Zibeline n°39 mars 2011
Zibeline n°39 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,1 Mo

  • Dans ce numéro : la Marseillaise, un chant révolutionnaire ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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84 LIVRES/DISQUES Après le clash…. Habitué de la dynamique maison d’édition Le mot et le reste, l’ancien collaborateur des Inrockuptibles Philippe Robert signe une publication qui réjouira ceux qui soufflent ardemment sur les braises du punk éclaté en déclinaisons multiples et qui continuent de les faire vivre. Post-punk, no wave, indus &noise chronologie et chassés-croisés présente un parcours limpide et presque exhaustif du genre : 130 albums sortis entre 1978 et 2010 y sont présentés et analysés après un tour de piste introductif en guise de mise en bouche. Des groupes aussi divers que variés sont réunis comme Siouxies & the Banshees, Lydia Lunch, Joy Division, Gang of four, Einstürzende Neubauten et même Killing Joke, Virgin Prunes, Kas Product Sonic Youth, Cabaret Voltaire, Tuxedomoon... Leur point commun ? Ils surfent, chacun à sa manière sur les cendres du mouvement punk. Instructif et richement documenté, pour les amateurs et les passionnés. F.I. Post-punk, no wave indus & noise Philippe Robert Le mot et le reste, 20 € Dis-moi d’où tu viens… Un espace se remplit, ou plutôt un vide se comble. L’ouvrage György Ligeti et la musique populaire publié aux éditions Symétrie s’attache à explorer avec sérieux ce pan encore confus de la recherche musicologique. La musique contemporaine a-t-elle parfois des racines populaires ? Les analystes ont plutôt tendance à décrire la musique de Ligeti comme des constructions que comme des partitions sous influences… Richement documenté et écrit de manière intelligible par le spécialiste du compositeur hongrois Simon Gallot, cet ouvrage est en outre préfacé par le compositeur Kurtag, aux prises aux mêmes racines. Résultats de recherches rigoureuses sur l’utilisation du tissu populaire chez l’auteur, qui composa on le sait peu la bande son de 2001 l’odyssée de l’espace, ce travail de fourmi prend notamment en compte les années hongroises du musicien, les traductions de poésies et d’articles hongrois essentiels, l’analyse de partitions oubliées… le tout pour dessiner l’importance fondamentale de l’argument populaire, parfois visible, parfois invisible, dans son œuvre. Un superbe travail ! FRÉDÉRIC ISOLETTA György Ligeti et la musique populaire Simon Gallot Symétrie, 44 € La machine organique Tellement atypique et sorti pourtant de chez nous, plus précisément du label DFragment Music chez Full Rhizome, l’album des Redrails mérite bien plus qu’un simple détour. Fruits de la rencontre entre un violoniste inspiré par l’Europe de l’est et le sud méditerranéen, et soucieux de faire sonner son instrument d’une manière pas toujours académique (Baltazar Montanaro-Nagy) et un spécialiste de musique acousmatique et MAO rompu aux transformations électroniques (Tadahiko Yokogawa), les dix titres qui composent l’album sont surprenants, travaillés et recherchés. La machine joue avec les sons du violon pour les réorganiser en temps réel. À ce duo sculpteur d’une architecture sonore s’ajoute les effets de sample de Serge Ortega et la réalisation de Dominique Poutet « Otisto 23 » concepteur d’albums électroacoustiques. Vient alors la touche finale scénique avec la création multimédia de l’artiste Renaud Vercey autour de la BD Caresses déraillées du violoniste. Mélopées hypnotiques aux contours populaires tissées dans un univers électroacoustique, l’expérimentation de Redrails réalise un savant mélange entre tradition et modernité. FRÉDÉRIC ISOLETTA Rock & pop story L’acronyme MLCD n’aura bientôt plus de secret pour vous. Le groupe belge My Little Cheap Dictaphone élu artiste et album de l’année aux Octaves de la Musique -équivalent de nos Victoires- entraine tout ce qu’il touche dans son sillage. The tragic tale of a genius n’est pas un album comme les autres : il mêle musique, cinéma, vidéo et théâtre à la manière d’un opéra pop moderne. Parfois proche de la musique de film, parfois pop dynamique ou planante allant jusqu’à la ballade hantée, ce conte des temps modernes s’apprête à conquérir la France après avoir cartonné dans sa contrée d’origine. Derrière le single What are you waiting se cache un projet ambitieux et abouti, véritable spectacle d’art total à découvrir sur scène sous forme de concept-album. Avec une personnalité comme le charismatique Redboy, MLCD ne devrait pas tarder à faire parler de lui sur les ondes et scènes françaises. F.I. The tragic tale of a genius My Little Cheap Dictaphone At(h)ome Rawh.mile Redrails DFragment Music-Full Rhizome Redrails était en concert le 10 mars au Daki Ling (voir p 52)
