Zibeline n°35 novembre 2010
Zibeline n°35 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : la création en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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60 CINÉMA APT GARDANNE TOUS COURTS Vive Africapt ! Durant une semaine Cinémovida Apt n’a pas désempli ! Les places sont courues dans ce festival reconnu pour la qualité de sa programmation, et ses rencontres entre les réalisateurs et le public, conduites par Olivier Barlet. Le soir de l’ouverture, malgré les deux projections successives, certains Moloch Tropical Marie Baronnet – Velvet Film 2009 Le 29 nov au Centre des Congrès d’Aix la 28 e édition s’ouvre avec le traditionnel programme Courts par excellence, où vous verrez, entre autres, Chienne d’histoire de Serge Avedikian, La Baie du Renard de Grégoire Colin, Amal d’Ali Benkirane… La soirée se poursuit en fanfare avec les 18 musiciens de La Banda Du Dock. Dès le lendemain commencera la Compétition Internationale, une soixantaine de films venus de 24 pays, répartis en 11 programmes, « courts métrages qui riment avec découverte, expérience, différence, un cinéma fait d’Humanités », sous le regard bienveillant et critique du Jury, Elisabeth Depardieu, Ali Benkirane, Grégoire Colin, Gilles Alonzo et Francis Gavelle, de la Semaine Internationale de la Critique. Il est à parier que, comme à son habitude, cette compétition révèlera de jolies surprises. Courts en liberté aborde cette année les vacances o Pellicules d’automne La 22 e édition du festival de cinéma de Gardanne apportait comme chaque année une programmation riche et éclectique : des rendez-vous d’auteurs avec le public qui venaient faire partager leur expérience passionnée (Khaled Benaïssa, Pascal Boucher, Mariana Otero, MohamedSoudani, Frédéric Chaudier), et de nombreuses avant-premières. Comme le revigorant Benda Bilili de Renaud Barret et Florent de La Tullaye, qui montre que même dans les pires situations, (il s’agit d’une histoire vraie : les personnages sont handicapés, vivent à Kinshasa, dorment dans la rue), le talent peut éclore (et avec quelle force !) ; ou Ce n’est qu’un début de Jean-Pierre Pozzi et Pierre Barougier, qui répond à certains ministres qui affirmaient que l’école maternelle n’était qu’une histoire de couches culottes : la philo en moyenne et grande section, c’est possible et quel enrichissement ! ou encore le très beau Nostalgie de la lumière de Patricio Guzman (voir zib’32). Ces trois films ont d’ailleurs été plébiscités par le sont repartis sans voir le dernier film de Mahamat- Saleh Haroun, Un homme qui crie, un film sensible qui montre comment en pleine guerre civile, un père trahit son propre fils. Comme dans Bye Bye Africa, Abouna, ou Daratt, saison sèche, Mahamat Saleh Haroun met en scène le motif de la disparition dans son style épuré. Superbe ! Parmi les courts métrages présentés le lendemain, on retiendra On ne mourra pas d’Amal Kateb, une histoire de tire-bouchon sur fond de terrorisme à Oran en 1994. Le réalisateur a participé à une table ronde intéressante qui réunissait de jeunes réalisateurs et des responsables de formation autour de questions de production et de diffusion dans un contexte économique et politique difficile. Tout aussi passionnante la leçon de cinéma de Raoul Peck, directeur de la FEMIS, après la projection de son dernier film Moloch Tropical. Le cinéaste haïtien a évoqué son parcours personnel, son besoin de revenir en Haïti, ceux qui l’ont e public : certes, ils entraînent dans des voyages lointains, mais surtout, ils parlent de transmission, fil conducteur de cette édition qui accordait une belle unité à la vaste sélection d’œuvres venues du monde entier, Corée (superbe Mother), Israël, Roumanie, Espagne (dont le bouleversant Rabia), Italie (La nostra vita en ouverture), Inde (avec une soirée Bollywood), Égypte, Russie, Géorgie, Turquie, États-Unis, Argentine, Chili, Kirghizistan, Islande, France et un bel hommage au cinéma algérien (le superbe film de Rachid Bouchareb, London River, sait évoquer deux personnages en quête de leurs enfants après les attentats de Londres, avec un ton juste, et une puissance d’émotion rares). De l’émotion encore avec Sur les pas de Pina Bausch, où