprit est un peu comparable à celui de la Friche, a 8 millions de budget, pour la gestion d’un lieu 2 à 3 fois plus petit que le nôtre : La Friche la Belle de Mai est un domaine de 50 000m 2 … Votre premier but est donc d’augmenter les moyens de production… Les subventionneurs l’ont-ils entendu ? Oui, il semble qu’ils commencent à comprendre. Ce projet Friche est incroyable, magique, unique. Sa situation, sa diversité, son fonctionnement réellement collectif, si atypique, tout cela est porteur d’un message fort pour l’avenir. Mais à force de le dire ça ne le sera plus… Lorsque les Instants vidéo (voir p 61) proposent une installation formidable, d’un grand professionnalisme artistique, mais qu’il pleut sur les télés, je pense que l’on peut collectivement faire mieux ! Comment imaginez-vous la Friche à l’issue du chantier, en 2013 ? Après le chantier ce ne sera pas fini… mais c’est très bien. Il faut continuer à tenir éveillé le champ du possible. sam 10 déc 100 b din 11 déc 15 + cirq}ie * dès 5 ans pçffçIffç Cie Akoreakra SCENArps JL LE ES ESCLAVES " [e garux ; Théâtre de Nice 4F/P Les * S aLIll S Seén¢ Natio-nale Martigues 04 42 49 02 CO - www.theatre-des-salt P i le : LL I fl.i I. d C d é Vf. o p p err E r t Cll I t U r F I fl'klrétkaleitdinbeffpnarks qmstbtu polir.igues et sarrla{ess affirme danscettep.& 161 apoarcadre rut.**4- - # 1-11k Y JEUDI 24 NOVEMBRE THÉÂTRE 71111 LA COLONN MIRAMAS (2) Pf4VticQ BkFÜHGIfJIAkNIS El WkiüAIK.IXS www.scenesebdnés_ir FFt= 111:. ; s-.2. 0— Ay
POLITIQUE CULTURELLE 05 s pour la Friche Ne sentez-vous pas de la fatigue autour de cette notion de chantier permanent ? La fatigue ne vient pas de cette plasticité du lieu et du projet, mais de la précarité dans laquelle vit chaque structure culturelle. Alors comment imaginez-vous la nouvelle Friche ? Magnifique ! Je ne suis pas un directeur artistique, j’ai avant tout un projet culturel d’espace public. On doit venir ici comme on va à la Villette, en famille, il faut que le lieu soit sûr tout d’abord -et la simple mise aux normes a un coût- et qu’il soit accueillant, paysagé, d’un accès facile. Nous mettons en place un Quartier créatif avec MarseilleProvence2013, nous travaillons avec le Tunnel du Prado qui finance la transformation par des artistes de ce tunnel qui nous coupe de la ville. Mais il faut aussi un programme artistique attractif, proposé collégialement par les pôles. Quels seront ces pôles ? Il y aura quatre pôles dont les contours et les missions sont encore à affiner avec les résidents de la Friche : arts visuels, musique et création sonore, spectacle vivant, littérature et édition… Mais tous les lieux seront mutualisés, avec des utilisations prioritaires, et la possibilité de mettre en œuvre toutes les transversalités. Le pôle théâtre est-il entériné ? Le ministère de la Culture s’est engagé à doter la Friche Belle de Mai d’un pôle Spectacle vivant, dont il souhaite confier la direction artistique à Catherine Marnas. Avec deux salles -une de 400 une de 100 places- et deux compagnies résidentes : Parnas et L’Entreprise (respectivement compagnies de Catherine Marnas et François Cervantesndlr). Cela reste un lieu mutualisé qu’ils n’occuperont pas seuls ni en permanence, où il y aura, en dehors des accompagnements de productions de théâtre adulte proposés par Catherine Marnas, de la danse, du théâtre jeune public… Que devient le Massalia, qui était dirigé par Philippe Foulquié également ? C’est la colonne vertébrale historique de la Friche. On est dans l’attente de nomination de la direction, mais j’aimerais qu’il rayonne encore davantage, s’oriente aussi vers les arts visuels et tout ce qui Alain Arnaudet Agnès Mellon anime la Friche. Et la société qui porte le chantier de rénovation ? Effectivement c’est une SCIC (société coopérative d’intérêt collectifndlr) qui porte pour l’instant le chantier et la gestion immobilière, tandis que l’association Système Friche Théâtre gère le projet culturel. Certaines structures résidentes sont à l’assemblée générale de l’une ou l’autre structure, des deux, d’aucune… à terme il est prévu un rapprochement de SFT et de la SCIC. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL Zibeline : Dans ce véritable complexe artistique et culturel, vous êtes chargée par le ministère de diriger le futur Pôle Théâtre. Quel est votre projet ? Catherine Marnas : D’abord que le pôle existe ! Pour l’instant, en dehors de l’assurance que j’ai reçue du ministère, rien n’est signé. Les travaux du reste du chantier avancent et ce pôle, pour ne pas coûter cher –le projet ne l’est pas- doit progresser en même temps que le chantier. Nous avons quelques inquiétudes à ce sujet… même si théoriquement les salles doivent être construites juste à côté des Grandes Tables, et prêtes en janvier 2013. Aurez-vous les budgets pour y prévoir une programmation ? Nous l’espérons ! Mais il faut pour cela que la Friche soit enfin dotée de véritables moyens de coproduction. Et que la compagnie Parnas puisse, en dehors de ses créations, acquérir une autonomie financière qui lui permette de programmer. Tout cela est en cours… Quel est votre projet artistique ? Il est lié à l’endroit, c’est-à-dire au croisement et à la mise en commun. Je voudrais faire des choses qui ressemblent à la Friche, que Marcial di Fonzo Bo vienne ici travailler avec l’ERAC sur un projet Tchekhov… Il ne s’agit pas de proposer une programmation de Centre dramatique ou de Scène Catherine Marnas Agnès Mellon nationale mais de faire venir des artistes prestigieux qui travailleront aussi avec les résidents. Et que ceux-ci aient une place pour pouvoir diffuser leurs productions : nous n’occuperons pas les théâtres tout le temps ! Nous sommes souvent en répétition dans notre salle, ou en tournée… La compagnie Parnas et l’Entreprise laisseront beaucoup de place aux autres, dans les deux salles, pour montrer de petites formes, ou des productions qui nécessitent un équipement plus lourd et une cage de scène. Vous pensez aussi à accueillir des compagnies de la région qui ne résident pas à la Friche ? Bien sûr ! Ce lieu sera le plus ouvert possible, à des artistes internationaux qui ne viennent pas d’habitude à Marseille, à des compagnies régionales, à la danse, au jeune public, à toutes les formes de spectacle vivant et à tous les croisements. Nous avons concrètement, pour l’instant, le projet d’accompagner la Cie l’Individu de Charles-Eric Petit, et Tandaim d’Alexandra Tobelaim. Deux metteurs en scène de grand talent qui ont besoin de bénéficier de moyens de production qu’ils sont loin d’avoir, pour l’heure. Nous voulons qu’il y ait ici de la place pour que les nombreuses compagnies de la région puissent voir leur talent s’épanouir dans l’émulation, la confiance et le dialogue.



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