Zibeline n°40 avril 2011
Zibeline n°40 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : menaces sur la culture... alerte !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 MUSIQUE CHAMBRE Le choix de l’originalité D Etonnant pianiste que cet Iddo Bar-Shai ! Dans la conception du programme, éclectique et original, de Mozart à Scriabine en passant par Scarlatti, Chopin, Haydn, Couperin, comme dans la lecture et l’interprétation des œuvres, ce jeune virtuose israélien ne laisse pas indifférent. Excellent dans les mazurkas du maître polonais, tout en poésie, élégant, à la recherche de nouvelles sonorités feutrées et colorées, anticonformiste dans les sonates de Domenico Scarlatti, optant pour un jeu heurté, saccadé, avec une mise en relief exagérée des ornementations, puis distant, intérieur, intime dans les mouvements lents des viennois… Iddo Bar-Shai, avec une gestique qui n’est pas sans rappeler un certain Gould, proposa SA vision de la musique, se souciant peu de l’héritage de ses ainés. À l’image du pianiste canadien, cet artiste, en quête de vérité, pose et assume ses prises de position quitte à déplaire ou froisser : un musicien singulier, hostile à une uniformisation du goût, promis à un bel avenir. CHRISTOPHE FLOQUET Ce concert a eu lieu le 14 mars au Jeu de Paume, Aix Une autre Voix Humaine Dorota Anderszewska X-D.R. Les représentations de La Voix Humaine de Poulenc ainsi que de l’Education Manquée de Chabrier étant annulées, ce sont les Supersolistes de l’Orchestre Iddo Bar-Shai V. Garnier D National Montpellier Languedoc-Roussillon qui s’y collaient, assistés par Galina Soum au piano pour révéler la soprano Sabine Devieilhe dans des airs de Mozart. L’air de Barberine (Noces de Figaro) et le Despina Una Donna (Cosi fan tutte) succédaient au Vorrei spiegarvi, oh Dio K 418 et révélaient une colorature sensible qui en a sous la glotte. Ce que confirmait le célèbre air de La Reine de la nuit néanmoins un peu trop sage sur le plan de la dramaturgie. Précédaient des pages instrumentales de Glinka (trio) et le duo op.7 violon et violoncelle de Kodaly ménageant une rupture stylistique aux redites un peu monotones. Les mélodies très ressassées de la Méditation de Thaïs et l’Elégie de Fauré étaient les bienvenues, puisque Dorota Anderszewka (vl) et Cyrille Tricoire (vlc) étaient sous l’archet. La soprano et le violoncelle concluaient avec goût sur les mélismes de la Cantilena de la Bachianas Brasileiras n°5 de Villa- Lobos. Un concert agréable, en l’absence de musique française… P-A HOYET C’était au Théâtre de Nîmes le 23 mars Une musique vivante Le plaisir de faire de la musique ensemble, de la faire partager, se retrouve dans la belle performance de l’ensemble Al Segno, sous la direction de Pascal Denoyer. Programme ambitieux, avec une première partie consacrée au Requiem de Fauré, subtil et délicat, qui permettait d’entendre le phrasé très pur du baryton soliste Paul Mettling et la voix émouvante de la très jeune (12 ans) Fanny Dupont. Après une présentation très didactique des différentes percussions, la deuxième partie entraînait des spectateurs conquis dans la découverte de l’œuvre du compositeur estonien Arvo Pärt, qui, nourrie de musique populaire traditionnelle, adopte une tonalité enjouée et festive. Puis les deux mouvements du Chichester Psalms de Léonard Bernstein, malgré la difficulté des rythmes, étaient enlevés avec enthousiasme, et la voix bien placée d’Hugo Hamdouche (11 ans !). Les instrumentistes talentueux conspiraient à la réussite de l’ensemble, avec les improvisations de la harpe (Allison Nosal), qui joue autant des cordes que de l’ossature de l’instrument en percussion, et de l’orgue (notre collaborateur Fred Isoletta), qui emprunte aux accents de L’après-midi d’un faune son univers bucolique et flûté, ou emporté dans de sombres orages, que les percussions reprennent… Magie renouvelée de la création ! M.C. À noter Ce concert, donné à Aix les 20 et 26 mars, sera repris le 21 mai à Tarascon Gracieuses anches… o Pour sa 9 e édition de Voix de Femmes, le CDC de Saint-Martin-de-Crau faisait une incursion à Tarascon dans le domaine instrumental et classique. Au sein du magnifique petit théâtre à l’italienne, le Trio F affirmait donc la place des femmes dans la musique, et confirmait cette propension de la musique instrumentale à imiter la voix humaine, notamment les instruments à vent ! La hautboïste Marika Lombardi et Valérie Granier au basson interprétaient quelques pages de St Saëns (Sonates pour hautbois et basson) avec la complicité de la pianiste Nathalie Dang : rappel d’une musique française alerte, vive et précise évoquée par les galops gracieux du hautbois dans St Saëns et le discours tour à tour agile et contenu du basson. Le trio de Poulenc confirmait le charme de l’esthétique du Groupe des six. Les pépiements en staccato des deux anches doubles dans un trio de Petr Eben de 1923 faisaient découvrir un langage novateur pour l’époque, sur un accompagnement aux accents parfois « Messiaen-iques ». Une conclusion ouverte sur septième mineure laissait alors libre cours à notre imagination, avant un bis mérité de Piazzolla. P-A H Le Trio F s’est produit le 25 Mars à Tarascon dans le cadre du festival Voix de femmes Marika Lombardi X-D.R.
