Zibeline n°45 octobre 2011
Zibeline n°45 octobre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de octobre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... débats et arrière-gardes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 54 - 55  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
54 55
54 ARTS VISUELS VOL DE NUITS ALCAZAR Border Line, saison 2 Durant cinq ans Vol de Nuits fédère ses actions autour d’un titre générique, Border Line, qui éprouve les limites du médium photographique. Cette vaste réflexion « à géométrie variable » embrasse aujourd’hui les travaux de Pauliina Salminen et Simon Duclut-Rasse habités par la question du paysage. Et les images limites… Visions intimes d’un espace fluctuant pour l’une, pérégrinations sur les éléments terre, bois, eau et homme pour l’autre. Ensemble, artistes-intervenants dans les ateliers de l’association, ils ont affiné leur projet pour trouver le ton juste, le bel équilibre et susciter un cheminement implicite. Presque malgré nous la série de Pauliina Salminen nous attire : ses paysages familiers (dans ce qu’ils ont d’humain), notamment sa Finlande natale, qui évoquent les liens interpersonnels ; puis quatre photos de contrées inconnues reliées par la ligne d’horizon (« seul lien plastique ») ; enfin une fenêtre, au fond de la pièce, qui nous intrigue. Recréation composite d’une photographie d’un personnage pris dans son intérieur, les yeux fixés vers nous, encadrée par une vraie embrasure Terrain vague, Simon Duclut-Rasse to de bois ; une composition artificielle née de la juxtaposition de la photo, de la vidéo (reflets d’un paysage mouvant en arrière-plan) et de l’objet qui modifie l’image et sa perception, et crée ainsi une nouvelle image. Comme un troisième paysage… Une fois la halte consommée, les 20 polaroids de Simon Duclut-Rasse nous intriguent par la cyclicité de leur disposition, chaque élément ayant une chromatique particulière, et par le format intime. Dimension Fenetre reflet, Pauliina Salminen réduite la mieux adaptée pour évoquer « l’essence du paysage » : « j’essaye de montrer sans montrer, à travers des caches… j’aime l’idée du voile, du masque, le flou par lequel on entre oit la monochromie ». Simon Duclut- Rasse aime les paysages silencieux, « les chemins perdus, le fané et l’éphémère ». Tous deux composent des paysages habités, à taille humaine, à imaginer plus qu’à voir, à ressentir plus qu’à identifier. M.G.-G. Pauliina Salminen & Simon Duclut-Rasse jusqu’au 22 oct Vol de Nuits, Marseille 5 e 04 91 47 94 58 www.voldenuits.com À venir Stage thématique sur le portrait les 12 et 13 nov ouvert à tous Dialogue ininterrompu Dernier acte d’une trilogie ou troisième volet d’une longue série ? Après Chine, le corps partout ? au [Mac] en 2004 et les échanges entre l’Institut de peinture et de sculpture de Shanghai et l’ESBAM qui aboutirent en 2010 à Rendez-vous à Marseille, L’Alcazar accueille Artistes chinois/Artistes marseillais/Correspondances ?. Une exposition en forme d’interrogation posée par Henry Périer, et un faisceau de réponses à travers le feu croisé de 12 artistes marseillais et 13 artistes Laurent Perbos, Calydon, 2010, Structure metallique, sandows, javelots, dimensions variables e chinois. Henry Périer suggère, lance des pistes et invite le spectateur à nouer les fils invisibles d’un dialogue plastique : comment se manifestent les ancrages identitaires à l’heure des « mimétismes de la vague internationaliste », dans quelle mesure les artistes orientaux résistent-ils à « l’hégémonie des modèles visuels venus d’Outre-Atlantique » … À voir le face à face aléatoire des œuvres, « une figure libre » nous prévient Henry Périer, on pressent que le dialogue sera malaisé. Laurent Perbos lance la conversation avec son célèbre Calydon sauvage, animal en sandows multicolores bardé de banderilles ; dans leur vitrine, le Pied de cochon de Megalo Raepsaet a le tibia ailé, la vanité d’Hervé Paraponaris se pare d’un couvre-chef perlé et, sans que l’on y prête attention, Huang Yulong installe 6 joueurs en céramique argent et or, encagoulés, mains et pieds diamantés, embarqués dans une drôle de Party. L’Ouest et l’Est n’ont jamais paru aussi proches ! Autre rapprochement sensible, entre l’huile sur papier de Florence Louise-Peletin, ses personnages écrasés par le soleil méditerranéen, et l’œuvre sur papier Hometown 1 de Xiao Xiong qui ré-écrit le monde tel qu’il le perçoit. Deux exemples extrêmes de la porosité entre l’Ouest et l’Est car, si les problématiques sont internationales, chaque scène artistique a ses signes et ses codes, ses formes et ses concepts issus de leur territorialité. Correspondances oui, mais confusion non. M.G.-G. Artistes chinois/Artistes marseillais/Correspondances ? a eu lieu du 2 au 30 sept à L’Alcazar. Catalogue de l’exposition co-édité par L’Alcazar et la Ville de Marseille.
