Zibeline n°39 mars 2011
Zibeline n°39 mars 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,1 Mo

  • Dans ce numéro : la Marseillaise, un chant révolutionnaire ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
24 THÉÂTRE MARTIGUES LES ATELIERS LE VITEZ Mère tragique m Le texte que Mustafa Benfodil a écrit pour la Cie L’orpheline est une épine dans le pied est par moments d’une grande beauté. Choisissant de faire dialoguer une mère alternativement avec son fils à plusieurs âges, il raconte comme on assemble une mosaïque le destin tragique d’un enfant d’Algérie, Du temps vert printemps Il s’en est passé des choses avant l’invention de la pédagogie, de Dolto, du portable et de la PSP ! Le Voyage sur place s’attache à évoquer cette époque antédiluvienne où la télévision n’occupait pas le cœur de la maison, où l’on tombait amoureux de la capitaine des majorettes, où l’on entrait à l’Harmonie de la basse Ardèche, où l’on était tambour, avec délectation, où l’on participait à la retraite aux flambeaux, enfin sans les parents, où la 403 était le comble du nouveau luxe, où l’on jouait avec les allumettes, où l’on partait au camping de l’Espiguette et c’était déjà le bout du monde… Le texte autobiographique d’Alain Reynaud, d’une fraîcheur irrésistible, nous embarque dans le récit à la fois sensible et ironique de la vie d’un petit garçon qui décrit avec ses mots le monde des adultes, les commerçants, l’école (la promenade des instituteurs pendant la récréation est magnifique !), les grands… une délicieuse galerie de portraits, le père, menuisier, la tante Simone, le grand-père, les voisins… théâtre du quotidien commun à tous, dans lequel nous retrouvons des souvenirs, où émerge la saveur tendre du passé, une vraie petite madeleine ! La mise en scène est d’une exquise efficacité, le duo Alain Reynaud/Alain Simon fonctionne avec une rigueur de métronome, les passages de parole, de bruitages, (le karting ? on s’y croirait ! et la sonnerie aux morts est plus vraie que nature !), les gestes sont réglés à la perfection. Ah ! le jeu du tambour qui glisse ! une mécanique absurde, une chorégraphie clownesque impayable ! On rit beaucoup dans ce spectacle au rythme endiablé, duquel sourd cependant une indicible émotion. M.C. À noter Voyage sur place est joué au Théâtre des Ateliers, Aix, jusqu’au 20 mars Théâtre des Ateliers 04 42 38 10 45 www.theatre-des-ateliersaix.com/blog X-D.R Audrey Ruzafa et d’une femme qui n’a que sa maternité comme raison de vivre. Trois comédiens et un danseur incarnent Tarik inutero, Tarik noyé en Méditerranée lors de sa traversée clandestine vers l’Europe refuge, Tarik jeune adulte qui se perd dans le marais économique, sexuel et politique que l’Algérie réserve à ses fils. Tous trois répondent à la mère qui raconte sa grossesse, les coups de son mari, son échappée, ses espoirs de mère qu’elle symbolise en narrant à son enfant les aventures d’Ulysse et l’épopée de Télémaque, tandis qu’au lointain un danseur dessine les élans retenus d’un corps plein d’énergie vaine. Dans la petite salle du Bout de la nuit, aux Salins, la mise en scène de Julie Kretzschmar souffrait d’un manque de profondeur : la proximité écrasait Probablement les acteurs, qui projetaient leur douleur quand on attendait qu’ils murmurent leur peine. Ces dialogues faits de monologues croisés, difficiles à mettre en scène, ne se résolvaient que dans un jeu face public trop systématique, et inégal. Si Thomas Gonzales parvenait avec talent à jouer les nuances d’un texte tout en finesse, les autres se laissaient piéger dans des attitudes tragiques monolithiques parfois plombantes. De très belles images persistent cependant, visuelles et poétiques, qui mériteraient de se déployer dans de plus vastes espaces. AGNES FRESCHEL De mon hublot utérin je te salue… a été créé à Martigues les 8 et 9 mars dans le cadre de Mare Nostrum Du cinéma, passer au théâtre, la démarche est originale, l’inverse se pratiquant davantage ! Pari difficile que d’égaler la force réaliste de l’image projetée sur un écran, par les artifices de la scène. Difficulté encore de se mesurer au cinéma de Robert Bresson, à ce style austère, si puissant et Jules Bezza distancié à la fois. Provocateur aussi de porter au théâtre une œuvre du cinéaste qui voulait justement expurger du cinéma l’esthétique d’un « théâtre filmé » ou d’une « littérature filmée », la fausseté même du jeu dramatique. Le projet d’adaptation du film Le diable probablement de Bresson relève donc de la parfaite gageure ! L’atelier de création de l’université s’est attelé à une lourde tâche. Travail collectif, des acteurs à la médiation culturelle en passant par les postes de régie. En ce sens, c’est une réussite, la salle est comble. La mise en espace, le découpage scénique, le jeu des transparences est tout à fait bien venu, et la mise en scène de Frédéric Poinceau soutient efficacement l’ensemble : les étudiants s’efforcent de retrouver la « diction blanche » que le cinéaste exigeait de ses modèles… Mais, si les premières scènes sont assez vives et donnent un certain élan, on a du mal à passer l’anecdote : la relation au public, composé essentiellement de familiers, nuit à l’établissement d’une réelle tension. Il rit, non des répliques ou des jeux de scène comiques, mais par complicité avec les étudiants. Le rôle joué n’est pas perçu, et cela fausse toute la réception. Une mise en scène qui mériterait de se confronter à un vrai public, et à des acteurs plus formés et moins lisses ! M.C. Le diable probablement mis en scène dans le cadre d’un atelier universitaire a été donné au théâtre Vitez du 8 au 12 mars
4..._D E BA chants et danses des femmes de Mayotte FRANGDIS E.ATLAN et l'EnsernbFe Tarab chants judéo-espagnols A FIL ETTA Passione chants sacres corses REG ❑ NANCES DE.L. ? A ME Renaud Garcia Fons r concert lecture 04 93 40 53 00 - theatredegrasse.com



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 1Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 2-3Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 4-5Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 6-7Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 8-9Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 10-11Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 12-13Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 14-15Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 16-17Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 18-19Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 20-21Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 22-23Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 24-25Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 26-27Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 28-29Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 30-31Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 32-33Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 34-35Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 36-37Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 38-39Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 40-41Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 42-43Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 44-45Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 46-47Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 48-49Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 50-51Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 52-53Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 54-55Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 56-57Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 58-59Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 60-61Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 62-63Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 64-65Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 66-67Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 68-69Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 70-71Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 72-73Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 74-75Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 76-77Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 78-79Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 80-81Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 82-83Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 84-85Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 86-87Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 88-89Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 90-91Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 92-93Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 94-95Zibeline numéro 39 mars 2011 Page 96