Zibeline n°40 avril 2011
Zibeline n°40 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : menaces sur la culture... alerte !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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08 POLITIQUE CULTURELLE RDV DU KIOSQUE PRINTEMPS DE L’ART DUKAN Rester visible Depuis sa première en 2008, le Printemps de l’Art contemporain à Marseille s’étoffe à chaque édition. Désormais marseille expos bénéficie d’un bureau rue Jean de Bernardy (juste en face d’Où), d’un poste de chargé de développement, d’un budget de 18 000 € pour ce Printemps attendu réjouissant et festif (plusieurs évènements programmés à l’initiative de chaque lieu). Cette année plusieurs structures non affiliées au réseau sont partie prenante dans une programmation associée : Tchikebe atelier de sérigraphie d’art accueille Didier Blondeau, Les Pas Perdus propose des formes artistiques inhabituelles de l’art contemporain, Vacances Bleues entreprise et mécène privé ouvre au public exceptionnellement une partie de sa collection photographique… Dans cette perspective d’échange et de mutualisation, Botox[s], équivalent niçois du réseau marseillais, est invité pour une proposition spécifique, avec un retour marseillais à Nice fin mai. La programmation complète mise à jour est à découvrir en ligne dès aujourd’hui. Découvrez les programmations du Festival d’Avignon, du Festival de Marseille, des Chorégies d’Orange, du Festival d’Aix et du Festival de jazz des Cinq continents dans notre prochain numéro, ou en ligne sur leurs sites. Festival d’Avignon 04 90 27 66 50 www.festival-avignon.com Festival de Marseille 04 91 99 02 50 www.festivaldemarseille.com Chorégies d’Orange 04 90 34 24 24 www.choregies.asso.fr Et demain ? Les tentatives ne manquent donc pas pour garder la tête hors de l’eau du vieux port, mais la même question ressurgit régulièrement : quel projet cohérent et ambitieux pour Marseille pour l’art contemporain ? Smp, Buyself, Rlbq et maintenant Dukan et Hourdequin ont disparu, marseille expos fédère toujours une vingtaine de lieux, et des galeries privées restent sur le côté. Alors que le [mac] végète, le Frac bénéficiera d’un bâtiment flambant neuf à l’autre bout de la ville. Puisque les grands hôtels historiques de la Canebière et l’Hôtel Dieu sont dévolus à d’autres utilités, quel avenir pour l’immense et central hôtel de la poste Colbert ? Comment l’art contemporain peut-il, saura-t-il prendre sa pleine part dans la dynamique de la cité ? Quel accueil accordé aux créateurs ? Pour quel public ? Quelle implication des collectivités publiques et d’État ? Comment le secteur de l’entreprise saura-t-il s’investir ? Un colloque initié par la CCIMP fera écho à cette question jeudi 13 mai : « Les systèmes économiques du monde de l’art, art/entreprise ». Une partie de la question seulement. Car il ne s’agit pas que de lisibilité. CLAUDE LORIN Chez Astérides, Davide Cascio, Public improvisations, 2008, collage sur papier, 33 x 24 cm Davide Cascio Printemps de l’art contemporain à Marseille 12, 13, 14 mai www.marseilleexpos.com Fin de partie Après 12 ans à Marseille et 2 galeries, Sam Dukan et Marc Hourdequin jettent l’éponge : direction Paris. Un choix difficile mais nécessaire Centenaire et printanier Il était depuis des années abandonné aux pigeons et à l’urine des noctambules… Le kiosque de la Canebière veut pour ses cent ans retrouver l’enthousiasme de sa jeunesse ! Les Rendez-vous du kiosque, organisés par la mairie du 1/7, veulent permettre aux habitants et aux passants d’y retrouver des manifestations culturelles et festives : après l’ouverture de Latcho Divano le 8 avril (voir couverture), on y verra du clown (Tendance clown les 20 et 21 mai), on y dansera (Milonga le 3 juin), et toutes sortes de musique et de sons (Radio Vue de l'exposition Carolein Smit, galerie Dukan & Hourdequin X-D.R Il avoue s’être trompé de stratégie à l’ouverture de sa première galerie rue Sylvabelle, mais Sam Dukan n’est pas