Zibeline n°35 novembre 2010
Zibeline n°35 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : la création en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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06 ÉVÉNEMENTS LA DÉCENTRALISATION RENCONTRE AVEC H.COLAS Lemarteau, leclou l’enclume et Photo Region - JP Garufi Un débat sur L’avenir de la décentralisation a eu lieu le 25 oct à l’Hôtel de Région. Il réunissait, à l’initiative de son Président, trois députés et un professeur de droit public, toutes tendances confondues « C’est le même marteau qui frappe, mais on en a raccourci le manche. » Ainsi s’exprimait Odilon Barrot 1 au XIX e siècle à propos de la déconcentration, citation souvent utilisée pour différencier cette dernière de la décentralisation. Si d’un bond historique on transpose cette métaphore au contexte actuel, peut-on conclure que la V e République, après avoir accordé aux collectivités territoriales une certaine autonomie dans l’usage de leur marteau, s’évertue à en tenir à nouveau le manche ? C’est en tout cas ce que Michel Vauzelle, Président du Conseil régional PACA, a laissé entendre. Pour l’élu socialiste, la réforme des collectivités prévue par le gouvernement est une manœuvre du Président Sarkozy qui souhaite « aspirer le pouvoir à l’Elysée » et « émietter celui des échelons territoriaux » trop orientés à gauche à son goût. Rappelons qu’en France, depuis les lois de décentralisation portées par Gaston Defferre en 1982, le Conseil régional est élu au suffrage universel, et dégagé de la tutelle du Préfet : ledit Préfet étant pour sa part un fonctionnaire déconcentré, c’est-àdire celui qui tient le marteau raccourci de l’État. Différence cruciale qui permet de saisir les enjeux de cette réforme controversée, votée par l’Assemblée nationale le 3 novembre, mais dont les mesures phares sur les Conseillers Territoriaux avaient été rejetées par le Sénat en juillet. La réforme, adoptée après des remous au sein de l’UMP, doit être réexaminée pour qu’une commission paritaire Assemblée-Sénat établisse un texte commun, ce qui promet d’être complexe… Question de proximité La décentralisation a été dès son origine porteuse de grands espoirs, les lois Defferre étant relatives aux « droits et libertés des Communes, Département et Régions 2 ». Elles ont été pensées pour donner aux collectivités territoriales les moyens d’exercer une démocratie au plus près des citoyens, et de mener notamment une politique culturelle autonome. Les promoteurs de la réforme actuelle, représentés lors du débat par Michel Piron, député UMP, reprochent principalement à cet échelonnement des compétences d’être une usine à gaz, coûteuse et redondante. Ils proposent de regrouper les conseillers départementaux et régionaux au sein d’une même structure, sorte d’hydre à deux têtes, en supprimant au passage un bon tiers de leurs sièges. Paradoxalement, ils envisagent la création « optionnelle » d’un nouvel échelon territorial : la Métropole, pour les grandes aires urbaines de plus de 450 000 habitants. Marylise Lebranchu, députée socialiste du Finistère, juge le projet mal ficelé et dangereux. Elle souhaite son réexamen et la révision du mode de scrutin, sous peine de « voir se déchirer le tissu social. » De très nombreux maires partagent sa position : à gauche comme à droite, ils sont soucieux de préserver leur fragile indépendance politique et économique. Les « 30 glorieuses » de la décentralisation Le Provençal - Michel Vauzelle et Gaston Defferre en Mairie d'Arles C’est pourtant par un constat réaliste que Michel Vauzelle a conclu : « Quand on a affaire à des populations en souffrance, il est difficile de les intéresser à cette réforme. » En cette période de tension sociale exacerbée, la décentralisation ne passionne que les politiques : il est temps de nous demander quel marteau nous prend pour un clou, et quelle main le manie. GAËLLE CLOAREC 1 (1791-1873) Avocat, spécialiste en retournement de situation, pour ne pas dire de veste 2 Loi n°82-213 du 2 mars 1982 o Bientôt treize ans qu’un Socialiste préside le Conseil régional PACA. Nul doute qu’il ait voulu marquer les esprits en doublant le débat sur l’avenir de la décentralisation en France d’une exposition intitulée Notre Région, notre avenir, 30 ans de décentralisation. Il n’est pas évident qu’il y parvienne. De Gaston Defferre au Général de Gaulle, nombre de figures publiques des décennies passées ont été exhumées des archives de La Provence pour être livrées à la curiosité du citoyen. Or les cimaises de l’Hôtel de Région attirent plus de visiteurs lorsqu’elles donnent à voir les œuvres de Reza ou Salgado, plutôt que le visage et l’ardeur de nos personnalités politiques. Le commissaire de l’exposition, Alain Minguam, a fait ce qu’il a pu pour rendre attractif et pertinent ce parcours retraçant 30 années de décentralisation. Mais les témoignages d’actions régionales menées dans les domaines de la culture, l’éducation, ou la formation, l’usage de vidéos, les portraits en couleurs plutôt réussis de Cyril le Tourneur d’Ison n’enthousiasment pas les foules. Pour autant, cela n’enlève rien à l’intérêt de l’initiative, qui vise à présenter dans une perspective historique le service public de proximité afin de prévenir son démantèlement. G.C. Notre Région, notre avenir : 30 ans de décentralisation Jusqu’au 30 décembre Hôtel de Région, Marseille 04 91 57 52 78 www.regionpaca.fr