Jeunesse brillante Voilà un CD qui fait parler de lui ! D’abord parce qu’à la dernière Folle Journée de Nantes le Quatuor Modigliani, le pianiste Jean-Frédéric Neuburger et la mezzo Andréa Hill ont brillé dans le programme de ce disque. Ensuite parce que ces jeunes artistes sont tout simplement formidables… surtout si l’on songe à leur moyenne d’âge. Leur maturité, au delà de leur pure aisance technique, est époustouflante. Ils gravent l’un des must du répertoire pour quintette avec piano : le Quintette pour piano et quatuor à cordes en fa mineur op.34, quasi-concerto de chambre au geste si théâtral ! Et quelle bonne idée d’avoir placé en contrepoint les assez rares, singuliers et superbes Deux Chants op.91 pour mezzo-soprano, alto et piano ! J.F. F'OR U Quatuor Manfred yen. 15 avril 1911 Eglise saint Césaire riüydri - un quatuor Chausson - Quatuor seztfiaveri - quatunr np. 127 CD Mirare MIR 130 Le Quatuor Modigliani s’est produit dans la région, à Aix au GTP en octobre, Marseille à la Société de Musique de Chambre en janvier et en Avignon le 8 mars dernier dans un programme Beethoven (Quatuor n°1), Debussy (Quatuor en sol mineur) et Mendelssohn (Quatuor en fa mineur op. 80 - MIR 120). Cordes vibrantes Depuis Jean-Louis Duport, il y a plus de deux cent ans (voire Jean Barrière au temps où, sous Louis XV, le violoncelle éclipse la viole de gambe), Auguste- Joseph Franchomme au 19 e siècle, Louis Feuillard et Maurice Maréchal, avant Pierre Fournier, André Navarra, Paul Tortelier ou Maurice Gendron… l’école française de violoncelle bénéficie d’une exceptionnelle paternité. Parmi ses multiples héritiers, huit d’entre eux (Emmanuelle Bertrand, Eric-Maria Couturier, Emmanuel Gaugue, Xavier Phillips, Nadine Pierre, Raphaël Pidoux, Roland Pidoux et François Salque) s’unissent pour former un octuor royal. C’est qu’aujourd’hui, en France, les disciples sont légion : songeons seulement à Sonia Wieder Atherton, Anne Gastinel, Ophélie Gaillard, Jean-Guihen Queyras, Christophe Coin, Dominique de Williencourt, Gautier Capuçon… « Il en existe tant, observe Roland Pidoux, qu’il est impossible d’en isoler un parmi les autres et de dire : c’est le meilleur ». D’où son concept habile : réunir huit virtuoses (et parmi eux, son fils Raphaël). Tout a débuté en janvier 2006 lors de la Folle Journée de Nantes avec à l’époque, Marc Coppey, Henri Demarquette et Antoine Pierlot : « Les Violoncelles Français » se produisirent dans un programme baroque alliant des transcriptions de Monteverdi et Bach dont une Toccata et Fugue en ré mineur follement déstructurée ! Depuis, l’octuor joue en « consort » selon le modèle polyphonique des violistes baroques. Le programme de leur premier disque est constitué de transcriptions signées Roland Pidoux : des pièces « planantes » comme Vocalise de Rachmaninov, le Largo de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak, « Ella giammai m’amo » du Don Carlo de Verdi… Proche de la voix humaine, mais dont la tessiture avoisine quatre octaves, le violoncelle possède, en solo, un potentiel émotionnel puissant, alors que ses facultés coloristes, en ensemble, s’avèrent exponentielles. C’est ce lien subtil, entre la mélodie souveraine et le tissu sonore homogène sur tout le registre des cordes vibrantes, qui est admirablement rendu dans l’album Méditations, en particulier dans le fleuron Après un rêve de Fauré, les méconnues Larmes de Jacqueline d’Offenbach (lui même l’un des plus grands violoncellistes du Second Empire), quelques Lierderkreis de Schumannou la Romance à l’Etoile du Tannhäuser de Wagner… JACQUES FRESCHEL CD Mirare MIR 112 Les Violoncelles Français jouent le 29 mars au Grand Théâtre de Provence, Aix (voir p 46) 1 "I - 1111 [ilIZR1[- wwrr.theatredec.cam + 4 1M NEt."AMED1 A21Ii1J, 57, AVENUE DU SÉNËRAL DE GAULLE E4340 CAVA ILLON lU € ! 8 € ! 3 € ILLFffERIEE hilGN € UUp49ü7$d46d : -.. r



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