Zibeline n°41 mai 2011
Zibeline n°41 mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°41 de mai 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : chantiers... construire face à la mer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 42 - 43  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
42 43
42 MUSIQUE OPÉRA Les chemins de la connaissance Le Singspiel La flûte enchantée de Mozart est une œuvre qui repose sur une série d’oppositions : le bien et le mal, le feu et l’eau… Sous le voile de l’allégorie se dessine le parcours initiatique de Pamina -Amel Brahim-Djelloul, jeune soprano à la voix chaude mais manquant un peu de puissance- et Tamino, ténor chaleureux interprété par Frédéric Antoun. Autour de ce couple gravitent deux entités antagoniques, Sarastro, symbole de la Lumière et de la sagesse -Burak Bilgili, énorme basse tout en rondeur- et la figure emblématique des ténèbres, la Reine de la nuit, avec ces deux grands airs malheureusement escamotés par Isabelle Philippe : vocalises mal assurées, mise en place approximative, aigus serrés… L’éclair de génie de cette production, tant au niveau vocal que Des Brigands millésimés ! Situations loufoques, personnages croustillants, décors aux couleurs de Watteau, Fragonard, Goya, déguisements permanents, vingt solistes, un chœur plein de verve, des brigands malins poursuivis sans cesse par des carabiniers raides et stupides. Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff donnent un supplément de vie à l’œuvre d’Offenbach. L’orchestre, direction Nicolas Krüger, précis et enthousiaste, F. Desmesure semble se régaler de ces rebondissements. Falsacappa, Eric Huchet, chef des bri-gands à la voix solide, campe un escroc attachant, un personnage Commedia dell’Arte accompagné de ses excellents compères : Franck Le Guerinel, Léonard Pezzino, Antoine Garcin, Thomas Morris. Daphné Touchais, soprano au joli timbre est Fiorella (je suis la fille du bandit), amoureuse de Fragoletto, craquante Julie Boulianne. Le décor en trois dimensions du premier acte dans les montagnes permet des arrivées insolites : le chœur des carabiniers, descendant des montagnes, est du plus bel effet. Au deuxième acte, la Princesse de Grenade, truculente Michèle Lagrange, et sa suite, tombent nez à nez avec les brigands. On assiste à un numéro grandiose sur les clichés de la fierté espagnole : Philippe Talbot en Comte de Gloria- Cassis, et Frank Dudziak, Baron de Campo-Tasso, sont excellents, costumes noirs, castagnettes, tambourins, sur les trois niveaux de scène : magique ! Au troisième acte à la Cour du Duc de Mantoue, les brigands, ayant volé les habits des espagnols, débarquent à la Cour pour récupérer une dot de trois millions (jeu élégant du ténor Martial Delafontaine). Loïc Félix est un caissier sautillant, au timbre agréable. Mais espagnols dépouillés et carabiniers arrivent aussi… Tout se finit bien : c’est un opéra bouffe ! Avec pour une fois tout l’attirail rêvé, cartons pâte, toiles peintes, et animaux vivants comme dans les cirques de l’enfance… YVES BERGÉ o scénique, fut incontestablement Armando Noguera que l’on avait déjà pu admirer dans le rôle d’Onéguine, ici en Papageno, admirable, virevoltant, assurant son rôle sans ciller, sauf, bien sûr, dans le bégaiement de l’air final avec Papagena, Katia Bentz ! À la tête pour l’occasion de l’orchestre et du chœur de l’opéra d’Avignon, Laurence Equilbey, peu secondée par la mise en scène minimale de Robert Fortune, notamment dans le premier acte, eut du mal à trouver un équilibre d’ensemble. La deuxième partie de l’œuvre, pour le coup habilement éclairée par le metteur en scène, fut de bien meilleure facture. Une flûte agréable mais pas tout à fait… enchantée ! CHRISTOPHE FLOQUET Les Brigands de Jacques Offenbach ont été joués à l’Opéra de Toulon du 13 au 15 mai Cedric Delestrade - ACM-Studio - Avignon Didon et Cécile r La Flûte enchantée s’est jouée à l’Opéra d’Avignon les 17 et 19 avril Frederic Stephan En avril, l’Opéra de Toulon présentait une bien curieuse création du chefd’œuvre absolu d’Henry Purcell qu’est Didon et Enée ; l’opéra, ramassé en 3 actes très brefs mais se suffisant à eux-mêmes, était inséré entre deux tranches de l’Ode à Sainte Cécile, ce qui obligeait le metteur en scène à intégrer dans le même spectacle deux œuvres stylistiquement différentes. Le choix de terminer la soirée par le final tonitruant de l’Ode plutôt que par le sublime Remember me de Didon pouvait en effet paraître incongru… de même que les décors et costumes qui plongeaient l’action dans un début de XIX e siècle bien improbable, même s’ils ne gênaient en rien la lisibilité d’une mise en scène qui suivait pas à pas les déboires de la reine de Carthage. Sur le plan musical, Giuliano Carella avait eu la judicieuse idée de renforcer l’orchestre d’un continuo d’instruments baroques tenu par la remarquable compagnie Les Bijoux indiscrets. Si quelques décalages se percevaient entre les chœurs et l’orchestre, notamment dans l’Ode à Sainte Cécile, la distribution vocale, jeune, était dans l’ensemble bien chantante. Le seul bémol était une Cecilia/Belinda au timbre peu homogène, car Marcus Werba défendait avec vaillance le rôle ingrat d’Enée dans son ridicule costume de 1er Lord de l’Amirauté et Anna Caterina Antonacci, enfin, a su utiliser ses immenses dons de tragédienne pour nous faire partager les différentes émotions de Didon, de l’espoir à la colère, de la passion au renoncement total. Un plateau et un orchestre qui firent oublier quelques maladresses, et l’utilisation contestable de Hail ! Bright Cecilia. ÉMILIEN MOREAU
