Zibeline n°42 juin 2011
Zibeline n°42 juin 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de juin 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 10,2 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... cap sur l'Égypte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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78 rat,* I ARTS VISUELS LES BAUX DE PROVENCE GAGERON BARJOLS 11/4+1 culture). Baux gestes Si l’artiste n’avait aucune attache particulière avec la cité baussenque « nous voulions poursuivre l’expérience de l’art contemporain dans la suite de l’exposition Combas de 2010, qui avait eu du succès auprès de nos visiteurs » indique le maire des Baux, Michel Fenard. La carte blanche a été confiée à la Fondation A.R.M.A.N. qui a conçu un parcours s’adressant à l’amateur d’art et au visiteur patrimonial. À la fois didactique et artistique, Arman s’installe aux Baux de Provence propose plusieurs niveaux d’accès. Au Musée Brayer, une exposition chronologique en forme de best of rassemble une soixantaine d’œuvres des premières peintures, Cachets et Allures puis Accumulations (libres et fixes), Colères, Inclusions, Combustions ou Shooting color… comme autant de al S’inscrivant dans l’actualité de Paris et Bâle, les Baux de Provence proposent un projet original autour de l’œuvre d’Arman. Une visite estivale pour amateur et en famille gestes caractéristiques de l’artiste. Des scénarisations évoquent les ateliers (dont celui de Bidonville, maison de famille à Vence) et Arman au travail. À destination des enfants des ateliers sont assurés par deux assistants de la fondation. Une intéressante sélection de films documentaires complète la présentation de l’artiste et des projections nocturnes terminent les soirées. Le catalogue Arman, au boulot ! contient tous les détails utiles à la visite. Au lieu de commettre une énième grande exposition, la commune des Baux a fait le pari d’un projet portant au-delà de l’évènement estival. D’un montant représentant 20% du budget annuel communal le projet vise selon l’élu « …à étendre la fréquentation des Baux à des visiteurs plus culturels que Gageure à Gageron Luciano Di Rosa, La lecon de Boockchin, sculpture, In situ 03, 2011C. Lorin/Zibeline Chaque fin de printemps l’association Cultures Nomades Production propose des rencontres autour du Land Art. Avec les rizières de Camargue comme horizon In Situ accueille une dizaine d’artistes suite à appel à projets puis résidences. Avec des hauts et des bas. Finances et météo n’ont pas favorisé cette sixième édition placée sous le joug des aléas budgétaires et des envolées météorologiques. Avec regret : la thématique - œuvres mobiles et bioénergies - laissait imaginer des propositions jouissives. Passée la palissade de photos de Paula Bireche, dans les rizières les Cubes lumineux d’Elsa Massari et l’Ecran de lumière d’Audrey Dumont sont prévus pour utiliser la lumière et l’énergie solaire (mais qui s’aventurerait là nocturnement ?) et jouer avec le site tandis que des patates produisent le courant nécessaire à la lumière fatale aux moustiques pour Christine Boillat. Dans le champ, les Corps Humains de Cicero, le Cocon de moisissures de Mourad Messoubeur (protégé dans la bergerie), la Leçon de Bookchin de Luciano Di Rosa en forme de toupie réfléchissante, les moustiques géants d’Anne Sarda, le Mobile de Sandrine Deumier comme les frêles girouettes de ReeveSchumacher (canne locale, bouchon, plumes) ont dû subir les bourrasques fantasques. In Situ 2012 se fera sous le signe du son, pourvu qu’il ne soit pas réduit au silence.C.L.ei In Situ 0.6 6 ème Rencontre Land Art, Arts Visuels en Camargue jusqu’au 15 juillet Mas du Grand Arbaud, Gageron 04 90 49 89 10 www.culturesnomades.com touristiques, avec un évènement fort, en alliant patrimoine et modernité. Si cet essai est réussi nous pensons à une biennale d’art contemporain pour les années à venir ». On l’espère ! C.L. Le 17 juin, ce qui aurait dû être un nouveau rendezvous de printemps avec un résident sera finalement le chant du cygne pour La Tannerie, l’espace d’explorations culturelles et artistiques sis à Barjols depuis 2002 à l’initiative de Caroline Brotons et René Sacchini. Dans cet espace blanc, tout en voûtes, propice à Arman, La chute des courses, accumulation de caddies, 1996C. Lorin/Zibeline Arman s’installe aux Baux de Provence jusqu’au 16 octobre Les Baux de Provence 04 90 54 55 56 www.lesbauxdeprovence.com Extinction des feux d’audacieux compagnonnages, il revient à Sébastien Ly (Cie Kerman) de donner le clap de fin à l’occasion de la présentation de sa prochaine création, Contes Éphémères, au titre funestement prémonitoire… Barjols, commune rurale du Var, sera ainsi privée de l’une des rares structures culturelles à offrir toute l’année aux habitants des spectacles, des concerts, des rencontres. Faute de soutien financier pérenne, sans ronds de jambes ni grands pliés, La Tannerie tirera sa révérence. Et le dialogue artiste-œuvrepublic sera rompu. M.G.-G. Contes Éphémères 17 juin à 19h30 La Tannerie, Barjols 04 94 59 74 60 www.latannerie.fr La Tannerie X-D.R