la chorégraphie permet aux jeunes danseurs de plonger en euxmêmes et de se comprendre (voir p25). Impossible de rendre compte de ce joyeux foisonnement dans lequel le rire aussi prenait sa place avec des films comme Potiche ou Mourir ? Plutôt crever. Ce qui est une Vacances, dessous et fanfare… C’est reparti pour Tous Courts, le festival du court dans tous ses états… Amal d’Ali Benkirane influencé : Chris Marker pour son engagement, Kieslowski pour son art de l’épure. Il a parlé de ses doutes, de ses succès et de son engagement politique : « Le cinéma qui n’a pas d’impact sur la vie est déficitaire. » En 1994 et 95 il fut ministre de la culture de Jean-Bertrand, le temps de connaître les rouages du pouvoir et d’approcher celui que tout le monde reconnaît dans le personnage du héros de Moloch Tropical, superbement interprété par Zinedine Soualem. Tourné dans la citadelle du roi Christophe, symbole de la seule nation créée par une révolution d’esclaves victorieux, le film raconte le dernier jour de règne d’un président grotesque, obsédé sexuel et populiste, qui ne veut rien comprendre malgré les mises en garde de sa femme, la belle Sonia Rolland. Le Président jouera jusqu’au bout la farce tragique du pouvoir et en deviendra fou… ANNIE GAVA Ce n'est qu'un debut de Jean-Pierre Pozzi et Pierre Barougier manifestation profondément réjouissante fréquentée par un public nombreux, passionné, connaisseur qui prouve que le cinéma d’auteur peut être rentable… Le cinéma de Gardanne accomplit un travail remarquable en ce sens à l’année. Merci ! MARYVONNE COLOMBANI Festival d’automne de Gardanne a eu lieu du 20 oct au 2 nov dans le cinéma, un voyage dans le siècle, des Lunettes féériques d’Emile Cohl en 1909 à Comme un drapeau déchu de Samuel Domingo en 2010, en passant Du Côté de la côte d’Agnès Varda en 1958 ou La Garoupe de Man Ray en 1937. Vous continuerez le voyage, en Grèce, avec les Carnets de Paola Starakis du Centre du Cinéma Grec qui permettra de revoir l’amusant Ela na sou po de Katerina Filiotou, puis en compagnie de Francis Gavelle, Alice et moi de Micha Wald et un dernier Carnet proposé à l’Agence du Court Métrage. La Nuit du court, le 3 déc à partir de 23h, sera coquine ! Une Nuit « sans dessous dessus » avec (presque) au hasard, Ma culotte de Blandine Lenoir ou Des majorettes dans l’espace de David Fourrier. Pour ceux qui aiment l’envers du décor, un atelier sur la musique de film, le 2 déc à la Cité du Livre, avec le compositeur Yves de Bujadoux. Et aussi, Du Court au long, la soirée des producteurs de la Région… Et pour la soirée de clôture, le 4 déc à 19h30 au Mazarin avec le palmarès de la compétition internationale, n’oubliez pas de réserver ! ANNIE GAVA
AFLAM PRIX CMCA CINÉHORIZONTES CINÉMA 61 Fantômes libanais Du 19 oct et jusqu’au 20 nov Aflam propose au public de la région PACA un gros plan sur les cinéma(S) du Liban. Cinéma pluriel par sa diversité, l’identité multiple de ses réalisateurs (trices), exilés ou non, toutes générations confondues, marqués par les guerres successives ou le souvenir du sang versé. Cinéma-thérapie, « démocratique dans un pays qui ne l’est pas ». Films politiques, toujours très personnels. Ainsi les deux premiers longs métrages de Maroud Badgadhi. Beyrouth ô Beyrouth (1975), travail de fin d’études où se lisent tout l’amour du réalisateur pour la capitale libanaise alors intacte, et sa vision sans concession d’une société clanique au bord de l’explosion. Un film rare, prémonitoire, tout en ruptures et en ellipses où, à côté des types sociaux -la bourgeoise, le militant et le professeur chrétien-, danse au-dessus de l’abîme un fou Massilia loca o C’est le 5 nov, au cinéma le Prado, que s’est ouverte la 9 e édition du festival du cinéma espagnol à Marseille, en présence de Lola Duenas. L’actrice, prix d’interprétation à Cannes en 2006 pour Volver d’Almodovar, présentait Yo, tambien d’Alvaro Pastor et Antonio Naharro. Si le film flirte dangereusement avec les poncifs qu’imposent l’évocation de la situation des trisomiques dans notre société, la justesse d’interprétation du duo de comédiens évite au film de basculer dans la mièvrerie redoutée. Cette réussite, ajoutée au sourire communicatif d’une o pasolinien. Abîme ouvert