Zibeline n°39 mars 2011
Zibeline n°39 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,1 Mo

  • Dans ce numéro : la Marseillaise, un chant révolutionnaire ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
A LA 0:rÉ, P1.4. 0 DE TFIE TRE ON SE GUES i YCrNPJE SUP L'EOOLE Je na vaux plue aller é l'école les mercredi û, jeudi 7 at wendiedl 3 avril : 121h301 La Cite Jn atelier d=- cr ï ation par=a¢ee : iirigd par Gilles LE McIHER. Juaqu1d tout va him.— le sarnedi 9 axial ii 201130 La Cite Une enqu§te-perfornance de Maude BUINDUo, acccrapa- Bnse prar Michel ANDRÉ, en partenariat avecL. college Henri 44allen {11'j et Jules Ferry (15'9, Una autre histoire de l'éducationie vendredi 15 avril A 20h A La Friche Belle de Mai fCartannariel Curi 5irtncc gi5ticu14U du Franck LEP'au Fctits curitu poll t ut cwtrc ri cits non au tu risb.s C++clo Incsrlturc0 ;) pru3rusc par 1c 1-93Vt, Cpmrn,`mF nrganisçr l6S ç4ndrtionF d'unllihat pugliç sru l'éco1G 7 9aa sam$di 14 et dimanche 17 avril du 10h â 17h â La Citi3 km *I09Y Ur'ijo.ur3, trtirir, paar lu PAkK. La Cita Malsan de Thin tre rue Edmond Rostand - 13005 Marseill t91 ; 04plb39bI1 contactigloaisondetheatre.coni wwaww,maisendetheatxa,com L'ir7wiLe1 innde 1z1 çrxrpérr,t.ive d'frJcirat.i-on pr,Fwl mire lP PdV6 eg1 organ i sée avec jrAPF.tt,S, Petii ; rlr. FI Cullure M8rRe7lle, érluçstiqn Mairie 13f14,] x N.11 ; de Mar tiyues, l'ARpL, La M3C tl'AUhagrle, [OFISEIL SPANIi I ! ! I-71 EA if(igetri jeu 24 mars 20:30-1 partiefven25 mars 21:30-2 partie sam 26 mars 19:00 - integrate * théâtre I creation craves le roman de Nancy Huston mise en scène Catherine Marnas Compagnie Par nas. S aL1n S Seéne Nat, ; rrsfa ce ftiiartigue5 04 42 49 02 00,.1i5l ikcvnr-drs-,srr.rarrs,r. P Fs I nr. ii I F li r a
MÉMORIAL DE LA MARSEILLAISE Mémorial : la Marseillaise, POLITIQUE CULTURELLE 05 un chant révolutionnaire ? La mairie de Marseille a pris l’initiative de consacrer un espace à notre hymne national, la Marseillaise. Rue Thubaneau, dans l’ancien jeu de paume, deux salles ont été aménagées avec un effort de mise en scène. La vidéo, largement mise à contribution, tient le rôle principal, accompagnée de vitrines qui proposent quelques documents sur la période. Le parcours débute par la période prérévolutionnaire avec ses souffrances et ses injustices ; une France d’un vieux monde trop inégalitaire pour faire long feu, trop chiche en libertés pour durer. En prolongeant ses pas, on se retrouve au milieu des enthousiasmes révolutionnaires et de son fameux chant. La salle, pavée, sertie d’un grand mur écran, d’une galerie en arcatures et deux autres parois, fait reflet ou écho à la scène principale. Le spectateur, percuté par le son et l’image, assiste au périple des Marseillais et à la journée du 10 août, où ils contribuent à la mise à bas de la monarchie. Visions singulières On retire de cette scénographie spectaculaire l’impression d’une vision provinciale de l’événement : 517 volontaires semblent avoir bousculé l’ordre établi et sauvé la France d’un monarque qui la trahissait pour l’étranger ! Strasbourg et Rouget de Lisle sont bien présents, François Mireur vient bien chanter le « nouveau tube » et en faire un succès national, mais il difficile de ne pas avoir l’impression que Marseille, au travers de ses fils, marquait l’histoire de la France ! On a vite fait de comprendre que cette construction est une interprétation singulière des événements, destinée en particulier à soigner auprès des touristes l’image de Marseille. Les discours du Maire, Jean-Claude Gaudin, et du ministre de l’Éducation, Luc Chatel, venus le 3 mars inaugurer l’édifice, ont achevé de dispenser un certain trouble. Devant l’establishment éducatif (Recteur, Inspecteur d’Académie...) ou administratif (Préfet...), accompagné des élus, le Premier Magistrat a parlé de rendre compte du réel, de la vérité qui doit atteindre à l’objectivité, de symbole pour le printemps des peuples, de rendez-vous avec la mémoire, de voir les enfants apprendre l’histoire de l’hymne national et celle du pays, de vision républicaine de la citoyenneté. Intentions fort louables ! Le ministre a poursuivi en parlant de pacte républicain, de symbole de la démocratie rassembleuse fondée sur le droit, du lien entre République et citoyens et de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il a ensuite sollicité le Recteur pour que les élèves viennent ici en visite et que l’école joue son rôle dans l’apprentissage de MARSEILLAN DEl'1OCPA7ICI4 l’histoire de la République Française. Ainsi apprit-on que bientôt la Marseillaise serait enseignée dans les salles de classe. Conflits oubliés Il est normal qu’un ministre donne ses directives et impose ses idées. Mais, parlant de mémoire et d’histoire, l’impulsion n’est pas neutre. À des titres divers, ces deux discours affirment une idée précise de la nation et de ses symboles. Comme le mémorial, ils tentent de gommer une période complexe et tumultueuse. Peut-on aujourd’hui oublier que la Marseillaise ne fut pas adoptée « naturellement » ? Qu’elle fut le produit d’un milieu bourgeois patriote qui refusait le cours pris par les événements à