MARSEILLE SILVACANE La tête haute D Déjà en 2008 à l’Atelier de Visu l’Autrichien Peter Granser avait fait sensation avec son reportage Sun City sur un village de riches retraités américains. D’un univers clos à l’autre, il s’est intéressé aux malades atteints d’Alzheimer puis aux aliénés mentaux dans J’ai perdu ma tête. Enfermement physique ou psychique, Peter Granser pose la question de la frontière entre « eux » et « nous » pas si nette que ça… Un titre magnifique pour dire la blessure de l’âme, la perte du moi, la différence, la solitude, l’oubli. Portraits solo ou en groupe, de face ou de dos, visages dissimulés maladroitement ou en gros plan, le regard inquiet ou perdu dans le vague : chaque cliché respecte l’intégrité des personnes pour lesquelles le photographe a une empathie manifeste. Une seule immersion lui aura d’ailleurs suffi pour sonder leur fragilité et, sans exhibitionnisme, capter leur intimité quotidienne : des verres alignés sur un plateau annonciateur d’un plaisir partagé ; un ballon oublié près de matelas épars ; des cœurs graffités sur le mur. Et toujours des couleurs pastel, une lumière enveloppant de douceur un état d’être dramatique. Scotchée en haut de l’escalier, une vidéo déroule à l’infini le mouvement obsessionnel d’un plafonnier clignotant : imperceptiblement on lève les yeux au ciel et le ciel est bouché. Leur univers est irrémédiablement clos. L’Atelier de Visu accompagne cette « personnalité sérieuse et attachante qui ne porte aucun jugement » comme il accompagne Antoine d’Agata, qui dirige depuis 2008 des workshops avec des étudiants en 3 ème année d’écoles de photographie internationales. Le projet Studio Vortex, réalisé avec l’ESBAM et la galerie Montgrand, est un tremplin à la professionnalisation et à l’émergence de jeunes artistes. On peut suivre leur itinéraire à travers trois Journaux, mais il faudra attendre 2013 pour découvrir tous les travaux et le livre collectif publié sous la houlette d’Antoine d’Agata. M.G.-G. J’ai perdu ma tête Peter Granser jusqu’au 2 juillet Atelier de Visu, Marseille 04 91 47 60 07 www.atelierdevisu.fr L’exposition Studio Vortex 2 s’est déroulée du 12 mai au 4 juin à la galerie Montgrand. ARTS VISUELS79 LIVRES Peter Granser, Portrait Saintes ampoules Avant le musée du Quai Branly, l’Abbaye de Silvacane accueille une création de Berdaguer et Péjus peu montrée à ce jour. Un jardin de verre malheureusement privé de ses parfums Christophe Berdaguer et Marie Pejus, Jardin d'addiction (2009). Abbaye de Silvacane, install. transept droit de l’église, 2011 D. Lorin/Zibeline Déposée dans le transept droit de l’abbaye cistercienne l’œuvre est d’une transparence captivante. Visuellement, Marie Péjus et Christophe Berdaguer ont réussi une pièce exceptionnelle commandée en 2009 par le Musée International de la Parfumerie de Grasse, en partenariat avec le FRAC Paca. La virtuosité de la réalisation a été rendue possible par les ateliers du Cirva 1 : un écheveau complexe de tubes et tiges de verre translucides appuyés les uns sur les autres installés sur quelques mètres carrés, à hauteur moyenne d’homme. Vient ensuite sa puissance d’évocation : formes synaptiques (c’est le rapport voulu par les artistes), biomorphiques, végétales aussi rappellent l’effusion décorative des enluminures ou bien les mises en scènes baroques. La matière verre capte la lumière, évoque la transcendance divine des vitraux, les multiples reliquaires sous cloche de verre, la Sainte Ampoule car plusieurs efflorescences se terminent par un bulbe contenant des exhalaisons particulières conçues par Les Christophs parfumeurs créateurs. Celles des addictions humaines : whisky, tabac, café, héroïne… Pour des raisons de sécurité, les bouchons ont été fixés au silicone, privant le visiteur de sa relation corporelle. Doit-on s’en étonner lorsqu’on sait comment la chrétienté a malmené la part charnelle de la création divine, et exacerbé la méfiance envers nos sens ? Rompu aussi le lien puissant de cet objet contemporain avec la liturgie ancestrale s’accompagnant d’encens purificateur : le rituel comme remède au mal de l’addiction n’a pu malheureusement avoir lieu. L’oeuvre perd ici finalement une part de charge symbolique au profit du ravissement visuel. Qu’en sera-t-il au musée du Quai Branly ? Qu’on se rappelle les polémiques sur la dépréciation des objets rituels par l’espace muséal. Le jardin retrouvera-t-il ses addictifs effluves ? C.L. Jardin d’addiction jusqu’au 27 juillet D Abbaye de Silvacane 04 42 50 41 69 www.abbaye-silvacane.com voir aussi à la Galerie of Marseille jusqu’au 16 juillet www.galerieofmarseille.com 1 CIRVA : Centre International de Recherche sur le verre et les Arts plastiques, Marseille



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