Zibeline n°36 décembre 2010
Zibeline n°36 décembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de décembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 8,8 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... entreprises et culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 MUSIQUE LYRIQUE Rangeons les fourrures ! Quelle riche idée a eu l’opéra de Toulon de programmer en cette période pré-hivernale l’opéra-bouffe Orphée aux enfers ! Un cadeau offert aux mélomanes, prompt à réveiller les oreilles engourdies, dans lequel les zygomatiques étaient lourdement mis à l’épreuve grâce à une mise en scène enjouée et plutôt rock and roll d’Yves Beaunesne qui a su donner du peps au célèbre ouvrage de Jacques Offenbach. On pouvait en effet rire à chaudes larmes devant le duo de la mouche ou le cancan final où l’on a rarement vu les chœurs animés de tant d’allégresse, sans compter l’inoubliable prestation de l’ex-roi de Béotie. Musicalement, cette coproduction du festival d’Aix 2009 n’avait rien à envier à l’original puisque les rôles titres étaient sensiblement identiques. Le plateau vocal était d’une belle homogénéité : on retiendra notamment les aigus brillants de Pauline Courtin parfaite en Eurydice naïve, le jeu de scène impeccable et la voix sûre des trois ténors Mathias Vidal (Pluton), Julien Behr (Orphée) et Jérôme Billy (Styx) ainsi que du baryton Vincent Deliau parfait en Jupiter un brin despotique. L’orchestre alerte, dirigé avec fougue et vivacité par Samuel Jean a restitué avec talent l’énergie de la partition. Les décors ingénieux étaient également très bien servis par une mise en lumière façon télé suivant au plus près l’action ; les dialogues parlés réactualisés donnaient à cette œuvre de 1858 un aspect contemporain qui ne fit pas l’unanimité, mais avait le mérite de Pas de mauvais genre ! Souffle lyrique Dernier concert de l’année au foyer de l’Opéra de Marseille le 11 déc dans un programme XIX e consacré aux vents Il y en avait pour tous les goûts dans le superbe Foyer art déco de l’Opéra. La suite Mladi pour septuor à vents du trop longtemps méconnu Janacek (son opéra Jenufa a été donné récemment, et son œuvre trouve aujourd’hui sur les scènes lyriques la place qu’elle mérite, celle des plus grands) s’inspire d’un thème populaire et évoque la jeunesse d’une vie étudiante à Brno (République Tchèque). Pièce la David Grousset X-D.R. dépoussiérer un répertoire dont on a trop longtemps boudé les délices. ÉMILIEN MOREAU c Saluons la persévérance de l’équipe du Théâtre de l’Odéon qui, depuis plusieurs années, avec des moyens limités, propose aux Marseillais (chose extrêmement rare en France) une vraie saison d’opérettes de qualité ! Pour ouvrir celle de 2010- 2011, Jean-Jacques Chazalet est allé puiser chez un compositeur qui fut un maître dans les domaines lyrique (Le Chalet ou Le Postillon de Longjumeau…) et du ballet (Le Corsaire ou Giselle…) : Adolphe Adam (1803-1856) aussi connu comme l’auteur du Minuit Chrétien. Son Si j’étais roi (1852), monté pour la circonstance, n’a rien d’une opérette ! C’est un vrai Opéra-comique, modèle du genre à la verve mélodique inspirée et la mode orientaliste, qui exige une distribution experte. De ce point de vue, aussi bien l’excellent plus « moderne » du programme, elle requiert attention et maîtrise des interprètes en raison notamment de sa très grande complexité rythmique. Autre grand nom du monde lyrique, Georges Gounod était représenté avec une Petite Symphonie en mi bémol majeur, œuvre de facture classique qui donna de belles couleurs d’ensemble où les deux cors (Julien Desplanque et Philippe L’Orsa) firent admirer leur belle complicité. Universellement connue, la suite sur Carmen de Bizet, dans un arrangement Agnès Mellon Orphée aux enfers a été joué à l’Opéra de Toulon du 21 au 26 nov et au Grand Théâtre de Provence du 10 au 12 déc Chœur Phocéen, fort bien préparé en coulisse par Rémy Littolff, que l’Orchestre « maison » dirigé par Bruno Membrey, ont remarquablement soutenu un plateau vocal de premier ordre, rompu aux mélange des genres et aux difficultés techniques. Laure Crumière, soprano à l’aigu franc, Stéphane Malbec-Garcia, ténor di grazia