par Petites Guerres (1982) dans un Beyrouth en ruines « plus becqueté que dé à coudre ». Film grinçant au propos décapant d’un anticonformisme salutaire et désespéré. Qui tue ? Pourquoi ? On ne le sait plus. Les héros stendhaliens piégés par leurs désirs contradictoires, dépassés par une situation tragique et grotesque, se perdent irrémédiablement. Générations sacrifiées. Crimes que la société après la réconciliation officielle paraît vouloir oublier et que les jeunes réalisateurs dénoncent. Contre l’amnésie, des documentaires autobiographiques recueillent patiemment les témoignages familiaux réticents. Simon El Habre dans The one man village suit son oncle Semaan revenu vivre à Ain el-Halazoun vidé et détruit par la guerre civile. On y découvre par bribes les drames de chacun, une douleur pudique Carlos Saura A. G bouleversante. Grand moment d’émotion aussi lors de la présentation de Chou Sar (Que s’est-il passé ?) de De Gaulle Eid au bord des larmes. Son film censuré raconte le retour du réalisateur au village natal dans lequel vit toujours, protégé par l’amnistie, l’assassin de sa mère « exécuté à première invitée de marque, lançait idéalement le festival. Car des représentants prestigieux du cinéma espagnol, il y en eut ! Fernando Trueba fut à l’honneur le 7 nov où trois de ses films étaient projetés en sa présence. Lors de la soirée de clôture, Carlos Saura, le réalisateur aux 40 films, présentait son dernier opus, Io, Don Giovanni. Retraçant la naissance du célèbre opéra de Mozart, Saura signe une mise en scène ambitieuse et malicieuse, faite de décors peints et théâtralisés, où il choisit judicieusement une mise en abîme sur le processus de création plutôt que l’aspect historique, intraitable depuis le chef-d’œuvre de Forman. Comparée à ces ténors, la sélection officielle fut inégale mais représentative de la création espagnole. La famille et ses secrets furent souvent au centre des débats : Tres Dies ambla familia de Mar Coll, Elisa K de Jordi Cadena et Judith Colell, La Isla interior de Dunia Ayaso et Félix Sabroso, ou encore Amores locos de Beda Docampo Feijoo, décryptent avec plus ou moins de réussite l’influence familiale sur les comportements sociaux. Ce sont pourtant des œuvres moins ancrées dans le réalisme social qui ont emporté les faveurs du public et du jury, présidé par Blanca Li. Map of Sounds of Tokyo de Isabel Coixet, qui suit Sergi Lopez dans la tentaculaire capitale japonaise, fut récompensé par le jury. Le dernier film de Trueba, El baile de la victoria, joli portrait de deux voleurs libérés de prison par le retour de la démocratie au Chili, reçut lui le prix du public. Le jury de la soirée courts métrages organisée à l’Espace Julien le 10 nov fut unanime en primant El Orden de las cosas des frères Esteban Alenda, grand gagnant d’une sélection plutôt pauvre. Des prix conformes aux prévisions, mais ce beau panorama de 28 films et la bonne fréquentation des salles assurent de la santé de la production espagnole. Et de beaux lendemains pour CineHorizontes. REMY GALVAIN The One man village de Simon El Habre blanc » par un plan-fixe insoutenable. Le Liban à travers son cinéma semble hanté de fantômes en quête de paix. ÉLISE PADOVANI Création audiovisuelle Le Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen, créé en 1994 par le CMCA -Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle, pré-sente une sélection des meilleurs documentaires et reportages que producteurs et réalisateurs ont consacré aux enjeux, à l’histoire et au patrimoine de la Méditerranée. La 15 e édition se tiendra à Marseille du 28 au 30 nov et seront présents les 32 finalistes du Prix parmi les 244 réalisateurs qui ont envoyé leurs reportages et documentaires. Le 1er déc à 11h, une rencontre-débat aura lieu au Palais de la Bourse sur la production audiovisuelle dans l’espace euro méditerranéen. Des projections publiques seront proposées à la Maison de la Région et à l’Alcazar, les 29 et 30 nov ainsi que le 1er déc. L’occasion de découvrir des films que vous n’aviez pu voir comme Mon Oncle de Kabylie de Chloé Hunzinger ou Nous, Princesses de Clèves de Régis Sauder. 04 91 42 03 02 www.prixcmca.wordpress.com



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