Zibeline n°39 mars 2011
Zibeline n°39 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,1 Mo

  • Dans ce numéro : la Marseillaise, un chant révolutionnaire ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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36 DANSE LES HIVERNALES NÎMES Mission accomplie pour la 33 e édition des Hivernales ! Près de 7300 spectateurs assidus se sont partagés 23 spectacles. Malgré la faible participation aux 11 stages proposés, la hausse de fréquentation (+ 22%) prouve l’intérêt porté aux propositions. Cette manifestation, précieuse dans le paysage avignonnais plutôt morne à cette période, arrive avec 30% d’autofinancement à remonter doucement la pente, après une crise sérieuse ces 3 dernières années. La danse des Amériques, une ample thématique nourrie judicieusement par Emmanuel Serafini, élargit les partenariats (bonne idée que ce plateau danse avec le Conservatoire à l’Opéra) et combine transmission du patrimoine dansé et découverte des talents actuels. Le Centre de Développement Chorégraphique retrouve sa dimension internationale ! Engagement La compagnie Trisha Brown a rencontré le succès escompté. Le mythique Set & Reset, scénographié par Robert Rauschenberg (plasticien que l’on recroisera dans la captivante projection de 2 performances extraites de 9 evenings proposée par la Collection Lambert, projet historique des années 60 alliant théâtre et ingénierie) ; l’ondulant solo de dos, If you couldn’t see me, et le très balancé l’Amour au théâtre. Danseurs gaillards, rigoureux, en mouvement perpétuel. La postmodern dance, tout en résonnant trèseighties reste un modèle de fluidité, de technicité et de performance mnémonique. Une jubilation à danser que ne reniera pas Jorge Arturo Vargas, l’un des principaux directeurs de théâtre au Mexique. Lâché par son gouvernement à cause du gâchis de l’année du Mexique en France, il a pris en charge in extremis, avec les Hivernales, les frais d’avion pour venir jouer sa pièce-témoignage Amarillo, surprise de cette édition. Une pièce hybride qui exprime intensément un état de corps et d’être, une recherche d’identité et d’engagement vital, et pose un regard acéré sur la condition des migrants et les relations frontalières entre Mexique et Etats-Unis. Inévitablement soumis à la comparaison, puisqu’il traite du même sujet, Line Of Oblivion de Johanne Saunier à La Chartreuse a déçu. Débauche de moyens (panneaux articulés, capteurs sophistiqués, écrans vidéo perturbants), musique live difficilement lisible, texte de Carlos Fuentes dans une traduction dénuée de poésie, danse nerveuse sans subtilité : beaucoup de choses veulent se dire, sans y parvenir. Masters… L’ombre de Merce Cunningham a traversé les plateaux. 1er rendez-vous Salle Benoit XII avec le concept imaginé par Jérome Bel pour Cédric Andrieux, danseur sublime qui dévoile avec humour et sincérité son intimité d’interprète. D’une voix récitative il retrace son parcours, sa souffrance, son insatisfaction, ses envies, désacralisant le mythe tout en lui rendant un hommage vibrant, offrant des extraits de partitions jouées ici et là. « Chez Merce, c’est souvent méditatif… souvent déprimant pour moi. Un travail à la limite du possible. » Hommage également à l’éternelle jeunesse de l’Américain avec la proposition amusante de Mathilde Monnier, Un américain à Paris. « Je pense la danse comme une constante transformation de la Un souffle hivernal venu des Amériques o vie », une parole du maître de danse livrée par le très jeune danseur-passeur Marcus Vigneron, invité aux côtés du trublion Genevois Foofwa d’Immobilité. Sur le même plateau, c’est Olivia Grandville qui aura ému, accompagnée de sa mère, la comédienne Léone Nogarède et de Catherine Legrand. Une semaine d’art en Avignon, commande