Zibeline n°39 mars 2011
Zibeline n°39 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,1 Mo

  • Dans ce numéro : la Marseillaise, un chant révolutionnaire ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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68 CINÉMA ALHAMBRA OUEST PROVENCE INSTITUT DE L’IMAGE.wi\, ce,116. Cinés en Espagne Du 1er au 10 avril, les cinémas de Scènes et Cinés Ouest Provence organisent la 3 e édition du Panorama du cinéma consacré à la cinématographie espagnole. Une vingtaine de longs métrages seront présentés, ainsi que deux documentaires et des courts métrages. Des soirées variées sont organisées dans chaque lieu successivement. Le 1er avril à L’Odyssée de Fos-sur- Mer, soirée « Musiques et danses » avec, à 18h30, Fados de Carlos Saura, et à 21h Vengo de Tony Gatlif. Le 2 à l’Espace Gérard Philipe de Port-St- Louis-du-Rhône, une « soirée pimentée » avec, à 18h30, Amours salées et plaisirs sucrés de Joaquin Oristrell, et, à 21h, À la carte de Nacho G. Velilla. Le 3 à l’Espace Robert Hossein de Grans, soirée « Noir Polar » avec, à 18h, Carte des sons de Tokyo d’Isabel Coixet et, à 21h30, Cellule 211 de Daniel Monzon. Le 5 au Comoedia de Miramas, soirée « Comédies » avec, à 18h, Yo Alhambra stambouliote Du 6 au 10 avril, l’Alhambra et Radio Grenouille présentent Istanbul à facettes : cinéma, sons, radio, carnets de voyage, correspondances, expositions photographiques. Marseille et Istanbul, deux villes ports qui se rencontrent et se regardent. Tambien d’Alvaro Pastor et Antonio Naharro et, à 21h, A la carte. Le 6 au Coluche d’Istres, soirée « Ciné et débat » avec, à 18h30, Yo Tambien et à 21h Poniente de Chus Gutierrez. Un débat sera animé par Jean- Pierre Berlan. Une deuxième tournée débutera ce même jour à l’Espace Gérard Philipe avec, dans le cadre de la « Semaine du Printemps des Enfants », à 16h30, La langue des papillons de José Luis Cuerda. Le 7 à L’Odyssée soirée « Mémoire historique » avec On verra demain de Francisco Avizanda en présence du réalisateur et du producteur. Le 8 au Coluche, soirée Marc Recha avec, à 18h30, Pau et son frère et, à 21h, C’est ici que je vis. Enfin, le 9 au Comoedia, nuit « fantastique et horreur » avec, à 21h, L’Orphelinat de Juan Antonio Bayona et, à 23h, Buried de Rodrigo Cortés. De l’Espagne pour tous les goûts et, pour les plus fanatiques, de quoi Les rebelles de Lumet Des temps et des vents de Reha Erdem sillonner le territoire d’Ouest Provence tous les soirs ! A.G. Cinéma L’Odyssée Fos-sur-Mer 04 42 11 02 10 Espace Robert Hossein Grans 04 90 55 71 53 Un focus sur Reha Erdem permettra de découvrir trois films de ce cinéaste primé aux Festivals du Film de Berlin et d’Antalya, My only sunshine, A Run for money, Des temps et des vents. Le 9 à 19h, soirée cinéma et musique avec la projection du documentaire de Fatih Akin, Crossing the Bridge, The sound of Istanbul, suivie d’un concert. Plusieurs documentaires se succèderont tout au long de ces quatre jours : Istanbul Fantômes d’Orient de Christine Tomas, en ouverture, le 6 avril à 20h ; Istanbul de Patrice Chagnard ; La Corne d’Or - Haliç- Altin Boynuz d’Erden Kiral ainsi que des courts métrages inédits. Le 8 à 20h30, soirée spéciale, Marseille/Istanbul : Capitales en regard avec un documentaire sonore collectif et un débat autour des capitales européennes de la culture dans une approche comparative entre Marseille et Istanbul, en présence de En écho au livre Rebelles sur grand écran de Pierre Gabaston (éd. Actes Sud junior-La Cinémathèque française, 2008), l’institut de l’image à Aix-en-Provence propose jusqu’au 22 mars une programmation éclectique : des parcours de héros en marge illustrés au travers d’une rétrospective de Larry Clark, de films d’Elia Kazan, Louis Malle, John Cassavetes, ou encore Sidney Lumet. Ce dernier, connu dès son adaptation de Douze Hommes en colère, son premier film sorti en 1957 