Zibeline n°35 novembre 2010
Zibeline n°35 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : la création en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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38 MUSIQUE SOLISTES Augustin Dumay Luc Jennepin Prodige en ouverture m C’est avec une pièce majeure du répertoire pour violon que la saison avignonnaise a débuté : Augustin Dumay, dont la renommée n’est plus à faire, a littéralement hypnotisé le public. Son interprétation du concerto en Ré de Beethoven fut bouleversante, tout en noblesse, poésie et virtuosité, qualités qu’il est rare d’entendre réunies. Composée à l’intention du virtuose Franz Clement en 1823, l’œuvre fut longtemps réputée injouable, mais a trouvé en Augustin Dumay un interprète merveilleux, longuement et chaudement bissé. À ses côtés, le chef invité du Philharmonique de Rio, Yeruham Scharovsky, a paru en communion totale avec les interprètes…. L’Olrap aurait-il trouvé un nouveau guide avec le succès de la récente tournée en Corée ? Car le triomphe de cette seconde partie de soirée n’a pas pour autant fait d’ombre à la première : avec un bonheur évident, et une vraie musicalité, l’orchestre a joué la Symphonette pour orchestre de chambre de Haïm Permont, compositeur israélien né en 1950, puis la Pavane de Gabriel Fauré, toujours grandement appréciée du public, ainsi que la Symphonie n°1 de Bizet. Et l’ouverture de la Pie voleuse de Rossini en bis a fait merveille ! Et malgré quelques aléas, et la lourdeur d’interventions au micro avant chaque œuvre pour annoncer des changements de programme, Scharovsky a dirigé avec maestria : sous sa baguette, chaque œuvre fut sublimée. CHRISTINE REY Ce concert a eu lieu à l’Opéra d’Avignon le15 oct On tourne ! 0 Silence… La main sur la touche glisse avec la sensualité d’un félin et la nef de St Victor chavire au rythme syncopé de quelque tango de Gardel ou du maître du soir. Quelques minutes plus tôt, Laurent Korcia vibrait à la faveur d’un Duo de Kodaly ou d’une Passacaille obstinée de Haendel, avant qu’un sourire lumineux de Charlot (« Smile » des Temps modernes) nous conduise tendrement du ciné muet à la bobine parlante, par le swing de Weeping Willow tiré d’Un Roi à New York… Plus loin, son fameux Stradivarius le « Zahn » (1719) mariera ses pulsations à l’accordéon de David Richard pour un arrangement du fameux thème de la série Mission impossible… Korcia a bâti un programme où les musiques de films ont la part belle. La forme y est originale, en crescendo, mixant les genres, les époques, d’un Duo hongrois de violons signé Bartok à l’Eté radieux de Vivaldi dans lequel le virtuose concerte brillamment avec le Quatuor Voce. Ainsi, sur l’écran bleu imaginaire, les mélodies de Morricone (Cinéma Paradiso) ou Grapelli (Les Valseuses) ont éclairé nos nuits blanches et la toile tombée du 7 e Art… Coupez ! JACQUES FRESCHEL Laurent Korcia Lisa Roze Ce concert a été donné le 10 nov à Saint Victor, Marseille Le chant du piano Il existe, pour chaque instrument et à chaque époque, des interprètes d’exception. Assurément, Abdel Rahman El Bacha, pianiste franco-libanais, est de ceux-là. Il ne fallait donc pas manquer sa sublime prestation au Palais Neptune. En effet, dans un programme généreux concentré sur… 16 œuvres de maturité écrites durant les 8 dernières années de la vie de Chopin, l’interprète a su donner en expert au public venu en masse la pleine mesure de son immense talent. On le sentait habité par l’œuvre du brillant pianiste romantique au point que difficulté technique et musicalité, habillées d’une apparente décontraction, semblaient indissociables. Toute la finesse de son jeu au touché tantôt velouté, tantôt incisif, s’est révélée aux auditeurs en mettant en valeur les mélodies et les raffinements harmoniques subtils de partitions monumentales telles la Polonaise