Zibeline n°37 janvier 2011
Zibeline n°37 janvier 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de janvier 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,0 Mo

  • Dans ce numéro : le partage des arts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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44 SPECTACLES Ricky qui ? el Tout est question de point de vue et de perspective dans cette histoire d’un petit garçon bien impatient de grandir au sein d’un camp d’artistes forains. Ricky Pompon, c’est lui, a beaucoup d’idées et envie de créer - il jonglera avec des tigres, changera des éléphants en musiciens… -, mais pour ça il faut être grand, et pour l’instant il assiste, en pestant, son grand frère Nestor, l’homme le plus fort du monde. Ils sont nombreux les forains, et un peu particuliers, voire effrayants, du fakir royal au magicien le comte Zubrowska et son assistant Smirnoff, en passant par Calamity Jane elle-même dont Nestor semble très amoureux, ou les Musset mari et femme, dompteurs d’animaux féroces aux formes et aux cris très bizarres… Bertrand Bossard recrée son texte et transforme sa mise en scène initiale (1996) en jouant en particulier sur un décor ingénieux, transformable, qui de plusieurs roulottes successives devient GYMNASE PAVILLON NOIR ALHAMBRA LES SALINS un fond sur lequel s’incrustent, en dessins animés, les jambes du géant Nestor ou le fakir en lévitation, des marionnettes… tandis que les trois comédiens jouent une dizaine de rôles. La bravoure de Ricky finira par avoir raison de son impatience, au terme d’une sacrée nuit… DOMINIQUE MARÇON Ricky Pompon a été recréé au Théâtre des Salins, à Martigues, le 12 janvier, et sera joué au théâtre du Gymnase, à Marseille, du 9 au 11 février 0 820 000 422 www.lestheatres.net Ricky Pompon, Le comte Zubrowska illustration Marion Roustit Sur les quais, on vit ! Josette Baïz attaque l’année sur des rails affutés ! Pour s’éloigner de la noirceur de sa très belle création Oliver Twist de 2009 (voir Zib’25) avec les enfants du groupe Grenade, elle déclare, à l’issue de la première de Gare Centrale, qu’elle a éprouvé un besoin de Gare centrale, Josette Baiz Léo Ballani légèreté. Et de la légèreté il y en a à profusion dans cette chorégraphie d’à peine un peu plus d’une heure qui se passe sur le quai d’une grande gare française, et semble un clin d’œil aux événements rocambolesques de la période de Noël ! Dominique Drillot a installé un décor qui évoque les structures d’Eiffel, 12 personnages y attendent sagement leur train dans des costumes très colorés. Mais le système se dérègle, les trains n’arrivent pas ; de temps en temps une voix impersonnelle demande le calme pour offrir à la fin un voyage gratuit... Une histoire banale en somme, on occupe son temps comme l’on peut et, en attendant, les gens se rencontrent, se mesurent ou ébauchent des amourettes... La bande-son fait alterner la musique de Bach avec des arrangements électro de Jean-Jacques Palix. Les danseurs parcourent le plateau à grande vitesse, se jettent au sol ou dans les bras les uns des autres avec une agilité, une souplesse déconcertantes, saisis par une sorte de frénésie. D‘appétit de vivre ? Dans cette vélocité on retrouve ce qu’on aime chez Josette : le mélange subtil des langages chorégraphiques du monde en même temps que celui des origines des interprètes ; on regrette seulement que ce moment unique de l’attente où tout est possible n’aboutisse pas à quelque chose de dramatiquement plus fou. CHRIS BOURGUE Gare Centrale s’est dansé au Pavillon noir, Aix du 13 au 15 janv À venir le 15 février à Rousset, salle Ventre le 18 février à Manosque, théâtre Jean le Bleu le 2 mars à l’Auditorium du Thor puis en avril et en mai à La Penne sur Huveaune et au Gyptis, Marseille www.josette-baiz.com Fin d’année en série noire Lieu et date du délit : l’Alhambra Cinémarseille, le jeudi 30 décembre vers 15 heures Les faits : pendant une heure dix, porté par la musique jazzy de Serge Besset, Dino le chat a mené sa double vie entre, la fille de Jeanne la commissaire, Zoé, mutique depuis la mort de son père et Nico, le voleur agile et solitaire, parcourant les toits de Paris, poursuivi par des truands patibulaires et mal rasés, gaffeurs et idiots, Monsieur Hulot, Monsieur Bébé, aux surnoms en clins d’œil cinéphiliques. Témoins : une soixantaine d’enfants, une douzaine d’adolescents et d’adultes, scotchés et silencieux. Parmi eux Pierre et Thomas (15 et 16 ans), qui ont fort apprécié le gag du chien et le comique de répétition. Et Théo (10 ans), qui trouve que c’est bien qu’« ils » soient réunis à la fin. Verdict : le troisième long-métrage d’animation produit par Folimage, Une vie de chat, réalisé par Jean- Loup Felicioli et Alain Gagnol, est un polar, un vrai, avec ses courses-poursuites, ses rebondissements, ses « méchants » et ses redresseurs de torts et même ses clins d’œil au genre. C’est aussi un régal pour les yeux : sur les toits de la capitale endormie les corps des personnages deviennent croissants de lune. On pense aux décors de Trauner, parfois. Les gargouilles de Notre-Dame Une Vie de Chat de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol se nimbent d’or à l’aube. Quand s’y suspendent Costa, l’infâme et irascible gangster qui veut supprimer Nico, gentleman cambrioleur, devenu le sauveur de Zoé, kidnappée par Claudine, sa fausse « nounou », on pense à Harold Lloyd accroché à son horloge dans Safety Last ! tout comme la scène du zoo renvoie à La nuit du chasseur de Charles Laughton. Sans oublier les trouvailles formelles : « la vision chat » en noir et blanc, le parfum nauséabond de Claudine en volute mauve qui se répand audessus des toits… Bref jazz, polar, nuit, poésie et dessin animé font vraiment bon ménage ! INSPECTEUR A.G Un ciné-goûter a eu lieu le 12 janvier à l’espace Robert Hossein à Grans