et auréolé d’un ours d’or à Berlin, est devenu au fil des années un fer de lance de la critique du capitalisme américain, qu’il aborde par le prisme des instances étatiques, médiatiques, des hommes et femmes qui les soutiennent, s’y soumettent ou les combattent. Avec un style formel classique, Lumet a posé, tout au long d’une carrière de plus de cinquante films, un regard très incisif sur son pays et sur New York, sa ville de cœur, en croquant de ses concitoyens des portraits justes, en grand directeur d’acteurs qu’il est. Cela a valu d’ailleurs à bon nombre de ses interprètes reconnaissance et récompenses, depuis Marlon Brando dans l’Homme à la peau de serpent, Sean Connery dans The Hill ou Faye Dunaway dans Network. On se souvient également des deux offrandes qu’il fait à Al Pacino, la première en 1973 avec le rôle de Serpico, flic Buried de Rodrigo Cortes Cinéma Le Coluche Istres 04 42 56 92 34 Cinéma Le Comoedia Miramas 04 90 50 14 74 Espace Gérard Philipe Port-St- Louis-du-Rhône 04 42 48 52 31 www.scenesetcines.fr Yesim Yalman, directrice artistique des cultures urbaines - Istanbul 2010 ; Thierry Roche, directeur adjoint MP2013 ; Boris Grésillon, géographe ; Yohanne Lamoulère et Jérémy Garniaux, auteurs de l’exposition photographique et cartographique, Belle, peut-être pas, mais ô combien charmante. Quatre jours de découverte de la mégapole turque, à travers créations et œuvres diverses. ANNIE GAVA 04 91 03 84 66 www.alhambracine.com décalé luttant contre la corruption policière, la seconde deux ans plus tard dans Un Après-midi de chien où l’acteur campe un homme aux abois, improvisé braqueur de banque. Dans À Bout de course, film de 1988 et projeté à l’institut de l’Image, Lumet démystifie avec précision et mélancolie la figure des amants traqués, rattrapés ici non pas par les institutions mais par leurs devoirs parentaux. Il offre au passage à River Phoenix, acteur à la trop courte filmographie, un de ces rôles dont il a le secret. RÉMY GALVAIN
ASPAS ALCAZAR LES VARIÉTÉS CINÉMA 69 Le Mexique envers et contre tout ! C’est du 23 mars au 10 avril que se tiendront les 13 e Rencontres du cinéma sud-américain, organisées par l’ASPAS à Marseille, intitulées cette année Peuple et cultures du Mexique, sous la présidence de Maria Novaro qui, hélas, ne sera pas présente, étant donnée la discorde politique entre les deux pays -le Mexique a annulé toutes les manifestations prévues de l’année du Mexique- mais dont on verra le road movie féminin, Sin dejar Huella. En « lancement » des Rencontres, au CRDP, les 25 et 26 mars, un hommage aux documentaires argentins de Cine Ojo dont le directeur, Marcelo Cespedes, donnera la traditionnelle « leçon de cinéma » le 26 à 14h. Malgré les problèmes, c’est avec un film mexicain que se fera l’ouverture le 29 à la Friche. Il y en aura quatre en tout, dont Lake Tahoe de Fernando Eimbcke… En compétition pour le Colibri d’or, 9 longs métrages représentant 8 pays d’Amérique latine et 9 courts métrages. Ainsi, vous pourrez voir Eva y Lola de l’Argentine Sabrina Farji ; un conte sur la jeunesse et le courage, A Alegria de Felipe Braganca et Marina Meliande, Los colores de la Montaña du Brésilien Carlos César Arbeláez… Un hommage sera rendu à l’École internationale de cinéma San Antonio de los Baños de Cuba. Le 1er avril à 20h, en avant-première européenne, Visa al paraíso, le documentaire de Lillian Liberman sur la vie de Gilberto Bosques Saldivar, consul général en France de 1939 à 1944, qui ayant installé le consulat à Marseille a sauvé des milliers de personnes persécutées par les nazis. Des images inédites de notre ville pendant la 2 e guerre mondiale et un portrait d’un « Varian Fry » mexicain. Et, bien entendu, des expositions, des concerts, en particulier La Cumbia Chicharrà, une formation d’une dizaine de musiciens Colombo-Marseillais, le 2 avril à 22h 30. Et ceux qui auraient raté ces alléchantes