C'. {AWL- PREPTTER M1=RCREC]] DU NOS 1]5 : l TTIDT NE 11 kfV SON A.NI I Disparaître, ou pas MERCREDH DÉCEMBRE À l’heure où Montévidéo lutte pour pouvoir ouvrir à nouveau ses portes, Hubert Colas reprend le Livre d’Or de Jan au Gymnase, qui a coproduit le spectacle créé au Festival d’Avignon 2009 (voir zib’21) Zibeline : On est heureux d’entendre à nouveau un texte de vous à Marseille… Hubert Colas : Oui, cela fait longtemps ! La saison dernière à La Criée on devait monter Sans faim 1 et 2, mais on ne l’a pas fait pour des raisons budgétaires. Le texte évoque un absent. La disparition d’un être cher, proche, d’une sorte de figure rêvée de l’artiste. Ce sont les autres qui l’évoquent, de façon contradictoire : notre société a tendance à mythifier l’artiste mort. Mais il est aussi question de la disparition de l’artiste dans la société, de son absence de rôle, de ce qui disparaît quand un artiste meurt. Il a un côté christique, votre Jan. Comme tout créateur. Faire de l’art n’est pas s’approcher de Dieu mais, dans notre manière de penser, la création reste une faculté divine, un acte mystique. Aucun rapport avec le Livre de Jean, l’Apocalypse ? Si vous voulez ! Je n’y ai pas pensé quand j’écrivais, j’ai choisi le prénom pour sa neutralité exotique, puis il est apparu qu’il correspondait à certaines figures d’artistes, à certaines références... Donc il y a un rapport, certainement. Malgré son thème le Livre d’Or de Jan est assez hilarant par moments… Avez-vous voulu ce ton comique ? Je parlerai plutôt d’humour que de comique. De dérision. Le rire naît de situations de connivence, d’absurdités partagées, et non de gags destinés à se moquer, à rire aux dépends… Mais Le livre d’Or est néanmoins plus comique que mes autres textes. Peut être parce que le thème, la mort, est suffisamment sinistre pour que ce ton-là soit nécessaire. Pour parler de choses moins drôles, où en est Montévidéo ? Pour l’heure le lieu est fermé. Sans date de réouverture prévue : il faut que les travaux soient effectués pour que la commission de sécurité nous autorise à rouvrir, et on a besoin de 350 000 € de travaux pour que le lieu soit mis aux normes. À ce jour nous en avons moins du tiers. Nous avons rendez-vous le 17 nov avec la DRAC, le CG, le CR et la Ville pour tenter de résoudre la situation. Mais pour l’instant ma compagnie (Diphtongndlr) et le GRIM (scène de musiques improvisées dirigée par Jean-Marc Monterandlr), ainsi qu’Actoral, une manifestation reconnue aujourd’hui nationalement, sont sans lieu d’accueil. Comment en êtes-vous arrivés là ? Peu à peu… Le lieu n’a pas assez de subventions, depuis le début il vit d’emplois aidés, des loyers que Diphtong et le GRIM lui payent. Comme les subventions stagnent et que les emplois aidés sont arrivés à terme, nous sommes en grande difficulté depuis trois ans. Et comme nous n’avons pas les aides suffisantes pour investir dans le lieu, il n’a jamais été aux normes. Montévidéo n’est pas vétuste mais les normes européennes de sécurité nous imposent d’avoir plusieurs sorties, des balustrades plus hautes, des dégagements, un accès handicapés, des sanitaires. Tant que cela ne sera pas fait nous ne pourrons pas rouvrir : il s’agit donc de savoir si les collectivités jugent que le lieu doit continuer à vivre… Mais peut-être traversons-nous simplement, après 10 ans, une crise de maturité ? En tous les cas il est clair que sans aide exceptionnelle Montévidéo ne se relèvera pas. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL Le Livre d’Or de Jan Du 7 au 11 déc Le Gymnase, Marseille 0 820 000 422 www.lestheatres.net Christophe Raynaud de Lage - Festival d'Avignon MAIS 01) EsT pOHG PASSI PYfHIGORE ? ME4sA9JtiK.44ANTATIiC N1C04.ASCAS fTf SiRENES ETWIDI NET Parvis de l'opéra Flarsei1LA Mfrs,. skv.w. ! ieuxpuhlirs. € Dm Win k Semaphore port de Ism tarlfsde4h 12 euros Vendredi 19 novembre - 20h30 Un homme est tin homme iica lirccht 3 décembre 201130 La station Cbaniphaudet —. 1Îgrgorir. 191,41,[1.11711141411,1144.1719. MMMMM V...711.1141.1 0442 063909 1:Z0x.hi1L-dt- Ya 4..-a... i nw.+e.rAwr+rdeu. * PIMA Efiu ! 5 IRM !



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