Zibeline n°41 mai 2011
Zibeline n°41 mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de mai 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : chantiers... construire face à la mer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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58 Z e i7 CAHIER JEUNESSE AVERROÈS JUNIOR RENCONTRES DE L’ILLUSTRATION Une journée pas comme les autres Depuis 3 ans, grâce aux Rencontres d’Averroès près de 2000 élèves de 25 établissements pensent Ma Méditerranée autrement Couleurs en bataille Les Rencontres de l’illustration ont fédéré petits et grands autour de la manipulation gourmande de l’image et du mot À l’Alcazar, si le « i » était le fil rouge rimbaldien des rencontres, d’autres voyelles et d’autres couleurs se sont livré bataille. Dans les ateliers, le bleu Klein et le rouge Le Corbusier de kt.COLOR ont pris le dessus pour la création de masques alors que le « i » s’est dressé fièrement dans les ex-libris réalisés avec l’atelier de sérigraphie d’art Tchikébé, appelés ensuite à se glisser dans les livres en consultation à la bibliothèque. Le public, en majorité Rencontres de l'illustration Gabriel Beaudoin Ce 6 mai ensoleillé, deux classes de 6 e et 5 e du Collège Jacques Prévert de Marseille embarquaient à bord d’un bus direction Arles. Destination lointaine : une majorité ignorait tout de l’ancien port romain, jusqu’à ce que la visite du Musée départemental Arles antique et du quartier de La Roquette dissipe leur ignorance. Programme prometteur si l’on en croit les retours en fin de journée, quand les groupes échangèrent impressions et informations, restituant avec beaucoup d’aisance leur savoir fraîchement acquis : un bel encouragement à poursuivre l’opération pour les équipes qui œuvraient cette année au programme Junior sur le thème de « La mer à boire ». À l’heure où les 5 e s’engouffraient dans les salles du MDAA pour découvrir les messages des marins et des pêcheurs laissés sur terre et au fond de l’eau, les 6 e option environnement apprenaient à regarder la ville, l’architecture, les traces du temps et ce qu’elles nous enseignent sur l’histoire des peuples. De chaque côté de la Méditerranée bien sûr, grâce aux incessants allers-retours linguistiques et historiques de Caroline Grellier qui, photos et documents à l’appui, avait conçu un parcours ludique et pédagogique totalement interactif. Yeux rivés sur les façades ou les berges du fleuve, les enfants n’avaient pas les mains dans les poches ! Répartis en deux groupes - Oran et Marseille -, ils écoutèrent studieusement les indications afin de pouvoir résoudre les énigmes : du coup le jeu de dés eut un franc succès, entrecoupé de haltes gustatives salutaires. C’est donc dans la bonne humeur qu’ils enrichirent leur vocabulaire et leurs connaissances, avides de compléter sur le terrain l’enseignement de leur professeur de SVT Rahmona Dérouiche. Après une pause déjeuner, les des étudiants en arts visuels, a offert la vision d’une ruche bourdonnante ! À la table ronde inaugurale, toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ont été passées au filtre de la linguiste Annie Mollard-Desfour qui décrypta les mots des couleurs, les relations entre le nom de la couleur et sa représentation visuelle, leurs connotations, leurs origines mythologique, historique et religieuse. Et leur évolution : du rouge carmin au rose Barbie, du bleu azur à Les Rencontres d'Averroès junior dans le parc du MDAA à Arles Espace Culture Marseille l’outre noir de Soulages. Cette conversation savante avec Boris Henri, docteur en Lettres et passionné d’images, a lancé une manifestation par ailleurs plus festive. Comme lors des projections de courts films d’animation submergés par les couleurs primaires (subtile série Blop ! de l’auteur Hervé Tullet et du réalisateur Pierre Pelli), pervertis par la fausse absence de couleur (inénarrable Rouge de l’incorrigible Pierre-Alex Vuillaume- Prézeau) ou décalés pour cause d’un cruel jeu de mot Rimbaud-Rambo sur matelesurlenet.com. La palme de l’émotion revient à Ghislaine Herbéra qui a reçu ses jeunes lecteurs entourés des planches originales et des croquis de son désormais célèbre Monsieur cent têtes. Connaissant l’album sur le bout des doigts grâce à leur professeur Madame Allard, les CM2 de l’école Azoulay (Marseille 8 e) lui ont réservé un feu d’artifice de questions sur son parcours, ses motivations, ses inspirations, les secrets de fabrication, son prochain livre… justement, il vient de sortir chez Didier jeunesse : Le livre rouge. Tout un programme ! M.G-G. deux classes découvrirent le film d’animation d’Alexander Petrov, Le vieil homme et la mer, inspiré du roman d’Hemingway : l’occasion après coup de décrypter les images et la musique, de livrer leurs émotions, de réfléchir une fois encore sur cette mer qui nourrit, unit et sépare les hommes. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Carnet de bord d’Averroès Junior (comptes rendus, travaux d’élèves, photos…) www.rencontresaverroes.net/wordpress Les Rencontres de l’illustration ont eu lieu les 5, 6 et 7 mai à l’Alcazar et dans les librairies partenaires (Imbernon, La Réserve à bulles, Le lièvre de Mars). www.surlaplace.fr Ça fait tilt ! Les cinéphiles en herbe du Club Cinétilt chantonneront à tue-tête Cour(t)s-y vite ! Cour(t)s-y vite ! aux oreilles de leurs petits copains et de leurs familles… les 8, 10 et 11 juin à La Minoterie, dans la cour de l’école Major Cathédrale pendant la Fête du Panier et à L’Alhambra. Projections de courts-métrages, ciné-concert et rétrospective composent ce festival dont ils sont les heureux programmateurs. www.cinetilt.org (voir Les Rendez-vous d’Annie page 67)
