Zibeline n°41 mai 2011
Zibeline n°41 mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de mai 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : chantiers... construire face à la mer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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70 ARTS VISUELS PHOTOMED TOULON Mostra méditerranéenne À Sanary et alentours, la Méditerranée possède dorénavant son festival photographique. La Turquie et l’Anglais Martin Parr en ont la primeur en invités d’honneur La photographie serait-elle une passion française ? Dans chaque région on ne compte plus les festivals, rencontres et autres évènements réjouissants qui l’honorent sur des thématiques variées. Désormais la Méditerranée possède elle aussi son festival. Créé il y a peu par Philippe Heullant et Philippe Sérénon, Photomedtentera de « …faire émerger à travers la photographie la complexité des cultures et des civilisations méditerranéennes et faire découvrir des créateurs qui par leur hypersensibilité trouvent dans la réalité des signaux que nous ne voyons pas ». Même si l’invité d’honneur, Martin Parr croque en Espagne les travers des estivants de Benidormet si Philippe Ramette s’immerge en apnée dans la grande bleue, le festival ne se restreint pas à une vision maritime. Le programme de cette première édition conçu par Jean- Luc Monterosso, (directeur de la réputée Maison européenne de la photographie à Paris) multiplie les points de vue, les questionnements en faisant appel à des artistes a reconnus comme aux talents émergents (certains exposent pour la première fois) avec la Turquie en première ligne, et pose des regards extérieurs notamment avec deux sélections des figures historiques de l’agence Magnum et de la MEP (H.C. Bresson, William Klein, Leonard Freed…). C’est l’occasion de découvrir des travaux inédits de Stratos Kalafatis sur le Mont Athos, Marseille via l’iPhone de Cristiana Thoux, ou des confrontations historiques et esthétiques : l’Istanbul selon Ara Güler ou Bruno Barbey, les photos d’Ali Taptik en regard de la collection de Pierre de Gigord, les Marubi dynastie de photographes albanais équivalent des Ely ou Detaille en Provence. Il faudra aussi être attentif aux propositions de plusieurs femmes photographes en lien avec la question d’identité, le travail de mémoire et pointes autobiographiques Melisa Önel (Turquie) Carolle Benitah (Maroc), Ornela Vorpsi (Albanie), Pinar Yolacan qui voyage en Turquie et New York. Sans oublier les lectures de portfolio, workshops dans un contexte pré estival sans ses inconvénients car celui-ci se déroule en plusieurs lieux de villégiature varoise Sanary, Six Fours, La Cadière, les iles des Embiez et Bendor. S’il ne peut exister de photographie méditerranéenne, Photomedtisse cependant une méditerranée des photographes. Une lingua franca des images ? CLAUDE LORIN Carolle Benitah representee par la Galerie 127 de Marrakech, Le Deguisement Photomeddu 27 mai au 19 juin Sanary-sur-Mer 04 94 74 10 80 www.festivalphotomed.com Katia Bourdarel Hitchcockien La sensualité féminine, la bestialité fantastique, le merveilleux et les sortilèges, l’imagerie enfantine s’immiscent dans la pénombre de la galerie des Musées, à l’abri d’une lourde tenture noire protectrice. En prologue à son récit en 3D, Katia Bourdarel s’empare librement du conte des frères Grimm Frérot et soeurette avec cette vraie fausse innocence qui nous ferait prendre une sculpture à tête de cerf pour une jeune princesse… Comme en rêvent les petites filles déguisées en Blanche-Neige minaudant dans leurs habits de velours rouge devant leur miroir. Mais notre trouble n’est qu’à ses premiers balbutiements ! Avec La Ronde, l’artiste pousse sa scénographie cinématographique jusqu’à provoquer une réelle sensation d’effroi grâce à un savant jeu de théâtre d’ombres et d’objets, une création vidéo et sonore. L’œil attiré par les images de silhouettes d’oiseaux, l’oreille attentive aux bruissements de battements d’ailes et aux cris perçants des volatiles, la main tendue vers la maquette du château de la Belle au bois dormant inondé de lumière, on se heurte soudain à la horde volante d’énormes corbeaux suspendue dans le noir au-dessus de nos têtes. L’effet est des plus efficace et la magie opère instantanément : Katia Bourdarel maîtrise l’art de la mise en scène tout autant que celui de nous faire basculer dans le monde des songes éveillés. Où la métamorphose des choses n’est pas illusoire, où le travestissement masque une ingénuité troublante. Toujours à la lisière du conscient et de l’inconscient : aurions-nous donc rêvé ? MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Le son du silence Katia Bourdarel jusqu’au 25 juin Galerie des Musées (Remparts), Toulon 04 94 91 45 60 www.toulon.com a
