Zibeline n°37 janvier 2011
Zibeline n°37 janvier 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de janvier 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,0 Mo

  • Dans ce numéro : le partage des arts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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50 CINÉMA GRIM MANOSQUE COLLECTIF 360° AIX Folâtreries et drapés Une soirée dont on sort charmés, conquis, heureux, avec le sentiment illusoire mais jubilatoire d’être intelligent, c’est ce que nous a offert la carte blanche laissée à Extérieur nuit par le GRIM. Une conférence musicale d’abord, où William Dongois et Freddy Eichelberger, cornet à bouquin et clavicorde à l’appui, montraient comment certains musiciens « préludaient », folâtrant d’une note à l’autre, parcours improvisés loin de la trame écrite. Puis la projection de Revenez plaisirs exilés, un film inédit revenu quant à lui d’un exil de 18 ans, dont Jacques Rozier, le réalisateur, et Jean-Claude Malgloire, spécialiste du répertoire baroque, ont conté l’aventure. En 1992, Rozier, aidé d’un ami adoubé perchman pour l’occasion, capte les répétitions et la générale d’Alceste, opéra de Lully dirigé par Malgloire ; dispositif a minima pour filmer ce spectacle mis en scène par Jean-Louis Martinoty, d’une munificence digne du Grand Siècle, tout d’or et de drapés, où les statues s’envolent, les dieux descendent des cintres, les trappes engloutissent des a Revenez plaisirs exiles de Jacques Rozier héros aux costumes et aux coiffes sublimes. Rozier prend le temps d’assister aux répétitions que décortique le deuxième film de la soirée, un « impromptu » rapidement monté par ce jeune passionné de 84 ans à partir des 35 heures de rushes. Il court le risque d’une prise à caméra unique, anticipant les mouvements qu’il connaît par cœur, traduisant visuellement le tempo musical. Ce n’est plus seulement l’opéra qui est filmé mais la musique elle-même, la création en acte. Image, partition entrent en osmose avec le texte de Quinault, dont Malgloire a rappelé qu’il ne compte que quelque 200 mots retenus pour leurs sonorités, et que le choix d’un accord très bas (diapason 392hz) rend plus intelligibles,. Tout fait corps sur l’écran et devient évidence. Alceste pleure, Admète meurt et c’est un bonheur ! Du grand art. ÉLISE PADOVANI Voyages en cinéma Du 1er au 6 février se tiendront, à Manosque, les 24 e Rencontres Cinéma du Réel à l’Imaginaire qui proposent une semaine de projections, de rencontres entre les spectateurs et les cinéastes invités. Cette année un invité exceptionnel, Jeon Soo-il, un cinéaste coréen indépendant, dont deux films seulement ont été distribués en France, La petite Fille de la terre noire et Himalaya, le pays d’où vient le vent, confrontation d’un homme et d’un lieu qui sera projeté en ouverture, le 1er février à 21h au Théâtre Jean le Bleu. Cinq films inédits, donc, L’Echo du vent en moi, trilogie autour du thème du temps qui passe ; Entre chien et loup, portrait d’un homme égaré dans sa propre histoire ; Mise à nu, l’histoire d’un écrivain et suicide designer ; L’oiseau qui suspend son vol, une mise en abyme de la condition du cinéaste et, en première française, son dernier film, Je viens de Pusan, présenté en compétition au dernier festival de San-Sébastian. Autre invité de marque, Luc Moullet, dont le portrait filmé en 2000 par Gérard Courant, L’Homme des Roubines sera présenté en ouverture à 18h. On pourra ainsi (re)voir La terre de la folie tourné quasiment sur place, ses courts, Un Steak trop cuit, Terres noires et Le Litre de lait, un vrai faux film sportif, Parpaillon. Et, bien sûr, des films que le public choisira par leur renommée, comme Nostalgie de la Lumière du Chilien Patricio Guzman, Le Voleur de lumière du Kirkhize Aktan Arym Kubat, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs, ou, pour le plaisir de la découverte, comme Pudana last of the line de la Nénètse Anastasia Lapsui et de Markku Lehmuskallio, A ciel ouvert, un film d’Iñès Compan sur les mines d’argent et sur la précarité en Argentine… et bien d’autres encore. Car vous l’aurez compris, c’est à de beaux voyages en cinéma que le public est convié à Manosque, au théâtre Jean Le Bleu et au Cinéma Le Lido ! ANNIE GAVA Rencontres cinéma de Manosque 04 92 70 35 45 www.oeilzele.net Pudana last of the line de Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio
Remue-méninges Le 13 janvier la salle du Variétés était pleine pour la soirée de lancement de la tournée du film Remue-ménage dans la sous-traitance d’Ivora Cusack, co-produit par le collectif 360° et même plus. Tourné sur une période de quatre ans, avec peu de moyens, ce film suit la grève entamée à Paris en mars 2002 par 35 femmes de chambre, employées par la société Arcade pour travailler dans les hôtels Accor. Cadences infernales, horaires à rallonges, manque de respect de leurs employeurs, voilà ce que refusent ces femmes, d’origine africaine pour la plupart. Après un premier petit succès en 2004, la déléguée syndicale, Mayan Faty, est licenciée et la lutte continue, soutenue par un comité de soutien très actif : pique-niques dans le hall des hôtels, discussions avec les clients. Certaines scènes sont savoureuses ! On rit (jaune !) aussi devant un PDG qui compare le travail harassant du ménage des chambres d’hôtel à la planche à voile : ce ne serait qu’une question d’entraînement ! Ce documentaire militant et solidaire brosse quelques beaux portraits de femmes et a le mérite de rappeler cette lutte qu’on avait déjà oubliée. En revanche, le débat qui a suivi n’avait pas un grand intérêt malgré la présence des éditions Agone qui ont malheureusement peu parlé de leur nouveau numéro, Comment le genre trouble la classe. ANNIE. GAVA DVD disponible sur http://atheles.org www.360etmemeplus.org Le virtuose Il est le film noir français à lui tout seul. Treize films, visibles à l’Institut de l’Image d’Aix du 5 au 25 janvier, ont fait de Jean-Pierre Melville un incontournable. D’abord considéré comme un intellectuel pour ses collaborations avec la Nouvelle Vague ou ses adaptations à l’écran du Silence de la mer de Vercors en 1947 et des Enfants terribles de Cocteau en 1950, il impose très vite une volonté de cinéma total où ses obsessions pour la fatalité et l’honneur servent d’ancrage à l’expression d’une virtuosité formelle remarquable. Instable, mégalomane, il s’autoproduit, tourne dans ses propres studios. Sa filmographie prend deux directions distinctes, l’une influencée par son expérience personnelle pendant la seconde guerre mondiale et qui parcourt la délicate période de l’Occupation (Le Silence de la mer, Léon Morin, prêtre en 1961, L’Armée des ombres en 1969), et l’autre qui comprend ses films les plus célèbres, que l’on définit comme ses « films d’hommes » (Le Doulos en 1962, Le Deuxième Souffle en 1966, Le Samouraï en 1967 ou encore Le Cercle rouge en 1970). Comment ne pas fondre d’admiration devant le plan d’introduction du Samouraï, plan fixe de la chambre du tueur, interprété par Delon, à la frontière de l’expressionnisme ? Comment oublier l’incroyable tour de force du braquage de la bijouterie dans Le Cercle rouge, séquence de 25 minutes sans aucun dialogue, ou son introduction, elle aussi totalement silencieuse ? Il faudrait bien des mots, bien des pages, pour n’omettre aucune des réussites de l’homme au stetson et aux lunettes noires, dont des réalisateurs comme John Woo, Johnnie To, Jim Jarmusch ou encore Tarantino se posent aujourd’hui en admirateurs. Vous avez quelques jours encore pour vous rendre à Aix… RÉMY GALVAIN Cycle Melville Institut de l’Image jusqu’au 25 janv Cité du livre, Aix 09 64 23 37 86 www.institutimage.org Exposition du 9 Murïer au 12 juin 2011 L'objet ethrtograohiquet sa représentation alité rêve ENTREE GRATSlITE MUSE ! ZIlM IILIIILtüLnu L'U] 9J4.LI : Suu'fJ4KIILJL.} _L.vH#i4 ! EA 60-8u41ER" DJ MEN{REOIxJ CIM}NCnE.OE 11HECA 181-38 Jean-Pierre Melville X-D.R.



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