Zibeline n°40 avril 2011
Zibeline n°40 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de avril 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : menaces sur la culture... alerte !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 DANSE CHÂTEAUVALLON PAVILLON NOIR BALLET D’EUROPE Créations duelles Comme chaque année le Ballet d’Europe présentait les workshops des danseurs, pour une fois décevants : si la virtuosité et le sens de l’espace des danseurs demeurent impressionnants, leur propos fut faible, mal servi par leurs choix musicaux. Sans doute peu inspirés par le thème imposé du duo, ils contournèrent l’obstacle proposant soit des pièces de groupes avec rendez-vous à deux, soit des pirouettes, soit des duos fades qui peinaient à faire parler les corps ensemble. Mais la règle des workshops est d’offrir un Il y avait déjà les constellations, il faudra désormais compter avec les archipels. Kubilaï Khan investigations ajoute à sa carte du monde une nouvelle Geografia, Archipelago, énième tentative d’habiter le monde par le corps dansé, les paysages sonores et les souvenirs visuels. C’est un nouveau tesson apporté à la mosaïque, né à Accra, capitale du Ghana, port de toutes les rencontres ; « matière palimpseste » pour le chorégraphe Franck Micheletti, les danseurs Ikue Nakagawa et Idio Chichava, le musicien-compositeur Rémi Aurine- Agnès Mellon espace créatif aux danseurs, avec le risque de l’inachèvement… Les quatre chorégraphies proposées le lendemain étaient d’une autre teneur. Les deux duos masculins, en particulier : Christophe Garcia, chorégraphe très doué qui se perd parfois du côté du théâtre, a écrit un très beau trajet à deux, une diagonale ou l’un est tour à tour ombre, double, fantôme, objet, porteur de l’autre, dédoublement du même. Jean-Charles Gil comme lui ose une danse virile, musculeuse, en invitant SisQo, breakeur virtuose, à Portrait d’un nouveau nouveau monde o Belloc, le vidéaste plasticien Romain Kronenberg et l’artiste ghanéenne Sarah Naa Ayele Okine. Dans un halo de lumières enveloppantes, bercés par les crissements citadins et les bruissements de la nature, ils font circuler l’énergie de la ville africaine, ses soubresauts, ses flux. La danse au sol marque de son empreinte la terre, le sable, l’air saturé d’humidité suspend les gestes, étouffe les rumeurs ; la danse prend le temps d’installer de longues minutes silencieuses. Archipelago est une pièce du temps suspendu, du tourment, de la douleur aussi qui, crescendo, explose à mi-parcours dans un duo violent, entre étreintes animales et combat sexuel. Seuls Idio Chichava et Ikue Nakagawa pouvaient se projeter sans pudeur dans cette arène brûlante de désir et de répulsion. Après que la secousse a disparu, chacun retrouve sa déambulation solitaire, trace dans l’espace une géométrie imaginaire, et l’état des corps en déséquilibre s’apaise. La nuit est tombée sur ce « nouveau nouveau monde ». MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Laurent Thurin Nal dialoguer avec Jean-Philippe Bayle : leur rencontre est émouvante, apprivoisée, progressive, sans que jamais l’un n’éclipse la danse de l’autre, même lorsqu’ils dansent ensemble, en couple ou en parallèle. La différence de leurs corps se voit, s’expose, s’accepte simplement, unis qu’ils sont par un élément liquide invisible qui semble les entrainer vers une rencontre fortuite, puis désirée. En contrepoint de ces deux duos, Hévéa, de Francesco Nappa, manque d’écriture, et Cantadagio, de Joseph Lazzini (1972), fait figure de pièce historique. L’adage sur la musique de Mahler constitue une sublime démonstration, parfaitement interprétée, des possibles qu’offrent une homme et une femme dansant ensemble : les portés inédits se succèdent, le corps du garçon s’efface avec élégance pour servir à l’élévation d’une fille portée aux nues, figée, offerte. Tout un monde, lointain, apogée d’un art osmotique que l’on peut, encore, aimer. AGNÈS FRESCHEL Les Trois jours pour le duo-danse se sont tenus à La Friche du 6 au 8 avril - Luk Monsaert The Show must go on Gardenia fuse comme un coup de poing à l’estomac. On encaisse sec, d’abord surpris, puis on se tord d’une douleur jouissive. On en redemanderait presque… Les mises en scène d’Alain Platel opèrent comme de la