Zibeline n°41 mai 2011
Zibeline n°41 mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de mai 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : chantiers... construire face à la mer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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44 MUSIQUE LYRIQUE Filles du Midi a Elles sont deux ! Deux drôles de divas, altières et belles en scène : l’une de rouge vêtue, fière évocation de l’Espagne tragique (Brigitte Peyré), l’autre en robe noire, figure de l’Italienne au tempérament vif et au verbe abondant (Murielle Tomao). Au piano, une accompagnatrice un peu vamp, aguicheuse (Marie-France Arakelian), leur dispute la vedette et les suit en divaguant au fil d’un voyage récréatif. Car De Naples à Séville voyage de romances en chansons, de Donizetti ou Tosti à quelques zarzuela, habanera et boléro de Rodrigo, Penella, Gimenez… Ce divertissement lyrique, véritable marathon vocal mis en scène par Bernard Comet, a connu un vif succès au Gyptis. Le public est venu nombreux applaudir les séduisants duos avec pantomimes, tendres ou malicieux, les voix vibrantes, a ri de ce couple de cantatrices se disputant la scène, confondant leur registre de soprano, troquant leurs traits virtuoses… Sans se prendre au sérieux, elles ont exploité les textes des chansons pour bâtir des saynètes burlesques, parfois émouvantes, au gré d’amours brûlantes, de douleurs passionnelles, de scènes pastorales, le tout à la faveur d’une formidable écoute mutuelle. JACQUES FRESCHEL Murielle Tomao X-D.R. Brigitte Peyre X-D.R. Tremplin lyrique Les master classes de la compagnie L’Opérathéâtre Pour Tous (O.P.T.) se sont poursuivies sous la direction de Marie-Ange Todorovitch. C’est aux difficultés de Carmen que les stagiaires se sont frottés : un opéra populaire, mais qui exige un grand soin accordé au style, à la diction, la conduite du chant… L’O.P.T. a pour vocation d’être un centre actif d’insertion professionnelle sur la région. Aussi les chanteurs, triés sur le volet, ont profité des conseils éclairés de la mezzo-soprano familière de la scène de l’Opéra de Marseille. Après qu’elle a guidé judicieusement la soprano Murielle Tomao dans l’air du 2 e acte de la Bohémienne, a surgi d’on ne sait où (si ce n’est de Pologne !) un baryton exceptionnel qui a fait montre, dans l’Air du Toréador d’une maestria confondante : Wassyl Slipak… à suivre ! Concert lyrique Le premier spectacle proposé par l’O.T.P. a eu lieu à l’auditorium de l’Hôpital St Joseph : un récital, accompagné par le pianiste lisztien Ludovic Selmi et la fine Catherine Galland, dans le cadre de la Journée mondiale de la voix. On y a entendu une soprano talentueuse : Lucille Pessey possède une voix chaleureuse, un timbre égal sur tout le registre, des aigus clairs, une ligne de chant souveraine… elle a conquis le public dans Fauré ou Mozart. Bâti en en deux volets (Mélodies et Airs d’opéras), le programme a également mis en lumière les facettes artistiques de Cyril Rovery, baryton à l’initiative du projet lyrique. Tout en nuances, il passe de la demi-teinte aux larges accents vocaux, au gré d’un jeu expressif en harmonie avec le texte. J.F. Artistes maison Ce fut une bonne surprise, un samedi en matinée, de trouver le grand Foyer de l’Opéra aussi rempli pour une affiche de Lieder. Le programme, placé sous la lumière de la poésie allemande, construit autour de fameux opus de Schubert, offrait également des pièces moins courues de Meyerbeer ou Spohr. Des solistes « maison », artistes qui d’ordinaire mettent leur talent au service du Chœur et de l’Orchestre, ont réservé de vrais moments d’émotion au fil d’un beau récital. De sa voix sombre, Florence Laurent (alto) a chanté Ständchen (Sérénade) avec une majesté rare, une profondeur somptueuse, quand la soprano Sophie Oinville a provoqué un trouble sensible avec son interprétation passionnée du Marguerite au Rouet schubertien. Entorse virtuose à la germanité, le clarinettiste Alain Geng a ébloui l’auditoire avec des Variations pyrotechniques de Rossini, pour finir par un dialogue aérien avec la soprano dans le célèbre Le Pâtre sur le Rocher… le tout soutenu par une formidable accompagnatrice du théâtre lyrique : Brigitte Grosse ! J.F. Alain Geng X-D.R. Marie-Todorovitch X-D.R L’O.P.T. se mobilise en soutien aux victimes de Fukushima lors d’un récital Verdi avec Maryline Clément, Cyril Rovery, Renaud Talaïa, Norbert Xerri et au piano Ludovic Selmi. Le 20 mai. Eglise Saint Cannat