partir de 93 ? Enjeu symbolique, le chant de l’armée du Rhin le fut et l’est encore ! Les Thermidoriens, bourgeois installés et bénéficiaires, en firent un hymne national pour contrebalancer les espoirs révolutionnaires bien plus présents dans La Carmagnole ou le Ça Ira. Ils voulaient aussi empêcher les royalistes de la Terreur Blanche d’imposer leur propre chant, Le Réveil du peuple. Et que dire des avatars postérieurs ? Bonaparte, empereur, la mit au rencard comme son neveu d’ailleurs. La Restauration la gomma quand Louis-Philippe la toléra quelque peu. En fait, elle devint un symbole de lutte pour les Républicains jusqu’au 14 février 1879 où elle acquit le titre définitif d’hymne national. Mais les masses populaires, échaudées par une République sans sens social, s’en défièrent au point de lui préférer l’Internationale. Le choix d’une version simplificatrice de l’histoire de notre hymne n’est pas, paradoxalement, un bon signe pour l’histoire. Le message ressemble à une version nationaliste œcuménique de la Marseillaise, un point de vue édulcoré qui oublie la dimension conflictuelle d’une société, à cette vision qui fait de la Révolution un passage sans rupture d’un monde ancien à un monde nouveau, un prolongement des valeurs traditionnelles de la France. 10. X-D.R L’étroitesse de vues du mémorial inquiète : pourquoi consacrer la moitié des salles à un exposé général et mièvre sur la Révolution et omettre sa dimension internationale ou subversive ? Air du temps, volonté politique ? Il faudra compléter ce point de vue univoque pour faire de ce mémorial un lieu vivant pour la Marseillaise. En la rangeant au titre des accessoires républicains, comme le drapeau auquel elle est associée à l’entrée du bâtiment, on opte pour une vision simplificatrice, alors que la diversité de la France mérite plus de complexité. RENÉ DIAZ Le coût des travaux du Mémorial de la Marseillaise s’est élevé à 4,5 M d’ €, investis entièrement par la Ville de Marseille www.marseilleaccelere.fr La gestion est assurée par une délégation de Service Public, la société Vert Marine. Ouverture du mardi au dimanche de 14h à 18h jusqu’au 31 mars, puis de 10h à 12h et de 14h à 18h Tarif 7 € 04 91 91 91 97 www.vert-marine.com/memorial-marseillaisemarseille-13



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 1Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 2-3Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 4-5Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 6-7Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 8-9Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 10-11Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 12-13Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 14-15Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 16-17Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 18-19Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 20-21Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 22-23Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 24-25Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 26-27Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 28-29Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 30-31Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 32-33Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 34-35Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 36-37Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 38-39Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 40-41Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 42-43Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 44-45Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 46-47Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 48-49Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 50-51Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 52-53Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 54-55Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 56-57Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 58-59Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 60-61Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 62-63Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 64-65Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 66-67Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 68-69Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 70-71Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 72-73Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 74-75Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 76-77Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 78-79Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 80-81Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 82-83Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 84-85Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 86-87Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 88-89Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 90-91Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 92-93Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 94-95Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 96