homme à baisser les bras ! Après avoir joué la carte des grands noms en espérant appâter les jeunes artistes qui le traitèrent de « ringard », après un détour par l’Usine Corot, il ouvre avec Marc Hourdequin en 2006 rue d’Aubagne une petite surface dédiée à la scène émergente. Au rythme de 5 expositions annuelles accompagnées d’une édition, leur galerie s’inscrit dans l’agenda marseillais dans « l’indifférence totale des institutions à notre travail et le manque de reconnaissance régionale. » De rares visites, pas de commission d’achat du FRAC, une seule œuvre vendue à Marseille : le duo n’a d’autre choix que d’écumer les salons internationaux… Mais cela a un coût et « nous ne sommes pas riches. Nous sommes d’abord des collectionneurs avant d’être galeristes. Si nous ne vendons pas d’œuvres nous ne pouvons par recouvrir nos dettes. » Les 400 000 € deC.A. ne suffisent pas à compenser le manque de collectionneurs en région, alors qu’ils les « collectionnent » à Paris et à l’étranger ! Avant de fermer boutique, ils offrent à Marseille leur dernier tour de piste avec Carolein Smit, qui écrit dans la céramique des contes pour adultes. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Réouverture au 24 rue Pastourelle 75003 Paris Festival d’Aix 0 820 922 923 www.festival-aix.com grenouille le 29 avril, Kabbalah le 13 mai, Nine spirit le 17 juin, Ysae le 1er juillet) vont tenter de redonner vie à l’artère la plus célèbre de Marseille, qui a longtemps dépéri. Car si le kiosque, trop surélevé, n’est pas vraiment pratique pour des représentations ou des concerts assis, il est idéalement situé, et fort joli… Les Rendez-vous du Kiosque 06 26 83 58 74 www.rendezvousdukiosque Jazz des cinq continents Espaceculture : 04 96 11 04 61 www.festival-jazz-cinqcontinents.com
NUIT DES MUSÉES MUCEM POLITIQUE CULTURELLE 09 La Nuit de mai Le 14 mai les portes de 3200 musées d’Europe s’ouvrent à des plaisirs nocturnes… et gratuits ! En France, l’an dernier, plus de deux millions de visiteurs ont déambulé dans les 1300 établissements ouverts jusqu’à 1h du matin, qui proposaient visites, concerts, spectacles, animations et activités ludiques exceptionnelles… Un bilan très positif, puisque cette 5 e édition de la Nuit des musées rassemblait 200 000 personnes de plus qu’en 2009, et 500 000 qu’en 2008. Une hausse constante depuis le lancement de la manifestation, qui vise à modifier le mode de visite du musée. Visiter son patrimoine En effet la fréquentation des Musées de France se concentre sur les saisons touristiques, et ce phénomène est particulièrement sensible en PACA. Il faut dire que les trois Musées Nationaux sont sur la Côte d’Azur, que la seule exposition labellisée « d’intérêt national » en 2011 se tiendra au Cannet de juin à septembre (exposition Bonnard). Cette fréquentation touristique permet aux musées de la région d’être parmi les plus fréquentés de France (2 e région après l’Île de France avec 110 labels Musée de France, 4 millions de visiteurs, une très bonne moyenne annuelle de 32 500 visiteurs par établissement, et une hausse nette de la fréquentation depuis 5 ans). Mais comme partout les habitants de PACA fréquentent peu les musées de leur propre territoire !, et les collections pourtant très riches d’art ou de civilisation peinent à attirer des visiteurs hors des vacances. Pour remédier à cela des médiateurs conçoivent des programmes pédagogiques et ludiques, les collectivités territoriales proposent de redécouvrir les richesses patrimoniales à travers des parcours à thèmes, et l’État met en place les Journées du patrimoine en septembre, et la Nuit des musées en mai : un dispositif festif, gratuit, pour lequel chaque Musée de France propose librement sa formule, sans thématique. Inégal Cette Nuit des musées à entrée libre permet en effet de compenser certaines disparités du territoire : si le Musée Granet (Aix), les musées de Nice (Chagall, Matisse et Arts Modernes) ou le musée de l’Arles Antique constituent des pôles