CHAMBRE MUSIQUE 45 À tous crins ! a C’est un abrégé de l’histoire du genre qu’a pu découvrir le public venu en nombre à l’Église Saint Césaire de Berre l’Étang. De la figure tutélaire, Haydn, au grand Schubert, en passant par le trop méconnu Chausson, le Quatuor Manfred, célèbre ensemble français, a pris le temps de contextualiser chacune des œuvres présentées avant d’en faire savourer toute la substance ; petit concert lecture en quelque sorte, pratique trop rare, du moins dans ce répertoire. Belle idée également que d’enlacer le magnifique, mais difficile d’accès, quatuor en dom du compositeur Français entre ses pairs Germaniques. La texture épaisse et dense, à l’image des pièces de César Franck, est venue contrepointer l’ironie et la légèreté du quatuor l’Empereur d’Haydn, et le savoureux 13 e quatuor du père Franz, Rosamunde. Les instrumentistes, dans un même élan d’archets, ont délivré une interprétation subtile et éclairée dans le premier mouvement du Schubert, un peu en dedans dans les mouvements vifs de Haydn, mais ô combien large et généreuse dans la pièce de Chausson. De la belle musique dans un écrin de velours. CHRISTOPHE FLOQUET Quatuor Manfred X-D.R. Sonia Wieder-Atherton Jean-Baptiste Mondino La Voix du violoncelle Le concerto pour violoncelle et orchestre Celo de Pascal Dusapin possède un titre mystérieusement évocateur : « je tiens caché ». Sonia Wieder–Atherton en a dévoilé son aspect élégiaque et paradoxal : entre lyrisme et virtuosité, chuchotements et tensions, douceur et douleur… Cette partition, composée en 1996, et son compositeur, présent à l’Opéra-Théâtre le 29 avril, ont reçu de vifs applaudissements. La violoncelliste française a ensuite enchaîné avec les célèbres Variations sur un thème rococo de Tchaïkovski. De style galant, l’œuvre, basée sur un certain étalage virtuose, aurait pu lasser sans l’interprétation passionnée qu’en a donnée la soliste. Ces Variations ne comptèrent guère pour le compositeur russe qui laissa son élève-interprète Wilhelm Fitzenhagen effectuer des modifications importantes donnant lieu à une version fréquemment jouée. Notons également les belles interprétations de la a Petite suite de Claude Debussy (orchestrée par Henri Büsser) et de la populaire Symphonie n°1 de Brahms, dont le succès ne s‘est pas démenti. Dès les dernières mesures, un tonnerre d’applaudissements a obligé le chef à revenir plusieurs fois… et diriger en bis la Danse hongroise n°5 du même compositeur : un grand succès ! CHRISTINE REY Ce concert a eu lieu le 29 avril à l’Opéra d’Avignon Diverses voluptés Construit autour de la « vocalité », le concert a débuté par Radiant Mind du compositeur grec Christopher Theofanidis. L’œuvre écrite en 2008 est une symphonie de couleurs chatoyantes, jouant sur les timbres des percussions et les soli de bois. L’ensemble baigne dans une atmosphère mystérieuse empruntée à la philosophie bouddhiste : « un état d’esprit soucieux est quelquefois comparé au ciel lorsque, par temps clair, nos pensées comme des nuages surgissent et dérivent… » précise le compositeur. Malgré la direction brillante du coréen Shinik Hahm, spécialiste des musiques nouvelles, les applaudissements ont été tièdes. L’œuvre suivante a rasséréné le public. Le concerto pour piano n°1 de Frédéric Chopin a reçu l’accueil attendu : en virtuose, Alain Planès l’a magnifiquement interprété. Quelle sensibilité dans le toucher, quelle musicalité à l’orchestre, quelle connivence entre le pianiste et le chef ! Malgré une mémoire un peu défaillante, le pianiste a su hypnotiser son auditoire, et, après de nombreux applaudissements et des rappels, est revenu donner, en bis, son fameux Nocturne en do dièse mineur. La Symphonie de Mozart donnée en seconde partie, après la magie du lyrisme de Chopin, n’a pu faire le poids…C.R. Ce concert a eu lieu le 5 mai à l’Opéra d’Avignon Alain Planes Gerard Blaser



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