Mozart a fait le plein L’Opéra a affiché complet pour le retour du Don Giovanni de Mozart, mis en scène par Frédéric Bélier Garcia, spectacle qui fut joué avec succès à Marseille en 2005. Une scénographie d’esthète, s’articulant au gré de panneaux coulissants, suggère des profondeurs et découpe des ombres sur de vastes fonds enluminés. Des contrastes de lumières et de couleurs de costumes (fin XVIII e) développent une dualité photographique positifnégatif où le blanc incarne la comédie quand le noir habille les moments « seria » du « dramma giocoso » (« drame joyeux »). Des éléments stylisés de décors figurent habilement des espaces scéniques : un plateau théâtral champêtre pour la noce, des bosquets verdoyants en guise de labyrinthe du cœur, une simple pierre tombale metaphorise le cimetière, alors qu’un immense lustre symbolise la fête. Ce dernier tombe, avant de se coucher, quand le libertin pousse son ultime cri d’effroi et sombre dans la terre ! Comme ce n’est pas si fréquent, soulignons que la direction d’acteur marche en bonne intelligence avec le sens du Don Giovanni Christian DRESSE 2011 livret de Lorenzo Da Ponte : elle ne cherche pas à l’éloigner de son essence première, suffisamment subtile MUSIQUE 43 pour générer une riche palette d’émotions. Sur le plateau, le parti pris vocal du couple Don Giovanni/Leporello les dissocie ostensiblement. Fuyant l’effet miroir, Jean-François Lapointe barytonne avec lyrisme au dessus de l’excellente basse « buffa » Joseph Wagner. Ces deux-là mènent bon train aux côtés de Burcu Uyar, superbe Donna Anna rappelant la grande soprano Leontina Vaduva, du très fin ténor Alexey Kudrya (Don Ottavio) et de l’impressionnante et sombre basse française Nicolas Courjal (le Commandeur). Dirigé par Theodor Guschlbauer, l’orchestre s’allège et vibre à souhait au rythme des dynamiques mozartiennes. JACQUES FRESCHEL Abonnez-vous : 0 820 300 033 - www.toursky.org Y4-Pr1Gd 1L fYM1C15 i7LW'1.lV -t "k= mai au juin du mardi au sarnecil 2 1 h () 0 4 1 7 5 6 4 5 9 -41%, ywihVatre-nVnoicor u sum Ez=nowilinterhot.s..w aaamu iml Ltim wQryamin



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 1Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 2-3Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 4-5Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 6-7Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 8-9Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 10-11Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 12-13Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 14-15Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 16-17Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 18-19Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 20-21Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 22-23Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 24-25Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 26-27Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 28-29Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 30-31Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 32-33Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 34-35Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 36-37Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 38-39Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 40-41Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 42-43Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 44-45Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 46-47Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 48-49Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 50-51Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 52-53Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 54-55Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 56-57Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 58-59Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 60-61Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 62-63Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 64-65Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 66-67Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 68-69Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 70-71Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 72-73Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 74-75Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 76-77Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 78-79Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 80-81Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 82-83Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 84-85Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 86-87Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 88-89Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 90-91Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 92-93Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 94-95Zibeline numéro 41 mai 2011 Page 96