Zibeline n°35 novembre 2010
Zibeline n°35 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : la création en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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04 ÉVÉNEMENTS RENCONTRES D’AVERROÈS Sous le signe d’Averroès s’installe et les Tables Rondes s’annoncent Averroès écolo ? Voilà que les Tables Rondes des 17 e Rencontres surprennent ! Tournant habituellement autour de questions historiques, politiques, économiques, philosophiques, voire religieuses ou esthétiques, elles n’ont jamais emprunté le début même de cette voie-là. Rarement évoquée la mer, peu abordées les sciences et techniques, jamais la pollution, la protection, l’agriculture… Est-ce que, au-delà des enjeux politiciens, l’écologie serait réellement devenue une politique, c’est-à-dire une manière d’envisager l’organisation des rapports sociaux de la cité future ? La liste des invités promet évidemment des débats qui se tiendront loin des platitudes « environnementales » habituelles produites par la société de consommation et ses divers « Grenelle » : l’homme ne vit pas dans un « environnement », il en fait partie, en dépend et le détermine. Il s’agira donc d’élargir l’horizon commun, avec Nicole Petit-Marie, paléo-climatologue, Jean- Christophe Victor géographe concepteur des quelques minutes de télé les plus intelligentes du PAF (Le dessous des cartes, Arte), Jean Pierre Dupuy, philosophe qui pense la catastrophe pour qu’elle n’advienne pas, et de nombreux témoins d’expériences particulières éclairantes : Andrea Ferrante, agrobiologiste italien, le navigateur Titouan Lamazou, le président de Slow Food Piero Sardo, MohamedEl Faiz un historien de l’agronomie et des jardins arabes, Henri Luc Thibault, directeur du Plan Bleu des Nations Unies... Pour penser successivement La Mer, La Terre, et L’Avenir, les 26 et 27 nov, au Palais des Congrès. Sous le signe persistant Sous le signe d’Averroès continue jusqu’aux Tables rondes, et au-delà … Avec la Cie Mal Pelo aux Bernardines (voir p 25), une rencontre à Aubagne entre Thierry Fabre et Elias Khoury, parrain de la Fête du livre de Toulon (voir p 70), des rencontres littéraires, du théâtre en arabe, une création de Dris Ksikes à la Minoterie (voir p18), une évocation de Levi-Strauss, des projections… et le concert de clôture à l’Espace Julien (voir p 45). Parce que, pour les organisateurs des Rencontres, penser la Méditerranée passe aussi par l’expérience sensible… A.F. Jusqu’au 19 déc www.rencontresaverroes.com Rêverie silencieuse Alger, Beyrouth, Marseille, Naples… autant de Paysages sensibles cartographiés au MuCEM à l’occasion des 17 e Rencontres d’Averroès Tel le promeneur solitaire, contemplatif et philosophe, on arpente les « chapitres » de l’exposition-parcours en laissant notre regard divaguer entre les dessins et les cartes de Mathias Poisson (matière première du projet initial), quelques œuvres de la collection du Frac et des photographies de l’Atelier de l’image. Trois points de vue révélateurs des différentes manières d’appréhender la question du paysage méditerranéen contemporain qui composent « un bouquet singulier » selon Thierry Fabre. Quel est le poids de l’histoire ? L’art contemporain peut-il s’abstraire de cette histoire ? l’exposition introduit les fondements du MuCEM qui dédiera cette salle d’exposition au XXI e siècle et à la création contemporaine afin de créer un lien, une passerelle, avec le futur musée ethnographique… En attendant, Mathias Poisson détient les clefs de l’exposition, privilégiant cinq thématiques en regard de son travail plutôt qu’une linéarité géographique. Désirs d’horizons autour de la figure romantique et toujours prégnante de la ligne d’horizon ; Visions subjectives ou comment les artistes s’approprient les lieux, les malaxent, les difforment ; Matières de villes dont la densité et la topologie sont si viscéralement désordonnées (Marseille, Naples…) ; Espaces ouverts aux hommes qui se les réapproprient dans leur intimité ; Territoires convulsés habités par d’étranges occupants (tank, bunker, navire…). Une traversée par temps clair des œuvres de Traquandi et Bustamante (regards subtils), Zineb Sedira (au MAC dès le 18 nov), Pauline Fondevila (évocation post-romantique), J.L. Garnell, Valérie Jouve ou Ito Barrada (territoires incertains) et tant d’autres encore. Par bonheur les méandres de la circulation réservent des surprises. Bifurcations, retours, surplombs et échappées belles sont fortement conseillés pour que les œuvres dialoguent au-delà des espaces circonscrits, et que l’esprit réinvente son propre paysage mental. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Paysages sensibles jusqu’au 19 déc Fort St-Jean (accès par la tour d’Assaut) 04 91 59 06 99 www.mucem.eu Draquila l'Italie qui tremble X-D.R Le cavaliere de l’apocalypse Sabina Guzzanti continue de dénoncer dans un brûlot féroce, courageux et pugnace, le système Berlusconi. Dans le documentaire Draquila l’Italie qui tremble, elle relate avec force témoignages, la gestion de la reconstruction de l’Aquila, après le séisme du 6 avril 2009. Une catastrophe qui sonne le glas de la dérive de l’Italie, coincée dans un imbroglio de scandales. Une ville d’art anéantie (308 morts, 70 000 sans abris), qui devient la farce d’El Cavaliere, et lui donne l’occasion racoleuse de reconstruire son image « comme si Dieu lui avait tendu la main ». « L’opération tremblement de terre, un triomphe » que la réalisatrice démonte jusqu’à la révélation, effarante, de la gestion ultra militarisée de la Protection Civile, « un bras de l’état » au-dessus des lois, qui aurait pu intervenir avant le séisme, mais a préféré s’immiscer dans la reconstruction plutôt que protéger la population. Censure, manipulation, absence d’opposition, un tiers de la population non relogée, des millions gaspillés alors que le gouvernement parle d’une gestion miraculeuse. Une ville antique sacrifiée à la popularité populiste d’un homme et un pays qui vit « une dictature de la merde ». Les Abruzzes, c’est pas si loin de chez nous… DELPHINE MICHELANGELI Draquila l’Italie qui tremble a été projeté à l’Utopia d’Avignon du 3 au 16 nov immEroPF co Panorama Naples Marseille Alger Mathias Poisson
2X01.1009a TWt El7U85111VINAMf.i 09 S'S 1.6031CC.41:0 OA NUIMIEN ? UJua alLIJP14111 waluao 2nop eID U U OTJ d uo W0,10,1..11,1 131 06D W 20147:405 OLCI2 Croisements Dans le cadre des Rencontres d’Averroès, les Salins avaient invité Francesco Tristano, Murcof, Bachar et Rami Khalifé pour des expérimentations sonores, des ponts entre classique, jazz, musique contemporaine, électro, improvisation. La fugue de Bach sera le point d’ancrage, symbole des croisements de lignes, interprétation émouvante des deux claviers en écho : Francesco Tristano et Rami Khalifé, inspirés. Murcof aux manettes impulsait les sons synthétiques en mariant les effets, puis laissait au percussionniste-chanteur, Bachar Khalifé, et aux pianistes une totale liberté dans des improvisations, parfois rythmées, mais qui manquaient d’audaces harmoniques et mélodiques. Des sons percussifs sur le piano, en hommage à Cage, des boucles répétitives minimalistes en hommage à Reich, la performance dans une lumière tamisée manquait de corps. On ne décollait pas vraiment, entre impros agressives mais convenues, motifs aux couleurs impressionnistes, mais qui restaient sans surprise linéai-res et binaires. Un immense crescendo amenait une lumière plus chaude. L’audace restait dans Bach et son art de la fugue ! Un beau thème rythmé, suivait, tango progressif sur de grandes plages de cordes et de sons assistés par un sage Murcof aux commandes numériques assurant des liens électroniques essentiels. Il fallut attendre la Cérémonie pour la Marche des turcs de Lully pour se lever un peu d’une écoute polie : belle adaptation, chaque musicien prenant le relais, le thème se noyant, ressurgissant sans cesse dans des Francesco Tristano Giraudel styles divers, colorés par la voix et deux pianistes au sommet de leur art. Fugue, relais, passage, héritage, prolongement, concert-symbole dans un bel échange qui manquait quelque peu… d’écriture ? YVES BERGÉ Ce concert a été joué aux Salins, Martigues, le 10 nov Un monde fragile Le 12 nov, à la Maison de la Région, se sont ouverts Les Ecrans d’Averroès, à l’initiative du CMCA, de l’INA et des Rencontres d’Averroès : cinq films sur les problèmes d’environnement. C’est le film de Virginie Linhart et d’Alice Le Roy, Ces catastrophes qui changèrent le monde, qui a été présenté par Alice Le Roy. Si le thème des rencontres d’Averroès est cette année Méditerranée, un monde fragile ?, le documentaire, de construction très classique, est né de l’envie de raconter l’histoire des luttes écologiques à l’échelle de la planète. Le Smog sur Londres, en 1952, qui fit des milliers de victimes, fut la première alerte écologique ; la pollution chimique aux USA avec le DDT et la première loi sur les pesticides datent de 1964. Les images d’archives où l’on voit les gens « vaporisés » avec ce produit toxique en toute inconscience ont fait frémir la salle, tout comme les images terribles des victimes de la contamination au mercure de la baie de Minamata en 1956, par l’entreprise chimique Chisso. La deuxième moitié du XX e siècle a été ponctuée de catastrophes résultant d’une course effrénée au développement et au profit : naufrages du Torrey Canyon en 1967, de l’Amoco Cadiz en 1978, de l’Erika en 1999 avec leurs marées noires meurtrières, nuage toxique à Bhopal qui a fait plus de 25 000 morts dans le centre de l’Inde en 1984, explosion nucléaire à Tchernobyl en 1986… Les images d’archives et les témoignages se succèdent, faisant froid dans le dos. La voix off d’Emma de Caunes énumère, commente, pointant à la fois les échecs de gouvernements, sommets de Rio, de Kyoto et les victoires des citoyens qui luttent. Le constat est terrible : déforestations pour exploiter le bois ou pour cultiver de l’huile de palme, déplacement par des multinationales d’usines polluantes dans des pays du tiers-monde, réchauffement climatique et ses conséquences. Si le débat qui a suivi montre qu’on peut mener des combats citoyens, comme en ont témoigné Daniel Vuillon, créateur des AMAP et Michel Partage de l’association EAU qui œuvre pour la gestion publique de l’eau, on n’en reste pas moins sous le choc ! A.G. Vous trouverez d’autres comptes-rendus des événements placés Sous le signe d’Averroès dans nos différentes rubriques : Dansemp 26, Festival du film africain d’Apt p 59, exposition L’autre bord p 67, Mardi du MuCEM avec Predrag Matvejevitch p 87. PregfrOG -14rt.4740-44. +.11-aguyV5ipap-elva,E1-vw LS Z£ 1-16 tiO xuA A7'tAal Zt` IIFejIll 9ooePueNbq arut.4-an bpiawnu-etualEigunnAmm



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