Zibeline n°40 avril 2011
Zibeline n°40 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : menaces sur la culture... alerte !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MENACES SUR LA CULTURE POLITIQUE CULTURELLE 05 ! ! Alerte ! ! Il plane sur Marseille Provence 2013, et sur la vie culturelle régionale, des menaces tout à fait concrètes… Voilà que les festivals printaniers débutent, que les saisons prochaines se dessinent, que les réjouissances d’été s’annoncent… comme si de rien n’était. Comme si tous n’avaient pas à subir d’énormes baisses de subventions, des pressions, des menaces, une méfiance généralisée, et le reproche insensé d’être élitiste ou médiocre, ringard ou abscons, de ne pas rassembler assez, diffuser assez, ou d’être trop populaire. Car le temps est venu où les subventionneurs n’ont plus d’argent et opèrent des coupes sanglantes… avec parfois une mauvaise foi sidérante, tentant de justifier leurs retraits en accusant les projets artistiques qu’ils ont soutenus de ne plus être opérants. Conflits d’intérêts Que ceux qui disposent de l’argent public (le nôtre donc, pas le leur) aient un droit de regard (un devoir, même) sur la destination de celui-ci est une évidence. Encore faut-il, pour ne pas désespérer les créateurs, être honnête sur les motivations des baisses de subvention, qui s’exercent aujourd’hui pour des raisons budgétaires et non artistiques. Et encore faut-il que le mode d’exercice de ce regard ne soit pas hasardeux : l’attribution des subventions reste opaque, et certains chargés de mission brillent avec constance par leur absence dans les expos ou aux spectacles, et tandis que les comités d’experts, qui jugent des pairs exerçant sur le même territoire, manquent parfois aux principes de base de l’impartialité. Jugés par des concurrents qui ont intérêt à les expulser de terrains de plus en plus étroits, ou par des techniciens et des élus chargés d’appliquer des restrictions budgétaires conséquentes, les artistes de la région dépriment très sensiblement. Mais continuent de produire sans moyens et sans enthousiasme (comment en auraient-ils ?) des œuvres souvent inabouties quand ce ne sont pas des « work in progress ». Ou pire, des spectacles gras propres à remplir les salles et à faire rentrer les indispensables recettes. Procédés insatisfaisants, bouts de ficelle provisoires qui perdurent ou s’étiolent, qu’on reproche en retour aux artistes… et qui les éloignent d’un public que les années plus fastes leur avait permis de véritablement conquérir. Bernard Latarjet Agnès Mellon L’accélérateur 2013 Nous l’écrivions dès 2007, alors que personne n’y croyait encore : la candidature de Marseille Provence avait toutes les chances d’aboutir… et d’assécher la richesse culturelle d’un territoire inextricablement complexe. Bernard Latarjet a construit un projet enthousiasmant, qu’il a imposé envers et contre à peu près tous. Aujourd’hui, même si son retrait n’est pas assimilable à une démission, son renoncement à diriger le projet est forcément un signe de lassitude. Lassitude de l’imbroglio politique qui laisse la culture à Marseille sans direction, dégoût du désengagement de tous quant au financement de la vie culturelle régionale, amertume quant au peu d’enthousiasme des entreprises qui attendent de rafler la manne touristique sans investir un euro dans la vie artistique… Autant de chausse-trapes que nous signalions il y a trois ans, et dans lesquels nombre de projets artistiques gisent aujourd’hui transpercés. D’autant que d’autres pièges, que nous ne soupçonnions pas, se sont ouverts en cours de route. Le parisianisme qui est reproché à MP2013 est un faux procès : recrutant y compris dans la région, l’équipe de 2013 examine les projets des acteurs culturels du territoire… tandis que l’État coupe les subsides des collectivités, place à la tête de la Criée une candidate dont la région ne voulait pas, construit de grands équipements qui vont tous être dirigés par des personnes étrangères à la vie culturelle régionale. Quant aux entreprises, qui se désengagent du mécénat culturel (moins 62% en trois ans !), elles laissent péricliter la vie artistique et intellectuelle de Marseille Provence, qui avait pourtant permis de remporter la candidature. Agir Il y a urgence : les artistes sont abandonnés par l’État sous prétexte d’une excellence illusoire venue d’en haut ; les lieux sont laissés sans direction par la Ville de Marseille qui, empêtrée dans ses conflits internes, dispense son aide à l’aveugle ; les compagnies sont rendues schizophrènes par le conseil régional, et le conseil général 13, qui confondent développement du territoire, action sociale et éducative, et politique culturelle. Si nous ne voulons pas voir voler en éclats la spécificité opérante de cette culture d’ici, celle-là même qui a séduit les instances européennes, il est plus que temps de définir une politique culturelle alternative. Une vision globale qui pèse, et pose franchement la question des moyens : tous les économistes savent que rogner sur la culture n’est pas rentable, puisque cela baisse peu les dépenses, et a des conséquences immédiates, durables, couteuses, et bien plus grandes, sur les secteurs voisins (tourisme, artisanat, communication, commerces). Si l’on veut éviter la récession il faut donc exiger, au minimum, un rétablissement des moyens de 2008 quant au fonctionnement des associations culturelles. Les collectivités et l’État s’y étaient engagés auprès de Bernard Latarjet, les politiques en charge de la culture doivent avoir le courage de le revendiquer bien au-delà de la région, et de 2013. Se rassembler Mais l’essentiel n’est pas économique : ceux qui ne veulent pas s’enfermer dans une société qui méprise et détruit ses artistes doivent le faire entendre… Et les acteurs culturels doivent arrêter de se prêter au petit jeu, induit par ceux qui veulent annihiler la force subversive de l’art et de la pensée, de débiner leurs concurrents, de laisser planer le doute sur la qualité et la pertinence esthétique de ceux qui travaillent dans le champ voisin… même si ils n’aiment pas tout ce qu’ils font ! Sans renoncer à leur sens critique, les artistes doivent se serrer les coudes face à la menace commune. Acteurs culturels, intellectuels, enseignants et publics, politiques aussi qui le souhaitent, doivent bâtir un programme alternatif aux tentations marchandes des industries culturelles. Pour réinventer un service public de la culture, généreux, décentralisé, productif sans productivisme, exigeant, passionné. Car sans cela, que vaut la vie ? 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