tout en nuances, David Grousset, baryton puissant, Jean-Marie Delpas, basse bouffe félonne à souhait, Frédéric Mazzotta, très à l’aise dans la comédie, ou la juvénile Perrine Cabassud ont ravi un public passionné d’art lyrique. Pourvu que ça dure ! JACQUES FRESCHEL Armel Descotte X-D.R. Si j’étais roi a été représenté à l’Odéon les 11 et 12 déc pour nonette à vents exposa les fameux thèmes du toréador ou de la habanera dans un bel équilibre timbrique et une dynamique fort appréciée du public, à l’image des soli de Jean- Marc Boissière (flûte), Armel Descotte (hautbois) et Didier Gueirard (clarinette) soutenus par les bassonistes Hervé Issartel et Stéphane Coutable. Un beau moment musical, très opératique ! FRÉDÉRIC ISOLETTA
Fresque sonore D Jouer l’opéra Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns en version de concert ne constitue pas une hérésie : on ne criera donc pas au sacrilège, surtout à propos d’une œuvre dont l’inspiration est biblique. En effet, l’action ne prime pas dans cet archétype de Grand-opéra à la française. En dehors de quelques grands effets scéniques dont on est frustré, le combat de Samson contre les Philistins ou l’écroulement final du temple de Dagon, l’attention se porte ainsi, essentiellement, sur la musique. On s’intéresse à nouveau, particulièrement en peinture, à l’art « pompier » tant décrié par les impressionnistes ; il semble donc naturel que, sur le plan musical, on soit aujourd’hui attentif aux atouts du chef-d’œuvre de Saint-Saëns. Il est de cette veine ! Sa beauté plastique, coloriste et puissante, parfois grandiloquente au sens de l’effet aiguisé, furent remarquablement brossés par le Chœur très présent (à l’image de sa place dans les oratorios) et l’Orchestre de l’Opéra dirigé avec vigueur et métier par Emmanuel Villaume. La traîtresse Dalila fut incarnée par Olga Borodina, formidable mezzo au timbre large et aux graves de poitrine impressionnants. Torsten Kerl, malgré une petite gêne due à un refroidissement (le mistral est un vrai péril pour les ténors septentrionaux se croyant à l’abri de la laryngite sur les bords de la Méditerranée), lui a rendu une belle réplique dans rôle du valeureux Hébreu, et Philippe Rouillon a chanté un Grand-Prêtre à l‘émission française comme on aime l’entendre. JACQUES FRESCHEL Samson et Dalila à été représenté à l’Opéra de Marseille du 17 au 26 nov Voyage d’hiver Quand Mc Creesh dirige l’orchestre de Bâle et la mezzo-soprano autrichienne Kirschlager autour d’un programme Brahms, Schubert, on se dit qu’un vent de fraîcheur venu des Alpes du nord va souffler sur le Grand Théâtre ! Les premières notes de l’ouverture Rosamunde du grand Franz, dans un même élan de cordes, conjuguées à la brillance patinée des cuivres et au velouté des bois se chargèrent de réchauffer l’auditoire. Puis, autour de quelques lieder de Schubert orchestrés avec plus ou moins de réussite, la belle Angela se mit à chanter ! Une b voix de braise, en harmonie avec le rouge de sa robe, des aigus superbes, un timbre chaleureux, un jeu de scène soulignant efficacement le sens du texte finirent d’enflammer la salle. L’orchestre, dans la 2 e symphonie de Brahms fit l’étalage de sa perfection technique : une véritable horlogerie suisse ! Regrettons seulement que le chef n’ait pas usé pleinement des qualités de cet ensemble pour dessiner des reliefs plus saillants ; Bâle resta sans sommets ! CHRISTOPHE FLOQUET LAMENCO : T du 10 au 22 janvier Cie Albadulake Andrés Marin Lole Montoya Luis El Zambo Moraito Belën LOpez Jesûs Mendez Antonio Soto Rafaela Carrasco Juana la Del Pipa Dolores tr la Agujeta, 5 Tomasa Guerrero s< La Macanita Melinda Sala Diego Carrasco Belén Maya Navalita plate Mercedez Ruiz et aussi conférences, atelier en famille à partir de 6 ans, rencontres, exposition de photographies, classes de danse, stages Flamenco, festival de courts métrages Flamenco de Madrid... Angelika Kirchschlager Nikolaus Karlinsky an ? uedoc rouss:llon arte. LIVE WEB tram h I u ersique (- Pania lun pna el Cleornlr dtl..nwpru Midi Libre www.theatreden [tries.cflrrr RENNE IG N EMENTS D466366500 81 LLETTERIE 04 66 36 6510



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