Abdel Rahman El Bacha Paul Louis op.44, la Fantaisie op.49 ou la Troisième ballade op.47, pour ne mentionner qu’elles. Dans ces œuvres aux mélodies inoubliables surgissant d’un puissant magma sonore, le compositeur avait laissé libre cours à son imagination débridée, parfois violente, parfois lyrique et poétique, nécessitant une virtuosité incroyable : le pianiste s’en est emparé avec une aisance confondante, saluée in fine par des applaudissements nourris et deux rappels honorés dans une forme d’extase finale, qui laissait sans voix. ÉMILIEN MOREAU Ce concert a eu lieu le 10 nov dans le cadre du Festival de musique de Toulon et sa région
La maîtrise du sublime On connaît la qualité des artistes invités par le Festival international des Nuits pianistiques, mais il est des soirs où il faudrait trouver de nouveaux tours pour qualifier la performance de certains artistes. La salle Tino Rossi des Pennes Mirabeau, comble, a connu le privilège d’écouter Liouba Timofeeva. Les chevilles du piano luimême, commandé spécialement à Paris, en perdirent la tête et l’instrument dû être accordé dès le deuxième morceau ! La maestria sans faille de cette immense pianiste, son interprétation subtile et sensible, son impressionnante virtuosité semblent si naturels que l’on en oublierait les prouesses. Toute la technique est au service de l’expression, de la musicalité, du sentiment, sans cette sensiblerie cette affectation romantique si faciles à convoquer dans Liszt ou Chopin ! Chaque phrase, chaque note est libre et inspirée. Le programme suit une progression intelligente, le Scherzo de Chopin vient après les études qui permettent de le comprendre ; la deuxième partie suit l’histoire et progresse en difficulté : à Schubert (Impromptu et Moment Musical) succèdent le célèbre Rêve d’Amour de Liszt et l’Étude la Leggierezza, éclate ensuite la puissance tempétueuse des préludes de Rachmaninov avant Prokofiev, bouleversant de romantique modernité. Démontrant que la musique se trouve dans les choses les plus simples, elle accorda au public transporté deux rappels, Rêverie de Schumannet la Lettre à Elise. Simple ? Sublime. De Tartini à Sarasate La belle salle voûtée du Château de Trets accueillait quant à elle le duo Andréa Cardinale (violon) AlessandroMagnasco (piano). La connivence des deux artistes est éprouvée, avec plus de quatre cents concerts en dix ans ! Si la première partie avec l’interprétation du Trille du Diable de Tartini, la sonate 23 en la mineur de Beethoven, semblait hésitante, avec un violon trop sec, nerveux, la sonate 105 en La mineur de Schumanncommençait à donner la véritable dimension des deux artistes, un piano virtuose et somptueux, et un violon qui s’affermissait. Mais c’est avec la romance andalouse de Sarasate que le violon prenait enfin son envol, comme transformé, avec une interprétation vive, rapide, enjouée. La musique devenait alors spirituelle, et la danse espagnole de Granados s’enchaîna avec un meilleur aplomb. Ces artistes généreux eurent la gentillesse de céder par trois fois aux nombreux rappels d’un public converti. À noter particulièrement la superbe romance de Rachmaninov, le violon libéré donnait enfin la mesure de son talent. MARYVONNE COLOMBANI Ces deux concerts étaient donnés le 7 nov et le 23 oct dans le cadre des Nuits pianistiques samedi 4 décembre 2010 u -rhea trf2 d c hlirric la folle nuit oe Brahms a Schoenberg Lise Berthaud a Ito Romain Guyot r_Iarirtette Andrea Hillrne2zo -so pra no Jean-Frèdèric Neuburger piano François Salque violoncel le Duatuor Nlïgliani {IL1Atkor à. eS Trio Ata n assay trio iOl0ro, viqlnclle, Oarto 5 concert5 découvrir Production CVEA{Nantrs { v. RFHiFIfh F.xiFh^S ry 04G67bb501f kowav.t heat re tl ert ires.co{n RII I FTTFRIF 04 66 36 6510 Liouba Timefeeva K. Sakayori



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