Zibeline n°35 novembre 2010
Zibeline n°35 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : la création en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 THÉÂTRE AU PROGRAMME En famille Après Bouli Miro et Bouli Redéboule, Fabrice Melquiot poursuit avec Wanted Pétula les aventures de cet incroyable gamin, myope et quelques kilos en trop, créé en 2002. Devenu presque adolescent, amoureux de sa cousine Pétula Clark soudainement disparue dans l’espace, il va vivre d’innombrables aventures burlesques et poétiques pour la retrouver. Emmanuel Demarcy-Mota met en scène cette histoire qui s’adresse à l’enfance de chacun, des petits et des grands. À voir en famille pour réfléchir et rire. Wanted Pétula Les 23 et 24 novembre Théâtre de Cavaillon 04 90 78 64 64 www.theatredecavaillon.com Lecture L’auteur Catherine Zambon a débuté le projet d’écriture des Z’Habitants en 2004 dans la région du Lubéron avec la complicité de la Scène nationale de Cavaillon, puis poursuivi cette aventure dans le Lot et en Dauphiné, en livrant parfois quelques étapes d’une belle force émotionnelle. Elle s’est inspirée des lieux de vie d’hôtes inconnus qui, le temps d’une immersion poétique, désertaient leur habitation. 14 maisons visitées ont ainsi donné naissance à de courts textes théâtraux qu’elle livrera dans les bars du territoire de Cavaillon. Les Z’HAbitants Du 7 au 11 décembre Théâtre de Cavaillon 04 90 78 64 64 www.theatredecavaillon.com Vaudeville Gérard Gélas revient dans une comédie pleine de drôleries et d’humour avec Georges Feydeau, l’un de ses auteurs de prédilection et un texte qui reste toujours d’une étonnante actualité. Le metteur en scène avait déjà monté cette pièce en 1987 avec « un soupçon de prétention » dit-il, et s’attache dans cette nouvelle version à la merveilleuse mécanique du texte. Pour rire de la petitesse des hommes, plutôt que d’en pleurer, autour du député Ventroux, de sa femme en tenue légère et de son adversaire Monsieur Hochepaix. Mais n’te promène donc pas toute nue Du 18 novembre au 5 décembre Chêne Noir, Avignon 04 90 82 40 57 www.chenenoir.fr Jean-Louis Fernandez Musical Jean-Paul Farré revient au Chêne Noir avec Les 12 pianos d’Hercule, un spectacle qui a reçu le Molière du Théâtre musical en 2010. Il sera ce pianiste délicieusement déjanté, qui n’a de classique que la queue de pie, en pleine analyse farfelue de l’unique sonate d’un compositeur méconnu. Une savoureuse alliance de théâtre, de musique et d’humour dans un univers burlesque, onirique et poétique. Unique en son genre. Les 12 pianos d’Hercule Les 9 et 10 décembre Chêne Noir, Avignon 04 90 82 40 57 www.chenenoir.fr Mensonge ? Digressions verbales et autres délires jubilatoires attendus sur la scène des Halles. Christian Mazzuchini sera complètement Mythomane dans un florilège de textes de Serge Valletti. Des textes démontés et regonflés en forme de sketches, brodés de pépites inédites autour de son thème de prédilection. Un pamphlet poético-burlesque incisif. Mythomane Les 9 et 10 décembre Les Halles, Avignon 04 90 85 52 57 www.theatredeshalles.com > A. Offredo Récital Une pépite au Balcon ! Cathy Heiting, alias Katia Von Bretzel, cantatrice « un peu hystérique à l’occasion » et son compère pianiste Jonathan Soucasse, alias Ingmar Bruteson, livrent avec Bizet était une femme un récital jubilatoire de grands airs d’opéra. Ils retracent d’une façon très personnelle et humoristique le parcours des compositeurs, de Carmen à Duke Ellington en passant par Gershwin et le gospel. Une découverte à savourer. Bizet était une femme Le 27 novembre Le Balcon, Avignon 04 90 85 00 80 