Zibeline n°38 février 2011
Zibeline n°38 février 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de février 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : la culture au coeur des enjeux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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48 CAHIER JEUNESSE MUSÉE ZIEM PRIX DES LYCÉENS ET APPRENTIS Petit amateur deviendra grand ! Le musée Ziem à Martigues, dès les années 80, a intégré un service des publics particulièrement attentif aux jeunes. Du coup il n’est pas rare de croiser dans les salles de jeunes enfants qui tirent leurs parents par la manche devant des œuvres qu’eux seuls connaissent… C’est l’effet boomerang ! Heureux élus des ateliers, ils sont au cœur des œuvres comme des poissons dans l’eau puisqu’ils ont appris à nager avec Céline Laudrin (responsable), Aurélien Gonzalez (adjoint) et Claire Malaval (médiatrice). Ils sont venus dans le cadre scolaire (de la crèche à la terminale pour les établissements de Martigues principalement, et des environs), pendant leurs vacances (stage d’une semaine), à titre individuel (inscription annuelle qui demande régularité et fidélité) ou à l’occasion d’un séjour en centres de loisirs… Les occasions ne manquent pas de former leur regard à l’entrelacs des formes, la superposition des couleurs, la brisure d’une ligne, au gré des expositions temporaires et de l’accrochage sans cesse renouvelé des collections. Car le service des publics colle à l’actualité du musée pour concevoir des ateliers surmesure et porter un éclairage à chaque fois différent. En début d’année par exemple, les compositions monumentales et abstraites d’Olivier Debré (expo temporaire) comme les toiles d’Alphonse Monticelli (collection) ont été le support à un parcours de sensibilisation en deux temps : d’abord la découverte in situ des œuvres puis la pratique ouverte à tous les médiums. Croquis dans les salles au crayon gris ou au pastel aquarelable, peinture au sol et grands formats, travail à l’encre pour l’étude d’un détail et, hors temps scolaire, reportage photographique. En février, dès l’ouverture de l’exposition patrimoniale De la réalité au rêve : l’objet ethnographique et sa représentation, ils exploreront ce qu’il se passe entre l’objet concret et sa représentation artistique dans un tableau. En commençant par comprendre la notion d’ethnographie, puis en devenant « de petits explorateurs du quotidien » qui s’interrogeront sur leur environnement et le compareront à celui d’autrefois. Dans le temps scolaire, les modules sont conçus avec le conseiller pédagogique en arts visuels attaché à l’Inspection académique et les professeurs d’arts plastiques : objectifs, création d’une mallette pédagogique, élaboration de jeux… autant de pistes exploitées de manière ludique. La preuve avec la « fête anniversaire au musée » qui emporte un vif succès, mêlant art, gourmandise et cotillon. M.G.-G. Atelier pour enfants du musee Ziem Delphine Wagner Atelier pour enfants du musee Ziem Delphine Wagner Chiffres-clés année 2010 + de 2000 scolaires + de 200 enfants de crèches + de 600 en ateliers individuels + de 100 goûters-anniversaires + de 100 en centres de loisirs + de 300 en maisons de quartier et centres sociaux + de 40 en situation de handicap Musée Ziem, Martigues, service des publics 04 42 41 39 50 www.musees-mediterranee.org Les livres en partage () Le 2 e Forum littéraire des lycéens et des apprentis de la Région Paca a rassemblé jeunes lecteurs, enseignants et auteurs à la Friche. Une belle rencontre à laquelle ne manquait que Lyonel Trouillot, auteur haïtien, dont la visite est annoncée dans les lycées en mars. De nombreuses questions ont tourné autour de l’adaptation des textes en BD. Alfred qui a utilisé le roman de Guillaume Guéraud, Je mourrai pas gibier (éd. Le Rouergue), a déclaré que l’auteur lui avait laissé les droits de l’ouvrage et n’a pris connaissance que du produit fini : « L’adaptation amène le texte un peu ailleurs... il faut prendre le parti de la confiance ». Mais Alfred travaille seul alors que les auteurs de BD sont souvent en binômes, y trouvant une stimulation, comme le confie Antoine Bauza, scénariste de L’encre du passé avec Maël, le dessinateur. Les auteurs sont interrogés sur leur rapport à l’image : ils déclarent écrire en images, certains avouent qu’ils se cachent derrière leurs dessins... C’est le cas de Michel Rabagliati, le truculent québécois, qui a créé avec Paul, son personnage, une série teintée d’autobiographie. Grégoire Hervier a été l’objet de plusieurs questions sur la réalité de l’univers qu’il décrit dans Zen City (voir p 68). Roman d’anticipation certes, mais sur des bases d’actualité avec l’intrusion dans la vie privée par la surveillance à tout va, grâce à la technologie de l’identification par radiofréquence (RFID) ; tout cela existe déjà avec la reconnaissance des voitures aux péages, par exemple. L’auteur déclare mettre en garde contre les dérives, et le message est reçu. Les questions posées à Sorj Chalandon pour La légende de nos pères ont donné lieu à une comparaison pertinente entre ce qu’il appelle « l’écriture du jour », c’est à dire l’écriture journalistique qui le fait vivre, celle de l’urgence et de la rigueur, et « l’écriture de la nuit », écriture romanesque, fictive qui laisse place à la liberté de la création et lui permet de ne pas s’assécher. Les auteurs n’ont pas manqué de dire le respect qu’ils avaient pour les échanges avec les lycéens et pour un Prix sans magouille, ni trucage, ni soupçon. Un bel hommage ! CHRIS BOURGUE