LE REVEST CAVAILLON MARSEILLE CANNES BRIANÇON Choisir sa mère Merci la vie ! Oh boy ! Thibaut Briere Son histoire commence sans lui, au début du commencement, quand il n’imaginait pas avoir une vraie famille. Lui c’est Barthélémy Morlevent, 26 ans, sans emploi fixe et homosexuel. Libre comme l’air jusqu’à ce qu’il lui tombe du ciel Siméon, 14 ans, surdoué binoclard, Morgane, 8 ans, quasi transparente, et Venise 5 ans surnommée Boucle d’Or, tous trois orphelins depuis peu. Depuis que leur maman est tombée dans l’escalier… euh, suicidée, mais ça ils ne le savent pas. Il y a aussi Josiane, 37 ans, ophtalmologue, célibataire, domiciliée dans les beaux quartiers. Qui des deux aura la charge de leur éducation ? … D’une situation dramatique à la Zola, l’auteure Marie-Aude Murail pose la question de la responsabilité et de la tutelle (ce fameux « tututruc » comme l’appelle Barthélémy) ; le Théâtre du Phare imagine un théâtre de récit et d’objets qui parle au cœur des ados. Vocabulaire familier mais jamais vulgaire, situations comiques pour faire passer la pilule du désespoir (il s’avère que Siméon est atteint d’une leucémie), décor a minima qui laisse toute la place au jeu dynamique et émouvant de Lionel Erdogan. Oh boy ! est un spectacle humain, vrai, drôle, qui ne cache pas la réalité derrière un vernis, provoquant à coup sûr l’empathie du public pour la tribu Morlevent. Car il remue des sentiments profonds et parle de la vie de chacun, l’amour filial, l’abandon, la maladie, les copains… M.G.-G. Oh boy, Molière jeune public 2010, a été donné le 14 janvier au PôleJeunePublic au Revest et sera joué le 25 janvier au Théâtre de Cavaillon 04 90 74 68 68 www.theatredecavaillon.com Debout Makhi Xenakis Le texte écrit par Nathalie Papin parle d’un enfant maltraité par sa mère, et des impasses auxquelles cela conduit forcément, parce qu’on ne change pas de mère, même lorsqu’on rêve à d’autres, imparfaites. Debout raconte comment on peut grandir avec ça, et les enfants écoutent et regardent, touchés par cette histoire qu’on leur espère étrangère, mais qui met en scène un tabou commun : les mères, même les meilleures, sont toujours castratrices. Et les pères absents, ou impuissants. La mise en scène d’Alexandra Tobelaim, la scénographie, les marionnettes d’Arketal rendent l’émotion du texte avec une simplicité stylisée. Jouant sur les ocres et les gris, les ombres découpées, les projections et une manipulation simple, les marionnettes s’abstiennent de toute tentation réaliste, tandis que le tempo lent installe le spectacle dans une stratégie d’attention au texte, abondant, et aux images, nombreuses. Dans une intimité Bel Andersen La réalité économique du théâtre jeune public est telle aujourd’hui qu’il est rare de voir une production se payer un tel décor… Et bien savez vous quoi ? Ce n’est pas un luxe, et cette coproduction de plusieurs Centres dramatiques, et du Gymnase, réjouit les yeux du public. Ses décors enchâssés qui découvrent progressivement des espaces insoupçonnés, des cadres dans les cadres, des boîtes de jeu colorées, est un régal d’intelligence de l’espace. Et les enfants adhèrent ! comprenant ainsi facilement que la comédienne, selon le plan sur lequel elle se trouve, est une conteuse, une présentatrice, un personnage du récit cadre, ou enchâssé. Car Le petit Claus et le grand Claus joue sur plusieurs niveaux de représentation des contes d’Andersen, débutant par une SPECTACLES 45 aussi, induite par la modeste taille des marionnettes et la subtilité des relations entre les personnages. Sylvie Osman fait oublier son corps derrière ceux qu’elle manipule. Le jour de la première sa voix fatiguée ne parvenait pas à s’imposer. Sans aucun doute un simple problème de réglage… AGNÈS FRESCHEL Debout a été créé à Carros le 7 déc et joué au Massalia du 11 au 14 janv et au Pôlejeunepublic du Revest les 18 et 19 janv À venir Debout 4 février La Licorne, Cannes 04 93 94 33 44 15 février Le Cadran, Briançon 04 92 25 52 52 www.theatre-le-cadran.eu e e illustration poétique, avec une grande marionnette, de La vendeuse d’allumettes, et s’attachant ensuite à une relecture actualisée de Petit Claus et grand Claus. Là sans doute la réussite est moins grande. Non dans la représentation, mais dans le recours à des transpositions caca prout répétitives, et à un jeu outré pas toujours pertinent dans ses décalages. De même que la séquence initiale où la comédienne vient chauffer le public semble incongrue : Andersen y suffit, et le talent de trois comédiens au bel abattage. A.F. Le Petit Claus et le grand Claus a été joué au Gymnase, Marseille, du 11 au 13 janvier Le petit Claus et le grand Claus Agnès Mellon



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