dynamite, parfois à retardement, quand rentré chez soi au chaud on défile à l’envers les histoires minuscules, on redessine les contours de son éclectique équipage, on chantonne un air de Cloclo, on se prend à sourire tout en versant une larme. C’est l’effet Platel, ce mélange d’espoir et d’illusions perdues qui palpitent, cette humanité heureuse et pathétique qui prend la pose dans un cabaret défraîchi. Il y a bien les paillettes, les smokings et les fourreaux aux courbes suggestives, les talons hauts pour prendre de la hauteur et les sacs à main pour faire dame, mais le cabaret ressemble à un port de la dernière chance. Terminus pour âmes esseulées et corps cabossés, grandeur et décadence. On y danse encore vaguement, on y ébauche quelques sourires, on se maquille à outrance, on porte sur les épaules le fardeau de sa vie, on traîne sa valise pleine d’aspirations et de rêves impossibles. Gardenia n’est pas une œuvre fictionnelle, c’est un témoignage tragi-comique et tendre. Malgré l’essoufflement de rythme et quelques chemins de traverse, seule la troupe d’Alain Platel, si singulière et authentique, peut rapporter l’intimité de neuf individus entre deux âges, comédiens transsexuels et ex-travestis dans la « vraie » vie. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Archipelago a été créé le 25 mars à Théâtres en Dracénie et repris le 1er avril au CNCDC Châteauvallon Gardenia a été joué les 25 et 26 mars au CNCDC Châteauvallon à Ollioules
Danser Molière La danse s’est immiscée dans l’œuvre de Molière avec volupté, et c’est une bien jolie manière de rendre hommage au dramaturge que de mettre en danse l’histoire de l’Illustre Théâtre. Claude Brumachon s’y attache avec une belle inventivité. Rythme dynamique et plein d’humour, porté par de très beaux choix musicaux, Philip Glass, Haendel, Marin Marais, Vivaldi… On reconnaît tour à tour les personnages qui peuplent les pièces de Molière, du valet de commedia dell’arte aux servantes gaillardes, les ingénues, les vieillards, les avares, les faux savants, les faux dévots, les médecins bien sûr, dans une ritournelle macabre où le poète agonise sur un fauteuil de scène… Il y a aussi la danse du bourgeois gentilhomme, le grand Mamamouchi, les masques, les facéties, une esthétique de farce, puis les rires de Célimène, les courbettes de la cour, les parades… Le meneur de jeu, grimé de céruse règle entrées et sorties par un système ingénieux d’écrans qui permettent d’intéressantes transparences. Les danseurs sont magnifiques, la technique parfaite, et le sens du théâtre digne d’un tel spectacle. L’ovation d’un public souvent très jeune leur rend un hommage mérité. M.C. Gare centrale JOSETTE &0.1Z CDMPASNIE GRENADE MU5lQVIE JEAN-5É2.41IEN BdCH 19 =T 20 MAI 2011 CRÉATION } _- - GYPTIS C HATOT - YOL3YOLpCII THEATRE N HSIQH RdHSE i Histoire d’Argan le visionnaire donné au Pavillon noir du 7 au 9 avril Laurent Philippe Chaleur du Cap ep La pièce de Robyn Orlin au titre interminable chemine depuis 13 ans, et change de forme et de contenu. Elle ne ressemble plus en rien aux versions que nous avions vues ! Pas une séquence commune ! Mais toujours la même joie, la même dérision, la même interrogation aussi sur comment reconstruire l’Afrique du Sud après John Hogg l’apartheid, les frictions engendrées entre culture classique (blanche) et affirmation noire. Les regards échangés sont tendres pourtant, dans une fraternité qu’on devine aujourd’hui plus apaisée, moins revendicative… Bon, la forme foutraque, succession de numéros plus ou moins réussis et drôles, est parfois un peu languissante, mais le surgissement du groupe folklorique aixois venu revendiquer SA scène est du pur génie ! Une danse militante, et si chaleureuse… A.F. Daddy I’ve seen this piece six times before and I still don’t know why they’re hurting each other a été joué au Pavillon noir du 23 au 26 mars RESERVATIONS 04 91 1100 91 www.theatreggptis.com mar 34 mai 20:30 théâtre 11.11 dew Hirosh t a, mon aiz'u ?'4, 444 d o ri 505 ri ri0etda log ues Marguerite Duras mise en SCê ne & s : dnoikraphie Christine Letailleur,t,p T.,es saLInS SCéRe Natiartale de Martigues 04 42 49 02 00 ww{vxlr.rrvrr-r.lc4-,4rt[ras'fi'l'8Le réglanet de déveLoppemenL euL ? ureL



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