L’effet papillon Il rentre dans l’arène pieds nus, mini-robe blanche sous long manteau sombre, un brin hagard et plutôt bavard. Julien Candy n’est pas candide, bien qu’il rêve « d’amour originel », mais son drôle d’inventaire à la Prévert souffle réellement la poésie durant 1 petite heure. Des papillons de papier qui volent au bout d’une faux, des bilboquets qui s’accordent avec un métronome, des tourne-disques réinventés, des listes de pays qui se racontent (par peur de les voir s’envoler ?), des balles rouges qui voltigent sur des scies géantes… Dans son Cirque précaire, tout est prétexte au détournement inventif d’objets saugrenus, d’utilisation des forces centrifuges, d’observations malines sur la société de consommation et ses publicités débilitantes. Mais le poète-circassien-clown, outre le fait d’être parfaitement ambidextre et subtilement drôle, TOURSKY CAVAILLON PORT-DE-BOUC GRASSE Tribulations de Casse-noisette en Chine Cri de joie tunisien Spectacle de sortie de la deuxième promotion de l’École de cirque de Tunis, mis en scène et chorégraphié par Laurence Levasseur, Sarkha (le cri, création 2009) résonne fortement aujourd’hui ! Car dans Sarkha les arts du cirque se mêlent à la culture tunisienne, les cris ne manquent pas, violents, hurlés ou simplement joués, dénonciateurs, on le devine, du mal-être, de conditions de vie déplorables, guerres, brimades religieuses des corps, assujettissement de la femme mais cris sublimes aussi d’amour, de rêves, d’espoir d’une vie meilleure. Quel éclairage aujourd’hui, et quelle force dans le jeu, parfois maladroit mais néanmoins gracieux de ces jeunes artistes ! Émouvant, le spectacle l’est aussi grâce aux poèmes tunisiens de BelkassemMarzougui, Noureddine Bettayeb et Chedli Zoukar pour ne citer *4 Casse noisette Michel Lidvac On vient de fêter le nouvel an chinois, les adeptes de mystère se nourrissent alors de biscuits-surprises et cherchent à décrypter au milieu des miettes les arcanes de leur avenir… On s’étonne encore des mœurs de ce pays lointain, amalgamant avec une belle ignorance révolution culturelle, pollution et cité interdite dans un délicieux méli-mélo où circulent des contes abracadabrants. Aussi lorsque l’on voit annoncé le Cirque national de Chine, on se précipite, et l’on arrache une séance supplémentaire au théâtre, deux soirées d’affilée, salle comble, enthousiaste, prête à tous les émerveillements et qui ne peut être que transportée. Magie, humour, acrobaties improbables, costumes chatoyants, adresse, légèreté, le spectacle est une pure merveille. Le surprenant conte d’Hoffmann, Casse noisette, devient un fil conducteur, et orchestre les apparitions des jongleurs, des contorsionnistes (le corps humain qu’eux, dits par les artistes, par la musique aussi, prenante, vivante, musique populaire tunisienne mélangée à des airs soufis. Mais Sarkha c’est aussi du cirque, même si notre conception disciplinaire est bousculée par cette forme hybride qui mêle cirque, danse contemporaine, théâtre et poésie : les acrobaties d’une grande justesse, que ce soit au mât chinois ou au trapèze, intègrent les agrès à l’histoire… « Je ne sais pas…/Pourquoi sur cette terre maudite/L’amour a tari/Les roses sont devenues/Epines/La tendresse/Rancune/Et haine » dit un poème de Chedli Zoukar. Sarkha réhabilite à coup sûr la terre maudite, et dévoile le visage de la liberté… DO.M. Le Cirque precaire Vincent d'Eaubonne Sarkha Amine Frigui SPECTACLES LIVRES se transforme en pâte à modeler), de l’antipodiste (il y a jusqu’à 8 ombrelles qui dessinent d’étranges fleurs mobiles), du magicien, des acrobates, d’incroyables forêts… Le meneur de jeu, le mystérieux oncle Drosselmeyer, a des allures de KarlLagerfeld : enveloppé dans un grand manteau noir il guide sa jeune nièce à travers les différents tableaux. La partition de Tchaïkovski est complétée par de nouveaux éléments, Cadet Rousselle intervient dans la danse russe par exemple. Joyeux méli-mélo on vous disait, dont on ne peut se formaliser tant la belle énergie de cette troupe conquiert, jusque dans les saluts, réglés au cordeau comme autant de nouveaux numéros. Un savoir-faire incomparable. MARYVONNE COLOMBANI Le Casse Noisette « made in China » a été donné les 31 janvier x""4, et 1er février au Toursky possède une autre corde à son arc, essentielle. Le violoncelle, son premier métier, avec lequel il joue à l’illusionniste musical, « bruitiste » jonglant habilement avec les diverses strates mélodiques. Sous le chapiteau, les minots gloussent de surprise et les parents retombent en enfance, l’ordinaire devient extraordinaire grâce à un poète visuel, derviche tourneur de petits riens… DE.M. Le Cirque précaire s’est joué au théâtre de Cavaillon, sous chapiteau, du 28 au 30 janvier 49 Sarkha a été joué au Sémaphore, Port-de-Bouc, le 11 février, à l’Olivier, Istres, le 13, et sera joué au théâtre de Grasse les 17 et 18 février. 04 93 40 53 00 www.theatredegrasse.com



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