Zibeline n°42 juin 2011
Zibeline n°42 juin 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de juin 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 10,2 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... cap sur l'Égypte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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60 MUSIQUE L’Opéra façon « world » Prenez une flûte, de préférence enchantée, un Orchestra di Piazza Vittorio (ensemble cosmopolite mêlant le trombone, la flûte des Andes, le djembe, la kora…), quelques chanteurs, indiens, anglais… et un montage vidéo (dessins, peintures…). Brisez l’œuvre de Mozart en petits morceaux, incorporez un narrateur et faites fondre l’histoire. Ajoutez un Papageno, grand, noir, treillis, rangers, gibus rouge vermeil, une Pamina, type chanteuse hippie pieds nus sortie tout droit du concours de l’Eurovision 1978, une Reine de la nuit hystérique mi Nina Hagen mi Edith Piaf, un Tamino et un Sarastro c’est trop ! Reconstituez une trame à grands coups de pinceau en éludant toute la dimension symbolique etésotérique. GTP AVIGNON FEST. DE MUS. SACRÉE OPÉRABULLES el Piero Tauro Constituez différentes couches à partir de chansons variétés, pop, choral à la manière de Kurt Weill et jazz métissé façon Uri Caine. Liez l’ensemble avec des arrangements de LeandroPiccioni mâtinés de synthétiseur et cordes à la Morricone. Saupoudrez abondamment de rythmiques afrocubaines, mélodies arabo-andalouses et arrosez le tout voluptueusement de pastiche. Laissez le dernier zeste au chef Marion Tronco et dégustez. Un dessert de fin de saison à consommer sans modération. CHRISTOPHE FLOQUET La Flûte enchantée a été réinterprétée au GTP les 24 et 25 mai Heureuse relecture ! La mise en scène osée du chef-d’œuvre de Bizet signée Nadine Duffaut a fait sensation fin mai en Avignon D’emblée, dans un décor aux murs tagués, quelques enfants gitans sur scène maîtrisent guitare et chant et ajoutent un prologue à l’Ouverture. Plus de soldats courtois, de jupes affriolantes et de couleurs vives, d’affectations hispanisantes : c’est d’une vieille voiture parquée dans un hangar, visité pour l’occasion par une foule populaire, que sort Beatrice Uria-Monzon, superbe Carmen, vêtue d’une simple robe noire. Dès les premières notes de la Habanera, la magie opère : sa voix chaude, profonde et très sensuelle, colle merveilleusement au personnage ! Tous les airs et duos sont applaudis avant qu’au dernier acte, la mise en scène ne bouleverse le dénouement traditionnel : Micaëla (Sophie Marin-Degor), si discrète d’ordinaire, assistant à la dispute entre Carmen et Don José (merveilleux Cedric Delestrade Jean-Pierre Furlan) sort un revolver d’une de ses poches et tue Carmen d’une balle… Du début à la fin, il semble qu’on n’ait jamais vu Carmen auparavant, l’œuvre lyrique pourtant la plus jouée dans le monde depuis plus d’un siècle. « Apprendre et réapprendre la liberté de Carmen, voilà une rude tâche » dit Nadine Duffaut. Malgré quelques « sifflets » discrets en fin de spectacle, le public a salué vivement et longuement les chanteurs, chef d’orchestre et metteure en scène qui souhaitent « ne jamais oublier que ce chefd’œuvre de Bizet doit continuer de vivre ». CHRISTINE REY Bulles de Champagne Vivre en Champenois accorde sans doute certaines prédispositions, le sens de l’humour, de la fête, de la légèreté… C’est ce que tendrait à démontrer l’ensemble vocal OpéraBulles, sous la direction de Cyrille Serio. Appréhension gourmande du chant pour un concert d’une grande qualité. Les six voix sonnent comme un chœur, le Lacrimosa du Requiem de Mozart emplissent de leurs harmoniques les voûtes de l’église Saint Esprit, et offrent un festival de solos, duos, scènes de groupe, avec un allant et un enthousiasme communicatif. Pas de partitions, qui rendent les représentations statiques, mais une mise en scène pleine de fantaisie, agrémentée de commentaires riches et drôles, cultivant le goût de l’anecdote. Comme celle de la partition de César Frank perdue 50 ans sous la masse immobile d’un harmonium… De la Séguedille de Carmen à Over the rainbow, l’Ave Maria de Donizetti ou Harry Potter, les morceaux populaires se succèdent, avec des voix bien placées, de superbes pianissimi… Une capacité d’émerveillement d’une délicieuse fraîcheur, le tout accompagné avec brio par le piano. M.C. Le concert d’Opérabulles s’est donné à Aix, Salon et Arles du 9 au 11 juin O OperaBulles X-D.R.
Oratorios sacrés c k is'., ; i AII 3alnd, ANICardr'd CII\I-UriO u = r-ts.tus 6.00'fk}j SJ flOVIA{h1M ED] OoE oz8 a snor4-zouuoqû The King's Consort Keith Saunders L’Oratorio sacré constitue la forme par excellence de la dramatisation d’événements religieux. Proche de l’Opéra, il s’en distingue par son exécution sans décor ni action scénique : une sorte d’opéra de concert sur un sujet religieux. Ces ouvrages constituent les piliers des Festivals de Musique Sacrée qui fleurissent partout. Pour la clôture de sa 16 e édition, le 1er juin à St-Michel, celui de Marseille programmait un oratorio de jeunesse de Haendel, représenté en italien à Rome en 1708, une bonne trentaine d’années avant les fresques qui firent son succès à Londres et dont Le Messie (1741) demeure l’archétype. La Resurrezione fait revivre deux actions du Vendredi Saint et du jour de Pâques, Marie-Madeleine et Marie- Cléophas pleurant la mort de Jésus, consolées par Saint-Jean, et le combat symbolique de l’Ange et de Lucifer précédant la « Bonne Nouvelle ». Le célèbre et trentenaire King’s Consort (l’ensemble britannique compte une centaine d’enregistrements !) a servi cet ouvrage rare avec métier. Au hautbois baroque, à la viole de gambe ou au théorbe, sur l’orgue, le clavecin ou à la trompette naturelle, les instrumentistes ont révélé les talents de f 11'd9au 3.7I)3VHD TI om Nino pQz anbisn —. J. SO,n ! 61.1./104 agpileisl1w G LE : Lu sque.uau4lasuid.:. D.7.0'0 Z I9,I 4`c o i s I7Lu- ! Lhliik coloriste du jeune Haendel, de superbes contrastes sonores et dynamiques, quand les cinq solistes ont rivalisé en vocalises furieuses, en expressions tendres ou tristes au service d’une écriture « symboliste ». On regrette cependant l’absence d’un sur-titrage qui aurait permis de mieux comprendre le sens des récits et des airs. Le Festival de Musique Sacrée de Marseille offre aussi des concerts gratuits donnés par les élèves du Conservatoire de Marseille. Ainsi le programme d’Airs sacrés romantiques, présenté par la Classe de Chant d’Isabelle Vernet, a fait se lever d’un bond l’auditoire (venu en foule le 30 mai à la Basilique du Sacré-Cœur) aux derniers accords tonitruants de Gallia, oratorio composé par Gounod en 1871. Cette élégie biblique, tirée de Lamentations de Jérémie, mêle les sentiments religieux et patriotique après la défaite de 1870. L’effet produit à l’époque fut considérable et aujourd’hui l’œuvre, servie par une superbe phalange vocale, conserve tout son apparat. JACQUES FRESCHEL Concert donné en clôture du festival de musique sacrée le 1er juin



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