Zibeline n°38 février 2011
Zibeline n°38 février 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de février 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : la culture au coeur des enjeux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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60 CINÉMA RENDEZ-VOUS D’ANNIE Le 17 février à 18h15, au cinéma Variétés, le CE des Cheminots PACA et le Collectif 13 – Un bateau français pour Gaza présentent en avant-première Gaza-strophe, Palestine en présence du coréalisateur du film, Samir Abdallah. Les Variétés 04 96 11 61 61 Le 18 février à 20h30, Le cinéma 3 Casinos à Gardanne propose un film surprise en avantpremière, suivi d’un verre de l’amitié. Cinéma 3 Casinos 04 42 51 44 93 www.cinema-gardanne.fr Le 22 février à 18h30, en salle de conférence, dans le cadre du cycle Au nom des femmes : Des femmes d’exception, l’Alcazar propose en partenariat avec Films Femmes Méditerranée un film iranien de Shirin Neshat, Women without men, librement inspiré du roman de Shahrnush Parsipur : le destin de quatre femmes converge vers un magnifique verger synonyme pour elles d’indépendance, de réconfort et d’amitié. Michèle Sylvander, plasticienne, interviendra après la projection. Le 23 février à 17h, en partenariat avec le Centre Méditerranéen de Communication Audiovisuelle, projection d’un documentaire de Pelin Esmer, Oyun, la création par neuf paysannes vivant au sud de la Turquie d’une pièce de théâtre qu’elles intituleront Le Cri des Femmes ! Le 23 février à 18h30, Shadi de Maryam Khakipour : à Téhéran, la tradition de la Commedia dell’Arte, critiquant les institutions, n’est pas du goût des autorités. La Compagnie Siâ Bâzi, expulsée de son théâtre, est invitée à Paris par Ariane Mnouchkine afin de monter un spectacle au Théâtre du Soleil. Une jeune actrice, Shadi, fait imploser les conventions tacites de la société iranienne en revendiquant un statut d’artiste et de femme libre... Azita Hempartian, journaliste, traductrice-interprète interviendra après la projection. Alcazar, Marseille 04 91 55 90 00 www.bmvr.marseille.fr Women without men de Shirin Neshat Le 22 février à 18h, L’Institut Culturel Italien propose Il Gattopardo de Luchino Visconti. Avec Burt Lancaster, Alain Delon, Claudia Cardinale… adapté du livre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Palme d’Or au Festival de Cannes 1963. Les 1 er, 8 et 15 mars à 18h, rétrospective Pupi Avati, 1998-2010 : Il testimone dello sposo ; Il cuore altrove ; La seconda notte di nozze. Institut Culturel Italien, Marseille 04 91 48 51 94 www.iicmarsiglia.esteri.it, -, w Le 24 février à 20h, en partenariat avec le cinéma Prado, l’association Cinépage propose Grizzly Man de Werner Herzog : durant des années, un sympathique illuminé, Timothy Treadwell, filme sa vie quotidienne au beau milieu des grands ours et des renards, au fin fond de l’Alaska. Jusqu’au jour d’octobre 2003 où il est dévoré tout cru… Cinépage, Marseille 04 91 85 07 17 www.cinepage.com Grizzly man de Werner Herzog Les Mardis de la Cinémathèque proposent, le 22 février à 19h, au CRDP, Intimité de Patrice Chéreau. Le 1er mars, ce sera Belle de Jour de Luis Buñuel avec Catherine Deneuve, Jean Sorel Michel Piccoli, Geneviève Page : épouse d’un jeune interne des hôpitaux, Séverine n’a jamais trouvé un véritable plaisir auprès de lui. Un des amis du ménage, amateur de call-girls, lui glisse un jour l’adresse d’une maison clandestine… Le 8 mars : L’Equipée sauvage de Laszlo Benedek avec Marlon Brando, Lee Marvin (drôle de choix pour le jour de la femme !), et le 15 mars : La vie est à nous de Jean Renoir : un vieil ouvrier est menacé de licenciement parce qu’il n’est plus assez rapide ; une famille campagnarde dont les biens sont saisis réussit à détourner à son profit la vente aux enchères ; un jeune ingénieur au chômage s’épuise en vain à trouver un emploi. La Cinémathèque de Marseille 04 91 50 64 48 Le 8 mars à 18h30, le cinéma Renoir à Martigues, dans le cadre de Rebelles en cinéma, en partenariat avec la MJC et la Médiathèque de Martigues, propose une soirée Philo/Bistro/Ciné, animée par le philosophe