Zibeline n°42 juin 2011
Zibeline n°42 juin 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de juin 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 10,2 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... cap sur l'Égypte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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54 MUSIQUE Tournée générale ! Ils sont jeunes, ils sont fougueux, ils ont senti l’appel des planches, mais c’est dans la rue qu’ils ont crié à pleins poumons les textes choisis d’un répertoire urbain. Élèves du Conservatoire d’art dramatique de Marseille, encadrés par le Théâtre de la Mer, les Crieurs Publics se sont emparés du fruit de trois ans d’ateliers d’écriture à La Joliette. Sur le parvis de l’Hôpital Desbief, dans la cour de l’école Vincent Leblanc, on a pu les entendre clamer les mots des habitants du 2 e arrondissement. Aucune structure sociale dans le quartier d’Euroméditerranée, qui abrite pourtant, une fois les FAIL 13 TRETS LE PANIER o costumes-cravates enfermés pour la nuit dans leurs résidences, une population qui en aurait besoin. Qu’à cela ne tienne ! La culture résiste encore, ici comme ailleurs à Marseille, grâce à l’œuvre de fond menée par les artistes avec l’équipe du Contrat urbain de cohésion sociale. Au programme de la Tournée des arts, une magnifique exposition de sténopés (toute une réflexion sur la thématique de l’enfant dans la ville), des projections, des installations, et une qualité d’écriture travaillée sur le long terme. Les textes criés à l’école ont ainsi été retenus par des comités de sélection composés de représentants des élèves, des parents, des instituteurs. Tout le monde a participé, et le résultat est frappant : voir une fillette oser déclamer son texte devant une assemblée d’adultes attentifs alors qu’elle ne parlait peut-être pas français il y a seulement un an, c’est non seulement touchant, mais c’est beau. GAËLLE CLOAREC La Tournée des arts s’est déroulée les 24 et 25 mai dans les quartiers Joliette-Pelletan Crieurs publics à l’école Vincent Leblanc Laura Cardile Fous d’équilibre Le service culturel de Trets organisait pour la troisième année une journée Perform’Art, consacrée cette fois à l’équilibre. Les installations dans la salle voûtée du château évoquent par leurs architectures les équilibres délicats de la lumière, des formes ou des sons. Les fiches de commentaires conduisent à de délicieuses dérives vers le Tétraktys de Pythagore, l’harmonie des sphères platonicienne ou à la linguistique structurale… sans pédantisme cependant, seulement l’invite provocatrice à penser plus loin que le Equilibre X-D.R. regard… Équilibre aussi avec une initiation au slackline, un sport neuf ludique entre deux arbres. La population participe à la fête, chorégraphies répétées par des primaires, promenade avec la cie Tutti Frutti entre les averses… Et le clou de la journée, le spectacle Ivre d’équilibre de Pascal Rousseau sur des compostions originales d’Éric Bono. Poésie puissante du texte (Anne de Commines), souplesse, élégance de chaque geste, inscrit dans l’espace comme une évidence. Maîtrise, délicatesse du rapport aux choses. Le corps devient une sculpture vivante, dont chaque pose s’accorde au souffle et au monde. Le minéral dessine de nouveaux symboles, sable qui s’écoule indéfiniment, pierres qui s’équilibrent : le temps, l’immobilité… entre les deux, la quête peut commencer, rythmée par les sages paroles du grand-père. La vie est une montagne qu’il faut escalader, marche difficile, mât, rouleaux, fil… au sommet, il faut encore grimper… dépassement de soi pour se connaître enfin… Le public participe à cette élévation, les gros bras tendent les cordes, portent la planche d’équilibre… Magique, à la fois beau et intelligent ! MARYVONNE COLOMBANI Perform’Art a animé la journée du 4 juin à Trets Plein Panier 18 ans, la majorité : on est encore très naïf, mais on entre dans l’âge adulte. Pour une fête de quartier, c’est très honorable, on a fait ses preuves, ça ne vaut pas les vingt ans mais on y est presque. Alors cette édition 2011, qu’a-t-elle donné ? De la procession religieuse aux saucisses grillées, en passant par la fanfare, le bal des enfants et les concerts nocturnes, on peut dire que les traditions ont été respectées ! Les associations du Panier, parfois plus vieilles que la fête elle-même (comme la fameuse SA du Raï, pour « Smala Active du Rayon Animat Incolore », qui fête ses 20 ans d’actions dans les rues, elle), entendaient bien ne pas laisser leur territoire aux hordes de touristes assoiffés. « On a bloqué la place du Refuge complètement. Les jeunes préparent les sardinades, on a invité la population. Ça fait trois mois qu’on est dessus, les enfants ont participé, les adultes, les papys, les mamies. » Et la présidente de râler : « Puisqu’on y est, on peut parler du quartier ? Ils sont en train de nous le changer, et on en a marre parce qu’il n’y a que les gens qui ont des sous qui viennent, et nous on n’en a pas. On est un peu regardés de travers. Mais on tiendra le coup, on ne partira pas de notre quartier parce qu’il est à nous ! » Fete du panier 2010 Mathieu Mangaretto Ah ça, on peut dire qu’il a un peu changé : entre la boutique de Plus belle la vie et les boouh-rgeois bohèmes qui s’installent à tour de bras... mais sous les flon-flons de la Fête, et tous les jours de l’année, la résistance s’organise. Ils ne laisseront pas les riches tenir le haut du Panier ! GAELLE CLOAREC La Fête du Panier s’est tenue les 10 et 11 juin