d’attraction remarquables, les musées de Marseille en particulier sont peu fréquentés malgré la qualité de leurs fonds. Une disparité territoriale qui est le reflet d’une diversité sociale, puisqu’à Marseille près de 70% des entrées bénéficient des dispositifs de gratuité 1, quand la moyenne dans les Musées Nationaux est de 48% (32% à Aix). C’est en attirant au musée des visiteurs différents, séduits par la proximité, les concerts et les événements exceptionnels proposés en échos aux collections, que cette Nuit se propose de renouveler le public. Un mouvement qui s’inscrit dans l’évolution actuelle des politiques muséales : si en 5 ans la fréquentation nationale 2 a nettement augmenté, les entrées payantes n’ont que peu évolué (+7%), alors que les entrées gratuites ont explosé (+60%)… AGNÈS FRESCHEL 1 Dispositifs mis en place pour les enseignants, les moins de 26 ans, les chômeurs/rmistes, les 1er dimanches du mois, durant les Journées du patrimoine et la Nuit des musées, pour certaines collections permanentes… 2 Source : Rapport muséostat 2009, ministère de la Culture, direction du Patrimoine Les musées muent Polichinelle. Marionnette à gaine du Théâtre Anatole. Deuxième moité du 19e siècle MuCEM-Daniel Adam Du 24 au 26 mars le MuCEM organisait des rencontres professionnelles destinées à « débattre avec la communauté scientifique concernée du rôle et des missions d’un musée de civilisations consacré à la Méditerranée ». Trois jours de tables rondes passionnantes, où les missions et l’objet du futur MuCEM ont pu être évoquées –nous y reviendrons plus précisément dans le prochain numéro- mais qui ont également dessiné les nouveaux contours des « musées de civilisation(s) ». Zéev Gourarier, le nouveau directeur scientifique du MuCEM, résumait le dernier jour les trois âges de ces établissements nés au tournant du XX e siècle, issus d’une part de l’ethnologie exotique, les « musées de l’autre » conçus à l’époque coloniale, d’autre part des musées des traditions populaires, les « musées de soi ». Remis en cause après 1968, dépoussiérés, ils ont évolué dans une volonté structuraliste d’expliquer l’ensemble d’une société, adoptant des scénographies d’immersion. Depuis 2005 ces grands musées vivent semble-t-il une « ère relativiste » : pluridisciplinaires, relevant à la fois de l’histoire, de l’histoire des arts et de l’anthropologie, ils n’ont plus l’ambition d’expliquer le monde, mais d’ouvrir des portes, de comprendre ce que les objets ont à dire, et d’en être émerveillés. Car s’il fut question durant ces trois jours de muséologie, de scénographie, d’appareil critique, de la nécessité de mettre les objets en perspective, ce sont les collections qui furent au cœur des interrogations. Décident-elles du territoire d’un musée, ou sont-elles constituées, complétées a posteriori pour servir les questionnements ? Et comment définir le territoire d’un musée, le faire vivre, évoluer, rendre compte de la culture contemporaine, s’ouvrir à l’art vivant, proposer des expositions transversales, inhabituelles, et être à la fois un lieu de recherches et de vie ? En effet ces musées doivent prendre en compte les transformations du monde, se garder d’être des musées de communautés, sans s’approprier le sens des objets, et en diffusant le savoir auprès du plus grand nombre… Pour conclure Bruno Suzarelli, directeur du MuCEM, promit que l’établissement « rendra hommage à cette histoire des musées », et Marie-Christine Labourdette, Directrice générale des Patrimoines, suggéra que dans le cadre du nouvel Établissement Public du MuCEM, qui verra le jour courant 2011, un nouveau conseil scientifique international de la Méditerranée et de l’Europe soit institué. Pour que se poursuive la réflexion prolifique de ces 150 chercheurs de civilisation(s)... Voir à ce sujet p 53. A.F. Coffret, Suède, 1823 MuCEM-Anne Maigret Ces journées ont eu lieu à l’Alcazar, BMVR de Marseille, du 24 au 26 mars



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