Benoit Spinosa. Projection de Gloria de John Cassavetes. Et le 11 mars, dans le cadre du Festival Regard de Femmes, Samia de Philipe Faucon. Samia, une jeune adolescente d’origine maghrébine, décide de s’occuper de sa condition de femme dans la religion musulmane. Soirée animée par Gabrielle Sébire de La Cinémathèque française. Cinéma Renoir 04 42 44 32 21 http://cinemajeanrenoir.blogspot.com Le guepard de Luchino Visconti Du 9 au 22 mars, l’Institut de l’Image à Aix propose une programmation de Rebelles au cinéma : À l’est d’Eden d’Elia Kazan, d’après le roman de John Steinbeck, avec James Dean, l’éternel rebelle ; Zazie dans le métro de Louis Malle, d’après Raymond Queneau ; Gloria de John Cassavetes : une femme hérite d’un jeune garçon que son père, traqué par la mafia, lui confie. D’abord réticente, elle fera tout pour sauver l’enfant pourchassé… De Bruit et de fureur de Jean-Claude Brisseau ; À Bout de course de Sidney Lumet : la cavale de deux militants opposés à la guerre du Vietnam, poursuivis pour avoir dynamité une fabrique de napalm et Samia de Philippe Faucon. Le 12 mars à 18h30, conférence deSébastien Ronceray de la Cinémathèque Française sur Wassup Rockers de Larry Clark : pour sortir du quotidien de leur ghetto du centre de Los Angeles, un groupe de jeunes latinos, fans de culture punk, part en virée à Beverly Hill où ils se lient à des jeunes filles de familles riches. Leur présence détonne très vite dans le paysage local… Institut de l’Image 04 42 26 81 82 www.institut-image.org Le 3 mars à 20h, en partenariat avec Zinc, l’Espace Multimédia de la Friche Belle-de-Mai, l’Alhambra propose l’Immeuble Yacoubian de Marwan Hamed, précédé de courts métrages de jeunes réalisateurs égyptiens : Mayye Zayed, Karim Shaaban, Hadil Nazmy, Islam Kamel. Le 8 mars à 20h30, Films-femmes-Méditerranée et l’Association des Femmes Chefs d’Entreprise présentent Café transit, un film de Kambozia Partovi sélectionné aux Oscars 2006 : à la mort de son époux, qui tenait un relais routier, à la frontière irano-turque, Reyhan doit, selon la tradition locale, épouser son beau-frère. Mais voulant elle-même décider de sa vie, elle refuse le mariage et rouvre le restaurant. Le 10 mars à 19h, l’Alhambra accueille Festi’Femmes qui propose de découvrir les Jeunes talents 2011 des femmes humoristes, puis de voir un film de Jacques Monnet, Clara et les chics types avec Daniel Auteuil, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Marianne Sergent… La projection sera suivie d’une rencontre avec Sylvie Flepp, comédienne, marraine de l’édition 2011 de Festi’Femmes. 04 91 03 84 66 www.alhambracine.com Le 11 mars au cinéma Variétés, Cooksound Party 7 Spéciale Asie : musique, gastronomie et cinéma avec le film de Coréen Jeon Yun-su, Le grand chef, adapté de la BD SIK-GAEK et consacrée à la rivalité entre deux cuisiniers. Cuisinier naturellement doué, Sung-Chan participe à une prestigieuse compétition de cuisine, l’opposant au très ambitieux Bong-Joo. Le concours touche à sa fin et les deux chefs en sont à la dernière épreuve qui les départagera : la préparation du poisson lune, le fugu, un met extrêmement toxique s’il n’est pas préparé avec la plus grande attention. Un menu spécial Cooksound est proposé par Kyo Suhi, disponible en prévente. Il est prudent de réserver. www.cooksound.com
LES VARIÉTÉS MANOSQUE CINÉMA 61 Sublime rétrospective à Manosque Dans la riche diversité de leur programmation, les 24 e rencontres de Manosque ont proposé une rétrospective très remarquée de Jeon Soo-il. De la même génération que Park Chan-Wook, ce réalisateur né en 1959 au nord de la Corée du sud, étudiant à Paris VII O Destination Himalaya de Jeon Soo-il dans les années 90, enseignant aujourd’hui à l’université de Kyungsung, a choisi la voie difficile d’un cinéma indépendant. Brouillant l’ordre chronologique de leur production, Pascal Privet a présenté les sept films de Jeon- Soo-il (dont deux seulement sont distribués en France à ce jour) mettant en évidence la cohérence d’une œuvre de première importance dont chaque partie éclaire le tout. Les sujets en sont graves, existentiels, universels : le