Zibeline n°38 février 2011
Zibeline n°38 février 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de février 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : la culture au coeur des enjeux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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08 POLITIQUE CULTURELLE LES MUSIQUES ACTUELLES Actuellement, les musiques Le terme de « musiques actuelles » a quelque chose d’étonnant. D’une part parce qu’il suppose que les autres musiques en création, écrites aujourd’hui, sont des musiques inactuelles. D’autre part parce que ses frontières sont floues : ainsi la chanson, genre ancien par excellence, fait-elle partie des musiques actuelles. Le jazz et le rock aussi, bien plus anciens que la musique contemporaine… Le ministère distingue quatre catégories : la chanson, les musiques improvisées, les musiques amplifiées et les musiques du monde. Ce qui pose diverses questions du type : la musique occitane est-elle « du monde » ? Et Bartok ? La musique électroacoustique, amplifiée donc, est-elle actuelle ou contemporaine ? En fait ces catégories en cachent d’autres, que l’on pourrait décliner en musiques écrites/musiques orales (ce qui n’est pas toujours vrai) ou musiques savantes/musiques populaires, qui fleure hélas l’élitisme et l’exclusion. Ces questions de terminologie, qui sont aussi des questions d’esthétique, ne sont pas la préoccupation majeure du CAC régional : ce Conseil Artistique à la Création est avant tout animé du désir de soutenir les artistes émergeants. Il complète le soutien aux musiques actuelles de la Région (aux salles, aux festivals et aux divers tremplins artistiques) en aidant directement les artistes. Ainsi cette année, 28 groupes (sur 100 dossiers reçus) ont partagé une enveloppe de 200 000 €, attribuée par le CAC : Chinese man, Watcha Clan, Washing Majazz, Alif Tree, Dissonant Nation, The Last, Mina May, Phosphene, Hannah, Dondolo, Tente ta chance, Moussu T e leiJovents, Nevchehirlian, Ysaé, Choumissa, Diho, Ilanga, Ahmad Compaoré, Kabbalah, Melc, Laurent de Wilde, Kami Quintet, Benjamin Faugloire, Enzo Carniel et Tchamitchian. Comment choisir ? Les critères de choix du comité d’experts réuni en CAC sont simples : il faut que les structures soient professionnelles -ou en voie de professionnalisation- et qu’elles aient une « pertinence artistique ». L’aide peut intervenir pour soutenir une action culturelle ou pour produire des concerts et des enregistrements. Bien entendu il s’agit de rester sur la filière indépendante du disque, et d’aider des artistes qui ne sont pas repérés par les majors, et ne sont pas entrés dans les circuits rentables de l’industrie culturelle. Dans ce but, pour la première fois, la région PACA édite une compilation regroupant deux titres de chacun de ces 28 groupes. CD destiné à promouvoir À la croisée des mondes Beau projet que celui initié par le directeur de la salle du Bois de l’Aune, Pierre Ranchain, associant les classes de jazz et musiques actuelles du Conservatoire de Musique d’Aixen-Provence, et de jeunes slameurs et rappeurs du quartier du Jas de Bouffan. Unique en son genre, le Jazzlab est avant tout un projet artistique ambitieux articulé autour de deux artistes de renom : Archie Shepp, saxophoniste de jazz mondialement connu et le rappeur américain Napoléon Madoxx. Pilotée conjointement par Marc Rocé, rappeur parisien, Seydou Barry, producteur, Julien Baudry, chef de chœur et Thierry Riboulet, professeur dans la classe de musiques actuelles, cette expérience audacieuse est le moyen CD de la sélection CAC artistes 2010 de réunir sous l’égide de la « musique » deux univers qui vivent en parallèle sans vraiment se croiser. Au e confluent du rigorisme du conservatoire et de l’inventivité anarchique de ces jeunes autodidactes, ce projet les artistes, qui sera distribué gratuitement dans les salles et les festivals, et est disponible à l’écoute grâce à la Pacabox de l’Arcade (www.pacabox.com). 56 plages sonores pour découvrir des univers extrêmement différents… tous produits dans la région. Du rap vocal au jazz contemporain, de la chanson poétique au métal ardent, de la pop au traditionnel, du slam à l’électro, de la néo-opérette marseillaise au jazz fusion, les univers se répondent. Avec quelques constantes pourtant, comme la quasi absence de femmes, surtout à la composition et aux instruments ! Car ce monde qui se veut jeune, populaire et au moins progressiste, sinon révolté, serait-il plus rétrograde que ce qu’il affiche ? Clairement destiné à faire revenir à la culture une génération qui se sentait exclue des salles, cette nécessaire politique de soutien navigue en un canal étroit : nettement plus liés aux industries culturelles que les autres arts du spectacle les musiques actuelles rêvent de s’insérer dans des logiques commerciales qui ne relèvent pas du service public de la culture, et trimballent de surcroit des préjugés générationnels inefficients : les publics du jazz, de la chanson française et de l’opéra ont sensiblement le même âge… AGNÈS FRESCHEL Archie SheppJan Kricke commun est un moyen d’échanger, de communiquer et d’affranchir les barrières. Faisant fi des stéréotypes, les textes des artistes banlieusards, nés de la thématique Nord/Sud choisie en commun, croisent les arrangements des professionnels… pour ne plus former qu’un univers syncrétique, mosaïque de cultures et de pratiques différentes. Les deux sessions de cette Master class du 27 et 28 janvier qui font suite à une première organisée en novembre 2010, déboucheront sur un concert dans la salle du Bois de l’Aune le 6 mai prochain. CHRISTOPHE FLOQUET