Le grand huit ! Ensemble ô combien singulier, l’octuor de violoncelles, composé ici des plus grands artistes français, famille Pidoux en tête, est une formation au potentiel incroyable, permettant de balayer, au travers de transcriptions, un répertoire très large. Du 3 e mouvement de la Titan de Mahler, à la mélodie Après un rêve de Fauré, en passant par un extrait de Don Carlos de Verdi, chacun des protagonistes, tour à tour soliste, put mettre en avant ses qualités d’instrumentistes. Le choix du transcripteur, Roland Pidoux, de puiser essentiellement dans le grand répertoire du XIX e des extraits d’un caractère dramatique, méditatif… sur des tempi lents s’avéra un peu soporifique. Preuve en est, le public assoupi du GTP s’enthousiasma au moment des bis tirés des passages les plus brillants de Carmen ! Réunis en « Consort », en hommage aux ensembles de la Fleurs d’avril L'ensemble Pytheas X-D.R On croit à un poisson d’avril, si peu de monde pour un spectacle alors que les terrasses de café sont pleines… Les concerts ne sont pas réservés aux jours de pluie ! et quel concert ! Bon, pour que vous ayez des regrets sachez que le concert du 1er avril donné au petit temple de la rue de la Masse à Aix par l’ensemble Pythéas était simplement sublime, construit avec intelligence, modulant des résonances entre baroque et contemporain, tout cela interprété par des musiciens hors pair : Marie Puissance trois Carte blanche avec la Russie pour thème, et un très beau programme, ambitieux et virtuose, pour deux pianos puis des pièces solistes. Michel Bourdoncle avait préparé une première partie où la 2 e suite de Rachmaninov (op. 17 pour deux pianos) interprétée avec Vladik Polioniov puis le Concertino pour deux pianos de Chostakovitch, avec Alexandra Lescure, alliaient puissance et légèreté, technique virtuose et sensibilité. Ce qui faisait oublier une valse des fleurs qui manquait de souffle… Puis les pianistes se livraient davantage encore dans des pièces solistes. Alexandra Lescure portait une frémissante et délicate Leggierezza (Étude de concert) de Liszt, Vladik Polionov abordait la somptueuse Sonate n°3 de Prokofiev avec une maîtrise et un sens du phrasé qui se retrouvaient dans le bis où il fit sonner la Harpe de Prokofiev tout en finesse… Enfin Michel Bourdoncle en très grande forme offrait à un public transporté une sublime Sonate en si mineur de Liszt Renaissance et du Baroque, cet octuor aurait sans doute dû s’inspirer de l’alternance des mouvements –vifs, lents- propres aux pièces de cette période ; le concert aurait gagné en attractivité. CHRISTOPHE FLOQUET France Arakélian au piano, Charlotte Campana aux flûtes, YannLe Roux-Sédes au violon. Les instruments se mêlent, s’accordent, suivent une route solitaire selon les pièces, avec un jeu d’une rare efficacité. Trois ? On ferme les yeux et l’on ne sait plus combien d’instruments sont sur scène, il y a un orchestre complet dans les Cinq petits Duos (op. 56) deC. Cui, ou pour les danses populaires roumaines de Bartok. Fluidité dans l’interprétation de Mozart, andante en ut K 315, brillance de la Sonate « Sopr’il Sogetto Reale » de J.S. Bach, recueillement et fougue de sa sonate BWV 1016… plénitude des sons avec la Quatrième Incantation et la Quatrième Ascèse pour flûte de Jolivet. Généreux, les artistes offraient au maigre mais enthousiaste public deux bis, un Vivaldi enlevé et Syrinx de Debussy, d’une délicatesse émouvante et pure. Le bonheur est égoïste, souvent, mais celuici, il eût été bon de le partager ! M.C. m Alexandra Lescure X-D.R. où le piano semblait transfiguré, dans laquelle s’animaient des orages, se racontait la sérénité troublante qui leur succède… D’une puissance céleste ! M.C. Concert donné au Toursky le 29 mars dans le cadre du Festival russe MUSIQUE 29 Les violoncelles francais Francois Sechet Ce concert a eu lieu le 29 mars au Grand théâtre de Provence, Aix Concert donné le 1er avril temple de la rue de la masse Aix et le 2 avril à l’église Saint Ferréol, Marseille Faveurs de4P. Tri 7rntn-ps 5,6,ET7 MAI 2011 FFSTIVAI <.. fIrL/MRCS TIIEATRE DENIS/21H 5 > JESSE SYKES 8 THE SWEET HEREAFTER OHI TIGER MOUNTAIN FEAT KID FRANCESCQLI N > TROY YON RAL.T 1A ? AR ARCH WOODNANFi 7 > PLATEAU an FOLK RECORDS, LES 5 ANS DU LEBEL ! neat THE DELANO ORCHESTRA { HOSPITAL SHIPS LEOPOLD SKIN { ST AUGUSTINE ZAK LAUGHED { PASTRY CASE EGLISE ANGI.ICANE/1914lGVNaKvsOD51 5 > TWIN APPLE d > STAANl7E6 H[7QSE 7 ZAK LAUGHED _13'GJ7 :.r' ; ri:_rrsarc !. dt ! VI : F, 5. I. es tiawt



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