sens de la vie, celui de la mort, la recherche d’une identité. La société, dure à l’homme, aiguise son mal être : condition des mineurs et mutations économiques du pays dans La petite fille de la terre noire, abandon des enfants, violence d’une jeunesse désœuvrée, indifférente aux autres dans Je viens de Pusan, scission d’un pays Entre chien et loup. L’arrière-plan politico-social des scénarios s’y lit sans discours superflus : Jeon Soo-il n’aime pas l’explication. Des mots, il ne retient que la poésie que lui inspirent les lieux repérés pour ses tournages. Les images suffisent et quelles images ! Qualité exceptionnelle de la photo, maîtrise de la lumière, du cadrage, de la composition, le cinéaste appréhende ses personnages dans leur espace propre, les construit dans leurs déplacements incessants à travers les quartiers portuaires de Pusan, les suit jusqu’au sommet du monde pour Destination Himalaya, les accompagne dans des espaces détruits ou en passe de l’être dont le film devient par anticipation la trace. Fuyant toute psychologie réductrice, évitant gros plans et contrechamps, il dit « structurer ses films comme des roadmovies », vouloir faire couler le temps dans une image qu’il colore en virtuose. L’écho du vent en moi associe aux trois âges de la vie une teinte différente : le doré merveilleux de l’enfance, le noir et blanc d’une jeunesse insatisfaite, le bleuté de la vieillesse glissant vers la mort. Les interrogations du réalisateur résonnent d’un film à l’autre. Certains mettent en scène directement des doubles de l’artiste : le professeur de cinéma dans L’oiseau qui suspend son vol, le photographe dans le bouleversant Mise à nu, ou encore (qui sait ?) dans ce même film qui n’en finit plus de mettre en abyme l‘acte créatif de l’homme en noir qui organise le suicide des autres comme un scénariste scrupuleux. Un cinéma sans concession, d’une sensibilité et d’une force telles qu’il mériterait d’être diffusé au-delà des very happy few de Manosque ! ÉLISE PADOVANI Accidents, accidents… Invité par la région PACA, Thierry Frémaux, le Délégué Général du Festival de Cannes est venu le 1er février présenter en avant-première aux Variétés le film de Pablo Trapero qu’il avait sélectionné à Cannes dans Un certain regard, en 2010. Thierry Frémaux a profité de sa « tournée » à Marseille pour expliquer avec simplicité et générosité sa manière de travailler, ses critères de sélection, les coulisses de Cannes : « Un bon film, c’est un bon scénario, de bons acteurs, des scènes bien éclairées et surtout une vraie mise en scène qu’elle soit novatrice ou classique. » Carancho, construit comme un thriller, en est un bon exemple… Dès l’apparition du titre sur l’écran, CARANCHO, écrit en lettres banches éclaboussées de sang, on sait qu’on ne fera pas dans le mièvre ! Le « Carancho », c’est Sosa (Ricardo Darin), un avocat spécialisé dans les accidents de circulation à Buenos Aires ; il profite, sans scrupules semble-t-il, des nombreuses victimes de la route qui enrichissent une poignée d’avocats mafieux, grâce aux assurances et à la corruption. C’est sur son « lieu de travail » qu’il rencontre Luján, (Martina Gusman) une jeune urgentiste qui se drogue pour tenir le o coup. C’est le coup de foudre mais l’amour ne sauve pas toujours, malgré leurs efforts pour se sortir de la corruption et de la mafia. Une dernière chance qui n’apportera pas la rédemption. Si le thème de la corruption est un classique, celui de l’arnaque à l’assurance pour les Carancho de Pablo Trapero accidents de la route, très nombreux en Argentine, est inédit et traité avec beaucoup d’énergie par Pablo Trapero : plans serrés, montage nerveux. Certes, on se serait passé de quelques gros plans pleins d’hémoglobine mais le spectateur est tenu en alerte jusqu’au bout, espérant que ces deux solitaires paumés vont s’en sortir, bien qu’il les sache condamnés. Le film, immense succès en Argentine, a provoqué un changement de la loi règlementant le paiement des indemnités des victimes des accidents de la route. Qui a dit que le cinéma ne pouvait rien ? ANNIE GAVA



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