LA SEYNE-SUR-MER ISTRES ARTS VISUELS 71 La partie n’est pas jouée Décomposer, recomposer, construire, déconstruire, diffracter : Véronique Bigo encadre le monde dans un imagier éclaté. Iconoclasties À travers une sélection remarquable, la semaine cinématographique inaugurait Images Transversales, l’évènement de la plateforme Popart’s que poursuit Je me fais mon cinéma au Cac et divers lieux d’Ouest Provence Le pari de Catherine Soria et de sa nouvelle équipe est en passe d’être gagné (Voir Zib 34 et 39). Encadrée par des expositions monographiques (Bruno Peinado et plus tard Nicolas Pincemin, Lilian Bourgeat) sur le fil d’une programmation centrée sur le thème de la fiction, l’exposition thématique Je me fais mon cinéma offre une passionnante sélection d’œuvres explorant les rapports entre art contemporain et cinéma, et diversifie les lieux d’accès à un public élargi et au monde enseignant. Dans ce domaine, deux beaux projets, au lycée Latécoère, les réalisations des élèves de l’atelier cinéma avec Thierry Froger et au théâtre de l’Olivier les vidéos et installations conçues par les étudiants des Beaux-arts d’Aix-en-Provence (The speak actor, pièce collective et parodique, films d’animation en boucle aphones de Maxime Parodi). Dans les sous-sols du musée archéologique, la projection directe sur la pierre confère une inquiétante matérialité au film de Flavie Pignatel, Esprit es-tu là ? Mais c’est au Centre d’art contemporain que se concentrent la majorité des œuvres, dont nombre d’installations comme La mangeuse d’images de Sylvia Bossu : lorsque le spectateur appuie sur le bouton, le film projeté est aussitôt détruit par une broyeuse ! Nous sommes au croisement de multiples références et expérimentations combinant histoire du genre, ses constituants comme ses stéréotypes. Jeux sur la narration, montage, temps/temporalités, son/image, remake ou found footage… le cinéma se fait manipuler en tous sens à travers les œuvres entre autres de Douglas Gordon,Virginie Barré, J.P. Pelletier, Thierry Mouillé, de Thierry Froger artiste invité et fil conducteur d’Images Transversales. CLAUDE LORIN Où qu’elle se trouve, Véronique Bigo veut raconter autrement ce que tout le monde sait et voit pour inventer des « histoires de mémoire, des histoires vraies mais aussi possiblement vraies ». À Marseille, dans son jardin, c’est la force de la nature et de la reproduction qu’elle veut peindre ; au Domaine de Pont-Royal chargé d’Histoire, la présence de Pascal lui donne envie de parler éducation, religion, nature ; à Rome ce sont les traces et les émotions d’une ville vécue qui dominent son imaginaire. À La Seyne-sur-Mer, elle remonte le temps jusqu’aux années 70 au gré des trois étages de la Villa Tamaris Pacha : libre à nous de suivre ses pérégrinations physiques et mentales à travers des sites, des musées, des jardins, des objets, des personnages fictifs ou réels qu’elle réanime de manière oblique sur des toiles de lin ou des bâches. Toute sa vie se concentre dans l’écriture de cet « abécédaire » gigantesque, singulier puzzle dans lequel nous circulons aisément sans toutefois en percer toutes les facettes. Mystère, mystère… Ces représentations suggestives, réalistes ou elliptiques introduisent des histoires fleuves, romanesques, déroulées parcimonieusement. Au chapitre des « objets manufacturés » figurent en bonne place le design et la Tarasque, des pots de pharmacie et les sacs à mains d’épouses d’artistes célèbres, objets soudain érigés en icônes modernes. Au chapitre « organique », les fleurs et les légumes nous disent comme Magritte « Ceci n’est pas une pipe… » tant leur charge érotique est prégnante. Et ainsi de suite : l’homme, l’Antiquité, mais aussi les corps, les artistes. Et les taches noires, le lien invisible entre eux. Que l’artiste choisisse d’isoler un objet de son contexte, de se focaliser sur un détail ou d’en révéler l’ensemble, elle glisse des indices et sur le mode du jeu, toujours, nous invite à déchiffrer son incroyable rébus. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Peinture méta-physique : histoire de taches Véronique Bigo jusqu’au 19 juin Villa Tamaris Pacha, La Seyne-sur-Mer 04 94 06 84 00 Veronique Bigo, La Chaussure N°2, 2007 Thierry Froger, Les disparus du super 8, serie photographique, 2007 Images Transversales/Je me fais mon cinéma jusqu’au 13 juillet Ouest Provence 04 42 55 17 10 www.ouestprovence.fr



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