Zibeline n°37 janvier 2011
Zibeline n°37 janvier 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de janvier 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,0 Mo

  • Dans ce numéro : le partage des arts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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66 LIVRES/ARTS Les complexes de Meynard Ce livre accompagné d’un CD fait suite à l’exposition de Jean-Claude Meynard à la Villa Tamaris de La Seyne-sur-Mer en septembre 2010. Babel, la Géométrie des énigmes rendait compte de trente-cinq ans de créations à travers une sélection représentative des œuvres hyperréalistes des débuts, des séries sur la complexité jusqu’aux recherches plus récentes conçues avec la théorie des fractals. Richement illustré, le livre reprend le titre de l’évènement et s’attache à la récente série des Babel (très sculpturale) et des hybridations (l’artiste recombine ses propres œuvres en une nouvelle proposition), suggérant des correspondances entre elles plutôt qu’une présentation didactique et chronologique abordée logiquement en fin d’ouvrage. Le film de quinze minutes, tourné par Gilles Bastianelli dans le cadre de l’exposition, est ponctué d’apports de spécialistes astrophysiciens (André Brahic, Isabelle Grenier), de l’art (Robert Bonaccorsi, Gian Carlo Pagliasso) ou amateur passionné (André Camapana, Paul Charbit) notamment. Les textes de Robert Bonaccorsi, commissaire de l’exposition, d’Elisabeth Préault et les regards des interviewés apportent différents éclairages sur un travail énigmatique, qui aurait appelé quelques éclaircissements supplémentaires : en aucun moment n’apparaît la parole de Jean-Claude Meynard qui convoque peinture hyperréaliste, théorie fractale, manipulations numériques, mythe de Babel et réflexions sur la représentation du monde comme si la théorie du chaos s’en était mêlée, entre figuration et abstraction géométrisante. L’art comme la pensée scientifique doivent-ils parfois provoquer jusqu’au vertige ? Ce Babel, la Géométrie des énigmes est une bonne introduction à l’œuvre de Meynard pour qui méconnaît ce travail singulier… CLAUDE LORIN Babel, la Géométrie des énigmes Robert Bonaccorsi, Elisabeth Préault Fragments International, 30 € Natures de l’art Voici un petit ouvrage qui, en raison de son sujet, de ses qualités réflexives et l’importance des références convoquées, aurait mérité la forme d’un de ces corpulents livres d’art en tête de gondole des librairies. En quand même près de cent pages et une iconographie ad hoc, les auteurs, tous universitaires émérites menés sous la direction de Barbara Denis-Morel, docteur en histoire de l’art, explorent les enjeux mis en œuvre dans les productions artistiques contemporaines en relation avec le monde naturel. Œuvres utilisant l’espace naturel comme lieu d’intervention (Andy Golsworthy, Nils Udo), combinant les éléments de la nature (Michel Blazy) ou bien conçues à l’aide des sciences (Olaf Nicolai) ou les nouvelles technologies (KarlSims, John McCormack), selon des dispositifs plus ou moins complexes dans lesquels, par exemple, le son est primordial comme chez Erik Samakh ou Alexandre Joly. Les concepts de nature, écologie, écosystèmes sont resitués ou redéfinis au fur et à mesure des nécessités et des questionnements en regard des œuvres. L’architecture (Jean Nouvel), l’urbanisme (Alan Sonfist), le design (les propositions de Bernard Stiegler), le paysage (Gilles Clément), parcs et jardins (Michel Corajoud, jardin du musée du Quai Branly par Patrick Barrès) participent de cette réflexion où la biodiversité peut être fortement sousjacente telle que la conçoit Patricia Johanson, avec l’émergence de nouvelles représentations art/nature comme l’éco-conception abordée dans un chapitre très dense par Patrick Barrès. À un moment où l’accord est unanime sur l’obligation de modifier nos comportements envers notre planète, on constate que les artistes contemporains n’ont pas été les derniers à prendre en compte la question, selon de singulières postures qui n’ont rien à envier à celles d’autres penseurs. Un catalogue digne de l’exposition éponyme qui s’est déroulée à l’Espace Pouillon de l’Université de Provence à Marseille, dans le cadre de l’année Mondiale de la Biodiversité.C.L. 1 Ecosystèmes Biodiversité et art contemporain collectif s/dir. Barbara Denis-Morel Publications de l’Université de Provence, 15 € Portrait pluriel Que reste-t-il à apprendre de Dominique Bagouet disparu le 9 décembre 1992 ? Il existe déjà de nombreux ouvrages, une importante filmographie (captations et adaptations), des notes de chorégraphie, photos, articles, et plus de 200 documents audiovisuels issus des archives de la Compagnie Bagouet. Un riche héritage que la structure Carnets Bagouet gère depuis 1993, préserve, transmet à travers diverses initiatives. Mais aucun objet ne nous avait donné de le voir en répétitions et de l’entendre en interviews, de croiser témoignages et analyses et d’accéder à trois œuvres majeures de son répertoire : F. et Stein (1983), Le Saut de l’ange (1987), Meublé sommairement (1989). Le premier coffret multimédia coordonné par Anne Abeille et Christine Rodès répare cette lacune, composé du livre Parler de… et de deux DVD Voir enfin… (archives et œuvres) qui rassemblent un faisceau de regards : les journalistes Chantal Aubry, Pascale Chatain et François Cohendy, le chorégraphe et écrivain Daniel Dobbels, le dramaturge Alain Neddam, Hélène Cattala et Fabrice Ramalingom, exdanseurs de la compagnie aujourd’hui chorégraphes… L’essence de la fabrication de la danse est là, dans ce portrait pluriel de l’un des chorégraphes majeurs de la scène française des années 80/90, avec ses doutes, ses motivations, ses réflexions, ses inspirations et ses collaborations. Un document de travail et un album vivant. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Dominique Bagouet Coffret multimédia, Édition La Maison d’à côté, 30 €