Nouveau son au Grenier ? L’affaire avait fait grand bruit la saison dernière : le Grenier à sons, une des Scènes de Musiques Actuelles (SMAC) de la région, subventionnée par la Ville de Cavaillon, le département 84, la Région et l’État, allait se retrouver en cessation de paiement, et disparaître. La ville de Cavaillon, après une baisse de subvention de 10%, avait, suite à deux inspections du ministère, commandé à Jean-Michel Gremillet un rapport préconisant la mutualisation avec la Scène Nationale qu’il dirige… mettant ainsi le directeur dans l’indélicate position du repreneur hégémonique. Aujourd’hui la SMAC est fermée, et c’est la Scène Nationale qui programme au Grenier. Jean-Michel Gremillet s’en explique. Zibeline : Avez-vous repris les missions et les financements de la SMAC ? Jean-Michel Grémillet : Non, ni les uns ni les autres. Les SMAC ont des missions de défrichage, d’action culturelle, d’ouverture aux répétitions des groupes qui vont être assumées par les autres salles du territoire, l’Akwaba ou la gare du Coustellet. Nous souhaitons simplement réaliser l’intégralité des missions de diffusion qui étaient dévolues à la SMAC. Mais avec moins de moyens ! Cette baisse est de quel ordre ? La SMAC avait 320 000 € de subventions publiques : 56 000 € de la Région et 32 000 € du département, qu’il n’est pas question de nous réattribuer. Elle avait également, avant la baisse de 10% que Cavaillon a opéré sur toutes les associations, 130 000 € de la Ville Alex Baupain Frederic Stucin qui conserve pour nos missions de diffusion 130 000 € seulement. Quant à l’État, il n’est pas question non plus de nous réattribuer les 48 000 € de la SMAC, même si, par ailleurs, les subventions de la Scène Nationale vont augmenter dans les prochaines années. On se retrouve donc avec un peu plus d’un tiers des subventions de la SMAC. Pourquoi avez-vous accepté de vous occuper du Grenier à sons, puisque les syndicats de musiciens vous tiennent pour responsable du désastre, et que d’autre part vous n’en avez pas les moyens ? D’abord parce que nous aussi étions étranglés financièrement -cet apport de 130 000 € va permettre une augmentation de personnel-, et surtout parce que la musique nous intéresse ! J’en ai toujours programmé, en particulier de la musique contemporaine ou de création comme celle de Benjamin Dupé -risque que les SMAC se gardent bien de prendre- mais aussi de la chanson. S’ouvrir aux musiques actuelles est pour nous une expérience nouvelle, qui va changer notre projet artistique. En quoi ? Quels vont être vos choix esthétiques ? Nous allons programmer des artistes émergeants, en nous méfiant des majors et des tourneurs, des pratiques liées aux industries culturelles qui vont à l’encontre de nos missions de service public. Les musiques actuelles souffrent du téléchargement, mais aussi des prix pratiqués par les têtes d’affiches qui grèvent les budgets des salles et des festivals. Nous programmerons donc essentiellement de la chanson, du jazz, des musiques du monde… Les artistes programmés cette saison sont surtout des chanteurs. Y aura-t-il du rock, du rap, de l’électro… ? Il nous faut un peu de temps pour prendre nos marques mais oui, nous allons recruter un spécialiste de ces musiques, qui pourra guider nos choix. Et puis dès la saison prochaine nous ferons un temps fort autour de l’accordéon, un autre autour de la poésie sonore… Avec des concerts debout, des concerts assis, des rencontres entre les mondes musicaux, au Grenier et ici, à la Scène Nationale. Pour que la fermeture de la SMAC ne soit pas seulement un échec, mais le début d’une nouvelle aventure. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL À venir au Grenier Dimoné le 19 mars Karimouche le 16 avril Ambrose Akinmusire le 12 mai Alex Baupain le 27 mai LFl1O[}F. [,GRT R[ti T{J TNL1+UIkLrIi ? [ ; i7U"1F babel d usic 7° wurld music forum - 30 concerts - 2500 pros 24 - G mars 2011 Marseille France u vudo ck-des-snds, a,r} ; - os ! i r a, 110 SHANTEL (Allemagne) FALLY ! PUPA (cungo y CHICO TRUJILLO (chi i) MONTSE CORTES GUEST JUAN CARFhONA. (Espagre) JUJU (J. ADAMS & J. CAMARA) ; UIC+G=mbiej WATCH A CLAN (F ra n c er PA C:A) EfC.'rrr:rnrF,'.I rFs-i : r ;'E ! fl'ATur rx wit !.fes#itr#l3ucifvetem]1s.f ! }tn... - BERNARD LAYiLLiERR ARNO CHARLiLiE ART M ENG° SUUAA MASS] All AL MALIN # IAZ PiBALLEf HURLEMEUTS D'LÉO BEI L`MiRLE SIUL... Région ONéRÂIL MCA J..., 4 odam concerts el



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