JAZZ MUSIQUE 55 Wesley se la joue jazz Le tromboniste acolyte de feu James Brown était l’un des invités du festival Tightenup, à Marseille Il aura fallu attendre la dernière demi-heure de concert pour replonger dans la grande époque où il dirigeait les JB’s. Ces années où son compagnon de route, le parrain de la soul en personne, l’avait déclaré « tromboniste le plus funky de tous les temps ». Mais c’était oublier que Fred Wesley, qui entra à la fin des années 50 dans le Count Basie Orchestra, était capable d’assumer la double casquette du jazz et du funk. Que ce soit avec ses New JB’s qui l’accompagnent aujourd’hui ou les anciens, il n’a perdu ni la main, ni le souffle. Et encore moins le nez de dénicher des musiciens d’exception pour former un jazz-funk band qui fait monter le mercure, tout en Progressif du Nord f Le chant profond de la mémoire délicatesse. À bientôt 70 ans, Fred Wesley garde le sourire ébahi d’un enfant lorsqu’il écoute les solos de ses complices ou qu’il engage avec eux quelques pas de danse, sur la scène d’un Cabaret aléatoire insuffisamment garni pour l’événement. Inventeur d’un phrasé au trombone reconnaissable entre tous, celui qui travailla également au côté de Maceo Parker, Pee Wee Ellis puis avec la grande tribu de George Clinton, sait aussi se distinguer par ce qu’on appellerait de nos jours un flow, qui en fait le modèle de toute une génération de hip-hop comme de R’n B. Ce qu’il confirma sur un de ses tubes : We gonna have a funky good time. L’apothéose d’une Douzième édition pour Prog’Sud, festival dynamique qui s’inscrit dans la grande lignée du rock progressif né dans les années 60. Une soirée supplémentaire -le festival s’étale sur quatre soirées au lieu de trois- et une pléiade de groupes internationaux, venus pour une fois plutôt de notre Nord (Belgique, Pays-Bas, Finlande, Hongrie, Cuba et France) à raison de trois groupes par soir. Jeunes et moins jeunes, mais avec la même énergie, se retrouvent sur scène comme dans la salle. Le public est au rendez-vous, l’ambiance bon enfant, on vient pour écouter une musique de qualité que les ondes ignorent. Le 3 juin a vu un bel enchaînement des groupes, chacun avec son timbre propre : classique avec une tonalité psychédélique pour The Black Noodle Project (France), de bons solos Fuensanta La Moneta Luca Fiaccavento ! MP The black noodle project X-D.R. Le VII e festival international de Flamenco a donné des accents de Jerez, le berceau du flamenco. Le public amateur souligne les voltes, les solos de guitare, la justesse des palmas de Fuensanta « La Moneta », toute de tensions, corps arqué à l’extrême, doigts modelant l’air, visage expressif. Intériorité des gestes, élans sauvages. Une danse comme un exercice de tauromachie, précise et emportée. La Moneta emplit l’espace avec puissance, portée par le jondo, le chant profond du flamenco superbement interprété par Enrique « El Extremeño », et à la guitare par Miguel Iglesias et Miguel « EL Cheyenne » aux percussions. La qualité des musiciens se retrouvait aussi pour le spectacle Los puertos de mi memoria, qui retrace l’évolution du danseur Juan Ogalla, son esthétique d’arrêts sur image, avec des variations soudaines de vitesse. On retrouve dans ses pas la belle influence d’Antonio Gades pour lequel il dansa à maintes reprises. Almudena Serrano apportait par ses sa vivacité un certain humour, ah ! ce geste précis du pied renvoyant la traîne ! Un soupçon de légèreté face aux chants tragiques… MARYVONNE COLOMBANI Ces spectacles se sont déroulés les 19 et 21 mai au Toursky de guitare, un sacré tempo, un enthousiasme juvénile ; Anima Mundi apportait la preuve que Cuba ne danse pas que la salsa et la samba, avec un D soirée qu’il allait finir assis derrière une table, à dédicacer son dernier album. Difficile de résumer un demi-siècle de légende en une heure et demie. THOMAS DALICANTE I/265f a ; IIage Couvent des Minimes Fourrières (m)'htlémon 8aucls QpPra Cnm : que c:e ChErles Gounod 6 18-20-22-24 juillet.1.3 € fler wo}af +s ervatln 06 98 31 42 06 vrNtw.loperaauwillage.fr crr, ?, yx Fred Wesley X-D.R. rock symphonique et progressif : hormis la belle prestation des différents solistes, on avait plaisir à entendre la voix du chanteur du groupe, son ample tessiture et son interprétation nuancée. Enfin, Pat O May conjugue rock prog et musiques ethniques, le celte s’envole en superbes riffs de guitare, la batterie crée des ponts entre les genres… Une énergie communicative ! M.C. Le Festival Prog Sud a eu lieu du 1er au 4 juin à la salle Jas Rod (Les Pennes Mirabeau)



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