DISQUES 67 Talents d’ici ! La pianiste Christelle Abinasr et le violoniste Alexandre Amedrose produisent parfois sur leur terre marseillaise d’adoption (ils officient au Conservatoire Barbizet et à l’Opéra municipal). Le duo qu’ils forment connaît de beaux succès. On se souvient d’un brillant récital donné Place Reyer au début 2010 (voir Zib’27). Leur premier disque est consacré à de la musique (franco)-belge. La fameuse Sonate en la majeur (1886) de César Franck (1822-1890) est un fleuron du genre. Proust l’aurait-il évoquée dans À la recherche du temps perdu et sa fictive « Sonate de Vinteuil » ? Un motif récurrent traverse les mouvements en subissant des transformations, donne à la pièce unité « cyclique » tout en concordant à l’idée proustienne de mémoire fluctuante. École de flûte Jocelyn Aubrun (flûte) et Aline Piboule (piano) gravent, pour leur premier disque chez Lyrinx, un programme original et rare de musique française. Une réduction du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy et la Fantaisie op.79 de Fauré complètent un triptyque de Sonates signées Philippe Gaubert (1879- 1941), Charles Koechlin (1867-1950) et Gabriel Pierné (1863-1937). Intitulé Flûte et piano en France 1890-1920 ce disque constitue un panorama Dans la ligne de mire Auteur, compositeur et interprète québécois, Éric Bélanger s’immisce doucement mais sûrement dans le paysage de la chanson française. Lauréat de plusieurs prix prestigieux au Canada, celui qui s’est fait connaitre outre-Atlantique avec l’album Bananaspleen en 2008 traverse cette fois l’océan avec À 35 millimètres du bonheur, douze chansons très bien arrangées avec le concours de François Richard. Traçant sa trajectoire musicale sans soubresaut, avec simplicité, poésie et On connaît moins l’œuvre d’un compatriote de Franck qui fut son élève. Si Guillaume Lekeu (1870- 1894) conserve un brin de notoriété, c’est grâce à sa Sonate en sol majeur (1892-93). L’opus reprend le modèle cyclique du maître, mais possède une expression lyrique singulière (son 2 e mouvement sorte de « serpent à sonate » proustien est exceptionnel !) qui fait regretter la mort prématurée, à 24 ans, d’un musicien prometteur. Le duo Abinasr/Amedropropose une version soignée des opus, mêlant au chant passionné ou nostalgique un souci constant du bon goût, de la justesse dans l’émotion et de l’équilibre clavier/cordes. JACQUES FRESCHEL de l’école française de flûte, formidable héritage de Paul Taffanel à la fin du 19 e siècle. L’élégance du style, le raffinement sonore se conjuguent avec la vélocité technique et l’écoute sans faille chez ces deux jeunes artistes. Ils mettent en lumière de formidables élans où le chant exulte, l’harmonie chemine au fil des nuances pastel, à l’équilibre entre une insouciance pastorale et la douce mélancolie. J.F douceur, Éric Bélanger est un utilisateur de mots distillés avec subtilité au cœur de lignes bien mélodieuses (en duo avec Anaïs sur C’était pas vraiment nous). Comme il le dit lui-même, c’est une analogie avec l’univers de Tim Burton qui définit le mieux sa façon de chanter la mélancolie : il « traite la mort joyeusement ». FRÉDÉRIC ISOLETTA CD disponible à la Fnac Centre Bourse et par correspondance sur http://violonpiano.canalblog.com CD Lyrinx LYR 269 : 1 Ail, À 35 millimètres du bonheur Éric Belanger Play On - Sony Music Éthéré Après un premier albumenthousiasmant, Les moissons d’ambre et ses quatorze titres chimériques installent un peu plus les Peppermoon sur la scène francophone, et qui plus est, en haut de l’affiche dans les pays asiatiques. Le troisième est déjà en chantier et devrait suivre, terminant un cycle homogène. Sur ce deuxième opus, on appréciera le timbre coiffé de la douceur de la voix arachnéenne d’Iris Kohlev, à la Construit Dans ce Rockingchair là, on pourrait se poser pour un confortable voyage au sein du néo jazz hexagonal. L’album intitulé sobrement 1 : 1 est à prendre avec sérieux sans craindre la mauvaise blague. Le sextet multiforme - l’ingénieur du son fait partie intégrante du groupe - ne se cantonne pas dans un univers formaté. Son monde évolue de titre en titre, et travaille véritablement le son, la couleur et le timbre. Le jazz, l’électro, le rock, l’expérimental et même le tango fois lointaine et presque intime. Cette pop volante donne l’impression de ne jamais se poser. Les ballades de Pierre Faa, poétiques et délicates, sont symbolisées par le graphisme des pochettes, qui évolue à chaque album, et possède quelque chose d’impressionniste. F.I composent une riche palette et sont prêts à jaillir. Un instrumentarium original utilisant le teremin ou les structures Baschet (utilisé en musique concrète), la très belle trompette d’Airelle Besson et la clarinette (ou saxophone ténor) de Sylvain Rifflet sculptent le relief de ces compositions originales qui ont le souci permanent du son et de la construction. F.I. ROC CHAI Les moissons d’ambre Peppermoon I.C Music Discograph 1:1 Rockingchair Yellowbird



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