www.theatredubalcon.org Assoiffé Serge Barbuscia opère avec J’ai Soif un travail de mémoire ouvert sur plusieurs chants, pour faire jaillir l’humanisme, l’amour et la lumière. Autour des 7 dernières paroles du Christ en croix de Haydn (interprétées par Roland Conil au piano) et Est-il un homme de Primo Levi, et au plus profond de leurs supplices, surgit la même parole : j’ai soif. Deux œuvres majeures en dialogue qui scrutent notre monde intérieur et questionnent les atrocités commises par l’homme. J’ai soif Les 3 et 4 décembre Le Balcon, Avignon 04 90 85 00 80 www.theatredubalcon.org Cantate Le compositeur Eric Breton crée une cantate pour chœur à 8 voix, dans la lignée des grands oratorios, d’après l’œuvre de G.E. Lessing. L’histoire de trois hommes qui, dans la Jérusalem des croisades se voient réunis par un lien inattendu, sera interprétée par le Chœur Lusciana (surtitrage du texte chanté) et contée par Jean-Denis Vivien. Une œuvre puissante et captivante. Nathan le Sage Du 19 au 21 novembre Le Chien qui Fume, Avignon 04 90 85 25 87 www.chienquifume.com Fratrie La compagnie la Lanterne qui regroupe un collectif d’artistes issus des conservatoires de musique et de danse d’Avignon, après quelques jours de résidence à la Fabrik’Théâtre, présentera son projet À l’origine de nos tourments. Marie Clavaguera Pratz et Vincent Clavaguera donneront corps et voix à Electre et Oreste, accompagnés par la plasticienne Sarah Medalel, pour mettre en résonance avec le monde dans lequel nous vivons la relation d’un frère et d’une sœur. Du vécu ? L’origine de nos tourments Les 26 et 27 novembre La Fabrik’Théâtre, Avignon 04 90 86 47 81 www.fabriktheatre.fr Pas féministe ? Première étape de présentation de la prochaine création du théâtre du Kronope : une soirée lecture « non féministe mais féminine » avec Joëlle Richetta et Elsa Stirnemannautour de Carmen. En attendant la répétition publique du 8 mars (journée de la femme oblige) et le spectacle final les 31 mars et 1er avril. Lecture autour de Carmen Le 9 décembre La Fabrik’Théâtre, Avignon 04 90 86 47 81 www.fabriktheatre.fr
BALLET D’EUROPE ISTRES DANSE 23 Laboratoire central Les âges de la danse Le Ballet d’Europe parvient une fois encore à remplir l’Opéra de Marseille, durant les vacances… Il faut dire que cette compagnie chorégraphique reste fidèle à sa qualité : les danseurs récemment recrutés ont acquis en quelques mois le répertoire de Jean-Charles Gil, et participé à la nouvelle création avec autant d’allant, d’ampleur, de qualités techniques et d’enthousiasme que leurs aînés : visiblement ceux-là passent leurs matinées à la barre, le reste en répétition, et ça se sent. One more time repose toujours sur la même course hors d’haleine, les mouvements d’ensemble réglés au cordeau, les corps poussés à l’extrême de leur vitesse et de leurs tensions. Reposant sur deux crescendos successifs qui prennent à peine le temps de redescendre entretemps, la pièce épate et déchaîne des salves d’applaudissements… Autrement pareil est plus contestable : ei Scène nue, ossatures du théâtre visibles, les corps s’étirent, s’échauffent, une arabesque naît, une courbe s’ébauche, rires, chuchotements… Les spectateurs s’installent, l’ensemble est uni par la même lumière crue… Concentration des mouvements qui isolent les artistes malgré cette intimité étrange, comme si nous étions initiés aux mystères mêmes de la création, dans un silence où seuls les frottements des corps sur le tapis de danse, les respirations, se laissent entendre. Nous sommes conviés à un stade embryonnaire de l’œuvre, étape de la résidence technique des artistes à Istres. Emanuel