soirées à Marseille, pourront se rattraper du 5 au 10 avril à La Ciotat, Manosque, Forcalquier et Saint- Bonnet ! ANNIE GAVA Association Solidarité Provence – Amérique du Sud 04 91 48 78 51 www.aspas-marseille.org Au nom des pères La caméra suit le dos d’un jeune homme, colle à son tee-shirt blanc. Dans les sous-bois pénétrés par la lumière estivale, il semble danser, voler, bientôt rejoint par un, deux puis quatre autres. La chorégraphie A.G Elle n’est point, Gaza, la plus belle des cités… …écrivait Mahmoud Darwich. Mais le cinéma rend compte du réel. Le 17 février, aux Variétés, le collectif 13 « Un bateau français pour Gaza » qui a pour objectifs de dénoncer le siège israélien contre Gaza et de répondre à la crise humanitaire que subissent un million et demi de Palestiniens, a présenté le film de Samir Abdallah et de Kheiredine Mabrouk, Gaza-strophe, le jour d’après devant un public nombreux et motivé. Les deux réalisateurs sont entrés dans Gaza le 20 janvier 2009, en passant par Le Caire et par le poste-frontière de Rafah, le seul qui ne soit pas contrôlé par Israël, au surlendemain du cessez le feu après la guerre de 22 jours, l’opération « Plombdurci » de Tsahal. Leur but : « documenter la tragédie palestinienne du point de vue de l’intérieur (…) et avec des souvenirs de poèmes lus et entendus en d’autres temps, déjà sous les bombes, avec Mahmoud Darwich et ses compagnons. » Ils ont suivi les pas d’Abu Samer du P.C.H.R., le Centre Palestinien des Droits de l’Homme, pendant près d’un mois et ont enregistré les témoignages de ceux qui, dans les ruines encore fumantes, errent au milieu des restes de leurs maisons, de leurs champs, ou de leurs usines, l’air perdu, les yeux s’achève sur le cercle des jeunes gens accroupis dans une défécation collective. Gracieux et « cru », le premier long métrage de Lussi-Modeste suit au plus près Jimmy Rivière, jeune gitan charismatique, interprété avec conviction par Guillaume Gouix aux yeux éperdument bleus, partagé entre une foi toute neuve et les deux passions auxquelles le baptême l’oblige à renoncer. La boxe thaï où il excelle sous la férule de Gina (Béatrice Dalle) et Sonia, une gadji volcanique bien peu « catholique » interprétée avec force par Hafsia Herzi plus sensuelle que jamais. Le réalisateur originaire de la communauté des Voyageurs installée à Grenoble, convertie pour moitié au pentecôtisme, dit avoir voulu « regarder le monde à partir d’elle ». Loin du folklore, il raconte l’émancipation de Jimmy qui l’oppose à la loi des pères, celle de la tradition qui replie le groupe sur luimême, celle du pasteur-prédicateur encore pleins des horreurs de la guerre. « Nous avons tout de suite pensé aux scènes du film Le Jour d’Après » … Ils ont écouté ceux qui, malgré tout, essayaient de survivre, déblayant, tentant de sourire encore. « Nous avons cherché à filmer des tableaux de la vie qui reprend malgré tout ses droits dans le paysage de ruines laissé par la guerre et le blocus sur Gaza. » Tous racontent leurs blessures, parlent de ceux qu’ils aimaient et qu’ils ont perdus. On ne sort pas indemnes de ce film -qui a obtenu le grand prix France TV-Enjeux méditerranéens du CMCA 2010- mais choqués, au sens fort du terme. ANNIE GAVA Gaza-strophe, le jour d'apres de Samir Abdallah et Kheiredine Mabrouk (Serge Riaboukine) qui s’impose par substitution au vrai père chassé du camp. Émancipation d’autant plus difficile que Jimmy n’est pas un révolté et ne rêve que de fusion. Ce sont les femmes -sa mère, et surtout sa sœur sacrifiant son amour exogame- qui montrent à ce garçon trop aimé le prix du renoncement et l’aident à assumer ses choix. Par la stylisation et le particulier Lussi- Modeste rejoint l’universel dans un film aux accents intimes très émouvants. ÉLISE PADOVANI Jimmy Rivière a été projeté en avant première aux Variétés le 3 mars



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