Révolutions du patrimoine Vous pensiez connaître l’architecture gothique ? Pour vous l’arc boutant est consubstantiel aux cathédrales ? Les Cathédrales dévoilées réactualise le sujet à l’aune de récentes investigations historiques et scientifiques internationales, pour ébranler quelques unes de nos certitudes. Depuis une dizaine d’années, l’approfondissement des recherches en histoire de l’art et le recours aux moyens des nouvelles technologies (scanner, images de synthèses, programmes numériques) ont permis de nourrir de nouvelles pistes de réflexion pour produire de surprenantes découvertes. À partir de l’exemple de Noyon, l’historien Arnaud Timbert démontre que le principe des arcs boutant ne s’appliquait pas systématiquement à chaque construction gothique. Venu de l’université de Columbia, Andrew Tallon anticipe les mouvements architectoniques via la modélisation laser et on découvre avec le géologue Marc Viré que le changement stylistique sculpté de la L’âme de Lam La collection Phares dirigée par Aube Breton-Elléouët (fille d’André Breton) est consacrée aux figures célèbres et moins connues liées au Surréalisme (Marcel Duchamp, voir Zib’44). Chaque édition, extrêmement documentée (témoignages, archives, iconographie) se compose d’un ou plusieurs DVD et d’un livret biographique illustré rassemblés en coffret pour un prix plutôt démocratique. Ce Wifredo Lam n’échappe pas à la règle. Nous découvrons au-delà de sa toile emblématique La Jungle (1943), un artiste trop peu connu dont le parcours exceptionnel imbrique recherche artistique, liberté de pensée, conscience sociale et politique (esclavagisme, identités du métissage, révolution cubaine, guerre civile espagnole dans laquelle il s’engagera) et une approche particulière de la poésie au sens puissamment magique, celle du « merveilleux primitif ». En quatre films parfois redondants (d’une durée de 268 mn au total, l’ensemble manque de rythme) on explore en zigzags cet univers plus complexe qu’il y parait, redevable au Attentes La collection Librement propose des focus sur des questions humaines et de société (Larmes Salées, voir Zib’43). Travaillant toujours en noir et blanc, chaque photographe s’inscrit dans une démarche personnelle, artistique et documentaire contextualisée par le renfort de rédactionnels en fin d’ouvrage. Durant deux années, 2009 à 2010, Stephanos Mangriotis a rencontré les migrants installés dans la précarité du port grec de Patras. Demandeurs d’asile, simples migrants en attente d’une opportunité vers l’Italie et l’Europe, non reconnus par l’Etat grec, ils sont devenus des clan destins indésirables, dans un équivalent de l’ex « jungle » de Calais. Au-delà des textes de Laurence Pillant et d’Amnesty International qui ramènent au contexte grec et autres incohérences européennes, bien des photographies de Mangriotis prennent une portée plus universelle, au-delà des frontières de Schengen, dès lors qu’elles se rapprochent ou se distancient de leur sujet : quelques détails, des objets délaissés, une cathédrale de Paris est dû en grande partie à la qualité de la pierre. D’autres matériaux et techniques sont examinés : vitrail, structures de bois ou fer, peinture comme le rôle des différents corps de métiers, les corporations, l’organisation des chantiers inaugurant des méthodes modernes par la préfabrication et la standardisation, l’invention de nouveaux outils tel le marteau hydraulique. Même si le chapitre sur les dimensions sacrées apparaît moins pertinent, cette plongée dans les arcanes de l’art gothique se révèle passionnante de bout en bout et renouvellera notre approche du patrimoine plus généralement.C.L. Les Cathédrales dévoilées Christine Le Goff, Gary Glassman DVD Arte Editions, 20 € Cubisme comme au Surréalisme (Picasso et Breton), aux cultures de la négritude et à des nombreuses collaborations avec les écrivains et poètes (Césaire, Leiris, Char, Alejo Carpentier, Jouffroy…). Son œuvre gravé et céramique y est particulièrement dévoilé. Des proches, des intimes, des spécialistes de l’art témoignent de leur compagnonnage qui courut presque un siècle, mais l’on regrette dans ce foisonnement la part réduite donnée à la parole de l’artiste lui-même. À regarder avant de se rendre au musée Cantini à Marseille qui conserve plusieurs dessins et Le Bruit appartenant comme La Jungle à une série qui témoigne du basculement esthétique de l’artiste suite à son retour à Cuba. CLAUDE LORIN Wifredo Lam Fabrice Maze, Barbro Schultz Lundestam DVD, Edition Seven Doc, 23 € simple posture, un coin de friche, évoquent, sans désigner, un lieu, des personnes dont l’identité semble s’étioler d’autant que le temps passe. « L’action et la situation tragique des individus ne sont pas mises au centre du propos, ces images privilégient davantage le témoignage, l’état psychologique et les traces laissées par ces passages clandestins » précise l’auteur. Une empathie si discrète, aux portes d’une Europe obstinément sourde.C.L. Europa inch’Allah Stephanos Mangriotis Images Plurielles éditions, 25 € Mangriotis expose ses photographies à Aix, dans le cadre du festival Phot’Aix/Regards Croisés (voir p.45) et signera son livre à la Fnac le 19 oct à 17h30 et le 20 à 18h à la Fontaine Obscure. LIVRES/ARTS Froc in cl-CAII0 55



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 1Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 2-3Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 4-5Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 6-7Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 8-9Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 10-11Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 12-13Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 14-15Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 16-17Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 18-19Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 20-21Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 22-23Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 24-25Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 26-27Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 28-29Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 30-31Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 32-33Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 34-35Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 36-37Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 38-39Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 40-41Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 42-43Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 44-45Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 46-47Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 48-49Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 50-51Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 52-53Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 54-55Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 56-57Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 58-59Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 60-61Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 62-63Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 64-65Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 66-67Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 68-69Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 70-71Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 72-73Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 74-75Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 76-77Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 78-79Zibeline numéro 45 octobre 2011 Page 80