du Festival l’an passé est un tricotage tendre de 64 années passées sur les planches d’Avignon. …et forces vives Jolie découverte avec le new-yorkais Jonah Bokaer, ex danseur de Cunningham itou, qui a créé au Théâtre des Hivernales la pièce Filter, commande du CDC, pour donner sa vision des Demoiselles d’Avignon. Une inspiration articulée autour de 4 corps masculins, alanguis, plus horizontaux que leurs modèles. Agrémentée par l’univers très mélancolique du musicien Chris Garneau et la scénographie éclairée d’Anthony Goicolea, la pièce, malgré quelques longueurs, dégage un onirisme saisissant. Le chorégraphe a également joué Trois cas d’amnésie, ses premiers solos, à la croisée de la danse et des arts numériques. Magnifique danseur, abstrait, multiple, hypnotique, dont on se délecte de l’art du geste. À Cavaillon, la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues a déstabilisé avec Pororoca, un radeau de la méduse haut en couleurs. Jaillissement Photo de repetition de Filter de Jonah Bokaer Delphine Michelangeli d’images troublantes où 11 danseurs évoluent dans une chaîne humaine mouvante (voir Zib 38). Et puis au Thor Gare Centrale de Josette Baïz, aux faux airs de comédie musicale (sur du Bach), partition chorégraphique parfaitement composée (voir Zib 36). D’autres révélations avec le triptyque en cage de Yourik Golovine, le canadien jusqu’au-boutiste Jean-Sébastien Lourdais, la poésie de l’italienne Rita Quaglia. Envoûtement en clôture de festival avec le très aérien MalSon : la dernière pièce de la cubaine Susana Pous met à l’honneur la virtuosité de ses jeunes danseurs, dans un savant mélange de physicalité et d’images filmées, empreint de douceur et flottement. Sans oublier les HiverÔclites, le « off » des Hivernales en entrée libre. 3 jours pour découvrir 11 artistes en émergence dont les danseurs du Ballet National de Marseille, bien au-dessus de la mêlée (prix du Public pour Gabor Halasz, une semaine de résidence aux Hivernales). Le prix de la Recherche (résidence au théâtre de L’L à Bruxelles) revient au talentueux Mickaël Allibert (Trucmuche cie) et le prix du Jury (résidence au BNM) à la Cie Adéquate de Lucie Augeai. DELPHINE MICHELANGELI Le Festival des Hivernales s’est tenu du 24 février au 5 mars à Avignon et en Vaucluse
Lutte de femmes Après Duel, pièce créée pour cinq danseurs en 2009, place aux femmes avec Feu à volonté, dernière création de la chorégraphe Anne Lopez et sa compagnie Les Gens du quai. Cinq femmes donc, qui ne vont pas se défier lors de duels mais se mesurer à des situations connues de toutes les femmes. Corps soumis au travail contraignant dans une usine, corps extatique qui disent l’amour ou tordus de douleur dans l’accouchement, corps vengeurs et par moment vaincus lors d’affrontement musclés, ces corps de femmes, très différent les uns des autres, disent, dansent, jouent les clichés féminins, les parodiant, et s’en affranchissent lors de scènes très drôles et libératrices (le solo de la catcheuse mexicaine rugissante, s’il est surprenant de premier abord finit par déclencher l’hilarité). Mais au-delà des clichés, l’humour fait naître une légèreté, une désinvolture et une impertinence qui permettent d’approfondir ces situations, réunir ces individualités, ces femmes en lutte permanente qui pourraient un jour en finir avec le conflit ; et chacune de se révolter individuellement, affirmant sa force, sa rage, corps libéré et insoumis. Puis le groupe lentement se reforme, prêt à affronter, tête haute, la suite. DOMINIQUE MARÇON P i n 0 c c h LE CARRE STE-MAXIME 16/04 20h30 Joel Pommerat de Louis Brouillard Feu à volonté a été dansé les 17 et 18 février à l’Odéon, Nîmes Les gens du quai 40 -1P www.carre[eongaumont.corr,



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