THÉÂTRE D’INTERVENTION MÉTIERS DU SPECTACLE ÉDUCATION 59 Fondations démesure, des blocs bruts d’émotion qui vibrent et tempêtent à deux pas de vous… Un écran, un long manteau noir, quelques couleurs parfois sur le visage, suffisent à évoquer la douleur du deuil, la terreur du viol, l’eau qui se teinte du sang des orgueilleux. Les Suppliantes et son évocation du devoir d’asile sont particulièrement bouleversantes. Une réserve ? on peut s’interroger sur l’opportunité de présenter en trois heures une trilogie sans unité dramatique, qui nécessite un véritable effort de concentration pour un public peu habitué au théâtre : chaque tragédie perd sans doute un peu d’éclat à se confronter aux deux autres… AGNÈS FRESCHEL L’éviction d’Olivier Py de la direction du Théâtre de l’Odéon, puis sa nomination tout aussi arbitraire et régalienne à la tête du Festival d’Avignon, témoignent de la désagrégation du Ministère de la Culture qui, tel un despote en perdition mime les gestes du pouvoir, marionnette sans maître manipulée aux quatre vents. L’essentiel n’est pas là, pour la région du moins, mais dans le talent de l’homme de théâtre. La trilogie d’Eschyle, présentée en création dans un lycée polyvalent de Cavaillon, est une entreprise étonnante, et exemplaire. Pour atteindre son objet, c’est-à-dire étendre le public et démocratiser le théâtre, elle parie non sur une vulgarisation mais sur un appel à la grandeur commune. Celle des premières tragédies qui, semble-til, parlaient à tous, jeunes et vieux, Mireille Herbstmeier et Philippe Girard au Lycee Mistral d'Avignon, Les Perses DM/Zibeline femmes et hommes, esclaves, étrangers et citoyens. Olivier Py en garde l’essence et l’amène, sans descendre, à portée d’appréhension des lycéens d’aujourd’hui. Ses moyens ? Une « tradaptation » qui possède toute la force poétique de sa propre écriture, joue avec les vers blancs, les analogies, les consonances, les antinomies. Discrètement, en respectant Eschyle, il redécouvre au cœur des premiers poèmes dramatiques l’actualité hélas sempiternelle des conflits méditerranéens : exil, asile, conflits fratricides, cité, démocratie assiégée, plainte éternelle des vaincus, orgueil des jeunes chefs, douleur des mères, et désarroi de ceux qui savent vers quelle tragédie leur devoir les emmène… Si tout cela est en jeu dans les trois tragédies d’Eschyle, Py sait les concentrer, chacune en trois quart d’heure, dans une épure toute classique. Et cela marche : il faut voir les visages des lycéens fascinés. Pas tout le temps, mais presque tous. Et ce ne sont pas des élèves choisis, des classes spécialisées d’aspirants artistes : certains ont 15 ans, sont en seconde technologique, dans une ville plutôt sinistrée qui vote Front National à plus de 30%... Précautionneusement, le metteur en scène concentre non seulement le texte, mais l’espace : quelques tables bout à bout servent de tréteaux, les élèves, disposés autour, en bi-frontal, sont en pleine lumière, à quelques centimètres du visage des tragédiens qui leur jettent les mots directement au corps. Et quels acteurs ! Philippe Girard, Mireille Herbstmeyer et Frédéric Giroutru sont stupéfiants de Les Perses ont été créés au lycée Mistral, Avignon, le 12 avril, puis joués en Nomades (scolaires et tout public) jusqu’au 22 avril. La trilogie a été créée au lycée Ismaël Dauphin de Cavaillon le 15 avril À venir Trilogie Eschyle 25 et 27 mai Les Perses (scolaires) du 24 au 27 mai Grasse, Mouans Sartoux… 04 93 40 53 00 www.theatredegrasse.com Les Perses du 6 au 10 juin Aix et CPA 04 42 26 83 98 www.atpaix.com lundi 6 juin, 18h30 Rencontre avec Olivier Py « Pourquoi la tragédie grecque aujourd’hui ? » , Hôtel de Ville, salle des mariages, Aix Sur un plateau ! L’ISTS (Institut Supérieur des Techniques du Spectacle) d’Avignon et le CFA des Compagnons du Devoir à Marseille ouvrent en septembre une section de formation aux métiers de plateau, qui dispensera un Diplôme de Technicien des Métiers du Spectacle, option machiniste-constructeur (DTMS). Il s’agira d’installer et entretenir les décors pour le spectacle vivant. L’ouverture de cette section a été impulsée par la profession et la Région a proposé à l’ISTS la mise en place de cette formation. La collaboration avec les Compagnons s’est imposée : même exigences de professionalisme et de qualité. Cette formation unique de 2 ans en alternance devrait attirer des jeunes de 16 à 25 ans de toutes les régions et sera rémunérée à raison de 40 à 60% du SMIC en fonction de l’âge. Pour y accéder il faut soit posséder une expérience professionnelle de 2 ans, soit un CAP/BEP filière artisanat, soit sortir d’une classe de 2nde. Les cours théoriques seront dispensés au CFA des Compagnons, mais chaque apprenti devra trouver un maître de stage pour sa formation pratique auprès de la structure de son choix : elles ne manquent pas dans notre région ! CHRIS BOURGUE 04 90 14 14 17 www.ists-avignon.com



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