Gat explique sa démarche, fait travailler des danseurs qui ne se ressemblent pas, plonge jusqu’à retrouver l’essence même du mouvement. Dans 10 mois les musiques seront différentes, les pas de deux (superbes) ou les ensembles (magnifiques) trouveront d’autres formes… La danse, comme l’écriture, se pratique avec une gomme et des ciseaux ! La résidence accorde aux artistes du temps pour réfléchir, Emanuel Gat la présente comme un privilège. La présentation des états du travail mené fait partie du cahier des charges : on se demande si les commanditaires pourront dans le futur rester aussi éclairés, et si la belle liberté accordée aux artistes sera toujours comprise comme une nécessité ! E. Gat affirme avec force la spécificité du langage chorégraphique, « la danse n’est pas une façon de dire quelque chose que l’on pourrait dire en mots, c’est un langage qui ne dit rien hors de lui-même… comme la musique, la danse traduit des idées non verbales… tout est dans le mécanisme, danse et mouvement… » On admire la fascinante liberté accordée aux danseurs, responsables dans l’élaboration de la chorégraphie. Un premier bonheur pour les spectateurs, et l’attente d’un autre, rendez-vous pris ! MARYVONNE COLOMBANI J’habite les lieux de ma métamorphose Laurent Philippe au titre, peu accrocheur, correspond l’idée d’une danse qui, pour cerner la même émotion intangible, cherche ailleurs ses moyens expressifs. Non plus dans la virtuosité et l’exubérance de la jeunesse, mais dans Autrement pareil Agnes Mellon Brilliant Corners X-D.R Brilliant Corners a été brillamment esquissé au théâtre de l’Olivier, Istres, le 21oct Poursuivant son travail autour de la parole, du mouvement et de l’enfermement, Hamid Ben Mahi adapte le roman de l’écrivain, poète et journaliste algérien Hamid Skif, La Géographie du danger. Une chorégraphie qui s’appuie sur ce récit émouvant d’un clandestin, immigré, expatrié, terré dans une chambre de bonne depuis quatre ans, étranger qui, lentement, meurt. Seul dans un magnifique décor anxiogène, Hamid Ben Mahi parle, il est cet être apeuré, aculé qui sait trop bien quelle fin l’attend : des gestes saccadés du corps soumis aux images stroboscopées de l’explosion trop longtemps réprimée, la danse se fait urgente, le corps se disloque, les mouvements sont amplifiés par une musique puissante et hypnotique, et les mots qui résonnent… tandis que les lumières magnifiques d’Antoine Auger soulignent et révèlent ce corps meurtri jusqu’à le transformer en ombre diminuée. La chorégraphie d’Hamid Ben Mahi, qui dit danser pour ne pas rester immobile et parler pour plus rester silencieux est de celles qui impriment longtemps la rétine, et les oreilles. DO.M. La Géographie du danger a été dansée le 10 nov au Théâtre de l’Olivier, Istres, dans le cadre des Rencontres à l’échelle (voir p 14) l’arrondi, l’impulsion dosée, le contact. À ce titre Jean- Charles Gil revient sur scène : à plus de 50 ans, celui qui disposait de moyens physiques exceptionnels en a gardé trace, non dans la souplesse ou le ballon mais dans l’intensité émotionnelle, qui repose justement sur des éléments - des regards ? un essoufflement ? une manière de toucher l’autre ? - difficiles à cerner. Reste qu’il dissimule ses manques et amène ses danseurs vers son économie (forcée) de gestes, alors qu’il pourrait les laisser suivre leur chemin propre, en continuant sans fard le sien, empreint de l’expérience d’une vie jusque dans le discret empâtement des chairs. AGNÈS FRESCHEL One more time et Autrement pareil ont été dansés à l’Opéra de Marseille le 29 oct



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